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 [HOT] till morning do us apart

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I'm Cheng Han Ru;
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Feat : Hang Geng

Masculin Nombre de messages : 27

Me, myself and I : Chinois de 23 ans, En couple depuis peu mais rien de sérieux.
Doing this and that : Etudiant en architecture spé aviation & Intérimaire

Dreams and illusions : «I was drunk again, causing accidents. And I think you know... That I've hardly slept, since the night you left. And no, he's not a friend, he's nothing. Keep the nightmares out, give me mouth to mouth. You don't recognise me anymore, but I can't live without ya, take me to your house. Take me home»


MessageSujet: [HOT] till morning do us apart   Ven 7 Mar - 20:13

Le vent sur son visage, effleurant doucement la peau à peine brûlé - habituée - par le soleil. Les champs de blés, l'herbe, l'herbe à perte de vu. Les étendu infini, les rivières si bien connus, l'odeur des mauvaises herbes qu'ont brule, du bois qu'on coupe... Le bruits incessant - pas si génant - des animaux, l'odeur de la cuisine familière se répandant sur le chemin du retours à la maison...

Son dos. Son dos long et sec, des épaules fermes et une démarche fière. Une démarche tellement au antipode de ce contexte... Une remontrance, lorsqu'il se tourne. Ses sourcils sont froncé de cette façon - adorable - qu'il avait d'être énervé sans vraiment l'être. 'Han ru! Han ru arrête de traîner! Ru! Tu va être...

- ...En retard. Gnh.

Le garçon papillonne un moment des yeux, il a un peu de mal à se remettre les idées en places. Les effets de la drogue, peut être, mais de cela il n'avouera jamais. - Il n'y a pas de drogue, juste des rêves, des rêves... des souvenirs - Sa main passe mollement dans ses cheveux tandis qu'il se met sur son séant. Il plisse les yeux. Quelle heure était il? Combien de temps avait il dormit? Il ne s'était même pas sentit partir. Il observa un moment la pièce, s'en vraiment arrivé à se situer. Ce n'est que lorsque ses yeux rencontrèrent les néons de la ville s'agitant derrière sa fenêtre resté grande ouverte qu'il réalisa.

Il pleuvait, dorénavant. Ce genre de pluie lourde et brutale, presque sale, qu'on ne trouve qu'à Touljin. Comment faisait il pour même polluer ça? Il fit une mou dégoutter, ses yeux ne pouvant quitter la danse des néons derrières le rideau de pluie. Ce n'est que lorsque son portable sonna bruyament qu'il repris contenance, décrochant l'appareil si tot qu'il l'eu en main.

- Hey!
- Hy-u-ng!


Il se retint de soupirer, et se força à ne pas penser que s'était de l’exaspération. Non surtout pas.

- Hyung?
- Ih. Heu, - Il se leva rapidement, attrapant quelques affaires qu'il fourrait à la va vite dans une sacoche - est ce que tu pourrait me rappeler plus tard dans la soirée hein?
- Quoi? Mais Hyung! Tu m'avais promis que... - Elle avait pris cette voix boudeuse qu'elle avait parfois, puis laissa passer un silence - Ok. Ok je te rappel plus tard. Encore un nouveau job hein? Hyung fait de ton mieux!

Il s'arrêta un instant à mi-chemin de la porte et, un instant l'envie de lui demander pourquoi ce soudain élan de gentillesse lui traversa l'esprit, mais il rejeta l'idée. Ne pas faire de problème la où il n'y en a pas, la était sa philosophie.

- Ok, à toute alors, b... - Elle avait raccroché. Il regarda un moment son portable, celui qu'elle lui avait offert, d'ailleurs... Il enfila sa veste ou il le fourra rapidement dans sa poche, il y penserait plus tard, plus tard. Depuis sa venu à Touljin il était un pro pour ça. Prendre les problèmes, les questions, les repousser à plus tard, mais l'échéance... Quand était il de l’échéance? Plus tard... Il jeta un rapide coup d'oeil à sa montre - Fuck! - un claquement de porte et il était parti.

Il ne prit pas la peine de fermer la fenêtre du petit appartement. Il ne prit pas la peine de regarder derrière lui. Derrière... Qu'y avait il avoir de toute façon? La désolation, le silence, le choix d'un homme qui de façon hypocrite refuse de se retourner car il sait, il sait pertinemment qu'il n'a pas avancer, même d'un millimètre, parce que c'est ce que vous fait cette ville n'est ce pas? Elle vous capture, vous montrant en boucle les mêmes images voilé... En sortant de son appartement, il enfonça la casquette du ramen-service dans lequel il travaillait en se moment. La pluie n'avait pas cessé.

--

Il couru à travers la ville, et, il doit dire qu'il eu plus que de la chance d'attraper de justesse le metro. Il traversa la ville sous la pluie, jouant des coudes le plus souvent non sans plusieurs - Excusez moi, pardon, pardon! - mais il était arrivé, avec très peu de retard, de plus il y avait du monde - comme presque chaque soir dans cette ville insomniaque - et son arrivé passa presque inaperçu. En rejoignant la porte arrière, il interpella un collègue - Manabu? Manabe? Il ne travaillé pas la depuis longtemps et les noms si différent de chez lui n'était pas facile à retenir - l'autre la cigarette à la bouche lui répondit par un sourire complice.

- Hey farm boy!
- J'ai raté quelque chose? - Il était un peu essoufflé mais sourit tout de même entre deux respiration. L'autre haussa vaguement les épaules.
- Le patron qui s'excite comme d'hab', rien de grave. Ta une chance de fou tu sais, de pas t'être fait chopper. Nuit agité avec la belle? - Il recracha une bouffé de cigarette en lui lançant un clin d'oeil complice. De quoi se mêlait il? Han ru sourit un peu gêné, un peu énervé. Il n'avait pas passé la nuit avec sa belle... Pas tout à fait.
- Qu'est ce qui te fait dire sa?
- Les tong mec! Il pleut des cordes et tu porte des tongs! - Han ru haussa les épaules agitant ses orteils dans ses chaussures ouvertes.
- Je m'y sent plus à l'aise c'est tout... Hey! Rien à voir mais y'a une commande en court? Je n'ai... Pas très envie que le patron me vois sortit de nul par comme par magie. - Manabe ou Manabu acquiesça en sortant un papier froissé de sa poche qu'il lui tendit, ainsi que son scooter déjà chargé.
- Tiens prend ça big foot, je vais faire un tours au cuisine, j'ai besoin d'action! - Il lui lança un dernier sourire avant de jeter son mégots et de se diriger d'un pas sautillant vers les cuisines en chantonnant 'chef~ cheef~'. Han ru secoua la tête, ce gars était un vrai phénomène. Il passa rapidement les yeux sur l'adresse qu'il lui avait donné et se mit en route sans demander son reste.

Il roula un moment. Il roula sous la pluie, prenant délibérément les routes les plus longues appréciant d'autant plus l'air libre - même pollué - lui caressant le visage à cette vitesse. Cette nuit... Cette nuit il avait exagéré, une fois encore. Il avait dépassé les limites, dépassé les doses. Il ne se souvenait même pas de se qu'il avait fait de la journée. Tout ce qu'il sentait été la sensation de ça présence... Le son de sa voix... Il ferma les yeux une seconde avant de rouler un peu plus vite. Il ne fallait pas. Se soir... Se soir il appellerait Hyeon Ih. Il l'invitera à diner et puis, ils iront faire un tours... Ils trouveront un hotel, et il lui fera l'amour. Oui, il lui fera l'amour, à elle..

Il arrêta le moteur.

--

Han ru n'avait jamais vu un immeuble comme celui ci. Enfin, si, mais jamais d'aussi près. Il n'était jamais rentré dedans. Il portait le lourd paquet de livraison à deux mains lorsqu'il pénétra dans le grand ascenseur - Un ascenseur bon sang! Avec un miroir! - Il regarda autours de lui fasciné, et, se sentie un instant hors contexte, avec ses chaussures ouvertes, sa casquette vissé sur sa tête cachant un visage trop bronzé, des cheveux trop noir... Sans parler de ses habits ruisselant. Il décida de ne pas y penser. Après tout, il n'était la que pour livrer, pas pour prendre le thé. Il fixa un moment le paquet qu'il avait entre les mains. Quelqu'un devait surement faire une fête, ça faisait un sacré paquet de nourriture! L'odeur qui lui monté au nez était divine, lui rappelant qu'il n'avait d’ailleurs, toujours pas diné. - gnh... - Il se repris, réalisant qu'il n'avait encore appuyé sur aucun bouton. Il regarda la note, tapa le code et attendit. ça devait surement être ce genre d'ascenseur qui s'ouvre directement sur l’appartement de la personne. Damn! Il y'avait même un code pour la porte d'entré! Sans vraiment savoir pourquoi, son coeur bâtit un peu plus vite tendit qu'il fixait le petit interphone. Bon sang qui d'aussi riche pouvait bien faire une soirée ramen? ...Des ramens... Cette pensé le rassura un peu. Même les riches étaient humains. Il sortit de ses rêveries quand un bruit de froissement se fit entendre dans l’ascenseur. Des toussotements, aussi... La personne à l'autre bout... Que lui arrivait il?

- Heu... C'est le Ramen-Service! Pour le Yaki...
- Je sais qui vous êtes.


Il y'eut encore un de ces bruits de froissement, puis l'ascenseur se mit à monter. ...Oook. Il leva des sourcils encore étonné avant de se retourner vers l'entrer. Quel genre de client pouvait être ainsi? Si sec. Et puis, sa voix... Éraillé, mais grave... Chaude... Comment dire? Comment dire quoi d'ailleurs? Rien. Il n'avait qu'à vendre ces foutu ramen et partir. Ce n'était pas son monde, ici... Tout était trop différent. Pourtant, la pensé que, la voix Eraillé ai commander des ramen le fit un peu sourire. Il souriait encore lorsque les portes commencèrent à s'ouvrirent. Quand elles furent ouverte totalement, il ne souriait plus.

Il s'était attendu à une fête, à des invité, à des jeunes riches, mais pas à ça. Soyons honnête, rien ne l'avait préparé à ça. En face de lui, l'homme se tenait droit, sa chemise légèrement entre ouverte, il croisa les bras, secouant légèrement les cheveux qui lui tombait devant le visage. Sa peau était pâle, ses lèvres rougit comme ayant était mordu, mais de tout cela, c'est son regard qui le frappa le plus. Un regard perçant, un regard qui voulait tout dire, et, présentement, il disait surement quelque chose comme 'Qu'est ce que tu fait planté la idiot?' ou quelque chose comme ça. L'homme avait de la présence, c'est certain, mais ce regard le rendez mal à l'aise.

Comme s'il voyait au fond de lui.

Han ru s’avança dans l'appartement soupesant un peu son paquet pour se donner une contenance. Il jeta un coup d'oeil rapide à l'appartement... Vide. Il revint sur l'homme, l’interrogation peinte sur le visage, puis, un petit sourire franc, géné.

- Je doit mettre trompé d'endroit...
- Quoi?
- Vous... Vous êtes seul, vous ne...
- Il s’arrêta un instant, sortant avec difficulté le papier de sa poche. Il le relis rapidement, presque en biais. Eun Cheol... 4 plat? Il laissa le papier de coté, reportant son attention sur l'homme. L'observant mieux, cette homme si pâle... Tellement son contraire. Son sourcil se fronça un instant, juste un instant d’incompréhension, et puis... Et puis il repoussa. Il rejeta l'idée, comme il le faisait à chaque fois. Il n'y avait pas de place, dans le monde parfait d'Han Ru pour un homme, surtout comme celui ci. Pas assez de place. Alors il repoussa.
- Eun Cheol c'est ça? - L'autre le toisa - oui le toisa - carrément du regard.
- Huan Eun Cheol. Et vous êtes en retard.


