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 - One More Time - Alice

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MessageSujet: - One More Time - Alice   Ven 12 Nov - 1:36

Elle était partit durant la plus belle soirée d’hivers que j’avais vécu. Elle avait fuit emmitouflé sous son manteau et sous ses gants. Je voyais encore danser derrière elle le bout de son écharpe. Il ne neigeait pas ce soir là, il n’y avait pas de vent, mais juste un froid persistant. Elle avait ses petits yeux remplis de larmes. Pourquoi pleurait-elle ? C’est elle qui me laissait, c’est elle qui m’abandonnait, elle ne devait pas être triste. C’est moi qui devais pleurer, c’est moi qui avais le droit d’hurler à l’agonie. Pourtant, j’étais resté droit et fier. Elle m’avait juste dit « c’est finis ». A mon « pourquoi ? » elle n’avait pas répondu. Elle m’avait tourné le dos et était partit. Loin de moi, loin de nous. Je revois toujours ses larmes et sa silhouette partir sans moi. M’abandonner sur le bord de la route. Tout a commencé ainsi. J’ai commencé à boire, un peu trop. Ce soir là, je me suis mis KO. J’avais mis toutes les peines du monde à rentrer chez moi. Toutes les peines du monde à trouver mon lit. Je m’étais écrasé dans des draps qui t’avaient accueillis. J’ai eu du mal à m’endormir, malgré l’alcool qui circulait dans mes veines. J’avais du mal à fermer les yeux pour partir dans un profond sommeil. Mais j’ai sombré, quelques heures plus tard, au petit matin, je me suis endormis. J’ai fermé les yeux. Les larmes, je les réservais pour le lendemain. Les larmes viendraient avec la gueule de bois. Les larmes viennent toujours. Seulement, parfois, elles mettent un peu plus de temps que prévu.

C’est une soirée comme celle ci qui causa ma perte. C’était une soirée avec le ciel dégagé et les étoiles brillantes. Que faisais-je en pleine nuit à arpenter les rues ? J’avais finis mon business de la journée et je faisais ma pause avant d’attaquer celui du soir. Je faisais juste mon boulot rien de plus. Je ne l’avais nullement suivit ou tracé. J’avais juste fais ce que j’avais prévu. Je n’imaginais même pas la croiser. Cela fait longtemps que j’ai abandonné l’idée de la croiser : je ne l’ai jamais revu. Depuis ce soir d’hiver, je n’ai plus jamais revu son visage. Je n’ai plus jamais entendu sa voix. Pourtant, j’avais lancé des appels. Je lui avais téléphoné, envoyé des sms, j’étais allé jusqu’à chez elle : en vain. Mes appels étaient toujours restés sans réponse. Je m’étais presque résigné. Si ce n’est que je lui envoyais toujours un simple texto « Pourquoi ? ». J’avais espoir qu’elle ait pitié de moi. J’avais espoir qu’elle s’attriste de ma peine. Qu’elle s’apitoie de mon amour. Mais rien. Pourtant je ne l’avais pas oublié. Je n’y arrivais pas.

Pénétrant dans un restaurant japonais pour combler un grognement de ventre incessant, je la vis. Elle était là : au comptoir. Elle s’engouffrait de sushi. Elle les mangeait avec envie, désir et plaisir. Elle était belle. J'avais l'impression de voir le fantôme de son passé mais je ne voyais que l'imagine du présent. Alors je ne pu me résigner à sortir. J'étais captivé par son image, par sa présence inespéré. C’était une chose trop belle que je ne pouvais ignorer. Doucement je vins m’assoir à ses côtés. Doucement, je pu sentir l’effluve son parfum se glisser à mes narines. J’ai détaillé un instant son plateau : une vingtaine de sushi. Je souris en souvenir du passé. Elle n’avait pas changé : sa gourmandise semblait intacte.

« Salut, on peut dire que cela fait un moment… »

Je la laissais analyser le son de ma voix. Je lui laissais le temps de comprendre qui elle avait à ses côtés. Je ne voulais pas arriver comme une brute. Je ne voulais pas lui faire peur. Je voulais qu'elle prenne son temps pour comprendre. Je voulais juste qu'elle ne me fuit pas. Qu'elle termine tranquillement son plateau de sushi en ma compagnie. En attendant je commandais à mon tour des sushis. Et finalement je me décidais enfin à tourner ma tête vers elle. J'avais pris mon courage pour la voir de si près, après ces longs mois d'absence. Mon regard croisait le sien. Surprise, oui. Elle ne devait pas imaginer me voir ici. Moi non plus je n’y croyais guère. Elle m'aurait fuit. Elle serai sortit mais moi je suis venu m'assoir. J'avais pris des risques mais je ne voyais pas d'autre alternative.

« Tu as l’air en forme Alice. Ca fait plaisir à voir. »

Mais je ne savais pas. Je n’avais jamais su. Tu avais tout fait pour me la cacher cette maladie. Tu avais tout fait pour me faire vivre dans l’ignorance. Je ne sais pas si tu as bien fait ou si tu as mal fait. Je ne peux pas juger. Cependant, j’aurai voulu continuer à être à tes côtés. Juste encore un peu. C’est tout ce que je demandais. C’est tout ce que je demande.


Dernière édition par Kim Min Hee le Ven 12 Nov - 12:58, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: - One More Time - Alice   Ven 12 Nov - 3:12

Aujourd'hui Alice s'était levée d'extrêmement de bonne humeur. Elle avait même décidé de rester un peu à la maison pour aider madame Hang à faire le ménage et préparer des petits gâteaux de forme toutes mignonnes. Pour sa tenue, elle avait décidé pour une fois d'être un peu plus « dans l'époque ». En effet, elle avait choisit un ensemble industrial lolita de la marque Putunmayo. Ses cheveux étaient attacher en deux hautes couettes et le must, elle avait teint certaine partie de sa coiffure en rose. Rien de mieux pour vous prouvez qu'Alice était d'une humeur plus que joyeuse. Elle aurait même put venir en aide à un pauvre mendiant, mais il ne faut pas exagérer non plus. C'est sur une musique entrainante d'un groupe d'oshare kei qu'elle se balader dans Touljin. Actuellement, elle était dans le quartier de Fēngfù et plus précisément dans l'avenue Háohuá. C'était un petit paradis pour elle. Plein de magasin de vêtement, de quoi faire son shopping et c'était d'ailleurs la raison de sa venue ici. Bah oui, à votre avis, que pousse une fille à aller dans une rue remplit de magasin de vêtements, d'accessoires et autre chose dans le genre? Une envie folle et irréfrénable de faire du shopping. Tout d'abord elle commença par une boutique de portable. Elle voulait changer le sien qu'elle trouvait un peu trop vieux à son goût. C'est vrai qu'elle l'avait depuis ses 15 ans. Elle hésita longtemps entre deux modèles, mais finalement ce fut le portable rose à pois blanc qui remporta la victoire contre un jolie petit Hello Kitty. Une fois cet achat fait, elle se rua dans ses boutiques préférées. Tout d'abord, il lui fallait aller chez Angelic Pretty. Elle avait trouvé là-bas sur leur site internet un magnifique manteau qu'elle voulait absolument pour l'hiver. Puis après elle avait prévu d'aller chez Maxiciman puis chez Mary Magdelene. Au final de ses achats, elle avait obtenue un manteau, une robe de chez Maxiciman et une autre de chez Mary Magdelene, une paire de chaussures qui d'ailleurs, allait avec une des robes et un portable. Elle était assez fière d'elle. Mais maintenant qu'elle avait fait tout cela, elle ne savait pas trop quoi faire. Elle serait bien allée voir le Lapin blanc, mais il devait être occupé. Alors elle essaya de contacter le chapelier toquet, mais il ne répondit pas. Mince, mince mince, même les Tweedles ne semblaient pas disponible. Elle n'avait personne à aller voir.
Alice s'arrêta quelques instant et leva les yeux aux ciels. Le ciel était découvert et remplit de si belle étoiles. Elle leva même sa main libre pour essayer d'en attraper une. Puis soudain un flash, un souvenir lui revint en mémoire. C'était par une nuit semblable, tous deux étaient installés dans un parc, allongés dans l'herbe. Elle l'avait lancé au défis de lui attraper une étoile pour ensuite la lui offrir. Alors il avait essayé, mais n'avait pas réussi. Puis, quelques jours plus tard, il était revenu avec un collier sur lequel au bout était accroché un pendentif en forme d'étoile. La japonaise secoua rapidement la tête. Elle ne devait pas pensé à ça. Elle devait l'oublier ou sinon, tous ce qu'elle aurait fait n'aurait servi à rien. Elle changeât de musique et tomba sur le groupe : Oyuugi Wagamama Dan X PaRADEiS. Elle était d'ailleurs fan d'eux et c'était presque une groupie du chanteur qu'elle trouver trop mignon tout plein à croquer dans ses tenues digne d'une vrai lolita. C'était un véritable Bro-Loli. Rapidement elle parcourut le menu et sélectionna Ohimesama no Akai Bara. Une de ses favorite. D'ailleurs, elle ne put s'empêcher de chantait en même temps. Tooi kuni no Toaru otogi banashi Mada sekai ga tookatta koro Ohimesama no akai bara o Meguri meguru Arasoi no hibi Nani demo shin no tsuyo sa o motta Yuusha nomi ga Bara o uketori Ohimesama to musuba reru Toiu ousama kara no tsuuchi jou Shikashi ohimesama wa Utsuro na hitomi de O shiro no mado kara Kanashi ge ni tooku o nagame te Hontou wa tonari no kuni no ouji ni Omoi o yose te i mashi ta Oh ? Aware ni mo Nante higeki deshou hanashi wa tsuduku Tsukihi wa nagare kono arasoi mo Toutou nokoru senshi wa 4 nin Haato no heishi Daiya no niwashi Supeedo no shitsuji Kuroobaa no kishi Odori utau ensou tai mo Sei o mashi te rappa o fui te Dare yori mo kono kekka o nozomu Ousama mo joukigen
Soudain, l'interrompant dans sa joie de vivre et son chant, son ventre gargouilla, lui signalent qu'il mourrait de faim. Il faut dire qu'elle l'avait négligé. À part quelque gourmandise lors de la préparation des gâteaux avec Hang, elle n'avait encore rien mangé. Mais elle avait de la chance la petite Alice. Elle se trouvé dans le bon quartier et surtout pas loin de la rue de la faim. Une fois arrivé, elle ne savait hélas pas lequel de tous ces restaurants choisir. Bon, elle réfléchi quelques instant. Que voulait-elle manger? Du japonais. Mais quoi? Hum... Des sushis! Voilà c'était décidé aussi facilement. Alors elle fit le tour rapidement des endroits qui proposé des sushis et termina par en choisir un qui était spécialisé dedans.

