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 Ian Moor || Requiem for a pill ~ACHIEVED~

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I'm Ian Moor;
Membre
Feat : Hyde

Nombre de messages : 13

Me, myself and I : >>22 years >>JPN||ENG
Doing this and that : Dumb's chasing voice in the midnight madness...


MessageSujet: Ian Moor || Requiem for a pill ~ACHIEVED~   Jeu 20 Fév - 23:17

Moor Ian ;
Poste vacant. Non; Feat. Hyde ;


ID.
Age. 22
Origines. UK || JPN
Sexualité. TARGET LOST
Groupe Sanguin. O-
Groupe. Artificial Dreamer
Desembodied.
Ian… Qu’évoque un tel patronyme à mes pairs ? Sans doute pas l’exotisme de l’extrême Orient.
Image floue au contraste grossier, mon apparence rejette pourtant le nom qui m’appartient.
Je suis ce que l’on nomme « métisse », et l’amande de mes yeux en est si ce n’est la preuve, la conséquence fortuite. Représentation saugrenue plagiant Puccini, comme la veine noire traversant le marbre blanc, c‘est le Japon qui est venu à ma terre natale anglaise pour y laisser son empreinte brunâtre.

Indifférencié parmi ce qui dénote, ni agréable, ni repoussant.
Le flegme britannique sur fond de visage atone, c’est jalousement que l’écrin bridé de mes paupières, se referme sur deux perles d’un noir pénétrant où rien ne transparait si ce n’est le néant, ou votre propre reflet.
La matière dense qui compose mon écorce est fine comme la porcelaine. Pâle, lisse, sans vie, telle une vieillerie ayant perdu tout éclat. Carcan épidermique aux allures fantomatiques, seul dénote au dessus de mes pommettes, les larges crevasses sculptées par l‘existence. Dessinant les contours de cet opaque masque, ce sont d’épais cheveux noirs qui couronnent mon crâne et retombent, désordonnés, le long de mes joues saillantes ; détails indéniablement nippons, tandis que petites mais pulpeuses, sous un nez imposant, deux lambeaux de chair rosâtres forment mes lèvres.
Ni rond ni allongé, plutôt aigu… ni large, ni haut, sont les contradictions qui moyennent les deux extrêmes de cette face blafarde constituant mon identité. A peine rustre, peut-être raffiné le bas de mon visage épouse néanmoins davantage que mon front les grossières caractéristiques de l’occident.

En deçà cette figure parcellaire se forme un cou gracile où saille une pomme d’Adam tentatrice. L’ensemble soutenu par deux épaules qui, bien que d’apparence frêle, sont solides et carrées . Il n’existe dans cet assemblage aucun excès, et l’indigence asiatique n’a su complètement sévir sur ma stature. Ainsi, je ne suis pas un géant mais compense cette anomalie corporelle par des muscles fins et vigoureux. Un avorton robuste, voilà qui pourrait objectivement me définir.

Je n’ai à mettre en valeur, qu’une carcasse en décomposition lente dont les ailes , encrées sur mes omoplates, attendent le déclin pour emporter au loin ce qui fait véritablement de moi ce que je suis. Mon âme.

Mon apparence ne souffre aucun jugement, car elle n’en nécessite aucun.
Useless ?
Rêver pour vous, c'est ?  Les affres de la dépendance ont jetés depuis longtemps leur dévolu sur ma pauvre carcasse, noyant mon être de fantasmes chimiques. Je songe éveillé, et ce besoin de raviver la flamme hallucinatoire qui ronge mes sangs et ma raison se fait tant pressant qu’il est devenu mon unique point d'attache. Chaque gélule avalée resserrant mon doigt sur la détente glaçée, le canon toujours plus fermement appuyé contre la tempe. Le rêve me soulage du maux d’être humain, il est ma cage aux barreaux dorés, l'amplificateur de ce rythme chaleureux qui palpite au creux de ma poitrine. Il est tout et rien à la fois, mais il me le faut. Absolument.

Un rêve qui vous a marqué. Les yeux clos, enveloppé par la pénombre, n’est-ce pas fascinant de constater à quel point, nous, êtres diurnes, sommes aimantés vers la lumière au point même de la fantasmer lorsqu‘elle nous fait défaut ?
Mais celle même qui devrait m’éveiller n’y parvient plus depuis longtemps, elle est devenu artifice manipulable par l‘Homme. Physique, mathématiques, mysticisme. Plastique, verre, cuivre. Il m’ai impossible de la reconnaître. Sitôt que je m’en approche, je m’y brule les cils, battant des paupières pour m’échapper à contre cœur des bras de Morphée. Et je peste contre cette reproduction superficielle qui imprime sur la trame nébuleuse de mon existence, des ombres. Tel un poussin dans son œuf cette sensation oppressante d‘infinitude contenue m‘obsède.
Mais cette incandescence aveuglante et rédemptrice, je l’ai presque rêvé. Une fois.


J'avais fendu ma coquille...