...Ooook.... la nuit allait être amusante, à se train la. Enfin... La nuit. Ce n'est pas comme s'il allait diné avec cet homme. Il devait, prendre son argent, son reçu, et se tiré aussi vite que possible... Plus vite que les questions qui commençait à fleurir dans son cerveau. Oui.
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MessageSujet: Re: [HOT] till morning do us apart   Ven 7 Mar - 21:22

There is always a moment you feel like a breakdown in your heart and you just can sight and give it up.

Lorsque le jour et la nuit disparaissent et t'avalent tout entier qu'est ce qu'il te reste ? Un seul corps décharné qui appelle à l'aide et un esprit endommagé qui ne peut plus rêver. Dormir d'un sommeil vide, dormir mais ne pas se reposer, dormir les yeux ouverts et avoir peur que le monde s'effondre une nouvelle fois sur ta gueule quand tu te réveilleras. Puis finalement tu ne dors pas, tu manges. Et tu vomis et tu te vides, tu te vides de tout ce qui te déboussole, de tous ces démons qui cherchent à te contrôler et de cette pollution qui veut t'envahir, tu te fais littéralement bouffer par la ville, cette ville si pourrie qu'elle pourrie les gens avec elle.

Toujours là, toujours assit à cette fenêtre une clope à la main, il attend, il regarde. Il attend la faim qui le fait se sentir vivant et il regarde le monde se déchirer par la vitre. Fait-il nuit ou fait-il jour, il ne sait pas, il ne sait pas quel jour il est ni quelle heure, il sait juste qu'il est là et qu'il attend. Il a ouvert sa fenêtre grinçante, s'est posé sur son rebord et laisse le vent pollué lui frapper doucement le visage. La fumée de cette énième clope s'envole et il la regarde partir, souhaitant pouvoir la suivre et lui aussi se disloquer à sa manière. Peut être ainsi saurait-il apprécier la vie, peut être sortirait-il enfin de ce monde qui lui a littéralement bouffé ses rêves.

Mais après tout, c'était son choix de les voir disparaître, il a choisit cette vie vide et blanche. Il a préféré ce vide à la douleur, c'est tellement mieux, le vide. Tellement beau, le vide. Il pourrait s'y laisser tomber sans remords et y rester une vie entière tant qu'on ne lui rappelle pas ces cauchemars qui le hantent et cette douleur dans le coeur.

Lasse, il jette sa cigarette à peine entamée dans la rue et se laisse retomber de l'autre côté de la fenêtre, sur le parquet bien ciré de son appartement. Vide. Vide et immense. Un appartement payé par ses parents dans un immeuble de grand standing avec ascenseur personnel et femme de ménage comprise. Oui mais un appartement vide. Les seules choses qui y reposent sont les emballages de nourriture dévorées lors de crises et des feuilles raturées couvertes d'une écriture aussi fine que difficile à lire. Si on vous avait dit qu'un jeune dandy prétendu héritier d'une multinationale vivait ici, vous n'auriez tout simplement pas pu le croire et pourtant, c'est le cas.

Le jeune homme ramassa une des feuilles qui trainaient sur le sol et la relit rapidement, empoigna un des crayons trainant au sol et commença à écrire de manière frénétique, ses genoux rappant le sol et le crayon crissant violemment sur le papier. Ce qu'il écrivait ? Des phrases et des phrases en anglais, en chinois, coréen ou japonais traduisant le monde, ses sentiments, ce vide, ce corps et cette vie. Il s'épanchait et passait son temps à écrire des textes que jamais personne ne pourrait ou ne voudrait lire, c'était son moyen de se détendre et oublier le sommeil qui le tiraillait constamment. Il ne voulait pas dormir, il ne voulait plus. Certes, les rêves avaient disparus depuis bien longtemps de son sommeil mais il avait toujours peur que l'un d'eux revienne et lui fasse revivre ces années de cauchemars qu'il veut à tout prix oublier, alors il dormait très peu, il mangeait très peu et ne tenait que grâce à ces mots sur le papier et ces intraveineuses qu'il se faisait lui même.

Et puis son téléphone sonna, le faisant sursauter et raturer son dernier mot sans le vouloir. « Merde ! » fut le seul mot qui sortit de sa bouche avant qu'il ne sorte ce foutu portable de sa poche pour y répondre, 'Père' affichait l'écran. Et merde, pourquoi l'appelait-il encore ? Certes il avait reprit contact avec ses parents depuis peu mais son père ne l'appelait que très rarement et toujours pour des trucs qui mettaient Eun Cheol de mauvaise humeur; rencontres mondaines, héritage, paperasse, non, il détestait tout ce qui avait attrait à sa famille. Mais que pouvait-il faire à part acquiescer et suivre les ordres de cette façade qu'il s'était créée ? Alors il répondit, reprenant sa voix sérieuse et rauque de jeune homme de bonne famille.

« - Oui, père,je vous écoute.
- J'ai quelqu'un à vous présenter, fils, un partenaire avec qui nous travaillons et travailleront énormément. Il est indispensable pour vous de le connaître.
- Bien, père.
- 19h demain soir au restaurant du Milton, je vous y attendrai à l'heure. Aucun retard toléré, cela va de soi.
- J'ai bien compris père, je serais là. »


Et ce « père » raccrocha sans même prendre la peine d'un au revoir ou d'une salutation de politesse. Eun Cheol y était habitué, ce père n'en avait jamais vraiment été un, c'était juste un géniteur. Il posa son téléphone sur le parquet puis déchira la feuille qu'il tenait toujours dans sa main. Enervé, fatigué, lassé. Puis d'un élan félin, il reprit ce fameux portable, composa un numéro à la va-vite (numéro qu'il connaissait par coeur) et fit ce qu'il avait à faire.

Attendre, encore. La faim, le vide, la vie, la nuit.
En vain.

Et une sonnerie.
L'interphone.

Eun Cheol se leva  et partit répondre. Bouton. Voix. Il savait, pourquoi prendre la peine de parler, il ne recevait jamais personne, pourquoi se présenter ? Alors il le coupa. « Je sais qui vous êtes. » d'une manière un peu trop froide. Et appuya sur un nouveau bouton pour mettre l'ascenseur en marche. Enfin, il l'attendait, il en avait besoin, là, maintenant, tout de suite. Il était en retard, Eun Cheol n'en pouvait plus, ne tenait plus et sentait ses nerfs se contracter alors qu'il attendait qu'enfin cette foutue porte s'ouvre sur son sésame. Crise. C'était arrivé de façon brusque, sans prévenir, dès qu'il avait raccroché. C'était toujours comme ça, toujours dans ces moments, alors il avait appelé, encore et il allait regretter, encore. Mais que voulez vous, c'était son seul moyen de contrôle, sa seule porte de sortie à la frustration qui culait continuellement dans ses veines. Tant pis. Tant pis. Pas grave.

Cliquetis, Stop.
La porte s'ouvrit.

Un bazané en tongs, la meilleure. Qu'est ce qu'un mec comme ça foutait là, en tongs ? Sérieux. Et en plus en retard. Il se croyait où ? Eun Cheol lui lança un regard assassin, donne moi ma bouffe et dégage était ce qu'il avait envie de lui lancer au visage mais il s'abstint, quelque chose en lui le forçait à regarder cet homme, ses cheveux châtains érafflant son visage de campagnard, ses muscles saillants au travers de son vêtement et ses doigts de pieds nus et abimés s'échappant odieusement de ses tongs. S'il était dans son état normal il l'aurait trouvé à son goût, lui rappelant certainement un douloureux souvenir du passé mais il ne l'était pas, loin de là.

Il se tenait là, pieds nus, à moitié débraillé, les cheveux en bataille lui retombant sur le visage, immobile et la seule chose qui l'obsédait était ce que ce bazané tenait entre ses mains. S'il n'avait pas un minimum d'éducation il se serrait jeté dessus sans prendre la peine d'attendre mais non, il resta là, faisait l'allée-retour entre cette tronche de paysan qui avait l'air perdu et ces boîtes d'où il sentait déjà s'échapper cette bonne odeur qui lui manquait.

Le paysan (beau surnom, n'est ce pas) s'avança dans la pièce, toujours dardé par le regard noir de Eun Cheol. Il semblait perturbé par son environnement, surprit peut être. Ah oui, l'appartement était vide. Mais Eun Cheol s'en fichait, il n'en avait vraiment rien à foutre des interrogations du chinois, il ne voulait que ce paquet qu'il soupesait virilement.

« - Je dois m'être trompé d'endroit...
- Quoi ? Répondit Eun Cheol, il ne s'attendait pas à cette là.
- Vous... Vous êtes seul, vous ne... l'héritier le vit regarder un papier sortit de sa poche, la commande surement et la relire. Puis le fixer à son tour. Étonné mon gars, qu'un mec comme lui puisse commander cette quantité ? C'est ce qu'on appelle des crises de boulimie mon vieux. Et dans ces moments, les ramens étaient les meilleurs amis d'Eun Cheol qui avait ses habitudes dans le restaurant dans lequel ce livreur travaillait. Eun Cheol c'est ça? » Ajouta-t-il.

Haha, mais merde, c'était un livreur de ramens ou quoi ? Il avait pas lu son nom dans l'immeuble avant d'entrer ? D'un regard dédaigneux il lui répondit.

« - Huan Eun Cheol. Et vous êtes en retard. Il vit le regard de son interlocuteur se décomposer et laissa un sourire moqueur naître au coin de ses lèvres. On apprend pas aux gens comme vous à être à l'heure ? »

Il pouvait bien devenir exécrable, c'était la dernière chose qui le préoccupait. Puis c'est pas comme si c'était le premier avec qui il agissait comme ça. Il désigna sa commande du doigts avant d'effectuer un geste vif vers le mur droit, tout aussi vide et dénué de décoration que le reste de l'appartement. « Laissez-ça là et partez. » Il sortit deux billets de sa poche et s'approcha de l'employé pour les lui mettre dans le creux de la main rapidement, en évitant le plus possible de le toucher, il savait que s'il le faisait, son corps ne résisterait pas, dans tous les sens du terme.

« Gardez la monnaie, avec ça vous pourrez vous acheter de vraies chaussures. »

Charitable le petit, n'est ce pas ? Il sentait bien de la tension dans le regard de son interlocuteur, il devait lui aussi être au bord de la rupture d'anévrisme mais Eun cheol ne se rendait pas compte de son niveau de méchanceté du jour, dans ces moments là, il n'était en contrôle de plus rien. Il avait juste envie de se remplir et d'être seul.
Il n'attendait que ça, être seul.

Seul.

« Partez maintenant. »

Personne ne devait voir, personne ne devait savoir.
Anorexie. Boulimie. Toilettes. Vomi.

Cette facette devait rester secrète, son jardin intouchable. C'était la face cachée du masque. Et cet homme en avait déjà trop vu. Cet appartement, cet air hautain et cette méchanceté gratuite, c'était cette image que ses amis ne connaissaient pas, cette image de gosse pédant aux caprices trop nombreux. Mais non, c'était plutôt la souffrance. La douleur et la souffrance, l'envie de contrôle et cette pulsion morbide qui l'habitait.

Pars, dégage, laisse moi.
Manger.