Elle mangeait tranquillement comme une véritable gourmande son plat de poisson cru et de riz, assise au comptoir comme elle aimait le faire dans ce genre de restaurant quand soudain quelqu'un s'installa à côté d'elle. Au début Alice n'y prêta pas attention, trop occupé à se goinfrer de ses sushis favoris. Mais visiblement, l'intrus avait décidé de ne pas être ignoré.

    « Salut, on peut dire que cela fait un moment… »


Elle s'arrêta net. La bouche entre-ouverte, le sushi qu'elle tenait entre ses baguettes retomba dans son assiette. Elle n'osait pas tourner la tête. Elle avait dû s'imaginer des choses. Ce n'était pas possible que ce soit Lui! Depuis leur séparation elle avait réussi à l'éviter, à ne pas le voir. Elle avait même su ne jamais répondre à ses messages ni à ses appelles. Et pourtant, parfois ce n'était pas l'envie qui lui manquait. Alors elle tourna doucement la tête, toujours la bouche légèrement ouverte. Ses yeux s'ouvrir en grand quand elle eut la confirmation de ce qu'elle avait pensé. C'était bien Min Hee qu'elle avait à côté d'elle. Dans sa tête ce fut une véritable bataille. Elle voulait s'enfuir, courir le plus loin possible, dans un endroit où il ne pourrait jamais la retrouver, mais son corps refusait de lui obéir. Elle restait là, avec cet air de surprise sur le visage.

    « Tu as l’air en forme Alice. Ça fait plaisir à voir. »
    “▬ Ah...euh...Ah...


Voilà tout ce qu'elle fut capable de lui répondre. Elle était encore sous le choc. La pauvre Alice. Comprenez là. Elle n'avait jamais imaginé pourvoir le revoir ou dès qu'elle le voyait de loin elle prenait la fuite. Alors là, l'avoir juste à ses côté, c'était bien plus qu'elle n'avait pu imaginé. Et puis ces mots: tu as l'air en forme Alice. Ça fait plaisir à voir. Elle savait qu'il n'était pas au courant pour sa maladie. Comment aurait-il pu l'être de toute façon puisqu'elle avait toujours tout fait pour la lui cacher.

    “▬ Min Hee.


Ce fut les premiers mot qu'elle fut capable de prononcer correctement depuis son arrivé. Ses joues commençaient à devenir rouge et ses yeux se remplirent doucement de larme. Elle repensait à ce soir-là. Il faisait un temps identique à celui-ci, peut-être un peu plus froid. Le soir qu'elle avait tant maudit, regretté un bon nombre de fois. Celui où elle l'avait largué. Il semblait ne pas aller trop mal. Peut-être avait-il tourné la page. Peut-être avait-il trouvé une nouvelle petite amie en bonne santé pour la remplacer? Un bon nombre de questions se bousculaient en elle. Tant de question à propos de lui qu'elle était incapable de prononcé. Alors elle essuya rapidement ses yeux humide et reporta son attention sur son assiette. Ce fut sa seule solution pour ne pas se ridiculiser devant lui, mais à chaque mouvement qu'elle faisait son corps tremblait. Elle était perturbé par la présence du coréen.
Un serveur derrière le comptoir la regarda et sembla avoir pitié d'elle. Mais il ne savait pas ce qui s'était passé entre eux aussi. Si elle l'avait vu, elle aurait certainement oublier son ex et aurait déversé sa colère contre le jeune homme. Mais pour le moment, ses yeux ne cessaient de regarder son repas, se refusant de jeter un nouveau regard vers sa gauche. Ce ne devait être que le fruit de son imagination. Rien d'autre. Oui voilà, rien d'autre que son imagination. L'odeur qu'elle pouvait sentir n'était pas vrai. Cette présence autrefois rassurante aussi était fausse. Tout comme cette magnifique voix qu'elle avait entendue. Rien de tout cela n'était vrai. Tout était le fruit de son imagination. Voilà, ce n'était rien d'autre que cela.

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Traduction des paroles du passage de la chanson Ohimesama no Akai Bara:

Dans une terre lointaine
Il y a un conte.
Il était une fois
Pour la princesse de la rose rouge
Encore & encore
Ils ont concouru au jour le jour

Quelque chose de réel a la force
Mais il n'y a juste un héro courageux
Qui peut recevoir la rose
Et être lié avec la princesse
Avec l'accord du Roi

Toutefois, la princesse
Avec cette vision du vide
De la fenêtre du château
Regarde tristement au loin
En fait; pour le prince du pays voisin
Quand elle avait envoyé ses sentiments
Oh... Pauvre pensée
Quelle tragédie !
L'histoire continue.

Les jours passent avec ce concours
Finalement, il ne reste que 4guerriers
Le soldat de coeurs
Le jardinier de diamants
Le valet de pique
Le cavalier à la massue
Et les chants et danses des spectacles,
Ajouté les joueurs de trompettes
Encore plus que tous ceux qui espéraient la victoire,
Le Roi était excité


“▬ C'est fini. Pourquoi? ...
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MessageSujet: Re: - One More Time - Alice   Ven 12 Nov - 13:29

La vie peut-être merveilleuse comme des plus viles. Elle peut avoir une apparence charmante comme immonde. Elle peut nous sourire ou nous cracher au visage. C’est sans doute pour cela que l’on dit que la vie n’est pas un long fleuve tranquille. J’étais totalement d’accord avec ce proverbe. Un jour vous êtes des plus heureux. Vous pensez vivre sur le plus beau nuage qu’il vous a été donné de rencontrer, vous pensez avec trouver la plus belle étoile pour vous accompagner mais le lendemain tout s’écroule. Le nuage s’évapore, on retombe lourdement sur terre. L’étoile a disparu du ciel, on se retrouve dans le noir. Et le monde vous semble pourris et corrompu jusqu’à la moelle. Et le monde vous abandonne. Je crois que j’ai sombré dans l’excès dans le but de t’oublier. Je crois que c’est durant ces derniers mois, j’ai juste voulu effacer ta vie de mon existence en noyant mes souvenirs dans l’alcool. Quelle chose futile : cela ne m’a rien fait oublier. Et la chose la plus stupide : c’est qu’il m’arrive de continuer. Quand lorsque je repense à nos bons moments comme nos mauvais. Je revois ton sourire, je revoie ta colère, je revoie ta joie, je revoie ta peine s’afficher sur ton visage. Alice, petite enfant perdu dans un monde si dur, m’as-tu effacé de ton existence ? As-tu seulement réussi ? Veux-tu vraiment faire comme si rien ne s’était passé ? Comme si n’était arrivé ? Pourtant, c’est idiot : les souvenirs ne s’effacent jamais totalement. Il persiste toujours des brides d’un passé. Qu’il soit révolu ou non. Il persiste à rester dans la mémoire. Dis-moi Alice… Notre passé, que représente-il à tes yeux à présent ? Est-il un souvenir lointain qui est bon à classer dans « à tourner la page » ou dans « je n’arrive toujours pas à ne plus y penser » ? Tu sais Alice, je classerai mon état dans la deuxième catégorie. Je n’arrive pas à me faire à l’idée : celle de ne plus te voir. Je veux continuer de marcher à tes côtés, je veux continuer d’entendre ta voix, je veux continuer de pouvoir sentir ton odeur. Mais tu me refuses cette demande. Tu me refuses une quelconque reprise. Tu refuses tout mon être. Ne veux-tu plus entendre ma voix ? Ni voir mon corps ? Alice… As-tu définitivement tourné la page sur notre passé ?

Je voyais ton hésitation : tout se retranscrivait dans tes gestes. Ta façon d’agir. Tu as mis du temps avant de lever la tête vers moi. Tu as mis du temps avant de croiser mon regard. J’ai souris inévitablement en voyant ton sushi tomber dans ton assiette. Ta mâchoire ne semblait pas pouvoir se remettre en place. Je t’ai détaillé Alice, comme je l’aurai fait il y a des mois. Observant amusé ton comportement, t’analysant, t’aimant simplement. Je voulais juste voir si tu étais toujours la même. Une si jolie personne, étais-tu resté toi même ? Je voulais savoir, alors je t’observais. Je n’avais pas honte, je n’avais pas peur : tu n’étais pas une inconnue. En revanche, j’avais peur que tu le deviennes. J’avais peur que le temps finisse par tellement nous changer que nous serions devenu deux inconnues. J’avais peur que plus rien ne nous rapproche plus rien ne nous soutiennent et qu’au fond on devienne deux véritables personnes d’un passé révolu. C’était idiot de penser ainsi n’est-ce pas ? Si tu voulais éclairer une autre personne, je devais te laisser partir petite étoile. Mais mon cœur criait de m’accrocher. Pourtant, vers la fin de ces derniers mois, j’avais commencé à me résigner. A me dire que tu ne répondras jamais. Que tu ne me diras jamais la raison de notre rupture. Que tu ne me diras plus jamais bonjour. J’avais arrêté de t’appeler, j’avais arrêté de t’envoyer des textos, j’avais cessé de venir trainé vers chez toi. Cela n’avait plus de sens. Cela n’avait plus rien de concret. Ta porte restera toujours fermée à mon être. Et ton portable sera toujours occupé pour moi. Pourquoi m’accrocher à un mur ? Car tu es devenu un mur Alice. Je ne fais que parler à un mur depuis des mois et on sait tous les deux qu’un mur ne répond pas. Il a des oreilles mais pas de voix.