Ce que nous avons fait de cette chose nommée «  monde » faute d’en connaître le vrai nom si du moins elle en nécessite, et de ce que nous croyons en savoir, il n’est en vérité peut-être rien.
Entre réalité et concept, se trouve une fissure, frontière pourtant infranchissable appelée «  la pensée ».

De ce tout formé de rien, l’homme pense être le produit final, l’aboutissement.
Achèvement partiel devrais-je dire, l’être humain n’est que le point virgule de l’univers : il sépare les prémisses d’un syllogisme insaisissable à son échelle.

Son corps est une geôle où est retenue prisonnière la métaphysique -tel qu’il désigne ces choses qui lui échappent-, et cette dernière a pour bourreau l’intellect, sous-fifre de la cruelle pensée. Tortionnaire sans scrupule, il la contraint à reposer sa substance dans d’étroites enveloppes telles que les chiffres ou les lettres, la tord en conversation stérile, l’éclabousse de mysticisme, la martèle de jugements, et sans cesse la travaille de questions. Car, dans sa diachronie, l’homme ne peut s’empêcher de réduire toute forme à la sienne. Et tout en admettant sa misérable nature, il reconnait par de nombreux procédés qui lui sont propres, être le centre d’un monde désaxé qu’il a fait sien.
Il a créé le vide, tout comme il a créé la matière, et de cette alchimie à fait surgir « ordre » et « vérité », pour ne pas perdre l‘ascendant sur cette entité qu‘il résume au terme « vie ».

Nous ne sommes qu’instrument, commodité les un des autres nous justifions notre existence au travers d’autrui, cela nous convient. dans le fond, nous sommes tous égoïstes et manipulateurs.

L’homme en tant qu’animal pensant et conscient de son existence au sein du cosmos, se doit de choisir sa mort tout comme il s’arroge le droit de choisir sa vie, car il est le seul à pouvoir détruire ce qu’il a érigé, et le temps fait également parti de ces constructions futiles…

Certains s’encombrent d’un bagage psychique superflu, pure interprétation de leur faiblesse corporelle. Certaines choses ne peuvent être décrient et contrôlées, et c’est pourquoi elles m’échappent, ces choses terre à terre que mes semblables veulent supra-ordonnées : les sentiments. Voici sans doute le fondement de ma personnalité autoritaire et antipathique.

L’incompréhensible est convertie en instance psychique supérieure, en inconscient : une porte. Le corps n‘est en rien l‘essence de l‘existence, plutôt, une graine germant dans le terreau de l‘infini, destiné à muer. Tout n’est qu’éphémère dans le monde sensible. Cependant cette métaphore végétale, est tout aussi limitée, puisqu’elle se cantonne au verbe, encore une forme torturée de ce que je ne peux expliquer.
En vérité je suis plus curieux que mes pairs, tout en restant aussi incompétent. Mais comment exprimer sans parole ce qui n’en a nulle besoin pour être ?
Je crois que c’est pour cela que je suis ce que l’on appel « laconique ». Parce que je me contente de sentir la vie plutôt que de la mener… j’ai pourtant ce défaut incurable commun à mon espèce qui m’oblige à expérimenter cette séparation ténue entre l’innommable et ma personne, car je possède un corps.

Mon univers est différent du votre, car j’ai rompu par deux fois cette frontière. Je suis fiancé au rêve de l’Humanité car je n’ai pas perdu ce que mes concitoyens poursuivent : leur part de néant, d’infini. Je suis un être unifié et non plus cartésien. Evanescent, transcendé mais toujours transcendant mes vieux travers d’acid head, j’’amplifie mon « être », encore et encore jusqu’au dégoût. Peut-être est-ce pour cela qu’on me dit trop extrême.
Certains clamerons que je suis un junkie, peut-être même un dément.
Je ne suis en réalité, qu’un chasseur de marchand de sable. Tout comme mon père.

Mais ne sont-ce pas les plus rêveurs qui accomplissent les plus grandes choses ?

Narrow escape.

Stuck.

And suddenly ...

Les marches craquent, non… le béton crisse sous mes semelles. Il est tard déjà, et la rumeur nocturne de Touljin a remplacé le chant mécanique des heures diurnes. Je foule quelques affiches déchues de leur présentoir : la chaux délavée d’un étroit couloir. En bas, la rue et son asphalte morne. Je suis seul.
La tapisserie effeuillée et flétrie par le temps s’effrite sous mes doigts, lentement, je retire ma main du mur, la fixe d’un œil vide, mon pouce balayant les résidus poussiéreux d’une pin-up du reste de mes phalanges. Relevant le menton, j’agrippe la rampe dont les reflets métalliques se fondent à des auréoles verdâtres à l’approche de ma destination. Ma respiration se glace au contact de l’air hivernal, je presse le pas.
Dernières marches, l‘écho de mes pas s‘estompe tandis que s‘amplifie, imperceptible, le grondement des vices murés derrière la porte close. Une lueur éteinte embrase timidement l’antichambre, dessinant une pâle raie de lumière au travers de l’embrasure.





« Tu peux m‘en trouver ?»