    The sky inside of me that makes me unable to love you anymore. Even if I hope that you stay a little longer if I beg, even though I want to be one of your memories forever, you're forgetting now. Your breath that is steadily getting further away to a place I cannot reach.
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MessageSujet: Re: [HOT] till morning do us apart   Sam 8 Mar - 13:05

C'était la première fois depuis le début qu'il souriait. Un sourire narquois, tendis qu'il ne cessé de le toiser. - On apprend pas aux gens comme vous à être à l'heure ? - Han ru tiqua. Les gens comme lui? C'est vrai, ils n'étaient pas du même monde, ils étaient au antipodes l'un de l'autre, mais était-ce une façon de le faire remarquer? D'un autre coté que fallait il attendre d'un jeune homme vivant dans ce genre de luxe? Il voulu répliquer mais se mordit l’intérieur de la joue avant que ses mots ne dépassent sa pensée. Après tout il était en tort, c'est vrai. Si il n'avait pas... - Han ru? Regarde comme la nuit est belle Han ru... - Non. Il ne pouvait lui en vouloir à lui. C'était sa faute, son désire. Il ferma les yeux une seconde avant de les ouvrirent déterminé.

- Excusez moi je... - Il n'eut pas le temps de finir que l'autre lui désignait déjà un endroit ou se décharger. Il se retint de rouler des yeux. - Laissez-ça là et partez. - Le ton était toujours aussi sec, mais plus pressant. L'homme avait semblait il plus que du mal à cacher son exaspération. Il respira profondément. Cette soirée devenait n'importe quoi. Généralement les clients était plutôt gentil. Oh bien sur, certain était de mauvaise humeur, mais jamais dans cet état. Tout cela était définitivement trop bizarre. A commencer par lui - Huan Eun Cheol hein? Quel nom ridicule... - Avec ses grands airs dans ses vêtements semblant trop grand, ses cheveux bien trop en désordre - bien trop long, bien trop comme lui -, sa voix bien trop grave et chaude - Han ru, cesse de m'appeller Hyung! - , et cette lueur dans les yeux. Bien trop expressif - bien trop bien trop bien trop... Lui. Mais tellement différent aussi... -. Tout les pores de la peau du chinois hurlait à présent 'problèmes en vu problème en vu'. Il les ignoras. Il ne pouvait pas quitter des yeux la silhouette. Cette homme agissait bien trop... Bizarrement. Et voilà que lui se la jouait détective? Non. Il n'avait pas à penser à ça. Ce n'était pas ses affaires, du tout. Et il savait très bien ce qui l'amené à se poser des question. Se n'était pas de la pur charité. C'était la même chose qui le forcé à se retourner chaque fois qu'il voyait un homme au cheveux long, un homme au épaules fine et au regard déterminé mais perdu. La même chose qui le faisait détourner les yeux, cette chose immonde qui s'agitait au fond de lui et qui lui faisait penser 'Et si?' et si quoi? Si en s'approchant plus, ils seraient d'autant plus identiques? Si en caressant son visage, en passant les doigts sur sa peau... La ressemblance serait quasi la même? Et si...

Et si cette chose n'avait pas était la en premier lieu? Et si il n'avait jamais ressentie sa? Et si il avait ignoré cette chose se jour la? Lu serait encore la. Et si... ce n'était pas une bonne chose?

Il déglutit difficilement, se reprenant tendit que l'autre fourré des billets dans sa main - Il ne l'avait pas touché, il avait détourné le regard

« Gardez la monnaie, avec ça vous pourrez vous acheter de vraies chaussures. ».

Le retour à la réalité fut sec. Qu'est ce qu'il lui prenait? Cet homme n'avait rien avoir avec lui. Ce n'était qu'un sale gosse pourris gaté, voilà ce qu'il était. Quelqu'un qui n'avait rien avoir avec lui - rien pour lui -. Il fit un grand sourire ironique avant de déposer dans le coin indiqué le paquet. Ses yeux passèrent, sur l'appartement. Le vide, les feuilles s'empilant noircies d'une écriture fine mais presque violente. Il voyait, et il savait très bien que cela traduisait tout, sauf un état normal. Mais ce n'était pas son problème. Ce n'était qu'un étranger, un client, et il avait finit son devoir. Il en avait finit. Pourtant - parce que rien ne se passe jamais bien c'est connu - Il ne pouvait détaché son regard de l'autre. Cette impression qu'il dégagé. Comme une corde trop tendue, comme au bord du gouffre.

Il voulait le touché.

Cette réalisation le frappa de plein fouet. Il voulait le touché, il voulait le prendre, le plaquer contre un mur, lui hurler dessus. Ce n'était pas des sentiments humble, loin de la. C'était peut être cette sensation qu'on a, vous savez? Pas de la jalousie, mais lorsqu'on est confronté à quelqu'un de supérieur... Une envie - presque sadique - immorale qu'il se refusait d'accepter. Cet homme commencé à le rendre fou. Il ne savait pas comment, mais il y arrivait, et ce depuis qu'il avait entendu sa voix. C'était peut être la pluie poisseuse, les néons, c'était peut être les effets encore présent de la drogue, de la frustration contenu... Et peut être que l'autre, Eun Cheol, la sentie aussi car il détourna le regard.

S'en était presque douloureux.

« Partez maintenant. » Han leva un peu sa main, comme pour ajouter quelque chose, mais il n'en fit rien. Il vissa un peu plus sa casquette sur sa tête avant de passer à coté de l'homme sans un seul regard, murmurant à peine un 'bien'. C'était parfait, il partait. Il ne révéra jamais ce type, aucune chance, et puis, après une nuit, un ou deux jour de sevrage, il irait mieux. Plus de pensé l’obsédant, aucune. Il entra dans l'ascenseur. Bien. Bien. Parfait. Tout se passera bien, et tout redeviendra parfait. - Les portes commencé à se fermer tendit qu'il voyait la silhouette fine presque se jeter sur le paquet - Parfait. Tout sera... Tout serait...

Il bloqua les portes de ses demains, rouvrant l'ascenseur. L'autre se retourna presque en sursautant il le regarda un instant, portant sa main à sa bouche.

- Vous savez, vous autres êtes tellement... Méprisable. Vous pensez que parce que vous avez l'argent, que vous vivez dans de superbe appartement, vous avez le droit de traiter les autres comme de la merde. - Un sourire ironique fleurit sur ses lèvres. Il enleva d'un coup de main sa casquette, désignant l'homme avec - Mais qu'est ce qui vous différencie tellement de nous? Hein? Au final? - Il s'approcha un peu plus de l'homme. Plus il se rapprochait, plus son cerveau lui hurlait de faire demi-tours. Plus il avançait plus il le détaillait - si mince! si pâle... - Ici à Touljin, on est tous dans le même bateau. On est tous... - Il était très près maintenant, trop près. Il nota rapidement qu'il était plus grand que l'autre. - La même taille, Les cheveux long, long... - Tous tellement... - Il leva sa main, un peu plus, et il pourrait caresser cette joue, il pourrait, attraper cette gorge, le plaquer contre le mur, lui faire l'amour, lui faire l'amour jusqu'à en perdre haleine, jusqu'à disparaître, lui faire l'amour et hurler son nom - lequel? - Parsemer de baiser l’intérieur de ses cuisses, remonter, marquer sa chaire, il pourrait... Le prendre comme s'il eu s'agit de Ih, de - Lu? - Il arreta sa main, suspendu entre les deux hommes - ...Paumé.

Il baissa sa main, secouant la tête. Que faisait il? Que lui arrivait il? Il devait partir, il devait partir à tout pris. Il murmura un vague 'Désolé' avant de partir à reculons. 'Désolé, désolé...' Il ne fut arrêté que par la sonnerie de son portable. Bruyante, totalement hors contexte. Retours à la réalité, à croire que ça devenait une habitude. Il fouilla rapidement dans sa veste, observant le portable. C'était Ih. C'était Ih, sa petite amie, Ih, la réalité. Les petits boulots, sa petite amie, la fac... Voilà ce qu'était sa réalité. Pas un bad trip de mauvais gout chez un de ces connard. Il ne décrocha pas. Il sourit. Se reprit. Repoussa.

- Désolé. La journée à était longue et je suis un peu sur les nerfs. La prochaine fois que vous commandez chez nous, je ne vous livrerais pas, soyez rassuré. - Il se courba un peu. Se relevant, il se retourna vers l’ascenseur. Il devait garder l'esprit claire, la nuit serait encore longue après tout. Beaucoup de travail. Il s’apprêta à monter dans l'ascenseur.

Quelque chose le retint.
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MessageSujet: Re: [HOT] till morning do us apart   Sam 8 Mar - 13:09

Lorsque son interlocuteur déposa la paquet à l'endroit indiqué, tous les sens de Eun Cheol se déconnectèrent. Il n'avait plus qu'une ide en tête, le déballer, ouvrir, laisser le fumet épicé et si doucereux s'échapper, entrer dans ses narines puis sa gorge puis son estomac, retirer la cellophane, casser les baguettes, se lécher les lèvres et dévorer. Avaler, dévorer, sans mâcher, juste manger et s'en foutre du monde et oublier le monde et la vie et le vide et se remplir. Et il ferait ça sur le sol, les pieds nu, en mettant partout et ne faisant plus attention à rien, il engloutirait chaque petit morceau de nouille, de ces quartes bols pleins à raz bord, chaque petit légume et il laisserait couler l'eau encore tiède dans sa gorge déjà en feu. Il savait ce qui allait se passer dès que le livreur aurait passé la porte et cela l'obnubilait.

Incapable de se concentrer sur autre chose que sur ce festin qui l'attendait, Eun Cheol restait fixer l'autre d'un regard vide mais perçant. Un de ces regards de malades qui te mettent mal à l'aise autant qu'ils t'ensorcèlent. En vérité ce putain de regard voulait seulement dire « barre toi ». Mais ce dont Eun Cheol ne se rendait pas compte, c'était qu'il y avait autre chose dans ce regard, une de ces envies, un de ces sentiments qu'il avaient oubliés depuis longtemps. Mettre un mot dessus il en aurait été incapable mais la seule chose sure, c'est que malgré la nourriture qui l'attendait, il ne pouvait détacher son regard de l'autre. Il du se faire extrême violence pour le faire et c'est son estomac qui parla lorsqu'il lui ordonna une nouvelle fois de partir.

La paysans se retourna, se dirigea vers l'ascenseur et déjà Eun Cheol sentait l'adrénaline lui monter au cerveau, ses veines battre à la chamade et son cœur prêt à exploser. Alors lorsqu'il vit les portes se refermer doucement sur ce corps trop bien bâtit, il n'hésita plus, son corps le guida. Il se jeta, que dis-je, se rua tout entier sur la livraison, déballa plus vite qu'il ne l'avait jamais fait son contenu, retira la cellophane, cassa les baguettes et se jeta sur la bouffe. Comme un ogre. Il n'avait attendu que ça.

Pour lui l'homme qui venait de partir n'était qu'un pion sur son échiquier, un figurant qu'il ne reverrait jamais, un trop beau corps pour exister, juste une illusion éphémère de cette ville qui cherchait toujours un peu plus à le détruire. Il ne se souvenait déjà plus de son visage, il ne se souvenait plus de son odeur, il avait oublié et il s'en foutait. Pour l'instant. Un souvenir l'avait effleuré, l'espace d'un instant, mais s'était effacé avec l'odeur des nouilles. La maladie plus persistante que le souvenir, la maladie, le besoin, l'envie, plus persistants que le désir. Mais ce qu'il n'avait pas prévu c'est ce qui se passa ensuite.

Sursaut.
Il n'était pas partit.

Pourquoi ? Et pourquoi ces mots, si moches.
Des pâtes dans la bouche, Eun Cheol ne savait pas comment réagir, devait-il être choqué ? Devait-il s'excuser ? Non mais il ne savait même pas de quoi il était coupable, lui avait juste commandé à manger, payé et mangé. Il était où le problème ? D'où il le traitait d'homme méprisable ce pauvre gosse ? Si ce n'était pas de la si bonne nourriture, il lui aurait surement balancé un de ses bols de nouilles à la gueule, soyez en sur, pas coupable de gâcher ce visage d'ange et se serrait sentit mieux. Ou pas.