“▬ Ah...euh...Ah…

Peut-être que pour ton bien je n’aurai pas du rester dans le restaurant. Je savais que tu n’allais pas fortement apprécier ma présence. Je savais que tu n’allais pas m’accueillir les bras ouvert. J’hésitais entre l’ignorance et l’indifférence. Tu n’as fait aucun des deux. Tu as eu le courage de tourner la tête vers moi. Tu as eu le courage de faire sortir des sons de ta bouche. Mais tu n’as rien su me dire. Qu’y avait-il à dire de toute façon ? Que pouvais-tu me demandé ? Est-ce que je vais bien ? Je doute que l’on ose demander cela à une personne que l’on a larguée. Du moins, je ne m’amuserai pas à le faire. Oh, je ne le prendrais pas mal mais je serai partagé entre être sincère ou mentir. J’hésiterai entre te dire « tu m’as brisé » et « tout va bien ». Je ne pense pas que l’état psychologique soit la meilleur des discussions. Je ne pense pas que savoir si nos cerveaux marchaient bien était le meilleur échange à faire.

“▬ Min Hee.

Au moins tu te souvenais de mon nom. Très d’humour sarcastique, je n’ai pu que sourire faiblement. Je n’ai pas pu faire grand chose. Cependant, peut-être qu’en détournant mon regard, tu te sentirais mieux. De toute façon mon plateau de sushi venait d’arriver. Je l’ai pris de mes deux mains avant de le poser devant moi. Baquettes en mains j’ai commencé à en manger doucement. Que pouvais-je te dire ?

« Pourquoi… » Je ne terminai pas ma phrase de suite, laissant le doute s’installer mais finalement je la continuai : « … tu ne termines pas tes sushis ? Ils vont finir par s’enfuir. »

Très bête comme phrase je vous l’accorde. Cependant j’ai hésité à remettre sur le tapis la plus grande question que j’avais à ton égard : Pourquoi ? Mais il était sans doute cruel de te le redemander durant un repas. Il était cruel de te le demander maintenant alors que nous nous revoyions pour la première fois depuis la fois où tu es partit. C’est peut-être ma seule chance de te le demander en face et d’avoir une réponse. Mais c’était bien trop cruel pour que je m’amuse à le faire.

« Tu m’as manqué Alice. »

Juste toi. Juste ton être. Juste ta personne. Que l’on me pardonne de ne pas avoir su tirer correctement la page. Que l’on me pardonne d’aimer.
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MessageSujet: Re: - One More Time - Alice   Ven 12 Nov - 14:39

Elle n'y croyait pas. Elle refusait d'y croire car elle savait que c'était bien réel. Qu'il était là à ses côtés. Elle savait ce qui se passerait si elle acceptait cette vérité. Elle voudrait se blottir dans ses bras, sentir sa chaleur, être baigné dans son odeur. Mais elle ne devait pas admettre cela, sinon tous les efforts fait pour l'oublier aurait été vain. Ce nuage sur lequel ils étaient avant, elle aimerait tellement le retrouver, mais elle ne pouvait que l'observer de loin devenir une ruine, se noircir de jour en jour pour finir par lui aussi pleurer: il avait perdu ses amoureux touchés par Cupidon et il en souffrait comme l'homme et l'étoile. Combien de fois avait-elle voulut y remonter, combien de fois avait-elle touché l'espoir de pouvoir le revoir lui. Mais jamais elle ne se l'était autorisé. Même si son amour était plus fort que tout, elle s'était refusé à toute possibilité d'entrer en contact avec celui qu'elle aimait tant. Et cela, elle le faisait par amour, pour le protéger de la maladie. D'une lourde peine, bien plus lourde que l'actuelle. Qu'importe ce que diront les gens, cela peut sembler égoïste, mais c'est pour son bien à lui qu'elle réalisait tous cela. Alice en souffrait bien plus qu'elle voulait le montrer. Seul son médecin était véritablement au courant de la peine qu'elle essayait de masquer, de combler. Et face à sa douleur il était impuissant. Il n'avait pas les cartes en main pour la soutenir.La page du passé n'avait pas été tourné. Pas plus que celle du présent ni du futur. Elle était incapable de le faire, mais toi, elle voulais que tu le face. Elle voulait que tu l'oublie, qu'elle soit la seule gardienne de vos souvenir commun. Il fallait qu'elle devienne une inconnue pour toi et c'est pour cette raison qu'elle t'évitait si soigneusement. Elle pensait que si tu ne la voyait plus tout irais mieux pour toi, que ce serait plus facile de tourner la page et de la faire disparaître de ton univers.

Quand elle avait osé tourner son regard vers Min Hee, elle n'avait pas su quoi faire. En elle tout se bousculait. Il ressemblait toujours à celui qu'elle avait tant aimé, mais était-il toujours le même à l'intérieur? Avait-il réussit à surmonter sa peine. Elle en fut incapable de le dire. Pourtant, rien dans ses gestes, rien dans ses paroles ne montraient qu'il souffrait encore. Alors elle aurait dû être soulagé, heureuse de voir qu'il avait une nouvelle vie sans elle. Mais cela lui fesait mal au fond elle. Se faire oublier de celui qu'elle aimait été bien plus dur que ce qu'elle s'était imaginé. Cette forteresse de silence qu'elle avait bâti autours d'elle, allait-elle s'effondrer à cause de cette simple pensée? Qu'il puisse l'oublier, l'effacer de son existence même? Non, elle ne devait pas, elle se devait de rester forte. Alors elle détourna son regard et reporta son attention sur son repas. Elle savait qu'il était entrain de la regarder, de la détailler. Peut-être avait-il eut du mal à la reconnaître, peut-être que ses souvenirs l'avait peu à peu effacé pour qu'il est besoin de la revoir pour se souvenir d'elle. En cet instant même elle voulait pleurer, ses yeux s'embuaient encore une fois, mais elle lutta contre. Elle devait rester forte face à lui, sinon à quoi cela aurait-il servit de l'ignorer aussi longtemps? De se battre contre ses sentiments si elle n'était pas capable de le faire là? Alors elle essaya tant bien que mal que de manger les quelques sushis qu'il lui restait. Elle entendit que lui aussi venait de récupérer sa commande, alors elle espéra qu'il allait tranquillement manger son plat sans lui posait de question, sans rien dire. Mais elle pouvait bien rêver, il n'avait certainement pas l'idée de faire cela. Il allait certainement remettre les choses sur le tapis.

    « Pourquoi… »


Elle se crispa. Voilà, il avait dit ce qu'il ne fallait pas. Cette question, ce mot qu'elle ne voulait pas entendre. Elle était incapable d'y répondre. Elle ne voulait pas le faire pour le protéger. Elle savait que si elle lui disait pour sa maladie cela aurait l'effet inverse de celui qu'elle recherchait. Bien au contraire il s'accrocherait, il lui dirait de se battre. Il serait même fort probable qu'il aille se renseigner sur le xp pour pouvoir être capable de la protéger. Bien sûr, ce serait vraiment bien, ils pourraient de nouveau être ensemble sans souffrir l'un l'autre et surtout, sans devoir se mentir. Mais qu'elle peine lui infligerait-elle au final? Sa mort. Une mort qu'il ne pourra pas effacer aussi facilement qu'une rupture. Alors elle préférait ne rien dire, le préserver de tout cela. C'est pour cette raison qu'elle décida de se lever et de partir. Mais sa voix retentit encore une fois.

    « … tu ne termines pas tes sushis ? Ils vont finir par s’enfuir. »


Encore une fois elle avait été paranoïaque. Elle avait encore pensé trop vite et agit trop rapidement. Il avait tourné la page n'est-ce pas? Alors il n'avait plus besoin de poser cette question. Elle esquissa un sourire, sourire de moquerie contre elle. Alice repose son sac au sol et se réinstalla sur son tabouret en face de son plateau, mais elle garda les main croisé sur ses jambes. En fait, elle n'avait plus faim. Elle n'avait plus envie de manger. Alors elle resta là, attendant la prochaine sentence, comme si elle était condamnée à mort et qu'elle attendait qu'on vienne la chercher pour l'exécuter. Et cela ne tarda pas à arriver.

    « Tu m’as manqué Alice. »
    “▬
    Oublie moi.


Elle l'avait dit si froidement que même elle en fut glacée et étonnée. Elle ne s'était jamais doutée qu'elle aurait pu un jour être si froide envers lui. Mais son visage ne collait pas avec la froideur de ses mots. Elle avait détourné le regard, des larmes coulaient doucement sur son visage pendant qu'elle se mordait les lèvres. Elle avait peur qu'il accepte cela. Et pourtant c'est ce qu'elle voulait qu'il fasse qu'il l'oublie, qu'il l'efface de son existence. Même si elle devait en souffrir, elle préférait cela que de le voir incapable de se remettre de la pire des souffrances. Cette fois-ci, elle se leva, déposa de l'argent sur le comptoir, certainement bien plus que ce qu'elle devait, attrapa tout ses sacs et sortit du restaurant. Elle ne pouvait plus lui faire face. Elle en était devenue incapable. À peine avait-elle posé un pied à l'extérieur qu'elle s'effondra au sol. C'était ridicule, elle aurait dû attendre d'être très loin de lui, dans un endroit où il ne pouvait pas la voir mais elle n'en pouvait plus. Son petit cœur avait trop mal pour qu'elle se retienne. Il avait tant souffert. Alors elle se releva tant bien que mal, titubant à chacun de ses pas. Elle n'arrivait plus à se contrôler. Elle n'arrivait plus à imaginer un avenir sans lui. Avoir était si proche, sentir son odeur, entendre sa voix fut destructrice pour sa muraille.

    “▬ Naze... naze?! (trad= Pourquoi...pourquoi!?)


Elle l'hurla. Pourquoi, pourquoi devait-elle souffrir autant. Pourquoi cette maladie l'empêcher t-elle d'être heureuse. Pourquoi Dieu l'avait abandonné? Pourquoi était elle si seule contre le malin?