L’odeur âpre du tabac me happe et bientôt c’est la suavité de l’alcool qui embaume mes sens. L’œil rougis par ces effluves, calme, j‘avance la mine atone, les lampes reflétant leur éclat ténu et coloré sur les bouteilles de liqueurs. Il est déjà là, sa silhouette diaphane auréolée d’un nimbe grisâtre attend, lascive, près d’un vasistas calfeutré. Derrière l’ouverture, on distingue l’ombre de barreaux oxydés dont la rouille lentement à peint le cadre bétonné de la fenêtre, improvisant de longues traînées brunâtres parmi les fentes qui la parsème. Des capitons éventrés semblables à des morceaux de chair exsangues agrafés au mur adjacent s’affaissent, fatigués par de longues heures de turpitude. L’excitation me gagne peu à peu tandis que je scinde la foule. Nous échangeons quelques banalités dans ce décor suintant de sensualité morbide, les êtres semblent sourds, les miroirs aveugles, la lumière obscure… Comme toujours, il tient en joug mon désir.


Ce vide croissant en moi, comme un sentiment accru d’incomplétude, je le traine depuis trop longtemps, comme si quelque chose m’avait été sauvagement arraché. J’ai le vague sentiment que la solution est enfin à portée de main, qu’il me faut simplement la tendre pour goûter à la satisfaction. J’en ai les moyens.


« Je les ai. »
« … »

Mon cœur s’emballe, je presse mon acolyte. Cet appendice fébrile que j’avance semble animé de sa volonté propre, pourtant, c’est bien ma paume sous le feu phosphorescent des néons. Elle pali, blême comme l’albâtre, le jeu des lumières teinte son écorce d’un arc en ciel. Il relève le museau, j’aperçois sous ses cheveux blonds en bataille, l’esquisse d’une amande obsidienne réprobatrice. Il me ressemble en un sens. Son menton s’agite, décrivant un bref mouvement latéral. Pas ici.
Ce bouge rougeoyant nous enveloppe de sa muqueuse écoeurante, les notes disharmoniques diffusées par les amplis où se mêlent la curieuse complainte de corps enlacés obstruent mon ouïe lorsque nous passons les sanitaires pour gagner de nouveau l’extérieur. Je n‘entends plus sa voix, ses propos m’intéressent peu.




13,12,11,10,9,8,7,6,5,4,3,2,1...

Sous sa robe de dragée, un goût sucré. Adossé au mur, lentement je vois se déformer les contours longilignes de la ville. Ce sourd bourdonnement à mes oreilles envahi l‘air, il enfle et dévore par sa vibrante fréquence ce que l‘Homme commun nomme « réel ». Sa silhouette disparait et mon corps se dissout dans le décor. Je tends une paume hasardeuse, mais la referme sur du vide, incapable de l’entraîner dans mon délire. J’exulte tandis que malignement, mon âme m’échappe. J‘entends les couleurs, je vois le sons et dans ce chaos sensitif je distingue le vague tumulte d‘un réalité altérée. Le sucre se mût en miel, coule le long de ma gorge et asphyxie le souffle suffisant qui tente de s’en échapper. Mes yeux clos restent ouverts, offerts à une nouvelle matrice. Je me sens bien.



This is Chaos.


« Ce jeune homme est-il l’un de vos proches ? »
« … »
« Mademoiselle ? »
« … »
« Mademoiselle, c’est un de vos proches ? »
La jeune fille releva le museau, fixant d’un œil vide l’homme qui se tenait face à elle. De qui parlait-il ?
Elle laissa sa tête retomber , son menton allant épouser le creux de sa clavicule, un soupir las se faufila hors de ses lèvres violines. Sa peau pâle était parsemée de marques bleues, ses yeux cernés, ses cheveux en désordre. Elle ne portait sur elle, qu’un mince gilet et une culotte élimée. Son visage décoloré avait perdu toute fraicheur malgré son jeune âge. Au coin de sa bouche, perlaient quelques résidus de bile, elle paraissait sourde et aveugle avec son air hébété. Ouvrir les yeux semblait lui couter bien des efforts, pourtant elle osa lever une timide main, empoignant la blouse blanche de son interlocuteur comme pour s’en servir de béquille, cependant, se furent ses cervicales qui se tendirent.
« Ian ? »
« C’est le nom du jeune homme qui vous accompagnait ? »
Elle hocha la tête.
« C’est un de vos proches ? »
« … peut-être. J’ai soif. »
« Essayez de vous rappeler . »
« J’ai tellement soif. »

L’homme quitta son champ de vision. Elle se laissa choir sur la chaise, bras ballants, sa bouche entre-ouverte elle renversa sa tête contre le mur pour mirer le plafond .

« Où je suis ? »
« Aux urgences de St-Thomas. »
« ah… Vous êtes médecin ? »
« Oui. Quelqu’un nous a appelé il y a 30min pour nous signaler un accident dans le quartier de Lambeth. »
« … Je suis malade ? »
« Non, à part quelques ecchymoses vous n’avez rien, vous vous êtes évanouie semble-t-il. »
« … »
« Ce jeune homme qui était dans la chambre où nous vous avons trouvé, c’est quelqu’un que vous connaissez ? Ian c’est ça ? »
La demoiselle adopta une moue intense. Elle n’avait pas les idées claires. Ian était le premier nom qui lui était venu à l’esprit, fronçant les sourcils, elle se rappela vaguement un visage venu d’un autre continent, incertaine pourtant elle poursuivit sa réflexion quelques secondes. Remettre de l’ordre, il lui fallait absolument reprendre pied, sortir du bad trip. La demoiselle écarquille ses yeux, le bleu de son iris s’assombrie.