Stop, stop stop !
Non mais STOP ! Il faisait quoi là, pourquoi il s'avançait vers lui et sa bouffe ? Le regard perdu et effarouché, toujours en plein délire boulimique, Eun Cheol se leva brusquement, comme pour protéger sa nourriture des attaques extérieures. Il ne réalisait toujours pas que son corps, ce putain de corps décharné avait des réactions plus qu'inhabituelles. Montée de température, sueur, contraction des muscles, afflux du sang. Non, il ne s'en rendait toujours pas compte. Le bazané continuait de parler, inlassablement, faisant de longues poses entre ses phrases et Eun Cheol ne comprenait pas. Il se sentait en colère, il se sentait mal, il se sentait frustré, énervé et avait envie de le frapper mais ne comprenait pas. Alors ses yeux plongèrent dans ceux chocolats de son vis-à-vis. Trop près, toujours trop près. Il lui rendit un regard froid, dénué de toute once de sympathie mais resta plongé dedans, comme apaisé par sa couleur. Il avait soudainement envie de les manger, les croquer délicatement et en faire surgir le liquide qu'ils contenaient avant de les avaler délicieusement. Puis les vomir. Délicieusement.

Sa main près de sa joue dégageait une infinie chaleur qui passa dans sa tête pour une agression. Voulait-il le gifler, l'accabler ? Allait-il lui cracher toute sa frustration de pauvre à la gueule ? C'était pour ça qu'il l'empêchait de se détruire un peu plus, pour ça qu'il le regardait de cette manière, trop.... trop tout. Son regard et sa peau et sa chaleur étaient trop tout. Trop pour Eun Cheol, trop.

Désolé. Désolé. Désolé.
Sonnerie.

Eun cheol resta planté là, impossible de bouger, de nettoyer ces morceaux de nouilles encore coincés dans le coin de ses lèvres, impossible de sourire, de rire, de crier, il ne savait plus. C'était la première fois qu'on le coupait en pleine crise, la première fois que quelqu'un le voyait faire une de ses crises, la première fois. Et il se sentait nu. Et il prit peur. Et il sentit son mal être remonter en une furieuse vague de douleur.

« VA TE FAIRE FOUTRE. Ces mots lui échappèrent. Il ne le regretta pas. Connard............ laisse moi bouffer, merde. » Et il le rattrapa, et il le retint, par la poignet. Et il le serra si fort que ses os semblaient prêts à briser cette peau qui les retenaient et il se brisa. En deux. Il prit le corps du livreur et le plaqua violemment contre la porte de l'ascenseur. Il frémit, il perdait l'esprit. Que faisait-il ? Il sentait le pouls du jeune homme s'accélérer sous ses doigts, il sentait son souffle se confondre à ses cheveux, il sentait ses muscles tendus.

« Tu crois tout savoir sur moi p'tit merdeux mais tu sais rien, RIEN. Il releva la tête qu'il avait précédemment baissée, révélant un sourire en coin de mauvaise augure. Pas content d'être en retard tu oses revenir pour foutre ta merde ? T'apprendras qu'on assiste pas à ces moments quand on y est pas invité. »

Electrique. Con tact.

Il avait envie. De lui.
De le bouffer. De remplacer la bouffe par son putain de visage trop dur, il avait une putain d'envie de rougir cette peau trop brune, de la griffer, de la morde, de la sentir bruler sous ses doigts.

Mais non. Il le lâche, le lâcha et regretta. Ce n'était pas lui. Il n'y avait que lui qui avait le droit à ça, que lui..... toujours. Il ne pouvait pas, il était devenu fou. Alors il le lâcha entièrement, le laissa et partit. Retrouver ses pâtes et ses feuilles et ses crayons. Il continua à manger, l'ignorant et écrit.

« And you said
It was like fire around the brim
Burning softly burning thin the burning rim
Like stars burning holes right through the dark
Flicking fireworks into my eyes
you were one inch from the edge of this bed »


Un grognement de frustration s'échappa de sa gorge, devenait-il réellement fou ?
Il craquait, réellement. Et s'il descendait dans les rues, s'il rejoignait ses amis, s'il prenait une de ces pilules miracles ? Et si. Et s'il était de nouveau heureux.



    The sky inside of me that makes me unable to love you anymore. Even if I hope that you stay a little longer if I beg, even though I want to be one of your memories forever, you're forgetting now. Your breath that is steadily getting further away to a place I cannot reach.
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MessageSujet: Re: [HOT] till morning do us apart   Sam 8 Mar - 13:17

En vérité, tout c'était passé trop vite. Beaucoup trop vite pour que son cerveau puisse en étudié toute les nuances, puissent s'adapter à toutes ces courbes et nouvelles perspectives. Un instant, il était près à partir, près à regagner sa vie banal, finir son foutu travail et retrouver sa petite amie pour un karaoke? Surement pour un hotel. Et peu importait, après tout. Ce soir il avait juste besoin que quelqu'un soit la pour lui. Quelqu'un de réel et palpable, quelqu'un qui pour un instant, juste un instant pourrait lui faire oublier cette chose. Cette chose qui cloche chez lui. Il réagit à peine lorsque la main encercla son poigné. Ce n'est que la douleur qui le fit tourner vers l'autre. Il était visiblement en colère - et c'était comprehensible non? - Mais ses paroles n'avait aucun sens à ses yeux. Quand son corps heurta violemment la parois de l'ascenseur il retint une plainte, tentant tout de même de soutenir le regard de l'autre. Trop proche, bien trop proche. Il pouvait sentir le parfum de son shampoing, léger. Il pouvait sentir l'odeur piquante de la sauce accompagnant les ramens. Il pouvait sentir l'autre trembler sous lui. Faible, et incohérent. - Tu crois tout savoir sur moi p'tit merdeux mais tu sais rien, RIEN. - A quoi bon? Il en avait vu et entendu assez. Visiblement, l'autre le prenait pour un moins que rien, et, grand bien lui fasse, il en avait finit avec lui. Il tenta de dégager son poigné, mais l'homme ne laché pas prise. - Pas content d'être en retard tu oses revenir pour foutre ta merde ? T'apprendras qu'on assiste pas à ces moments quand on y est pas invité. -

La s'en était trop. Ce n'était plus qu'il était perdu ou en plein déni. Une partie de lui le suppliait de rester calme, mais l'autre... L'autre. La pression se dessera, et, sans relever la tête, l'autre s'était dégagé, se jetant sur sa nourriture, ramenant des feuilles à lui. Il ne prenait pas la peine de s'assoir, il était la, à même le sol, dans une illustration parfaite d'une gourmandise destructrice, écrivant rageusement, engloutissant...

Il le trouvait immonde.
Au fond de lui.
Il le trouvait immonde.

Ne pouvait il pas attendre qu'il soit partit? Les paroles montant à son cerveau commencer à prendre tout leurs sens. La commande aussi. Il regretta soudain, d'avoir prit cette commande. Ce n'était pas quelque qui allait lui apporter quelque chose. Il regardait l'autre, essayant de cacher son dégout bien que mal. Ce n'était pas à cause de la nourriture, pas exactement. En fait, il était plus exaspéré par les paroles de l'homme. - T'apprendras qu'on assiste pas à ces moments quand on y est pas invité - Ouais. Ouais. Ouais. En attendant, était il celui qui avait passé commande? Si il ne voulait pas qu'on le vois, il aurait pus ordonner que le paquet soit déposer à l’accueil, payer à distance. A partir des nouveau portables, c'était un jeu d'enfant, et il était sur que celui ci devait forcement en avoir un. Alors pourquoi? Pour qu'on le vois? Qu'on le surprenne? Qu'on l'arrête? Ou alors ce n'était pas prémédité et il était parano. Le fait est qu'il détestait l'image qu'il avait devant les yeux. Se corps si fragile, prit comme de convulsion, ses cheveux s'agitant en tout sens... De dos. De dos ont aurait pus les confondre... Seulement de dos. Il se mordit la lèvre. Lui aussi devait faire face à ses propres démons. Tout le monde devait faire face à ses démons, assumer, et vivre. Ou plutot, assumer de vivre de façon à cacher ses démons à la face du monde. La scène qu'il voyait été... Déplacé. Genante. Comme s'il l'avait vu nu. Non. Comme s'il l'avait vu, le corps ouvert, laissant s'écouler de ses entrailles de la pourriture. Des tonnes de pourriture.

Il détourna le regard.

Il se demanda un moment s'il ne ferait pas mieux de partir. Oui, ce serait pour le mieux, pour eux deux. Il ferait, comme s'il ne l'avait jamais vu et on en resterait la. Il aurait pus faire ça. Mais quelque chose le retenait. Il se força à croire que c'était son bon sens commun. L'instinct de l'être humain pour aider son prochain, et pas cette ressemblance troublante. Jamais, jamais il ne l'aurait laisser lui - Hyung - dans cet état. Jamais. Il passa sa main dans ses cheveux - tss - Il regrettait déjà, mais il enleva sa veste, s'approchant de l'homme. Ou plutot de cette amas de chaire qui avait même oublier ce que la honte, la fierté? Voulait dire en cette nuit, juste, se laissant guider par ses instinct... Il eu un sourire en coin. Conneries.

Se penchant à sa hauteur, il sentit l'homme sursauter. Son visage était comme fondu, il avait de la soupe coulant le long de son menton. Il serrait un peu plus fort son crayon. Han ru le considerat un moment. Ces grands yeux sombres, totalement perdu, tellement fatigué.. Il leva sa manche et essuya la bouche de l'homme. Doucement, en partant des commissures jusqu'au menton. - la même couleur. Les yeux, les cheveux... -. Il ne lui sourit pas. Il ne dit rien. Quand il eu finit, il s'assit contre le mur. D'une main absente, il attrapa un bol, cassa les baguettes, se mit à manger en silence. Il ne savait pas pourquoi il faisait sa. Il avait cessé de se poser des questions, l'heure n'était plus à cela, elle ne l'était plus depuis que l'homme avait encerclé son poigné.

Il le regretterait. Il savait qu'il le regretterait. Dans sa poche, son portable ne cessé de vibrer. Son patron? Ih? Ses collègues? Il ne voulait pas y penser. Il ne voulait penser à rien, à part à se corps, se corps ouvert, et dégoulinant... - Le portable c'était mis à sonner maintenant - Il voulait lecher chaque partie de ce corps.

Il reposa le bol.
Il le regarda dans les yeux.

- Vous avez appelez pour qu'on vous livre. Vous m'avez ouvert la porte d'entré. Vous m'avez fait monter... Vous m'avez retenu. Je pense que tout ça, c'est assez pour faire une invitation non? - Il passa sa langue sur sa lèvre, s'approchant de l'homme. Il ne quittait pas ses yeux. Son genou heurta un bol, le contenu se répandit lentement sous lui, mais il n'y pretait pas attention. Il était fatigué. Tendu, anxieux, excité,

Affamé.

Avec force, il attrapa la chemise légèrement ouverte de l'homme, l'attirant à lui. Ses deux mains serré si fort les pans de la chemises que ses jointures était blanche. Il avait du mal à respirer, maintenant. Il était si proche... Tout était confus son esprit. Etait ce la chaleur du corps de l'homme, ou celle moites des ramens qu'il sentait? Cette odeur... -
Il plongea son visage dans le cou de l'homme, devorant litteralement la chaire offerte, lechant, mordant, descendant jusqu'au clavicule pour remonter sur la ligne du menton... - L'homme avait un gout de soja. Sa tête lui faisait mal. Et c'était tout ce à quoi il pouvait pensé tendit que ces mains déchirait déjà la chemise, tendit que ces mains toucher la chaire... Que faisait il? Bon dieu que faisait il? Il avait définitivement abusé des pilules se soir. Etait ce vraiment la réalité? Oui. Oui sinon Il serait la. Tout ceci serait different... Avec lui... Avec lui il serait doux. Là... Il n'avait que cette foutu image de corps ouvert dégoulinant... De tout ce qu'il voulait faire à ce corps...