“▬ C'est fini. Pourquoi? ...
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MessageSujet: Re: - One More Time - Alice   Sam 13 Nov - 1:19

Alice, ma douce Alice. Je revois ton visage souriant. Je nous revoie dans cet hôpital. J’avais un accident de voiture tout bête. J’ai traversé le passage piéton et la voiture ne m’a pas vu. Je l’ai percuté assez violement avant de m’envoler deux mètres plus loin sur le béton de la chaussée. Cela aurait pu être grave mais ce n’était pas si dramatique. Déjà j’étais encore conscient quand une masse compacte s’enroula autour de moi. Certains appelaient les pompiers d’autres m’observaient horrifié. Je me souviens avoir soufflé un « je suis pas encore mort abrutis... » Et je me souviens au combien j’ai été choqué d’entendre un murmure plutôt qu’une voix normale. Un passant s’était accroupis et me parlait pour me tenir conscient. Tu parles, je peux te dire que je les sentais mes côtés cassés. Je les sentais assez pour rester éveillé pas besoin de me taper la discute comme un débile ! Enfin bon, lorsque les pompiers sont arrivés j’étais content. Je vous passe les détails ou j’ai hurlé lorsqu’on m’a bougé et comment j’ai insulté tous les gens autours de moi. A l’hôpital, je me souviens encore de ma mère avec ce visage si rassuré de me voir me réveiller. Je passerai le moment où elle m’a sermonné pour ne pas avoir vu la voiture. C’était pas drôle de voir sa mère partagé entre la colère et les pleures. Deux jours passèrent quand je me décidais, c’était vraiment chiant de rester dans sa chambre, de sortir de ces quatre murs. C’est ainsi que je t’ai rencontré douce Alice. Tu étais toi aussi en séjour à l’hôpital. J’ai immédiatement craqué. Ton petit sourire, tes cheveux, ta voix. Tous les jours suivant nous avons passé du temps ensemble. Jusqu’à ce que l’un quitte l’autre. Que l’un soit libéré dans cet enfer blanc. Je pensais ne plus te revoir. Mais Cupidon avait prit l’apparence de notre médecin et je t’avais retrouvé dans la salle d’attente. On s’y ait souvent retrouvé jusqu’à réellement s’apprécier. Jusqu’à ce voir en dehors de cette salle d’attente. Jusqu’à sortir ensemble. Jusqu’à t’aimer.

Je commençais à manger mon plateau de sushi quand tu te rassis à mes côtés. Je savais que j’allais te mettre mal à l’aise. Je savais que ce n’était pas une bonne idée de venir, d’entrer. Je m’imposais dans ta vie. Je voulais continuer d’en faire partit. Et chaque jour je me résignais au fait que tu ne voulais plus de moi. J’avais finit par me lasser de tourner en rond. De rester enfermé dans une chambre. Cela ne rimait à rien. Je ne te retrouverai pas mieux en restant chez moi. J’ai donc souvent arpenté les endroits où nous avions l’habitude de nous rendre : mais je ne te voyais jamais. Comme si ces lieux n’avaient plus aucune signification pour toi. Combien de fois me suis-je mis à pleurer silencieux dans ma chambre. Combien de fois ai-je voulu étouffer mes sanglots sous les couvertures. Je ne voulais pas que ma mère m’entende. Je ne voulais pas qu’elle sache. Je ne voulais pas qu’elle soit triste. Les Kim seraient-ils maudits en amour ? Cela semblait fort probable. Entre une mère mise enceinte à 16 ans et un fils qui tombe amoureux de la plus belle des étoiles malades : Ils ne semblaient pas avoir le droit d’aimer jusqu’à devenir vieux et relou.

“▬ Oublie moi.

T’oublier ? Tu m’en demandais trop. Comment mon cœur pouvait oublier l’amour que j’éprouvais pour toi ? Comment mon esprit pouvait oublier ce que tu représentais à mes yeux ? J’en étais incapable. C’était trop m’en demander. J’aurai pu tout accepter sauf ça. J’aurai pu tout faire sauf ça. J’aurai pu tout oublier sauf toi. Alice, pourquoi m’infligeais-tu ça ? Je n’y arrivais pas. Les sushis n’avaient plus de gout dans ma bouche. Leur vu ne me donnait plus fin. J’avais même envie de vomir en pensant à ce que tu me demandais de réaliser. J’ai du poser mes baquettes sur le comptoir pour reprendre doucement conscience. Pour sortir difficilement du tourbillon de mes pensées. Pour sortir d’une réflexion qui faisait trop mal.

Tu t’éclipsas. Sortant rapidement du restaurant, embarquant tous tes achats, laissant le plus gros pourboire que j’ai pu voir. Le pire c’est que je fis de même. Posant des billets plus qu’il n’en fallait. Je ne pouvais pas te laisser partir ainsi. Je ne pouvais pas te laisser disparaître de ma vue. Alors je t’ai couru après. Comme une âme en peine. Derrière la porte du restaurant, je te vis chuter au sol. Pleurais-tu Alice ? Est-ce que c’est moi qui causait dans te peine à ton petit être ? Je n’ai pas pu me résigner à te laisser tranquille, c’était définitivement trop dur. J’ai poussé la porte doucement. Je n’ai pas prononcé un mot. Je t’ai observé te relever tant bien que mal et tituber. C’était si dure pour moi de te voir dans un tel était. Mon cœur semblait se briser, s’écorcher, se briser. Je n’arrivais pas à croire que je faisais un effet pareil sur toi. Moi je voulais ton bonheur, pas ta peine. Je voulais te voir sourire, pas pleurer. Je voulais que tu m’aimes, pas que tu me détestes.

“▬ Naze... naze?! (trad= Pourquoi...pourquoi!?)

Ta voix hurlante dans la rue semblait si douloureuse. De quoi souffrais-tu vraiment ? Pourquoi me quittais-tu avec tant de peine ? Tu aurais dû partir la tête haute, le regard fier et l’ignorance dans la voie. Pourquoi pleurais-tu ? Pourquoi j’entendais de la souffrance dans ta voix ? Je fis quelques pas vers toi. J’étais à tes côtés, je t’observais en souriant tristement. Ma main vint saisir les paquets que tu tenais dans tes mains. Tes mains si douces, si belles, si chaleureuses. Combien de fois avais-je apprécié qu’elles déplacent une mèche de mes cheveux ? Combien de fois avais-je apprécié qu’elles viennent caresser ma joue ? Trop de fois sûrement. A un point qu’à présent, elle me manquait douloureusement.

« Laisse moi t’alléger un peu. Laisse moi juste faire ça. Je t’en pris. »

Je l’avais d’une voix suppliante et sincère. Ma main de gauche portait tous tes achats tandis que ma main droite vint récolter les larmes coulant de tes yeux. Effleurant délicatement tes joues. Séchant doucement un visage qui était trop beau pour y voir la tristesse s’y peindre. Je ne voulais que ton bonheur et te voir pleurer ainsi : je n’y arrivais pas. Je ne le supportais pas. Doucement mon regard se porta à son cou. Portait-elle toujours le collier que je lui avais offert ? Celui qui avait pour pendentif une étoile. Je n’avais pas pu lui en capturer une alors je lui avais offert de collier. Le portait-elle toujours ? Elle avait une chaine, je la voyais mais le pendentif était dissimulé sous ses habits.

« Laisses-moi sécher tes larmes, une étoile ne devrait pas pleurer. »


Tu devais briller de bonheur et non pas perdre ton éclat sous la tristesse. Tu devais briller dans une ivresse de joie et non pas te faire écraser par une abondance de peine. Si seulement j’avais la solution pour que tu brilles éternellement…
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MessageSujet: Re: - One More Time - Alice   Sam 13 Nov - 3:16

Le voir était trop dur pour elle. En fait, si elle l'évitait ce n'était pas réellement pour lui. C'était surtout pour elle. Elle savait que si elle était face à lui elle serait incapable de rester forte. Son cœur était trop fragile, elle était trop sensible quand il s'agissait de lui. Cupidon voulait certainement se vengeait d'elle. Il voulait peut-être aussi faire en sorte de les revoir ensemble. D'ailleurs, c'était peut-être lui qui avait guidé les pas du garçon pour qu'il arrive dans ce restaurant. Car, croyez-vous réellement que ce soit une pure coïncidence quand on voyait le nombre de lieu qu'il y avait pour se restaurer ici. Autant en nourriture japonaise que coréenne et même asiatique et non asiatique. Il y en avait pour tout les goûts et tous les prix ici. Alors pourquoi était-il entré spécialement dans celui où elle était. Cela ne pouvait pas être le fruit du hasard. Tout comme leur rencontre. Un hôpital, c'était plutôt un lieu étrange pour se lier d'amitié puis d'amour. Oui tout cela était le coup de Cupidon. De cet ange malicieux qui aimait former des couples. C'était son occupation favorite. Mais en cet instant même elle le maudissait. Elle le maudissait de lui avoir fait connaître un si bel amour mais de lui empêcher de protéger cet être qui comptait tellement à ses yeux. Elle aurait voulut lui hurlait toute sa rage, le traiter de tout les noms, de le frapper jusqu'à ce qu'elle n'ai plus de force, qu'elle s'effondre au sol, épuisé. Mais c'était impossible, elle n'avait plus accès au royaume de Dieu. Celui-ci même lui en avait coupé les ponts après l'avoir fait tant espéré d'être accepté au paradis malgré la maladie que le malin lui avait infligé.
Comme se battant contre cet être angélique qui formait les couples, elle avait répondu froidement au jeune coréen. Si froidement qu'elle en prit peur elle même. Elle ne se pensait pas être capable d'autant de froideur envers lui. Avec les autres, il n'y avait pas de problème, mais lui, celui qui avait été si doux avec elle, celui qu'elle chérissait plus que tout et qu'elle voulait voir heureux. Elle n'avait jamais osé penser être aussi froide. Même ce jour-là où elle lui avait dit simplement « c'est fini », elle n'avait pas été aussi froide. Elle lui avait dit le tout avec une voix tremblante. Elle n'avait pas su être tranchante et catégorique. Alors s'entendre parler ainsi lui fit froid dans le dos. Mais sa force ne dura pas longtemps. Quelques secondes plus tard les larmes virent l'envahir et elle fut incapable de lui faire face une nouvelle fois. Déposant de l'argent sur le comptoir, laissant ainsi un gros pourboire sans s'en rendre compte, elle se précipita à l'extérieur du restaurant avant de s'effondrer au sol. Le pauvre serveur ne devait pas comprendre ce qu'il se passait. Encore plus lorsque Min Hee l'imita. Mais Alice ne l'avait pas vu se lever, elle n'avait même pas sentit sa présence lorsqu'il sortit du restaurant et qu'il resta derrière elle à la regarder souffrir. Durant ce laps de temps, son cœur l'a déchiré. Ce qu'elle avait redouté venait de se produire. Elle voulait tout lui dire, tout lui dire pour être de nouveau heureuse avec lui. Mais elle ne devait rien dire pour son bien. Alors elle se releva et essaya de marcher tant bien que mal. Il fallait qu'elle fuit, qu'elle s'en aille très loin, très très loin. Les passants devaient avoir pitié d'elle. Pas même l'un d'entre eux seraient venu la prendre dans ses bras après ses hurlements pour la calmer, pour la consoler. Aucun d'entre eux n'aurait fait comme lui. Mais après tout, elle était comme ça la société aujourd'hui. Chaqu'un dans sa merde. Si tu as un problème, assume-le toi-même et viens pas embêter les autres avec. Elle est jolie la solidarité, elle bien bel la mentalité de la CAP. Mais c'était le dernier de ses soucies à l'instant même. Elle se fichait bien qu'on ai pitié d'elle, elle se fiche bien qu'on la prenne pour la dernière des idiotes. Tout ce qu'elle voulait en cet instant c'était le fuir et s'enfermer chez elle, dans sa chambre, sous sa couette avec ses peluches. Alors quand elle sentit un contacte chaud contre sa main puis ses sacs lui échapper elle sursauta. Elle sursauta d'autant plus qu'elle reconnue sa présence et sa voix.