« Ian… On baise, c’est tout. »
Ses pupilles se rétractent, et soudain, sa main filiforme resserre son étreinte sur son gobelet de plastique . Elle le broie, lessivant ses jolies jambes d’eau.

« Vous pouvez me dire ce qui s’est passé exactement ? »
Elle tremble, sa main libre retenant son front ridé par un impénétrable expression mêlée de désarroi et d‘effroi. Le fil des heures passées se distille sous son cortex embrumé, pénètre sa rétine pour y laisser l‘image horrifiante de sa macabre soirée.
« Je… On… Il est devenu fou. Il a rampé hors du lit comme un cul de jatte. »
Les mots se bousculent, lesquels choisirent ? Elle essaye de retenir le flot de parole qui trotte hors de sa gorge, mais sa mâchoire serrée ne peut y parvenir.
« Il avait peur de je ne sais quoi. On avaient prévu de s’amuser. S’amuser c’est tout. »
De petites gouttes se sauvent le long de ses joues et viennent noyer davantage ses cuisses déjà mouillées, ses dents crissent sous la pression de sa mâchoire, et son poing toujours aussi ferme fait hurler le plastique du verre.
« Je n’arrivais pas à le calmer, il ne m’écoutait pas. Alors… alors… »
La pauvre petite chose informe et frissonnante venait de se raidir brusquement. C’était fini, la descente avait été brutale.

« Il vous a agressé ? »
Son souffle enfle, la panique resserre son étau sur sa carotide, elle poursuit d’un voix presque éteinte.
« Non… Je… J’ai attrapé quelque chose. Quelque chose, un dico… non c‘était long. Une batte ? Je ne sais plus. Je l’ai tué ? C’est ça, je l’ai tué ?! JE l’AI TUE DOCTEUR ? »




Requiem for a pill .

Elle est jolie cette fille, pour une anglaise…

Sa face blafarde n’avait pourtant rien de particulier, de grands yeux au bleu opalin, des lèvres étroites et violacées constamment gercées, d’épais sourcils lui donnant un air de garçonnet, un nez fin mais sa mâchoire taillée dans un bloc d‘albâtre saillant exagérément sous ses pommettes rondelettes. Une poupée de porcelaine tâchée de noir et de vermillon. Sous son front lisse, elle sortait à peine de l‘adolescence. Son masque d‘argile s‘effaçant sous la sueur. Mi courtisane, mi princesse, une fleur déjà fanée. Il est pourtant aimable de se promener entre ses cuisses, son visage encore enfantin me rappelant le goût de l’interdit. J’aime voir ce faciès étrangement atemporel changer d’époque en se tordant d’un rictus lubrique.


Combien de types avaient déjà caresser ses jambes satinées ?

Ses longs cheveux lui couvrent la poitrine, comme une rivière brune formant deux ouïes sur sa cage thoracique, ils ondulent au rythme de mes coups de bassin. Sa silhouette frêle n’a malheureusement plus le charme d’autrefois, elle arbore une force masculine lorsque nous sommes entrelacés. 5 pilules, c’était bien cher payé pour troncher la même fille que la veille. L’avantage des drogues, c’est qu’elle rendent le monde plus agréable… Et ses courbes aux volutes uniformes, dans la pénombres, peu à peu se métamorphosent. Ses murmures se faisaient-ils moins discret ou bien est-ce mon ouïe qui s’accroit ? Je penche la tête, jette un œil par ma fenêtre. Une lueur versatile vient taquiner ma rétine, s‘insinuant dans la pièce, elle longe le mur, tantôt rouge, tantôt verte, elle joue sur le parquet.

Ma tête tourne. Quelqu’un écoute la musique ? Comme c’est déplaisant.
~Crescendo sa voix devient l’écho contenté de ma déception. ~

Et tandis que mon regard s’attarde sur le plafond, revoici la lueur. Elle change de forme, s’invente des tentacules, elle s’étend puis se recroqueville, module son apparence au gré de notre valse malsaine. J’abaisse les yeux, et la chair de cette fille devient ébène. Ce n’est plus une femme mais le violon sur lequel je joue mon tango hallucinatoire.

Quelque chose ne va pas… ce n’est pas comme d’habitude.
J’ai mal. Qu’on éteigne cette musique, c’est insupportable. Je ferme mes paupières , accélère le mouvement. J’ai si chaud qu’il m’ai difficile de reprendre mon souffle. Ces gémissements deviennent assourdissants. Je bas des cils, et la lueur s’étend, grandie toujours, changeante et enjôleuse, elle m’éblouie malignement, annonce la fin des réjouissances.

Le râle final, vertige intense.