Il avait chaud. Bien trop chaud, et bientot sa respiration se transforma en gemissement. Il rassembla les derniers reste de bon sens qu'il lui restait pour lacher prise, repousser le jeune homme. Sa vu était trouble - ils étaient trop proches - mais quand il se recula, son coeur s'arrêta.

La peau blanche était rougis de par et d'autre, bestialement. Qu'avait il fait? Il secoua la tête, tentant de se reculer mais c'était trop tard, il était contre le mur, ses mains glissant sur les ramens... Ou plutot ce qu'il en restait. Il regarda l'autre, ses yeux s'ouvrant un peu plus.

- Je... - mais rien ne venait. Absolument rien. Il était totalement perdu, il n'était presque plus capable de réfléchir. Si il restait plus longtemps dans la même pièce que l'homme, tout ceci, toute cette histoire... - Tout ceci va mal finir...

Il se prit la tête entre les mains, respirant profondément. Il était temps pour lui de partir. Vraiment partir, avant que ça ne soit trop tard.
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MessageSujet: Re: [HOT] till morning do us apart   Sam 8 Mar - 14:06

La honte, la pudeur, l'estime de soi, des sentiments qui s'étaient envolés avec les rêves, qui étaient resté sous les paupières de cet homme qu'il avait connu, qu'il avait emporté avec lui dans les abimes de son sommeil. Plus rien ne pouvait détourner Eun Cheol lorsqu'il ressentait le besoin de se remplir et de retrouver, le temps d'un unique instant, ce contrôle qu'il avait perdu sur son corps. La chaleur se répandant dans l'œsophage, les lèvres brulées, gercées par la douceur des nouilles, le fout de soja imprégné des vêtements, du corps, lui pénétrant dans les veines. Il avait du sang couleur de soja dans ces moments là, boire boire, manger, engloutir, tout était devenu vital, comme s'il dégustait ses propres organes pour se sentir enfin lui, enfin libre, enfin plein.

Et si le vide lui faisait peur finalement ? Si ces moments de fragilité totale n'étaient pas le reflet de ce que son être pouvait penser et ressentir au plus profond de ses entrailles, et si finalement la nourriture, la bouffe, se remplir, ne lui permettait pas d'échapper à ce vide qu'il s'était créé, ce vide qu'il croyait l'entourer et le contenter, lui suffire et le rendre un peu moins triste. Il avait peur, en cet instant, peur de cet homme qui était venu lui livre ces nouilles. Il avait peur parce que au fond, inconsciemment, il l'associait à ce coeur brisé, ces os liquéfiés et il avait peur, peur de retomber, le regarder, le dévorer.

Il avait espéré qu'il parte, loin, après lui avoir crié dessus, qu'il le laisse avec sa bouffe, qu'il le laisse se repaitre et se liquéfier dans son appartement. Il voulait mourir de s'être remplit, il voulait mourir et le retrouver, il voulait le voir, il le voulait.... Il n'arrivait pas, non, il n'y arrivait pas. C'était comme vouloir sourire sincèrement, comme vouloir lui faire dire je t'aime à ses parents, comme lui dire de rentrer chez lui et de vivre heureux. Il ne pourrait pas.

C'était un minable.
Un pur déchet.

Mais il n'avait pas honte, il n'avait plus honte. Il avait apprit à aimer cette détresse et déchéance, à aimer ce corps de plus en plus décharné, ces cernes qu'il cachait avec du maquillage, ce sourire fané et ces doigts verdâtres d'avoir trop fait vomir. Il ne s'aimait pas mais aimait son désarrois. Et il repensait à lui. Son sourire, ses os, son corps, ses lèvres. Et il vomissait. Encore. Mais il était partit, comme cet inconnu basané. Le laissant seul, lui sa bouffe, ses doigts, ses mots et sa gueule défoncée.

Il n'entendait plus rien, dans sa bulle de boulimique. Il n'entendit pas le bruit de la veste qui tombe au sol, le bruit des pas qui s'approchent de son corps, le bruit des vêtements qui se froissent, pour lui, il était de nouveau seul au monde, dans ce vide, se remplissant. Mais son illusion bascula lorsqu'il sentit un souffle chaud se balader dans son cou. Il sursauta, lança un regard d'animal méfiant vers le corps qui l'avait de nouveau dérangé, resserra sa pression sur le crayon qu'il tenait, traçant une longue ligne noire sur toute la largeur de la feuille et avala une énième nouille, se barrant le visage de sauce soja. Il le fixa. Pour ce qui sembla une éternité, ses grands yeux effarouchés plongés dans ceux décidés de son vis-à-vis. Il le voyait sans le voir, comme s'il n'était qu'un épais brouillard reprenant des formes trop bien connues. Il se demandait si on avait pas mit une quelconque drogue dans ces bols.

Touché.

Un long frisson parcourut le corps fragile d'Eun Cheol qui se tendit immédiatement au contact de la main du livreur sur sa joue, son menton, ses lèvres. Que faisait-il ? Pourquoi le touchait-il avec un air si détaché, voulait-il le briser ? La trace de sa main s'inscrit sur sa peau de façon violente, laissant une trace rougeâtre sur son visage; trop pâle pour supporter un quelconque contact. Il l'avait sentit, ce choc, cette brisure interne qui l'avait frappé lors de ce contact, visuel et physique. Il l'avait sentit mais l'ignora, une nouvelle fois, de toute façon il 'était déjà brisé, qu'est ce qu'une fêlure de plus allait pouvoir changer ?

Il le vit s'asseoir dans un coin, contre un mur blanc. Le contraste était saisissant et Eun Cheol trouva ça tellement beau qu'il se détacha de ses bols encore un peu plus longtemps. Il ne remarqua même pas que ce livreur venait de lui prendre un des quatre bols et s'était mit à manger sa nourriture, il ne voyait que cette oeuvre d'art. Cet homme sombre, beau, magnifique, qui se détachait sur un mur immaculé, blanc, vierge, vide. Et l'espace d'un instant l'envie insatiable de se jeter sur cette oeuvre, de la baiser comme on le ferait d'une statue divine le prit.

Un portable sonna. Ce n'était pas le sien, il s'en fichait. Mais ce bruit eut l'effet de lui remettre les idées en place, nourriture, bouffe, remplir. Il recommença à manger, ne prêtant plus attention à l'oeuvre d'art et entre les bouchées, écrivait de nouveau quelques lignes. Sur cette oeuvre. D'art.

Un nouveau bruit se mêla à la sonnerie, un bol qui érafle le sol. Eun Cheol se redressa et remarqua enfin l'affront que l'autre lui avait fait, il venait de lui voler un de ses sésames. Il s'apprêtait à répliquer quand l'autre se mit à parler, ses yeux fixés dans les siens. Le plus vieux ne comprit pas ce qu'il y vit. De la tension ? Du désir ? De l'excitation ? Il eut le réflexe de reculer lorsque l'autre avança. Il lâcha ses baguettes, son crayon et traîna ses membres décharné sur le parquet. Une invitation ? Mais non, il avait juste..... il avait juste envie de nouilles...... d'habitude les livreurs se contentaient de déposer les paquets et de partir alors pourquoi serait-ce une invitation ? C'était lui qui avait un problème, Eun Cheol ne pouvait juste pas décemment descendre et aller s'acheter lui même sa nourriture dans ces moments, ça lui était physiquement et mentalement impossible. Et un livreur était censé faire son travail et partir, peu importe l'état du client, de l'appartement ou la situation. Alors, c'était l'autre qui avait un problème, pas lui. Lui allait très bien, il avait juste faim.

Trop près, il était bien trop près et s'avançait bien trop vite. Dès l'instant où son corps n'était plus qu'à quelques centimètres du sien, Eun Cheol se figea. Il n'allait plus recule,r il ne pouvait plus reculer. Il sentit l'eau et le soja du bol qu'il venait de renverser se répandre sous lui mais ne réussit pas à quitter ces yeux qui le fixaient, ils étaient fascinants. Fascinants mais trop familiers. S'il lui était resté un tant soit peu de sens commun, Eun Cheol aurait fuit depuis longtemps, depuis que le regard du livreur avait capturé le sien et qu'il avait sentit ce courant parcourir ses veines au premier contact de sa main. Mais à quoi bon fuir lorsque votre vie n'est qu'auto-destruction, à quoi bon chercher à éviter ce qui doit arriver. En cet instant, il ne savait pas du tout à quoi s'attendre mais il n'allait plus reculer.

Il sentit la chaleur monter à ses tempes, ses mains posées sur le parquet s'enduisant de sauce alors que violemment, il se sentit tiré en avant. Il avait agrippé sa chemise et collé leurs deux corps. Jamais Eun Cheol ne s'était sentit si mal, il oscillait entre l'envie de vomir, de se perdre dans ces yeux qui le fixaient, de crier, de se pisser dessus ou de le dévorer sur place. Mais il n'eut pas à réfléchir plus longtemps, le basané se mit à lui dévorer le cou, lui arrachant un long gémissement, mêlant surprise, douleur et plaisir. La sensibilité de son corps était exacerbée par la crise de boulimie, par la maigreur et par le souvenir, il se sentait troublé, excité, perdu. Il se disait que la drogue qu'on avait mit dans son bol devait être très forte pour arriver à lui faire ressentir tant de choses. Il se sentait plein. Mais pas assez. Vivant. Mais pas assez.

La langue et les dents de cet inconnu marquaient déjà sa peau alors que ses mains à lui se dirigèrent vers son T-shirt, l'agrippant avec douleur, se raccrochant à lui comme si c'était la seule solution, le seul radeau qui lui restait pour rester sur terre et retrouver la réalité. L'autre le mettait à nu, littéralement, il exposait sa chair et ses entrailles à sa bouche et son corps, il sentait son corps partout, ses mains lui bruler la peau sur leur passage et tout qu'Eun Cheol pouvait décemment faire c'était s'agripper un peu à ce T-shirt et respirer comme si une crise d'asthme le prenait. Il avait envie, une putain d'envie, un putain de désir, de se faire prendre, là, tout de suite, maintenant, par cette langue et cette bouche qui lui titillait la peau. Il avait envie qu'il lui suce les os, qu'il lui rougisse la peau, qu'il le pénètre sauvagement et le fasse se sentir de nouveau plein. Il avait envie de le dévorer, ne pas prendre son temps, se faire jeter contre le parquet, sentir ses os rapper le plancher, le sang s'écouler de ses lèvres et de ses articulations, il avait envie de souffrir, de se repaître de ce corps trop halé.

Ce n'était plus l'illusion de l'autre.
Ces envies n'étaient pas celles de l'autre.

Il était là, la chemise déchirée, la peau rougie, le corps offert, les cheveux décoiffés et la bouche entrouverte. Terriblement sexy et excité.

Puis il s'éloigna, brusquement, sans prévenir. Eun Cheol ne put retenir un râle de frustration alors que l'odeur des ramens et de la sauce couvrant le sol lui fit avoir un nouveau haut le coeur. Il s'était arrêté, recula, parla, se prit la tête entre les mains et Eun Cheol ne se contrôla plus. Il avait maintenant faim de lui. Il n'aurait pas du entamer cette danse morbide, il n'aurait pas du marquer sa peau, c'était trop tard.

« C'est aussi comprit dans le service..... ? » Sussura-t-il en s'approchant à son tour de ce corps. Ce n'était qu'un corps, un corps sans nom, attirant, comme un aimant mais anonyme.