    « Laisse moi t’alléger un peu. Laisse moi juste faire ça. Je t’en pris. »


Elle voulait lui dire d'aller se faire foutre, d'aller voir ailleurs si elle y était. Elle aurait voulu lui arracher les paquets des mains et partir la tête haute. Elle l'aurait voulu mais elle resta pourtant la, muette face à lui, appréciant cette chaleur que sa main lui imposait en lui séchant doucement ses larmes. Elle le laissa faire, incapable d'agir, incapable de le repousser. Elle voulait juste être heureuse avec lui, mais elle refusait de se l'autoriser. Alors elle resta planté là, droite à le regarder avec dans ses yeux le regard d'un enfant perdu. Car en cet instant elle n'était rien d'autre que cela. Une petite fille qui ne savait pas ce qu'elle avait le droit et pas le droit de faire. Elle ne savait pas où était la limite du raisonnable et celle de l'irraisonnable.

    « Laisses-moi sécher tes larmes, une étoile ne devrait pas pleurer. »


Timidement, Alice leva sa main et la posa délicatement sur celle qu'il avait porté à son visage pour l'aider à sécher ses larmes. Elle était si douce et chaleureuse qu'elle en ferma les yeux. Ce n'était peut-être pas ce qu'elle aurait dû faire, mais elle avait agit sans réfléchir. Tant pis, elle verrait après pour les conséquences, pour se rattraper et le protéger de son amour destructeur. Car c'est ainsi qu'elle le voyait car celui-ci ne lui apporterait rien de bon au final. Puis doucement elle rouvrit les yeux. Il était toujours là en face d'elle, alors elle n'avait rien rêvé, rien imaginé.

    “▬ Oublie moi. C'est tout ce que je peux te dire. Oublie moi, c'est pour ton bien que je fais ça. Je te le promet, c'est pour ton bien.


Elle retira doucement sa main de la sienne. Voulant savourer encore quelque instant ce doux contacte entre eux deux, puis elle rompit totalement l'échange. Son regard se posa sur le sol, une nouvelle fois elle essayait de retenir ses larmes. Pourquoi face à lui était-elle incapable d'être forte? Pourquoi fallait-il toujours qu'elle finisse par craquer et devenir faible. Il fallait qu'elle parte maintenant. Elle ne pouvait pas rester plus longtemps là. Pour elle, pour eux. Elle tendit le bras pour attraper ses sacs, mais étrangement elle hésitait. Voulait-elle rester encore un peu avec lui? Voulait-elle sentir encore une fois, ne serait-ce qu'une fois sa présence rassurante et chaleureuse auprès d'elle? Oui, oui elle le voulait. Alors elle se jeta dans ses bras, le serrant contre elle. Juste une fois, juste une fois laissait lui être auprès de celui dont elle était éprise.

    “▬ Pardonne-moi, s'il te plait pardonne moi. Juste cette fois, laisse moi être égoïste. Promis après je nous oublierais comme avant, mais juste cette fois. Juste une dernière fois.


Oui c'était égoïste de sa part. Ça l'était car elle venait de lui dire de l'oublier, elle venait de lui faire comprendre qu'il fallait qu'il la fasse disparaître, mais elle le retenait. Elle le gardait près d'elle dans une petite prison. Tout comme cette étoile qu'il lui avait offert. Jamais elle ne la portait depuis leur séparation, elle était enfermé dans son petit coffret sur sa coiffeuse. Chaque jour en se levant elle la regardait, elle la trouvait si belle mais si triste. Elle aussi était-elle devenue comme cette petite étoile?


“▬ C'est fini. Pourquoi? ...
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MessageSujet: Re: - One More Time - Alice   Dim 14 Nov - 5:06

J’ai hurlé, j’ai crié, j’ai détesté mais j’ai toujours aimé. Aimer revoir les photos sur l’ordinateur. Celle où on était heureux. Le soir au restaurant, le soir dans un parc, le soir dans les ruelles. Le soir. C’était toujours le mot qui revenait dans ma bouche quand j’avais observé nos photos. C’était il y a un mois. Je les avais toutes regardés. Je les avais toutes détaillés. Et une constatation ne cessait de s’imprimer dans mon cerveau : le soir. J’avais de suite exclu l’idée du vampire. Tu n’étais pas un être assoiffé de sang mais d’amour. Tu ne cherchais pas à me mordre le cou mais à me donner des baisers. Tu ne cherchais pas à me manger mais à m’aimer. Prétentieux ? Non, juste réel. Et c’était la même chose pour moi. Le même sentiment certain qui faisait battre mon cœur. Pourtant, rien n’expliquait que nous nous voyons le soir uniquement. Rien n’expliquait que nous ne nous voyons jamais le jour. Et la plupart de mes recherches m’avaient mené vers ses assoiffés de sang. Et ce n’est pas ça. C’était autre chose. J’avais commencé à m’en douté il y a un mois. Mais j’avais refusé l’idée. L’idée qui avait germé en moi. Je l’avais renié. Si c’était une chose si importante : tu me l’aurais dite. Si c’était une chose si grave : tu m’en aurais parlé. Tu ne serais pas resté silencieuse. Tu avais sûrement de meilleures excuses pour expliquer le fait que je ne puisse voir ton beau visage que le soir. Comme maintenant. Tu avais sûrement de meilleures raisons. Je voulais y croire, je voulais m’y accroché. Et puis doucement j’avais fait l’ignorant, le sourd et l’aveugle. Ce n’est pas à moi de découvrir la vérité, c’est à toi de me la dire. Ce n’est pas à moi de chercher, c’est à toi de me l’avouer. Il y a des choses qu’il ne vaut mieux pas apprendre par soi-même et qu’importe si j’avais vrai ou faux, je respectais cette idée.

‘’ – Oublie moi. C’est tout ce que je peux te dire. Oublie moi, c’est pour ton bien que je fais ça. Je te le promet, c’est pour ton bien.

« Je crois que je suis assez grand à présent pour savoir ce qui est bien pour moi tu ne crois pas ? »

J’étais assez grand pour savoir si pour mon bien il valait mieux que tu m’ignores ou que tu continus d’être présente dans ma vie. J’étais assez grand pour savoir si je voulais être à tes côtés ou je voulais être loin de toi. Je voulais pouvoir avoir le choix, pas qu’on me l’impose pour mon soi-disant « bien ». Je m’en foutais royalement de savoir ce qui était bien pour moi. Ton absence m’était insupportable, c’est tout ce que je constatais. Ton absence me rendait chaque jour un peu plus froid, un peu plus con. Préférais-tu ma décadence à mon bonheur ? Si seulement je savais. Si seulement je savais pourquoi tu as tout arrêté il y a quelques mois. Pourquoi tu m’as dit un simple « c’est finit ». Etait-ce vraiment la meilleure des solutions ? Pour qui ? Pour moi ? Je ne pense pas. Je refuse même. J’avais mal, je souffrais et le fait de ne pas comprendre me rendait fou. Le mot « pourquoi » revenait en boucle sur mes lèvres. Et chaque fois que je le prononçais je pensais à toi. Chaque fois que j’entends « c’est finit » je pense à toi. Crois-tu vraiment que c’est ce qu’il a de mieux pour moi ? Je ne pense pas. Et toi, pourquoi pleurais-tu ? Tu aurais dû partir fière et ignorante. Or me voir t’apportait des larmes. Que représentaient-elles ses larmes ? Est-ce du regret ? Est-ce de la peine ? Est-ce de la pitié ? Dis moi Alice… Dis moi mon étoilé… Réponds à ses questions que me hantent l’esprit et qui me brûlent le cœur.


‘’ – Pardonne-moi, s’il te plait pardonne moi. Juste cette fois, laisse moi être égoïste. Promis après je nous oublierais comme avant mais juste cette fois. Juste une dernière fois.