Au dessus de moi, cette chose. Elle grince si fort, son poids m’accable, quelle est cette étrange créature onirique ?
Son corps ressemble vaguement à une contre basse dont les cordes chatouillent mes joues. Tendant une main mal assurée, j'effleure du pouce ce qui semble être une tête, frissonne. C'est si réel. J’ouvre la bouche, offre un souffle apeuré à celle qui me surplombe. Qu’a-t-elle fait à mon archer ?! Le bas de mon corps ne répond plus.
Veulent-elles m’étrangler ces cordes éparpillées sur ma nuque ? Va-t-elle me priver du reste de mon corps cette succube inhumaine? La lumière me souris, danse sur son corps de bois, elle avance son bras pour m‘entraver, violonant de sa voix éraillée quelque malédiction.

La douleur me tord, mes jambes disparues m’arrachant un gémissement animal.
Je tâte, incertain et pétri par l‘angoisse, le monde qui m’entoure. Je crois perdre les sens, la lumière arrache peu à peu à mon univers, toute sa netteté.
Ma peau ne sent plus, mon nez ne peut respirer et l’air m’empoisonne, le crissement assourdissant d’un adagio bien connu se déforme et soudain, je suis sourd.


« Il a pas fait les choses à moitié celui-là… Sa copine lui a fracturé l'arcade et il a eu droit au lavage d’estomac. »
« Fais voir un peu le rapport ? »
« Presque 130mg de substances psychotropes diverses et variées d‘après les analyses du labo, à se demander comment un petit gabarit comme lui a pu en ingérer autant. Il a fait un Bad trip…»
« Il est en salle de réveil là ? »
« Non… soin intensif. Il nous a fait un frayeur durant l‘opération. »

L’oxygène se raréfie à mesure que mon pouls augmente, ma cage thoracique semble si étroite que mon cœur préfère s’exiler pour battre frénétiquement contre ma tempe droite. Et je suffoque, en proie à d’abominables crampes, le corps désaccordé, mes organes et mes muscles livrant un concert à contre temps dont la partition tumultueuse rendait à mon existence toute l’amertume de mes excès.
On m’entrave.
Crescendo mortel pour un requiem assassin, la douleur s’envole pour retomber lourdement et racler plus violemment de son archer, la pulpe desséchée de mon cadavre tressaillant, me faisant vibrer tel un violoncelle. J’ai l’intime conviction que mon enveloppe corporelle me rejette tel un parasite devenu indésirable, ayant trop longtemps éprouvé la résistance de celle-ci. Comme si j’étais devenu nocif à moi-même. Et cette altérité grignote, à chaque centilitre d’air si difficilement inspiré, ma lucidité vacillante.
Les lueurs multicolores ont disparus, ne subsiste qu’une aveuglante brume, un subtile vide.

Quel est ce "bip" strident et continu que j'entends ?


Past life and...

« Madame Moor, votre enfant souffre de ce que nous appelons le syndrôme d’Hospitalisme. »
« … qu’est-ce que c’est exactement ? »
« Et bien, c’est une atteinte parfois somatique des mécanismes émotifs, c‘est un trouble développemental si vous préférez. Cela arrive lorsque les enfants sont séparés de leur mère peu après la naissance pour être hospitaliser sur une longue période. »
« … Ian est né prématuré mais il n’a été hospitalisé que 4 mois. »
« Il est question d’un défaut d’investissement parental madame Moor. Votre mari et vous-même… » la femme fronça les sourcils, prête à hausser le ton.
« Nous avons toujours fait ce que nous croyions bon pour notre fils. »
« A-t-il eu une nourrice ? »
Un petit babillement s'échappa de la poussette, non loin du sofa où siégeait la patiente et son compagnon.
« Oui. Nous sommes rarement à la maison mon mari et moi-même, et il y a cela, de bonnes raisons.»
« Cette nurse était-elle fixe ou en avez-vous changé souvent ? »
« … Nous avons dû en changer dû à nos fréquents déménagements. »
« Un jeune enfant à besoin d’une figure maternelle stable pour pouvoir se développer, et je crains que votre absentéisme et ses changements répétés n’ai aggravés la situation…Avez-vous des activités communes avec Ian ? Jouez-vous avec lui lors de vos temps libres ? »
« … Nous avons tous deux bien du travail docteur, soit peu de temps libre, voir aucun, et notre vie familiale s‘en trouve très atteinte. Nous ne sommes pas de mauvais parents pour autant. »
« Comment se porte votre couple ? »
« … »
« Je crois, docteur, que ma femme et moi avons fait notre possible. Nous aimerions simplement savoir si Ian peut-être soigné ? »
« Ian n’est pas un malade incurable rassurez-vous. Il se peut cependant qu’il présente quelque retard dans l’acquisition du langage par exemple. Ce qui m‘inquiète le plus à vrai c‘est son désintérêt pour les rapports affectifs qui à terme pourrait se révéler irreversible… Si vous accordez à votre enfant le temps qu’il sollicite, il pourra en revanche devenir un petit garçon comme tous les autres. L’instinct maternelle n’est pas une chose de marchandable. »


Le tumulte bouillonnant qui me ravage s‘apaise, remplacé par l‘apesanteur. Si je sentais encore mon corps, je pourrais sans doute toucher du doigt ce qui s’apparente à l’infini…
La toile ténue de mon karma vomie par des méninges en hypoxie imprègne le fond de mes prunelles opaques.
Voilà d’autre souvenirs peuplés de familiers inconnus.