Alors prit d'un élan de désir, il fit rapper ses genoux dans la crasse des ramens renversés et se jeta sur le livreur, le plaquant violemment au sol. Il tenait ses poignets serrés de chaque côté de son visage et le regarda avec un regard affamé. Un regard malsain.

« Brûle moi les entrailles. »

C'était un ordre.
Il n'attendit pas de réponse et se jeta avidement sur les clavicules qui s'offraient à son regard. Les dévorant.

Il avait envie de souffrir. Souffrir et exister.
C'était à l'autre de jouer, il ne pouvait plus reculer.



    The sky inside of me that makes me unable to love you anymore. Even if I hope that you stay a little longer if I beg, even though I want to be one of your memories forever, you're forgetting now. Your breath that is steadily getting further away to a place I cannot reach.
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MessageSujet: Re: [HOT] till morning do us apart   Sam 8 Mar - 18:21

« C'est aussi comprit dans le service..... ? » Il avait eu mal. Son dos cognant violemment le sol, sa chemise se frottant contre la crasse, moite. Il se sentait sale. Il se sentait sale, drogué, euphorique, près à tout. Et surtout en colère. Mais contre qui? Contre lui? Cet homme sans visage, fragile comme des os de verre, malsain comme la crasse dans laquelle ils baignaient actuellement. Ses cheveux trop long lui balayé le visage, il ne supportait pas cette sensation, trop... Moite. D'une main ferme il agrippa les cheveux, sans détourner le regard des yeux de l'homme - Eun Cheol -. Vague, brûlant mais si vague... « Brûle moi les entrailles. » Il avait dit sa de manière déterminé, ses yeux scrutait son visage trop rapidement, hystérique. Il resserra un peu sa prise sur les cheveux du brun, attirant son visage contre le sien, il l'embrassa. C'était rapide, frénétique, il léchait coup sur coup les lèvres, les mordaient, se laissé partir vers les joues, le cou. L'homme avait un gout immonde. Quelque chose entre son odeur corporelle, de la sueur, des ramen... Pourtant il lécha, de la base du menton, jusqu'à la pomme d'adam, etoufant à peine ses gémissement, relevant les hanches, cherchant à sentir toujours plus proche de lui le corps décharné. Sa main, quittant les cheveux, agrippa fermement la hanche de l'homme, l'emportant avec lui tendit qu'il se relevait. Il cessa de l'embrasser et le considéra un instant. - Était ce réel? - Lui assis, l'homme à califourchon sur ses cuisses. Ils étaient dégoulinant, tout deux. La sauces et les nouilles écrasés, les légumes et l'odeur... Les lèvres rougies de l'homme, détonnant tellement avec cette peau pâle... - Pouvait il être plus excité? - Son air totalement perdu, quémandeur, à sa merci. De ses deux mains, il enleva doucement - presque trop doucement - le reste de chemise de l'homme. Il observa la peau, les marques anciennes ou ressente, le ventre trop creusé, les hanches trop présente. Des doigts il les caressa, - Comment un homme pouvait il avoir un tel corps? - il descendit encore, déboutonnant sans mal le pantalon de l'homme.

Une voix, au fond de lui, hurlait qu'il n'était pas trop tard, qu'il pouvait toujours partir. Mais une autre, la plus forte, celle qu'il s’efforçait toujours de cacher au fond de lui, celle ci lui hurlait de continuer, celle ci prenait possession de son corps dans un soupire de soulagement, de victoire. - Hypocrisie mise à part - Pour la première fois depuis longtemps, tendis que ses doigts se glissait, maladroit, pressé dans le pantalon de l'homme, tendit que son visage enfouis dans son cou ne cesser d'en demander plus, sentir plus, goûter plus... Depuis combien de temps n'avait il pas ressentie ça? Le plaisir, la colère, la honte, la culpabilité, l'envie...

Il se redressa, se laissant tomber sur l'homme dans des bruits de fracas, la nourriture recouvrant d'autant plus le sol, son corps, ses cheveux, l'odeur lui prenant au tripe - quand n'avait il à faire à présent ? - L'homme gémissant, de plaisir ou de douleur? Il s'en fichait. Tout se mélangé d'autant plus dans sa tête, la chaleur... Il se souvenait de la chaleur moite, dans le secret de sa chambre... Quel âge avait il? 14? 15 ans? Il se souvenait de sa main glissant maladroitement dans son pantalon - Papa et maman ne sont pas là de toute façon - Des gémissement s'échappant de sa bouche tandis qu'il s'intimait une suite de va et viens plus ou moins lent. - Il pensait à ça, tandis qu'il laissait la nuque d'Eun Cheol pour laissait sa langue se frayer un chemin le long de son ventre, entourant son nombril, de ses deux main il dégagea pantalon et sous vêtement, sans arrêté sa progression. Il pris le membre dressé dans sa main, tendit que de la langue il en dessina le contour tout en commençant machinalement des va et viens. D'aussi loin qu'il se souviennent, il n'avait jamais fait l'amour comme ça, sans prendre en compte son partenaire, s'était égoïste, et actuellement il s'en fichait, ce n'était pas l'homme qu'il suçait, c'était plus profond... Tellement plus profond que ça. - C'était lui. Cette chaleur qui montait progressivement en lui... Qui l'entendra dans cette campagne profonde? Qui l'entendra gémir son nom? Qui l'entendra gémir qu'il le voulait? Qui s’insinuerait dans son cerveau pour voir toute les images honteuse qui si déversait? Tout les songes, toutes ces choses qu'il rêvait de lui faire, tout ces fantasmes, tout ces désires enfouit si profond, tellement honteux, tellement douloureux, comme ses larmes tendit qu'il venait tremblant... Son corps submergé par la honte. - Il n'avait plus 15 ans, mais ou était la différence? Tandis qu'il prenait le membre en bouche, tandis que sa main s'était glissé autours de son propre membre, qu'il entendait ses gémissement étouffer se mélanger avec ceux de l'inconnu, ou était la putain de différence? C'était toujours la même sensation, le même sentiment de désire étouffé, de honte, et la même sensation des yeux de Lu le surprenant, le regardant avec dégoût - Comment peu tu... ? - C'était cette putain de culpabilité, même 8 ans après qui le bouffait, qui le déchirait, et pourtant, la, maintenant c'était réel, tout était réel, ce gout, ce poids dans sa bouche, ses veines qui pulsait contre ses lèvre, et ses bruits de sucions tendit qu'il se retirait pour revenir aux lèvres de l'homme, tout ceci était réel, et Lu, lu le regardait surement, du paradis? Le jugeait surement, toujours. - N'a tu jamais pensé à tout ce qu'on a fait? Tout ce qu'on a pas fait, et tout ce qu'on aurait pu faire Lu? J'aurais voulu t'aimer, sans avoir honte, j'aurais voulu que tu m'aime, sans être coupable de quoi que ce soit, j'aurais voulu être heureux. - D'un coup il dégagea ses lèvres de l'homme, il avait du mal à reprendre sa respiration, avait il oublié de respirer? L'autre était totalement perdu, ses cheveux dans un état indescriptible, son visage rougis de part et d'autre, son érection, encore plus forte frottant douloureusement contre sa cuisse. Il laissa échapper un sourire, dégageant quelques mèches de cheveux, sa respiration reprenait peu à peu un rythme normal.

- J'ai envie de toi.

c'était une évidence. Aussi décharné qu'il soit, aussi étrange que soit cette situation, il avait envie de lui comme il n'avait jamais eu envie d'aucune femme, comme il n'avait jamais eu envie depuis 8 ans. Il n'avait pas envie de Lu, il aurait fait l'amour à Lu. Doucement, tendrement. Non, actuellement il avait envie de lui, Eun Cheol. De sentir ses os contre lui comme des aiguilles, de ses ongles déchirer sa peau, de se sentir complètement perdu, sale, désespéré. Il savait que c'était réciproque. Il avait envie de lui pour des raisons malsaines, pour des raisons que personne ne comprendrait jamais.

Parce qu'il était aussi abîmé que lui.

A l'instant, ils étaient à nu, sens propre comme figuré, tandis qu'il laissait le jeune homme le renverser, le déshabiller. Il se voyait clairement, approcher ses doigts de la bouche de l'homme, l'autre les léchant, les embrassant. Tout était réel. Les cris étouffés du brun quand il le préparait, ses larmes, les paroles incompréhensible qui sortait de sa bouche. De loin, ce devait être l'image la plus triste du monde. Se fondant tellement bien à l'ambiance de la ville... N'était ce pas pour cela qu'il avait choisi Touljin? Se perdre, être aspirer dans un gouffre sans fin. D'un coup de hanche, il renversa l'autre, sur le dos encore. Ils auraient pu se lever, se traîner jusqu'au canapé ou un lit, une table ou n'importe ou, mais c'était la. Dans la sauce moite se baignant avec leurs sueur. Avec force, il lui agrippa une cuisse qu'il cala contre son épaule tendit qu'il le pénétra. Il l'observa un instant, retenant sa respiration, observant se visage perdu entre le plaisir et la douleur, se mordant la main. Un instant, il cru... Non. Il le trouva beau. Ainsi, nu, sale et en sueur, sans faux semblant, son anorexie, sa douleur, ses vices mis à nu, il le trouva tellement... Parfait. Il reprit ses esprit quand il commença à se mouvoir, ni tenant plus.

Il ne se rappela pas combien de va et viens il fit. Il ne se rappela pas combien de fois il se retira, il se tourna, le tourna. Combien de position? Combien de hurlement? Combien de fois les ongles de l'homme avait déchirer ses ongles? Est ce que ça compté vraiment?

Il était venu en lui. Ceci, il s'en souvenait. Il se souvint aussi lui avoir mordu l'épaule tendit qu'il se laissait envahir par son orgasme. Il se souvenait parfaitement, du corps tremblant d'Eun Cheol lorsqu'il vint à son tours, comme s'il allait imploser. Il se souvenait de tout ça, de s'étre retiré et écroulé sur le sol la respiration erratique, la vision trouble.

Son bras sur ses yeux, il arrivait peu à peu à reprendre une respiration normal. Est ce que l'homme faisait de même? Mais il s'en foutait après tout... non? Lui avait il fait mal? Il ferma ses yeux un peu plus fort. Lorsqu'on a joui, tout disparaît. Tout ce qui paraissait si réel, si juste quelque minute auparavant, tout ceci n'existe plus. Il ne reste que la culpabilité. Cette foutue culpabilité. Et le retours à la réalité pour lui était brutal, violent. C'était la première fois qu'il faisait réellement l'amour à un homme.
La première fois.

Sa sonnerie de portable lui fit l'effet d'une claque. Il se redressa, cherchant des yeux l'origine du bruit. Parcourant les vêtements éparpillés, les bols renversés - Il lui faudrait une excuse pour le travail. Il lui faudrait une excuse pour Ih. Il lui faudrait une excuse pour quand il reverra son visage dans un miroir et se souviendra de cette soirée. - Il sentit l'homme à coté de lui se redresser à son tours, il l'observa du coin de l'oeil, passer une main dans ses cheveux, l'air calme, la peau toujours rougis. Il le trouva beau. Tellement beau, tellement fragile. Il détestait ça. Il détestait le trouver beau, comme ça. L'homme ne le regarda pas, lui aussi semblait prendre conscience du désordre qu'ils avaient causé. Puis le regarda. Il n'y avait pas de gêne dans ses yeux, rien.

- Tu laisse sonner?
Ru haussa vaguement les épaules, mal à l'aise.
- Surement ma copine, ou le boulot. Dans les deux cas je n'ai pas envie d'y faire face. Pas maintenant.

L'homme l'observa et sembla comprendre. C'était une sensation étrange. Il avait toujours cru que, même s'il était honnête, personne ne le comprendrait alors ça ne servait à rien de l'être. Toujours ne pas trop en dire, se protégé. Mais de quoi? De qui? Les gens ne voulait pas savoir de toute façon. Les gens... Il s'humidifia les lèvres doucement. Elles lui faisaient mal. Putain. Qu'est ce qu'il avait fait? Il passa ses mains dans ses cheveux soupirant.