Tu n’avais pas réussi à me reprendre tes sacs. Tes mains avaient ralenties en s’approchant des miennes. Et tu étais venu te loger dans mes bras. Sans un brin d’hésitation j’avais passé mes bras autour de toi. Je t’avais enlacé au creux de mes bras. J’avais ainsi pu sentir l’odeur de tes cheveux, j’avais pu te réconforter dans mes bras. Comme avant. Je ne voulais pas que cela soit un passé révolu. Je voulais que ce soit un passé vivant. Comme aujourd’hui, comme maintenant comme ce soir. Je voulais encore pouvoir te toucher, t’entendre, te voir et t’aimer. Je voulais juste pouvoir te donner mon amour et continuer de recevoir le tien. Etait-ce si mal ? Etait-ce si grave ? Qu’est-ce qui était si horrible pour me préserver d’un amour trop ardemment désiré ? Qu’est-ce qui semblait si cruel pour qu’il fallait que tu me protèges ? Mais je voulais pouvoir donner mon avis sur ce jugement. Je voulais pouvoir donner mon ressentit sur cette décision. Je voulais pouvoir te dire : « Hey, moi je m’en fiche, tout ce que je désire c’est toi ». Mais je ne pouvais même pas te dire ça. Tant que je ne savais pas je ne pouvais pas. Pas que la réponse à la question change mes intentions mais plutôt que ce serait prétentieux d’affirmer que je pourrai déplacer des montages. Pourtant si cela était en mon pouvoir : je le ferai sans hésitation. Pourvu que je puisse te retrouver.

« Dis-moi. Je t’en pris. J’ai le droit de choisir Junko. J’ai le droit de pouvoir choisir. Si cela est si atroce, alors je suivrais ton choix, je te le jure. Mais si cela me semble faisable, laisses-moi rester à tes côtés. »

Et doucement mon emprise autour de toi se resserra. C’était une emprise ferme mais délicatement. Forte mais douce. Elle était destinée à te garder près de moi sans te faire mal. J’avais l’impression de faire un retour dans le passé lorsque le ciel avait la chance de pouvoir contemplé un amour réciproque. Lorsque tu m’acceptais, lorsque je pouvais te dire « je t’aime » sans risque de rester dans le silence. Dis-moi ce qui nous empêche de nous retrouver sous la lune. Dis-moi ce qui m’empêche de pouvoir te voir. Dis-moi ce qui t’empêche de répondre à mes appels. Je t’en pris Alice, douce enfant, mon amour, dis-moi… Oses enfin avouer ce qui te ronge l’esprit au point de tuer ton cœur.

« Je n’ai pas peur. J’accepterai n’importe quoi pour continuer de rester avec toi. Mais ne décides plus pour moi de ce qui ferait mon bien. Ton absence me ronge l’âme chaque jour un peu plus. Dis-moi. Je t’en pris, dis-moi… Si tu m’aimes encore Junko, dis-moi pourquoi… »
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MessageSujet: Re: - One More Time - Alice   Sam 20 Nov - 2:23

C'était une enfant perdu dans un monde d'adulte. Elle n'avait pas su grandir à temps. Elle n'avait pas su voir les choses correctement. Et maintenant elle était coincée. Que devait-elle faire? Devait-elle le quitter, le laisser partir loin d'elle, si loin que même en lui courant après elle serait incapable de le rattraper? Mainte fois elle avait envisagé cette solution et à chaque fois elle avait peur. Son cœur se serait dans sa poitrine, lui donnant l'impression que celui-ci allait exploser. Elle ne voulait pas le perdre, mais elle ne savait pas comment faire pour le protéger autrement. Il fallait qu'il l'oublie à tout prix. Peu importe si elle devait en souffrir. Lui était plus importante qu'elle. Peut-être que sa vie était plus courte que la sienne, peut-être que cela lui donné toutes les raisons d'être égoïste envers le monde, mais elle pensait le contraire. C'était parce que sa vie était la plus courte qu'elle devait le quitter. Quitte à souffrir elle préférait savoir qu'il irait bien quand elle partira de ce monde. Elle ne voulait pas l'imaginer avec un visage triste, anéantit par les larmes et incapable de se relever. Alice voulait savoir qu'il irait bien, que quand on lui annoncerait qu'elle venait de décéder il répondrait avec indifférence: « Junko? C'est qui elle déjà? Ah oui, mon ex. Bah écoute je m'en fou un peu ». C'est vrai que c'était cruelle pour elle. Cruelle car elle n'aurait plus de place dans son monde, plus de place nul part pour la petite Alice. Mais c'était ce qu'elle avait décidé. C'était ce qu'elle voulait. Elle seule devait être la gardienne de leur amour et de ce petit nuage triste. Perché là-haut elle voulait simplement le regarder vivre heureux avec d'autre personne. Mais Cupidon avait décidé autrement. Il l'avait fait descendre d'en haut pour retomber sur terre auprès de celui qui avait fait battre son cœur.

    « Je crois que je suis assez grand à présent pour savoir ce qui est bien pour moi tu ne crois pas ? »


Non. Elle savait qu'elle aurait tord de lui laisser le choix. Elle ne voulait pas que qu'il prenne le mauvais et qu'il se perde. Il fallait qu'il choisisse le bon. Celui où tout était finit. Elle partait à gauche, dans l'ombre et la tristesse, pendant que lui empruntait celui de droite, remplis de lumière et de joie. Elle avait décidé qu'il était temps que les chemins se séparent. Un jour où l'autre il aurait fallut qu'elle lui lâche la main. Qu'elle le regarde partir loin d'elle dans un lieu où elle n'avait pas sa place. Mais aujourd'hui, le revoir, l'entendre, sentir son odeur et sa présence. Elle avait eu l'impression que les chemins s'étaient tordu en une fraction de seconde. Qu'elle allait pouvoir parcourir de nouveau un bout de chemin de la vie avec lui. Pourtant elle s'efforçait de marcher sur le côté le plus éloigné de la route de Min Hee. Elle essayait de ne pas lui attraper la main en souriant. Mais elle avait échoué. Elle avait finit par céder et tomber dans ses bras. Une présence si rassurante, une carrure qui lui donnait l'impression de n'avoir peur de rien. Puis des bras vinrent l'entourer, la bloquant, l'empêchant de reculer. Elle ne pouvait plus faire demi-tour. Il fallait qu'elle aille au out avant de repartir de son côté.

    « Dis-moi. Je t’en pris. J’ai le droit de choisir Junko. J’ai le droit de pouvoir choisir. Si cela est si atroce, alors je suivrais ton choix, je te le jure. Mais si cela me semble faisable, laisses-moi rester à tes côtés. »


Elle savait que c'était important. Quand les choses l'étaient, les gens utilisaient souvent son véritable prénom. Ainsi ils savaient qu'elle avait comprit que ce n'était pas une blague, pas un jeu. Et elle savait qu'il était en droit de savoir. Mais elle savait qu'elle ne voulait pas lui dire. Pour sa protection à lui. Alors elle resta muette. Encore un peu plus. Doucement le mur du silence revenait. Doucement elle sentait ses barrières se dressaient de nouveau. Mais elle ne pouvait toujours pas bougé: il la gardait près d'elle, resserrant son étreinte. Cela aurait été mentir que de dire qu'elle n'appréciait pas de se retrouver là. Elle pouvait une nouvelle fois sentir son odeur si agréable. Se laisser porter dans un monde qui n'était qu'à eu juste grâce à cette odeur qui en était la clé. Pourtant elle ne bougeait pas, laissant retomber ses bras le long de son corps. Rompant ainsi l'étreinte qu'elle lui avait volé.
Les larmes s'étaient taris. Elle avait certainement dû assez pleurer pour l'heure. Son visage avait laissé place à une expression vide, sans émotion. Elle était ailleurs. Elle ne savait pas ce qu'elle devait faire alors elle ne faisait rien. Elle se contentait de rester là, droite comme un pique dans les bras de son compagnon. Tout la perturbait. Son envie de partir, cette odeur, le quitter, cette pression douce et agréable dans son dos, le gifler, l'embrasser, le détester, l'aimer. Il fallait qu'on lui vienne en aide. Qu'on lui dise ce qu'elle devait faire, qu'on lui dicte ses mouvements comme une une poupée, une marionnette.

    « Je n’ai pas peur. J’accepterai n’importe quoi pour continuer de rester avec toi. Mais ne décides plus pour moi de ce qui ferait mon bien. Ton absence me ronge l’âme chaque jour un peu plus. Dis-moi. Je t’en pris, dis-moi… Si tu m’aimes encore Junko, dis-moi pourquoi… »


Min Hee n'avait pas peur car il ignorait. Alice avait peur car elle savait. Parfois il valait lieux rester dans l'inconnue. Même si cela peut faire mal, même si cela nous fait peur, il vaut mieux rester dans l'inconnu. Le savoir la rongé de l'intérieur, il l'empêchait de vivre comme tout le monde. Si seulement elle n'avait jamais su pour sa maladie. Si seulement elle n'avait simplement jamais était le jouet de la bataille entre le Diable et Dieu. Si seulement rien ne lui était arrivé. Elle aurait temps aimé être comme tout le monde. Aller à l'école, se faire de nombreuses amies de classe. Avoir beaucoup de petit ami. Passer son été à la plage avec sa meilleure amie. Partir en voyage avec sa classe de terminal. Obtenir ses diplôme puis avoir un travail. Fonder une famille avec des enfants heureux et en bonne santé. Si seulement elle aurait pu avoir tout cela.
Étirant sur ses bras en prenant appuie sur son torse à lui, elle se décolla un peu du coréen. Alors elle leva son regard vers lui, ses yeux lui faisaient mal, ils la brûlaient à cause des larmes qu'elle avait versé. Elle les serra et desserra plusieurs fois, espérant alléger le douleur et replongea son regard dans le sien.