« Madame Moor ne vous accompagne pas ? »
« Elle est partie. Elle reprend la tête de l’entreprise familiale à Osaka, elle a quitté le foyer. Pourquoi m’avez-vous contacté ? »
« Et bien … je crois que le travail d’Ian parlera de lui-même, d’autant que vous êtes un neuro-psychanalyste reconnu, décrypter ce dessin vous sera facile je pense… »
Le directeur sortit d’un tiroir, ce qui s’apparenter à un dessin d’enfant. L’auteur ne devait pas avoir plus de 8 ans, cela dit, son trait était déjà très assuré. On remarquait alors bien des détails tels que le soin apporté aux expressions faciales, ou encore l‘intensité des coloris, mais cette œuvre restée bien que magistralement réalisée, d’une fantaisie inquiétante. Le vieil homme tendis la feuille à son interlocuteur, ce dernier s’en saisit et l’examina rapidement.
« … Je vois. »
Une expression préoccupée venait de se peindre sur le front de Mr. Moor tandis que son rejeton assis sagement dans un coin de la pièce, observé d'un oeil attentif le manège que ses camarades se livraient en contre-bas dans la coure.
« Ian ne dessine pas sa mère, il n’utilise que le rouge et le noir, et ne peint que des scènes nocturnes, quant à votre portrait mr Moor, il est si petit que j’ai d’abord cru qu’il s’agissait d’un petit frère… »
« Nous n’avons qu’un seul enfant. »
Le père ôta ses lunettes, les posant sur le bureau du directeur, il se massa les tempes. Encore ce fichu syndrôme pensa-t-il. Il n’avait décidément pas la fibre paternelle.
Toute chimère aboutie possédait une substance pour cet homme de science, mais que faire d’un rêve en devenir, encore instable. Les songes, tous d’électrodes et d’or vêtus avaient asphyxiés sa vie professionnelle en l’astreignant au joug matrimonial. Ses sujets d’expériences favoris avaient perdu toute saveur, remplacés par une pénombre incurable sous la forme d’un mal consumériste dévorateur de marchand de sable. Sa réalité disparaissait, celle des simples mortels prenant sa place. Il ne connaissait pas les choses de ce monde. Les rêves tout comme le silence ne sont plus lorsqu’ils prennent corps. Ian est-il trop réel pour qu’il consente à le connaitre ?
Le directeur repris la parole, tirant son invité de ses songes.
« Je compile moi-même les dossiers de tous les élèves, je les connais tous très bien. Ian bien qu’il ai de très bonnes notes est un enfant très introverti, il n’a pas vraiment d’ami et ne s’investit aucunement dans les activités collectives, il refuse même de faire la sieste avec ses camarades. Il est peu loquace, et prompt à l’escarmouche… En tant que neuro… »
« Vous pensez qu’Ian a souffert du départ de sa mère ? »
Mais comment peut-on regretter la présence d’une inconnue ? Le crève cœur n’en est pas un si il n’existe tout bonnement pas aux yeux du supposé infirme…Comme il était aisé de se lester d’un poids trop important en l’inccombant à un déserteur et quel cruel geôlier que sa propre chair. « La mort de Morphée » avait signée définitivement l’extinction de son cercle familial…

Je n’ai jamais eu besoin de lui. Je me suis construit seul.
Parce que je n’ai jamais pu rentré dans une éprouvette, j’ai eu tôt fait d’apprendre à rêver mon existence.
Si mon père avait eu vocation parentale, c’est en simple copie de son idéal chimérique qu’il m’aurait érigé. Je vaux bien mieux que ça, je suis plus que ça. J’aspire à de trop grandes choses pour les contenir à ce pragmatisme terre à terre que pourchassent les hommes dans la procréation et le matérialisme. Je ne suis pas un caniche que l’on dresse.

L’éden blanc s’évanouit. Je m’alourdie.

« On va le perdre !!! »

Mourir. Qu’est-ce que cela ?

« Amène le défibrillateur ! »

Quelque chose me retient. Comme un doute. J’ai l’impression d’être sortie en laissant la porte ouverte.


Wait for it...

Qui sont ces gens ? Que font-ils ?
Des blouses blanches…
Cette chose pâle et convulsant, c’est moi ? Comme c’est étrange, ce sentiment lointain de frustration. Ce n’est pas cette charogne qui me retient par l’ectoplasme… ce sont eux. Mes… semblables ? Pourtant je ne leur suis d’aucune utilité. Jetez moi, comme le chiot indiscipliné que je suis. Vos efforts pour me conserver indemne me sont inutiles, à moi. Vos gestes sont stériles car je ne tiens pas à être redevable. Ecartez-vous de mon cadavre, ne mutilez pas de votre orgueil le cœur qui s’arrête de battre !