- Qu'est ce qu'on a fait...
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MessageSujet: Re: [HOT] till morning do us apart   Mar 11 Mar - 14:27

Eun Cheol avait toujours rêvé de sentir ses os. De les voir déformer sa peau mais surtout de les sentir, douloureusement, venir lui rougir le corps et lui embrouiller l’esprit. Il voulait atteindre un esthétisme morbide, que, lorsqu’il se regarde dans la glace, il puisse y voir une copie de son sourire, une personnification de la douleur de l’autre mais surtout le reflet de sa saleté et de son dégoût de lui-même. Il était peut être fou, il avait peut-être besoin d’aide, mais il aimait se voir comme ça, malade et décharné et n’essayait pas de camoufler son état. C’était ça la beauté pour lui, le vide, les os et la pâleur cadavérique.

Jusqu’à ce qu’il rencontre ce livreur de pâtes.

Lui était tout le contraire. Musclé et au teint halé, bien en chair mais surtout… sexy. Il lui rappelait son souvenir d’une certaine manière. Parce qu’il avait ce même air effarouché, ce même visage élégant mais dur à la fois et cette même peau couleur de miel qu’il aimait tant, avant la maladie.
Il ne se souvient même plus comment ils en sont arrivés là, presque nus sur le sol de son appartement, trempés par l’eau sale des ramens collant sur leurs corps brulants. Il ne se souvient plus mais s’en contrefiche parce que dans l’instant, la seule chose dont il a besoin c’est de se fondre dans cette chaleur contre lui, de se faire souffrir tant que se faire plaisir d’une cette étreinte destructrice et folle. L’hystérie s’était emparée de lui dès le premier contact de leurs peaux, il s’était perdu et ne pouvait plus revenir en arrière, c’était trop tard, il avait une crise. Boulimie. Boulimie de ce corps.

Tout se passait à une vitesse folle et dans un brouillard enivrant, Eun Cheol ne savait pas quoi faire, comment réagir, il était perdu dans les pulsations de son corps, dans les palpitations de son sexe et dans le désir de mourir. L’inconnu avait pris les rênes depuis longtemps déjà et le fils à Papa se laissait griser par son propre plaisir, oubliant même la présence de cet autre corps alors que sa langue venait chatouiller son intimité. Il s’était retrouvé nu, son dos se cambrant sensuellement mais surtout désespérément sur le parquet, en un instant. Les traces de morsures, la salive sur la nuque, ses clavicules et entre ses côtes laissaient des marques brulantes qui consumaient ses pores, il avait mal, psychologiquement et physiquement. Il se faisait sucer par un inconnu. Ses mains tremblantes d’extases vinrent agripper les cheveux de Han Ru, tirant violemment dessus pour le forcer à accélérer. Son dernier soucis en ce moment était l’état de son partenaire, il n’en avait rien à foutre qu’il prenne lui aussi du plaisir, rien à foutre qu’il souffre, qu’il n’ai pas envie, qu’il se force, il avait juste besoin que l’autre le baise, qu’il le salisse et vienne lui en foutre une pour le déchirer de toutes parts et envoyer foutre tous ces regrets et ces souvenirs et ces fantasmes et ces pulsions. Ses pieds nus raclaient le sol et ses cheveux poisseux obscurcissaient sa vue déjà brouillée par la sueur.

Il n’était qu’un gros tas de merde suant. Il avait la sensation que la bouche d’Han Ru autour de lui allait aspirer sa saleté et avaler son être. Il voulait qu’il le gobe tout entier pour le digérer et le tuer. Leurs gémissements se mêlaient vulgairement alors que le bruit de succion donnait à Eun Cheol envie de vomir. Mais alors que son corps commençait à convulser –de plaisir ou de dégoût ?- Han Ru arrêta son manège et vient retrouver sa bouche entrouverte. La tension de son corps se relâcha instantanément et l’envie de vomir se dissipa pour une envie de le bouffer tout entier.

« J’ai envie de toi » Ces mots électriques étaient venus s’enrouler autour des os d’Eun Cheol qui perdit la raison en les entendant. Oui, c’était réciproque, lui aussi avait putain envie de lui mais entendre ces mots vivants sortir de sa bouche et se déverser dans une bouillie de désir entre ses lèvres lui fit perdre la raison. Jamais il n’avait entendu de tels mots, on le trouvait toujours dégoutant, trop maigre. Il était beau mais trop maigre et trop pâle et pas assez. Et jamais on ne lui avait dit ce genre de choses depuis la disparition du souvenir. Alors il sentit son esprit s’évanouir et sa raison se déplacer vers son sexe en feu. Ses veines palpitaient à lui en exploser le membre et il n’arrivait plus à penser. Sa main vient remplacer la bouche du chinois, essayant frénétiquement de calmer cette douleur indicible qui venait par vagues lui avaler le membre. « Mes os… mange les » Eun Cheol devenait fou ? Il ne savait plus ce qu’il disait et les seuls mots qui sortaient de sa bouche étaient incompréhensibles, l’articulation de son esprit n’était plus logique, toute once de pudeur, de réserve, toute once de bon sens avait disparu. « Montre moi les tiens. »

Pour appuyer ses mots il renversa le corps du chinois, appuyant ses cuisses osseuses sur les siennes encore couvertes et tout en continuer à se toucher, il retira le haut du jeune homme, laissant apparaitre une peau brillante et ferme. Pas une seule trace de ses os mais la peau marbrée et ses tétons hypnotisèrent Eun Cheol qui sentit son estomac se retourner et son sang ne faire qu’un tour, la simple vision de ce corps normal, de ce corps en bonne santé sous le sien l’emmenait à sa propre limite. L’orgasme était proche. Alors il s’arrêta.

Les yeux qui fixaient Han Ru à ce moment étaient transpirants, des larmes coulaient littéralement. Il n’avait pas envie de pleurer mais ne s’en rendait même pas compte. Il retira les dernières barrières de tissu entre leurs corps de manière frénétique, comme pour cacher sa folie et son angoisse et ses souvenirs. Les doigts dans sa bouche se retrouvèrent bien vite entre ses fesses et la préparation fut douloureuse. Eun cheol s’agrippait au corps du chinois, ses ongles venait lui abimer la peau alors que des gémissements de douleur et des spasmes parcouraient son corps, il avait mal mais aimait cette douleur parce qu’il se sentait exister. Sentir cet inconnu venir triturer sa chair lui mimait cette sensation de mort qu’il recherchait toujours et alors que ses cuisses en feu se frottaient inlassablement contre le sexe de Han Ru, ses côtes trop apparentes vinrent s’entrechoquer contre les tétons de l’autre.

Erotisant, grisant.

Lorsque Han Ru le pénétra un peu plus tard, Eun cheol ne savait plus rien. Ne sentait plus rien. Il n’était qu’un tas d’extase et de douleur, il n’était qu’un réceptacle à bite, qu’un endroit dans lequel on vient se servir et qu’on laisse là après, il n’était qu’une prostituée, une grosse merde dégoulinante de sperme. Et il gémissait parce que ses fantasmes, ses envies, ses pulsions, sa frustration, tout était là, il se sentait sale et mort et vivant à la fois et les larmes continuaient inlassablement de couleur sur son visage contorsionné dans le plaisir et la douleur. Il s’accrochait désespérément au dos du chinois, ses jambes tremblantes dans les airs de son appartement.

Cela dura des heures. Tous deux se cassaient un peu plus à chaque fois, à chaque nouvelle position et à chaque nouveau va et vient. C’était un spectacle horrible mais surtout pathétique, les deux hommes semblaient désespérés, perdus dans leurs propres blessures, se rendant à peine compte qu’il y avait un autre humain dans leurs bras et que ce qu’ils faisaient n’allait que les détruire un peu plus.

Eun cheol ne vint qu’une fois, bien après Han ru, alors que ce dernier l’avait finit à la main, les fesses sur des reste de nouilles et les jambes écartées vulgairement. Son orgasme s’était exprimé entre des lèvres rougies et sur une langue au goût de soja avant que le fils à papa ne se laisse glisser sur le sol, totalement vidé.

Il était mort. Il avait disparu.
Et ça puait le sexe.

L’odeur de sperme mélangé à celle du soja était assez horrible dans la pièce. « Il va falloir aérer… » était la première chose qu’Eun Cheol pensa après que le chinois se soit retiré. Son cœur battait encore la chamade quand il osa glisser un regard vers l’autre homme dans la pièce. Il cachait ses yeux de son bras. Regrettait-t-il ce qui venait de se passer ? A quoi pensait-il ? Eun Cheol lui-même n’arrivait pas à penser, il ne pouvait qu’essuyer les larmes sur ses joues creusées.

C’était sa première fois.
Merde.

La réalisation le prit comme ça, d’un coup. Et il se sentit encore plus vide.
Le téléphone sonna avant qu’il ne puisse y réfléchir plus longtemps. C’était pas plus mal, il était déjà assez mal et poisseux et penser à ça lui donnerait surement une nouvelle crise, il irait surement vomir s’il repensait à ce qui venait de se passer. Eun cheol se releva, une douleur fulgurante traversant le bas de son corps. Il grimaça avant de passer une main dans ses cheveux trempés, essayant de les recoiffer un minimum. Il observa la pièce avec des yeux vides, constatant l’horreur de la scène…. Il allait devoir appeler la femme de ménage. Elle ne poserait pas de questions et Eun Cheol ne lui parlerait pas et ce sera bien comme ça.

« Tu laisses sonner ? » Le bruit du téléphone du chinois agaçait Eun Cheol. « Surement ma copine, ou le boulot. Dans les deux cas je n'ai pas envie d'y faire face. Pas maintenant. »

Pas maintenant ? Ca voulait dire quoi ça. Sa copine ? Il avait une copine. Alors pourquoi ? Cette réponse fit hausser un sourcil au jeune homme qui était confus.Mais au fond, il comprenait. Il comprenait parce que faire face à la vie réelle après ce qu’il venait de se passer n’était pas sainement envisageable. Devaient-t-ils parler de ce qui venait de se passer ? Il n’en avait pas envie, il voulait oublier, pour l’instant, il voulait rester fixer Han Ru et imprimer son corps et son visage et les traits de son intimité pour que ces images remplacent celles horribles dans ses rêves. Ce souvenir de débauche et de boulimie sexuelle pourrait-il au final aider son cœur et son corps ?

Alors Eun Cheol se tut. Il alla prendre une cloque dans sa veste et l’alluma nonchalamment avant de se poser sur le rebord de la fenêtre, toujours nu, son ventre marbré de son propre sperme, sa peau couverte de bleus et de morsures. Il se posa là, ramenant ses jambes à son torse, tirant une taffe tout en fixant le chinois qui était toujours là, planté au milieu de la pièce, les pieds dans l’eau poisseuse des ramens. « Qu'est ce qu'on a fait... » Pourquoi tu poses la question, tu ne sais pas ce qu’on vient de faire ? Je pensais que c’était pourtant clair.

« On vient de baiser je crois. » Eun Cheol essayait d’être nonchalant mais sa voix se brisait un peu plus à chaque mot. Il avait eu envie de dire « faire l’amour » mais il n’y était pas arrivé. Est-ce que ce qu’ils venaient de faire pouvait être qualifié de « faire l’amour » ? C’était plutôt un acte bestial que quelque chose fruit d’un amour. Et pourtant, les mot restaient suspendus sur ses lèvres sans qu’il ne le veuille. Il sentit, tout au fond, un petit pincement, très subtil, une petite contraction près de son cœur et fit battre ses tempes un peu plus fort. « … viens là… » Ces mots, eux, ils n’avait pas prévu de les laisser s’échapper, il n’avait pas voulu, pourtant ils étaient là, sur ses genoux, sur ses cuisses souillées.