    “▬ Min Hee, oublie moi. C'est tout ce que je peux te dire. Fais moi confiance, laisse moi décider ce qui est mieux pour toi. Et si cela te fait mal au présent, tu verra, la douleur s'estompera. Tu aimera une autre personne et tu m'oubliera totalement. Je deviendrais un très vague souvenir pour toi et il le faut. Être dans le savoir peut-être mauvais, alors reste dans l'ignorance. C'est fini. Il n'y aura plus jamais rien entre nous. Je ne serais plus jamais faible et je ne recroiserais plus ton chemin. Et si cela devait arriver, alors je le quitterais tout de suite.


Elle avait envie de pleurer, de crier sa rage, mais les larmes ne venaient plus. Tant pis, elles seraient là demain quand elle irait se coucher dans son lit, après avoir bu un verre de lait chaud que madame Hang lui aurait préparé pour l'aider à fermer l'œil. Et puis, elle n'avait plus envie de lui montrer des larmes même si elle sentait le besoin d'alléger sa peine. Elle attendrait d'être chez elle pour le faire au près de sa tante ou de la domestique si cette dernière n'était pas rentrée.
Elle termina de se dégager de l'emprise que lui avait imposait Min Hee. Mais elle ne s'échappa pas en courant pour autant. Elle restait face à lui, la peur au ventre. Allait-il l'écouter? Allait-il partir après lui avoir rendu ses sacs et l'oublier? Elle aimerait tellement que tout soit si simple. Qu'il accepte simplement les fait sans poser de questions. Sans de « pourquoi? », sans de « explique-moi au moins! », sans de « je t'en pris! Ne me laisse pas dans l'ignorance. », sans rien de tout ça. Elle voulait juste qu'il tourne un page sur laquelle elle n'avait plus de place. Qu'il ouvre un nouveau livre et qu'une nouvelle histoire commence.


“▬ C'est fini. Pourquoi? ...
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MessageSujet: Re: - One More Time - Alice   Mar 14 Déc - 17:31

Alice, douce Alice. J’aurai aimé que notre vie soit un comte de fée. J’aurai aimé que notre vie soit douce et sucrée. J’aurai aimé que notre vie soit idéalisée. J’aurai aimé quelle soit préservé du vice et des pêchés. J’aurai aimé ne pas sombrer après ton départ. Il n’en fut rien. Déjà avant ta rencontre j’avais commencé mes petits deals, après ton départ j’ai commencé à consommer ce que je vendais. Alice, douce Alice. Sais-tu ce que j’aurai fait pour t’avoir une fois de plus dans mes bras ? Sais-tu ce que j’aurai fait pour sentir une fois de plus ton odeur ? J’aurai pu retourner des montagnes, assécher des océans, planter une forêt dans un désert : pourvu que cela me mène à toi. Ma plus belle addiction fut envers ta personne. Mes plus beaux moments furent passés à tes côtés. L’espace de quelques instants, tu mas fait oublié la folie du monde. Plus rien ne comptait à mes yeux à part de voir ton visage souriant. Plus rien n’avait d’importance à part ta joie. J’avais l’impression de vivre dans un monde doré, à labrit du malheur, à labris de la déraison, à labris de la folie : à labris du monde. A tes côtés, tous paraissaient moins inquiétants. Tu m’apaisais toujours, ta voix me charmait en un tour. Tu étais l’élément indispensable de ma vie. Celle qui détenait ma raison, celle qui détenait mon cœur. Avant, jamais je n’aurai touché aux drogues et petites pilules que je vendais. A présent, si cela m’empêchait de ressentir le trou béant dans ma poitrine : je m’y laissais couler avec déraison. Il n’y a personne à blâmer dans cette histoire. Ni toi, ni moi. Nous ne sommes que deux poupées torturées par le destin. Je le sais et je ne men souci guère. A présent je vis dans ce monde hypocrite et mensonger. A présent, je vois de nouveau l’horreur du monde. A présent je côtois ce que je ne voyais plus : la haine, la douleur, la peine, la colère. Bizarrement, je ne vois que rarement la joie. Comme si l’être humain avait besoin de souffrir pour vivre. Moi je n’ai pas besoin de souffrance pour faire battre mon cœur. Moi, je n’ai besoin que dune chose. Moi, j’ai juste besoin de toi.

Et tu me pris la main. La tienne était toujours aussi douce, aussi délicate. Tu fermas les yeux. Ton visage aurait pu paraître serein mais la peine m’obstruait tout raisonnement réfléchit. Je ne voyais que ton visage incroyablement blanc. Un blanc de porcelaine que je savais doux au touché. Combien de fois avais caressé ton visage en admirant ta beauté ? Combien de fois avais-je baisé ta peau en savourant sa sensation de velours ? Combien de fois ai-je pensé avoir la femme la plus parfaite sous mes yeux ? Je tai toujours admiré et respecté comme la plus belle des personnes en ce monde. Cela na pas empêché nos disputes, nos cris, nos pleures : cela na pas empêché ton départ. Combien de fois ai-je pleuré sur ton répondeur pour que tu m’expliques ? Combien de fois ai-je hurlé sous ta fenêtre pour que tu m’entendes ? Combien de fois ai-je écris des textos pour que tu les lises ? De tout ça, je n’avais qu’une réponse : l’ignorance. Froid et douloureuse : insupportable. Douloureuse. Détestable. Je me suis maudis je ne sais combien de fois des erreurs que j’avais faite. Je me suis haïs des paroles que je dite. L’ignorance ronge mon âme Alice. Elle me détruira un jour. Certes, je n’ai pas le courage de Nikki. Certes, je ne me donnerai pas la mort. Mais je ne sais pas ce qui est vraiment le mieux. Mourir et enfin être en paix ou vivre dans une douleur perpétuelle. La première option semble plus douce. Nikki a fait le bon choix. La seconde semble plus difficile, je n’aime pas ce choix. Pourtant je sais exactement lequel je choisirai. Le second sera mon futur. Pourtant ce n’est pas celui que je souhaite. J’aimerai être à tes côtés. J’aimerai vivre à tes côtés. Rire à tes côtés. Mais tu ne m’en donnes pas la permission. Et je souffre d’autant plus que de ne pas en savoir la raison. Quai-je fais de mal pour ne plus avoir le droit de marcher sur le même chemin que toi ? Alice, dis-moi. Tu souhaites voir mon corps vivre mais tu tues mon âme.

‘“▬ Min Hee, oublie moi. C'est tout ce que je peux te dire. Fais moi confiance, laisse moi décider ce qui est mieux pour toi. Et si cela te fait mal au présent, tu verra, la douleur s'estompera. Tu aimera une autre personne et tu m'oubliera totalement. Je deviendrais un très vague souvenir pour toi et il le faut. Être dans le savoir peut-être mauvais, alors reste dans l'ignorance. C'est fini. Il n'y aura plus jamais rien entre nous. Je ne serais plus jamais faible et je ne recroiserais plus ton chemin. Et si cela devait arriver, alors je le quitterais tout de suite.

T’oublier ? Comment pourrai-je tenir une telle promesse ? Comment pourrai-je oublier tous nos moments passés ensemble ? Comment pourrai-je oublier toute la joie que tu mas donné ? C’était une requête que je ne pouvais réaliser, une promesse que je ne pouvais pas prendre. Alice, si il y a bien une chose que je suis incapable de faire : c’est d’agir comme si je ne t’avais jamais rencontré. C’est agir comme si tu n’avais jamais existé. C’est agir comme si je ne t’avais jamais aimé. Tu fais partit intégrante d’un passé que j’envie. Tu fais partit intégrante d’un passé que je désir. Je ne peux te faire confiance sur ce point. Je ne peux te laisser décider sur cette partie de ma vie. Non Alice, la douleur ne s’estompera jamais. Chaque jour elle grandit un peu plus en moi. Certes, je ne pleure plus mais à quel prix ? Plus rien na de véritable saveur dans ma bouche. Tout est devenu fade autour de moi. Aimer une autre personne ? J’en doute, je ferme les portes de mon cœur à chaque individu qui ose y frapper. Un vague souvenir ? Je ne pense pas. Tu resteras le plus merveilleux des souvenirs pour moi. Être dans le savoir peut-être mauvais, mais vivre dans l’ignorance peut détruire. Et la fin de tes paroles vint achever mon âme. Comme si mon corps ne recevait plus d’air. C’était peut être une crise d’angoisse. Je n’en sais rien. Mais la fin me brûla le corps. Ma tête devenait douloureuse. Pour mon bien, il n’y avait plus de nous. Pour mon bien, je souffrais le martyre. Je ne voyais pas ‘les choses comme toi, je les voyais à ma façon, avec mon point de vue. Et ce que tu m’annonçais me semble cruel. Comme un jugement disproportionné. Qui dit que pour mon bien il’ faut’ que je sois ignorant ?

« Junko… Ne fais pas ça, je t’en supplie… »

Ma voix n’était qu’un murmure. Douloureuse, qui n’arrivait pas à se faire une raison. Et lorsque tes bras quittèrent les miens, j’ai failli tomber au sol tel un misérable enfant pleurant le départ soudain de son amour. Je n’ai pas honte d’autant souffrir pour toi. Mais j’ai honte de le faire devant toi. Je ne veux pas voir la peine sur ton visage, je veux y voir la joie. Alors je me remets droit, face à toi, j’essaie de dessiner un sourire sur mes lèvres mais mon regard quitte le tien. Pourtant, dans un dernier espoir j’attrape ta main, la prend dans la mienne. Je l’observe quelques instants tout en retenant des larmes de tristesses. Il faut que je le dise, il faut que je prononce ces mots. Peut-être alors te décideras-tu à me dire la vérité.