« Madame, monsieur,
Nous vous informons par la présente, du renvoi définitif de votre fils de notre établissement . Cette sanction prendra effet dès réception de la présente lettre.

Motif : Attitude inadaptée au cadre scolaire.

Veuillez agréer Madame, monsieur à mes sincères salutations »

« … pfff. Attitude inadaptée au cadre scolaire. Ils ont le sens de la formule. »
Sous le voile de fumée se dessine l’ombre d’un sourire sarcastique.
« Arrêtes tes conneries…»
« Une liasse dans les poches et l’affaire sera réglée. Ces types sont des tiroirs caisses qui se croient savants.  Il te reste un peu de poudre ? »

C’était devenu un rituel, quelque soit l‘heure, ils subvenaient tous à mes envies, mes petits caprices. Je n‘avais qu‘à claquer des doigts. Mais c’était différent avec le blondinet, il avait un peu de conversation lui. Alors je l’appelais plus souvent que les autres.
La cuillère chauffée au briquet où crépiter l’héroïne de mes fantaisies et la seringue prête à l’usage qui l‘aspirait goulument comme l‘ivrogne descend son verre, le tic tac de mon horloge biologique.
La bouteille de scotch pour faire passer la gélule souriante. Mais l’éveil , c’est en prosant sur du buvard que je l’atteignais réellement, grattant mon outil d’une allumette pour écrire à la cendre les révélations de ma psyché lorsque je ne disposais pas d’encre de seigle pour les immortaliser.
Parfois j’étais d’humeur plus aristocratique, alors je lui demandais quelques substances plus basiques. De la frivolité en paillettes pour businessman. Mais avouons le, ces gens là ne savent vraiment pas s’amuser. La carte bleue et les rayures immaculées au dos de mon classeur à l’effigie du Trinity college, me rappelant que j’étais inévitablement appelé à devenir l’un d’eux…

« Puis tu risques pas grand-chose, j’me trompe, Azel ? »


Reincarnation.


Toujours plus profond dans un mouvement de va et vient tel un amant indifférent aux gémissements douloureux de sa compagne, je les regarde, impuissant, violer mon organisme, le profaner de leur sonde désinfectée. Ils m’arrachent par hoquets successifs, mes précieuses divagations, à chaque centilitre de bile, c’est mon essence qui s’évapore pour s’ancrer de plus bel à ce véhicule pitoyable qu’ a forgé mon identité. Mon écorce me rappelle auprès d’elle, cette tige d’acier qui décrasse mes boyaux m’aspire, et bientôt je ne serais plus suspendu au dessus de leurs têtes.

L’aiguille qui suture mon arcade m’écorche, me force à guérir d’un supposé néant. De nouveau je devrais m’astreindre à être terrien.

Pourtant je suis là, flottant parmi les effluves de javel et de Bétadine, et vous m’obligez à mourir une seconde fois.

«  Tu l’aimes, ton père ? »
« … Il m’intéresse. »
«  Comment ça ? »
«  Il ressemble à un chien qui se mord la queue. »
« … » 

J’ai froid, un courant d’air gelé vient lécher mon torse dénudé sous le chandail pelé qui vêt mes épaules, une voix retentie, son écho rebondit sur matelas où je suis sanglé, je relève alors le nez, forçant mes cervicales à décrire un arc disgracieux. Je sens gonfler à ma tempe, une veine remplie d‘amertume. Sa main chaleureuse presse mon poignet comme une orange, sa face tordue sous une barbe de trois jours arbore une expression dégueulasse. Deux crevasses se creusent aux coins de ses prunelles embuées, et sous ses lunettes j'aperçois quelques larmes s’écoulaient silencieusement. Son chagrin vient lessiver mon front. Je m’agite, qui est cet homme ?! Pourquoi se permet-il d’épancher le chagrin d’un proche sur mon lit d’hôpital.


«  On va te soigner… Ian. »

« Je ne ressens pas encore le mal, mais il est déjà là, c’est certain. Je suis dans les lymbes pour l’instant. Trop mal pour dormir, trop fatigué pour rester éveillé. Mais le mal est en marche. Suées, frissons, nausée, souffrance et manque. Ca vient. »

Mark Renton - Trainspotting.

Et je crie, la tête enfouie sous les draps, mordant mes lèvres jusqu’au sang tant je me sens incomplet. Les larmes me montent aux yeux tandis que j’écartèle mon édredon, la vue floue face au soleil printanier qui filtre à travers ma fenêtre barricadées. De cette toile impressionniste peinte à la truelle sur ma rétine au travers de mes pupilles dilatées, ne se détache que la silhouette noire des barreaux de ma saine prison.
Bientôt se sont les bouffées délirantes qui font leur apparition, et avec elle, les séquelles de mon hospitalisation. Un cauchemar dépourvu de nuance s’installe au pied de mon lit. La danse des seringues, l’odeur déplaisante du dîner me soulève le coeur. Les murs se tordent, ma couverture se change en buvard. La mine pâle et l’âme affaiblie, gémissant mais bien en vie, j’expérimente la douleur comme jamais auparavant. Mon estomac se soulève, je me contorsionne, m’écroulant supplicié au pied du lit, les ombres défilent sous la porte, j‘élimine , contraint, les restes de mon déjeuner. Malgré la sensation de sécheresse sur mes papilles, malgré la fraîcheur de mon épiderme, je sue, humide tel un poisson hors de son bocal. Je panique.
Un, deux, trois,… le cliquetis des clés me fend le crâne, on approche.
Le loquet de la porte tressaute.