Son regard fatigué dardait le corps nu de l’autre et il lui indiqua avec sa cigarette, qu’il voulait qu’il le rejoigne sur sa fenêtre. Pourquoi ? Lui-même ne le savait pas, mais il avait envie et besoin de sentir encore un peu ce corps charnu contre le sien, il avait besoin de sa chaleur et de son sourire brisé.

« Merci » lui susurra-t-il à l’oreille lorsqu’il l’eut rejoins.
Merci de quoi ? De m’avoir encore plus détruit ? D’avoir fait de moi une pute ? D’avoir joui en moi comme un chien, de m’avoir pris sur le parquet pendant plus d’une heure ?

Merci de ta beauté. Merci de ton corps, merci de tes mains et ton sourire et ta chaleur.
Merci.



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MessageSujet: Re: [HOT] till morning do us apart   Sam 3 Mai - 15:21

« On vient de baiser je crois. »
La phrase ne voulait rien dire ou plutôt, elle sonnait faux aux oreilles du chinois. Que venaient ils de faire? C'était comme tenter de se souvenir d'un rêve. Les faits étaient là, des gestes fantômes qu'il pouvait récréer, mais l'action en elle même restait... Inconcevable.
Il avait pris l'homme, presque de force, enfoncé ses ongles dans la chaire, il avait pris sans penser à donner, oui, oui ils avaient _______, encore et encore et pourtant même le mot ne pouvait passer la barrière de son cerveau. Le déni était devenu une seconde nature chez lui. Cela faisait partie de lui. Il avait couché sans réfléchir avec cet homme, comment s'appelait il déjà? Il avait couché avec un inconnu, avec - Lu - un client, et bien assez tôt la réalité le rattraperait.
Il ne se rhabilla pas.

Quel heure était il? Tard. Il aurait encore du temps. Il pourrait toujours trouver des excuses. Des excuses il n'en manquait jamais. De nouveau, il passa une main dans ses cheveux, inspirant profondément. Il se sentait sale. Sale mais étrangement serein, au fond, tout au fond.
Une odeur de fumé lui parvint, et en levant la tête, c'est le regard de l'homme qu'il croisa - trop maigre, trop décharné, trop triste - appuyé contre la fenêtre une cigarette pendu dangereusement entre ses doigts.
« … viens là… »

Comme une marionnette son corps se mit en mouvement, traversant l'espace qui les séparait d'un pas plus certain qu'il ne l'aurait voulu, qu'il ne pourrait se l'avouer. Il n'y avait pas d'espace sur le rebord de fenêtre. Ils étaient si proche que l'homme aurait pu être assis sur lui sans que ça ne change rien.
« Merci » murmura t'il. Quelque chose que Han Ru ne pouvait pas comprendre. Cela semblait avoir du sens pour lui cependant, alors qu'il portait sa cigarette à ses lèvres.
Eun Cheol. Il s'appelait Eun Cheol. Se rappela soudain Han Ru. Un prénom au sonorité presque féminine. Les cheveux sombre, la peau pâle... Ce prénom lui allait bien.
Han Ru s'humidifia les lèvres. Il oublierait ce nom, se promit il. Cet adresse et cet homme. Il oublierait. Il irait voir Ih, il se ferait pardonner pour quelque chose qu'elle ne saura jamais. Il prendrait un café avec Chae, rentrera dans son jeu, travaillera, ira en cours... Sa vie rentrera dans l'ordre comme s'il n'était jamais rien arrivé.
Encore quelques heure, il pouvait s'accorder quelques heures.

Du coin de l’œil, il observa Eun Cheol. La pluie avait recommencé à tomber diluvienne et frapper la fenêtre avec une régularité presque mécanique. Eun Cheol ne clignait presque pas des yeux. Sans réfléchir, Ru tendit la main. L'homme eut un mouvement de réflexe mais ça ne l’arrêta pas. Doucement, il prit une mèche de cheveux sombre entre ses doigts, la faisant glisser avant de la laisser tomber.

Il voulait dire quelque chose mais ne savait pas quoi. Que fallait il dire dans ce genre de situation? De rien? Se présenter? Non. Il ne voulait pas que l'homme sache son nom. Si tôt passé la porte il voulait être oublié. Continuer cet acte égoïste jusqu'au bout. Il tourna la tête vers la pièce, vers le carnage qu'ils avaient créer, dans lequel ils s'étaient vautrés.

- Tu vis seul?" Demanda t'il bêtement. Évidement qu'il vivait seul. Il secoua la tête. "Écoute, je... Je vais t'aider à ranger." dit il sans quitter le sol des yeux. "Je partirai ensuite." 'tu ne me reverra plus' lui brulait les lèvres, mais les mots ne voulaient pas sortir. Les mots ne voulaient pas sortir et cette simple constatation le frustrait, plus encore que cette situation étrange. N'était ce pas la vérité? Jamais, jamais il ne devait revoir l'homme. Il avait dépassé à pied joint la limite d'une réalité qu'il s'interdisait, une réalité qui n'appartenait qu'à ses rêves, qu'à ses nuits solitaires. Son mensonge, sa culpabilité, et maintenant ce qui venait de ce passer. Jamais cela ne devait se reproduire. La limite était déjà assez mince comme cela à cause de ces fichu pilules...
D'une main il frotta ses yeux. Il commençait à avoir la migraine. A être fatigué.
Fatigué de cette nuit qui semblait n'en pas finir.
---------
c'est nul sorry je t'aime :((
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MessageSujet: Re: [HOT] till morning do us apart   Dim 27 Juil - 3:05

L'air vicié n'était qu'un gouffre vers le vide de son existence. Il sombrait un peu plus à chacune de ses actions et ce qu'il venait de se passer dans cet appartement ne faisait que l'enfoncer un peu plus dans ce vide abyssal qu'était devenu son esprit et qu'essayait de combler son corps. Il n'était qu'une grosse merde, un tas d'os bons à jeter, bons uniquement à faire du mal, à briser, à saccager et à enlever. Il lui arrivait souvent de s'allonger dans le vide de la pièce, nu, de fermer les yeux et de se forcer à rêver, de chercher, au plus profond de lui, les rêves les plus enfouis. Il pensait que s'il essayait il trouverait bien, tout au fond, une petite lueur d'espoir.... mais non, jamais il n'avait réussis, il restait juste là, sur le parquet, l'impression de tomber dans un trou sans fin l'envahissant avec effroi.

Il était seul.
Il l'avait toujours été.

Mais ce soir c'était différent, il n'était pas seul. Ce vide était habité par un autre corps, un autre homme. C'est lorsqu'il vint se coller contre sa peau sur le rebord de la fenêtre que Eun Cheol réalisa qu'il n'était pas seul, que celui qui venait de le prendre sur le parquet existait réellement, qu'il n'était pas qu'un produit de son esprit dérangé, fabriqué par son manque de sommeil ou sa folie. Le plaisir et la douleur et la fièvre et le sperme, tout avait bien été réel et son corps et son esprit seraient à jamais marqués par cela, même s'il voulait encore se mentir.

Il essayait d'être nonchalant, de mimer la désinvolture de l'autre et de revenir, le temps d'un instant, dans son rôle d'homme sûr de lui. Il avait déjà montré ce qu'il ne voulait pas montrer au livreur. Il s'était mis à nu, physiquement mais aussi psychologiquement et ça, ça le rendait extrêmement mal à l'aise. Mais il ne voulait pas que l'autre le sente, il voulait juste qu'il parte et oublie tout ça, qu'il l'oublie et qu'il ne revienne pas. Il ne lui jeta pas un regard sur le rebord de fenêtre, il se contentait de tirer sur sa clope tout en regardant les gouttes d'eau d'écouler le long de la fenêtre.

Il s'était remis à pleuvoir.

Eun Cheol adorait la pluie. Elle lui rappelait la mort. Elle lui rappelait les larmes. Elle lui rappelait qu'il n'était qu'une enveloppe vide/ Mais surtout il aimait l'écouter, fermer les yeux et laisser le bruit et l'odeur de la pluie l'envahir, le remplir. Hypnotisé par ces gouttes reflétant la laideur de la ville et de sa vie Eun Cheol ne sentit pas venir la main du basané vers son visage et eut un mouvement de recul lorsqu'il sentit ses doigts toucher ses cheveux. Il n'avait pas voulu être brusque mais l'autre l'avait surpris...

Bougeant un peu pour laisser son dos transpirant reposer contre le verre froid de la fenêtre, il attrapa le regard de l'homme. Ses yeux étaient beaux. Il 'avait déjà pensé un nombre ahurissant de fois dans la soirée mais ils étaient beaux. Il avait vraiment quelque chose d'animal, de brut mais aussi de fragile qui poussait Eun Cheol à bout et lui donnerait presque envie de le prendre sur place une nouvelle fois. Étrangement, le moment où leurs regards s'accrochèrent lui parut incroyablement intime. Un malaise s'installa alors qu'il sentait son interlocuteur s'agiter pour trouver quoi dire. Lui restait silencieux, comme souvent, se contentant d'observer les traits de l'homme, laissant sa main pale et tremblante se poser avec douceur sur sa cuisse. C'était juste.... confortable. Etrange mais confortable...

« Tu vis seul ?  Ecoute je... je vais t'aider à ranger. Je partirai ensuite. » finit-il par articuler. Le jeune homme pencha la tête sur la côté tout en ne lâchant pas l'homme du regard. Il savait que la pièce n'était qu'un ramassis de leur saleté, de leur pourriture mais il n'en avait que faire, il rangerait plus tard, quand son esprit et son corps seraient calmés.... Il était habitué à vivre comme ça, empêtré dans sa sueur et ses peurs alors quelques heures de plus ne changeraient rien. Dans l'instant il n'avait qu'une envie, le toucher. Se remplir un peu plus de l'autre.

Dans un dernier relent de folie, il se rapprocha du corps qui lui faisait face. Avec lenteur il passa une de ses jambes entre celles de l'autre, son genou effleurant le membre fatigué du chinois. Il rapprocha un peu trop vite son visage du cou de l'autre et vint doucement mordiller son oreille droite avant de laisser couler quelques syllabes. « Tu vas juste partir et oublier.... Tu ne te souviendras que de l'odeur de nos spermes mêlés sans pouvoir mettre de visage sur mon corps. J'étais à toi, aujourd'hui. » Sans le quitter des yeux et voyant qu'il ne réagissait pas, Eun Cheol lécha avec provocation la cigarette qu'il avait précédemment dans la bouche avant de venir écraser le bout encore brûlant juste au dessus de la clavicule gauche de l'objet de ses désirs. S'il devait se perdre, autant se perdre jusqu'au bout.

Il se leva, sans avertissement, et se replongea dans la contemplation des gouttes dévalant la vitre froide.

Il n'attendait que le départ du chinois pour laisser la crise reprendre le dessus. Il le sentait, il savait qu'il allait lécher ce sol, qu'il allait dévorer les nouilles qui restaient. Ce qu'il avait fait de l'autre homme, surtout ce qu'il lui avait fait n'avait fait que le briser un peu plus. Il allait manger, se masturber en pensant au corps nu qu'il avait touché un peu plus tôt, éjaculer entre les nouilles avant de vomir toute sa douleur et peut être finir par sauter par la fenêtre si l'envie lui prenait.

Bipolaire.



    The sky inside of me that makes me unable to love you anymore. Even if I hope that you stay a little longer if I beg, even though I want to be one of your memories forever, you're forgetting now. Your breath that is steadily getting further away to a place I cannot reach.
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[HOT] till morning do us apart

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