« Est-ce que cela à un rapport avec la nuit ? Avec le fait que nous nous sommes toujours vu la nuit ? »

Ces mois d’absence, ces mois de manque m’avaient permis de réfléchir sur nous. Sur la signification de notre couple avant que tu n’arrêtes tout. J’ai eu le temps d’y penser, d’y réfléchir longuement. Je ne voyais pas de raison évidente. Certes, tu en avais peut-être marre mais après ce que je viens de voir. Après ce que nous venons de vivre. Alice… As-tu une réelle raison ? Est-ce à cause de la lune ? La lune est-elle la réponse à mes questions ? La nuit, pourquoi tout c’est passé la nuit. Notre rencontre tout comme notre rupture. Qu’avait cette lune pour avoir le privilège de pouvoir observer toute notre vie ? Dis-moi Junko… Je ne supporte plus de vivre ainsi. J’ai l’impression d’étouffer chaque jour un peu plus.
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MessageSujet: Re: - One More Time - Alice   Dim 2 Jan - 1:32

En ce moment même, elle avait l'impression qu'elle ne mourrait pas de maladie, que le xp ne l'achèverait pas. Bien au contraire, elle pensait que son cœur la trahirait. Qu'il exploserait de douleur dans sa poitrine, l'obligeant de stopper net. Elle savait qu'il fallait qu'elle prenne la fuite, mais elle n'en avait pas encore la force. Elle était encore fatiguée alors elle attendait devant lui, devant celui qu'elle avait tant aimé voir la nuit sous l'œil protecteur de son amie de toujours. Elle avait tant aimé sentir son odeur, toucher sa peau, rire avec lui, l'entendre lui parler, lui dire des doux mots effaçant le cauchemar de la vie réel. Elle avait tant aimé tout cela et maintenant elle s'en séparait. Encore une fois de plus elle refusait le bonheur. Encore une fois elle refusait d'être égoïste par amour. Alors elle se contenta de rester droite, sans le moindre signe de vie autre que sa lente respiration à écouter ses paroles. Les fortifications du château qui avaient été brisé se reconstruisait petit à petit. Son silence, cette froideur, cette façon de finir par lui parler, tout cela en était la preuve. Une preuve irréfutable: Min Hee devait se faire une raison, elle le quitter pour de bon, elle ne voulait plus le revoir pour son bien à lui. Mais aussi pour le sien, car il fallait bien l'avouer, elle ne voulait pas le laisser dans le désespoir à sa mort car elle savait qu'elle ne pourrait pas reposer en paix dans ces conditions-là. C'était pour toutes ces raisons, toute celle que lui imposait son cœur qu'elle le quitter. Qu'elle ne lui offrait pas de deuxième chance. Alors quand bien même il la suppliait, cette fois-ci elle serait forte, cette fois-ci elle ne flancherait pas comme ce soir.
Le compte de fée n'existait pas, ce n'était qu'une vulgaire utopie à laquelle elle avait longtemps crut en sa présence. Encore maintenant elle voulait y croire, se dire que sa maladie disparaitrait et qu'elle pourrait vivre normalement, retourner dans ses bras et le voir même le jour. Mais c'était irréel et elle le savait, tout comme sont univers, tout comme Alice. Mais elle avait besoin d'y croire pour vivre. Elle en avait besoin pour ne pas perdre espoir. Alors quand elle entendit son murmure, ce murmure qui refusait de changer d'histoire, elle voulait abandonner à son tour, mais elle resta forte. Elle ne répondit rien et se contenta de rester droite, pleurant à l'intérieur d'elle. Hurlant à la mort, haïssant le malin de l'avoir prit pour cible. Mais elle n'exprima rien, juste une moue un peu plus triste, juste un visage qui perdait sa joie datant au profit d'une tristesse profonde et douloureuse. Lui aussi chancelle, lui aussi à mal, mais il est aussi fort. Il se redresse, lui sourit, mais son regard quitte le sien. Alors elle aussi tourne la tête, elle ne cherche pas son regard, elle se contente de voir les passants les contourner. Que doivent-ils penser? Une amourette d'adolescent qui se termine en drama? Possible, et n'ont-ils pas raison? Soudain elle sursauta, donnant un véritable de signe de vie. Elle sentait une nouvelle fois sa douceur sur sa main. Elle posa son regard sur l'objet en question, sur cette main qu'elle prenait plaisir de tenir autre fois. Elle voulait encore la serrer, être encore faible comme plus tôt mais elle se retint, elle laissa sa main comme elle l'était, lui offrant simplement le contacte qu'il avait provoqué. Puis elle releva les yeux à son visage quand il prit la parole.

    « Est-ce que cela à un rapport avec la nuit ? Avec le fait que nous nous sommes toujours vu la nuit ? »


Il avait vu juste mais elle ne devait rien dire. Alice essaya de masquer un rictus d'appréhension. Avait-il deviné? Était-il au courant? Voilà ce qu'elle se demandait actuellement, alors ce fut la question de trop pour elle. Elle retira violemment sa main de la sienne, lui reprit ses sacs sans plus attendre et s'en alla après l'avoir saluer comme tout bon japonais le ferait. Elle savait que prendre la fuite serait lui donner des informations, mais si il en était arrivé à cette question, avait-elle besoin de répondre quoi que ce soit? N'avait-il pas déjà son avis la dessus? Alors elle préféra fuir plutôt que de risquait de perdre contre lui. Leurs chemins se séparaient de nouveau.
Son départ fut précipité, elle avait marché si vite qu'elle en était essoufflé, il fallait qu'elle fasse une pause. Elle savait qu'elle était encore près de lui, mais ses jambes refusaient d'avancer plus, d'aller plus loin. Alors elle choisit l'option de facilité: elle appela un taxi. Il arriverait dans dix minutes, c'est ce qu'on lui avait annoncé. Elle s'asseya au sol et se contenta de le regarder de loin. Il y avait tellement de monde qui allait et venait qu'elle n'arrivait pas à apercevoir sa silhouette. Elle soupira. Tant pis, elle ne le reverrait plus. C'était la dernière fois. Maintenant elle avait retrouvé son chemin à elle, elle avait pu remonter sur le petit nuage gris de tristesse. Elle n'avait plus qu'à attendre que le tout se passe et que la maladie l'emporte. Qu'il l'oublie et qu'elle repose en paix.


“▬ C'est fini. Pourquoi? ...
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MessageSujet: Re: - One More Time - Alice   Sam 8 Jan - 22:39

Tu sais Alice, tu me détruis. Plus que si je savais la vérité. Je commence à m’en douter. Je commence à comprendre mais je refuse d’en savoir plus, je refuse de m’avouer la vérité seul. Parce que si c’est vraiment ce que je pense, alors j’aurai voulu qu’on passe ces derniers mois ensembles, j’aurai voulu vivre tous ces moments et les prochains ensembles. J’aurai voulu t’accompagner encore une fois et cela jusqu’à la fin. Mais tu ne m’accordes pas ce droit. Je n’ai pas la possibilité de me l’octroyer. Alice, je me serai jeté à tes pieds, j’aurai pleuré toutes les larmes de mon corps si cela m’aurait permis de te garder à mes côtés. J’aurai juste voulu que tu m’aimes encore un peu. J’aurai juste voulu que tu m’autorises de t’aimer encore. Pourquoi refuses-tu ? Je me fiche de ce que tu dis. Le temps n’efface pas ma douleur, il me l’aggrave. Je n’aurai jamais imaginé t’aimer autant. Je voulais juste pouvoir partager un peu de temps avec toi. Mais à présent, la seule chose que je pouvais faire c’était t’observer de loin jusqu’à ne plus te voir. Le temps ne guérit pas ma douleur, il m’ouvre un peu plus la plaie. Je ne veux pas rencontrer quelqu’un d’autre, je te veux toi. Je ne veux pas d’autre bras, je veux les tiens. Je ne veux pas une autre odeur, je veux la tienne. Mes bras voulaient te garder prisonnière à jamais et mon cœur voulait entendre de nouveau le tien. Cependant, il y a une fin à tout. Doucement tu t’es défais de mes bras. Doucement tu m’as laissé. Seul, sur le bord de cette route. Seul, sur le bord de ce chemin. Doucement tu as prit un autre chemin : une fois de plus. Doucement j’ai vu nos chemins se séparer. Et doucement mon cœur se disloquait une fois de plus. Tant que dans mon cœur subsistera l’espoir, la souffrance ne quittera pas ma peau.

Et sans un mot tu m’as laissé. Sans un mot tu m’as quitté. Une fois de plus mon monde s’est effondré. J’observais ta silhouette fuir comme cette nuit là. Tes cheveux dansant au grès du rythme de tes pas. Tu ne t’es pas retourné une seule fois. Tu as eu raison. Je ne ressemblais plus qu’à une misérable loque. Le monde finit par manger ton corps et mes yeux finirent par ne plus pouvoir discerner tes cheveux blonds. Mais cela n’était plus la faute des personnes, cela était la faute de mes larmes. C’était les seules et uniques responsables. Se déversant trop durement sur mon visage, je les ai chassé d’un revers de la main et j’ai fais demi tour. Moi aussi j’ai pris un autre chemin. Un chemin remplit d’espoir. Un chemin pourrit. Je n’aimais plus arpenter la vie ainsi. Je n’y arrivais plus. Et comme cette première fois je me suis dis que fuir dans l’excès ne serait pas une si mauvaise idée. Je me suis dit que l’alcool finirait bien par effacer le temps de quelques instants l’image de ton visage dans mon cerveau. Je me suis dis que l’excès pourrait t’effacer juste quelques heures. Cependant le temps viendra me rappeler que tu excites. Le temps viendra me rappeler que je t’aime. Tu as tord Alice, le temps ne marche pas sur moi. Surtout quand je ne comprends pas. Mais peut-être as-tu raison. Peut-être un jour seras-tu un souvenir ? Je n’en sais rien. Je ne pense pas. Tu seras toujours mon premier amour, le plus beau. Tu seras toujours celle que je porterai dans un coin de mon cœur. Celle dont je vanterai la personnalité dans le futur. Celle que je chérirai jusqu’à ce que mon propre sommeil vienne m’emporter. Mais jusque là Junko, j’ignore comment je vivrais sans toi. Je voulais juste t’avoir à mes côtés et cela à jamais. Droit qui ne me sera jamais octroyé. Vie qui ne sera plus jamais aussi sucré. Destin que je refuse de vivre si mon chemin ne rejoindra plus jamais le tien.

C’est fini. Pourquoi ? Parce que je t’aime. Mais ce ne sera jamais éternel ?
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