Dans l’encadrement, du blanc à perte de vue. L’image d’un tableau vierge. Toujours aucune couleur, je divague en noir et blanc. Et puis… Un choc.


Talking about a revolution.

«  Une lumière éblouissante et l'absence totale de pesanteur. C’était indescriptible, une sensation qui n’a rien de comparable à un trip, plutôt comme un rêve. C’est au de là des mots. Et puis, je me suis retrouvé au dessus de mon corps, allongé sur une table d’opération, l’œil révulsé, une sonde dans la gorge et l’arcade éclatée. Sans comprendre comment. »
Le jeune anglais marqua une pause dans sa narration. Sortant une cigarette de son paquet, il s’empressa de l’allumer puis poursuivit.

« C’est là que sont arrivés ces flashbacks. Mes parents en consultation chez un psy’, mon père dans le bureau du directeur, et même la fois où je me suis fait renvoyé du lycée…
Ces décorporations associées à des souvenirs marquants et une description quasi photographique du bloc opératoire, c’est-ce que des neurologues appellent une Expérience de Mort Imminente, un phénomène assez rare, ça tiendrai presque de la légende urbaine pour un sceptique dans ton genre. »
Ian laissa un filé de nicotine s’échapper de ses lèvres, fixant le ciel gris de la capitale anglaise de son air atone. Il avait d’autres projets, d’autres ressources à exploiter.

« Mais j’compte pas rester à Londres pour leur faire cadeau de mon cerveau.  Et puis les études c‘est ennuyeux.»
« Et tu comptes aller où ? »
« … On va a Touljin ? »
«  On ? » Répéta son interlocuteur, sans doute surpris par cette déclaration soudaine.
« J’ai frôlé la mort... J‘aimerais bien la sauter maintenant qu'elle m'a allumé. Mais vois-tu, Azel, pour rencontrer une nouvelle fois la faucheuse, j’ai besoin d'un passe pour traverser le Styx. »


The Void.

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Mode d'emploi : Geek portatif, fonctionne en wifi avec tout ordinateur ou appareil éléctrique. Piles non fournies. Equipé d'un moteur à combustion de glucose . Ravitailler en taurine une à deux fois par semaine.
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Spoiler:
 


Dernière édition par Ian Moor le Ven 21 Fév - 0:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ian Moor || Requiem for a pill ~ACHIEVED~   Ven 21 Fév - 0:14

Rebienvenuuuuuue    
Ca fait trop plaisir de voir des anciens revenir ;A;

Du coup tu as finis ta fiche si oui il te manque juste l'image sous ton nom pour que je te valide !
(HYYYYYYYDE *0*)



    The sky inside of me that makes me unable to love you anymore. Even if I hope that you stay a little longer if I beg, even though I want to be one of your memories forever, you're forgetting now. Your breath that is steadily getting further away to a place I cannot reach.
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MessageSujet: Re: Ian Moor || Requiem for a pill ~ACHIEVED~   Ven 21 Fév - 0:30

Yep, je bidouille ça justement. Normalement tu pourras valider dans min ! ~.^

EDIT : TADAAAAAAAAM !   
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MessageSujet: Re: Ian Moor || Requiem for a pill ~ACHIEVED~   Ven 21 Fév - 2:01

Re-bienvenue sur le forum, bienvenu dans le club des drogués   
Ton avatar est chouette, il est même TROP chouette !


人类为何如此脆弱?
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MessageSujet: Re: Ian Moor || Requiem for a pill ~ACHIEVED~   Ven 21 Fév - 10:55

Roh thx Huan   
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MessageSujet: Re: Ian Moor || Requiem for a pill ~ACHIEVED~   Ven 21 Fév - 12:25

Dear baby, you can now start dreaming in our world !
Félicitation, ton passeport a été accepté par le service des douanes de Touljin, tout le pays te souhaite la bienvenue ! Maintenant que tu nous as rejoint, tu n'as plus le temps de rêver, tu dois t'activer ! Ne pense plus à ça et donne toi à la communauté, pour le bien de notre pays.
En tant que nouveau citoyen, tu peux dès à présent
Créer ta fiche de lien et te faire de nouveaux contacts parmi tes semblables
Demander un logement
Ou tout simplement venir Flooder avec nous en attendant de RP !
Nous te souhaitons un agréable séjour à Touljin.


Before your dreams can come true, you have to have those dreams.
-Joyce Brothers
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MessageSujet: Re: Ian Moor || Requiem for a pill ~ACHIEVED~   

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Ian Moor || Requiem for a pill ~ACHIEVED~

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