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 Une sourie et une vilaine grippe~ || Tae Hyun

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MessageSujet: Une sourie et une vilaine grippe~ || Tae Hyun   Dim 7 Nov - 3:05

Respiration haletante, regard perdu, goutte de sueur coulant le long de sa tempe… Yi Jong n’était pas aux mieux de sa forme. Recroquevillé entre sa baignoire et son lavabo, le jeune homme tremblait comme une feuille. Il ferma les yeux de toutes ses forces, se forçant à reprendre un peu contenance. Crise dû au manque ? Etat de choc ? Déprime ? Non non, une sourie sous son lit, rien que ça. Au risque de briser le mythe, il avait même poussé un cri strident digne d’une petite fille de cinq ans. Lui l’homme viril, téméraire, courageux, travailleurs, prêt à tout pour sa damoiselle… ne pouvait supporter la vision d’une pauvre petite bête sans défense, d’un rongeur, dans sa chambre. Il était complètement apeuré. Ah voilà, il le savait très bien, il ne faut jamais, au grand jamais, qu’il essaye de chercher quelque chose dans ce bazar. Sa chambre n’était qu’un endroit accueillant pour moisissures, mites, insectes, rongeurs et autres présence indésirables dans un endroit de vie sain. Oh, ne vous méprenez pas, ce n’était en aucun cas sa faute, Yi était certainement la fée du logis que tout homme rêve d’épouser un jour. Non, tout ce qui lui arrivait était indépendant de sa volonté. Il payait très peu le loyer de cette « piaule »… il comprenait la raison à présent. Il aurait bien appelé Tae, ou même un de ses amis pour l’aider a faire déguerpir cette bête mais, voilà… il avait aussi sa fierté le bougre ! Souffles mon petit, ce n’est rien, elle ne va pas te manger ! Ouais, enfin ça… ce n’était pas prouvé !! Lui, il se rappelait que lorsqu’il avait cinq ans, une sourie l’avait mordue au pied… puis après la sourie, il y a eu « pan pan », son lapin nain, qui lui avait mordu le bout du doigt, et puis il y avait aussi ce castor qu’il avait voulu secourir mais, qui avait failli le noyer dans le fleuve… Les rongeurs, c’étaient la réincarnation du diable ! Il souffla un bon coup pour la seconde fois, essayant de se sortir de l’endroit exigu dans lequel il s’était réfugié. Or, il avait seulement essayé de se relever qu’un mal de tête ainsi qu’un vertige le prit et il se retrouva de nouveau à terre. Ah, oui, un détail n’avait pas été précisé, il avait une grippe atroce… ou peut-être était-ce une gastroentérite ? A vrai dire, il n’en savait rien et il n’avait pas réellement les moyens de se payer les services d’un de ces médecins friqués de la capitale. Non, il savait très bien se soigner seul… avec ses défenses immunitaires hors du commun bien sûr ! Enfin, a vrai dire, il n’était pas si tranquille que ça, il avait appris quelque part qu’on pouvait mourir de la grippe… il priait pour que ce soit une gastro ! Toujours assis par terre, faisant désormais face à l’échec, il se demanda si cette sourie n’était pas une hallucination tout compte fait… n’était-ce pas d’autres rongeurs qui lui rendaient d’habitude visite ? Aaah il divaguait le pauvre, c’était un mauvais signe. Non, ce ne serait pas cette maladie qui l’emporterait, ni même cette ville, ces pilules, cette faim qui le tiraillait un peu plus chaque jours ou bien ce froid qui lui gelaient les os chaque nuit… Non, c’était une gastroentérite, il le savait ! Il se hissa sur le bord du lavabo et vomis le peu de bile qui lui restaient dans l’estomac, le faisant grimacer de gêne. Il s’essuya la bouche et se rafraîchit le visage, regardant son image dans le miroir en face de lui. Yi Jung… tu es pitoyable. Plus bas que terre, te voilà dans de beaux draps à présent. Nous sommes au 21e siècle mais, tu risque tout de même de mourir d’une simple grippe. Tu vies dans un endroit insalubre où un lépreux ne voudrait même pas coucher, tu manges peu faute de moyen, tu n’es même pas fichu de te trouver un job qui ramène assez d’argent pour que tu survive dignement et par-dessus tout, ta seule façon de t’échapper à cette réalité qui te dépasse et dans laquelle tu t’enfonces un peu plus chaque jours, c’est de te droguer. Il ne l’admettrait jamais mais, en était pourtant conscient, ces pilules dans sa pharmacie, ce n’était pas de simples somnifères, ils avaient des effets secondaires lourds dont son état actuel. Ecrasé par cette réalité qui lui pesait, ses jambes tremblèrent et il s’écroula une fois de plus, la gravité l’ayant rattrapé. Il ne pleurerait pas, il était assez pathétique comme ça. Il serra le poing et la mâchoire. Cette situation ne pouvait perdurer, il devait se battre pour mériter sa place ! Touljin, c’était son Eldorado, il le savait… au fond, cette ville le sauverait. Elle était remplie de vices, de maux et de divers remaniement des mœurs mais… il y avait du bon… il y avait du bien, il le sentait !

23h… une pluie torrentielle s’abattait sur l’énorme métropole. Une silhouette qui n’était autre que celle du blondinet, s’approchait rapidement de l’énorme enseigne indiquant le nom de ce fameux centre commercial. Véritable jungle de la consommation le jour mais, réellement un désert de Gobi la nuit. La plus part des magasins ayant fermés depuis quelques temps, seuls restaient ouverts les cinémas, fast-food et épiceries ouvertes 24h/24. Trempé jusqu’à la moelle, il frissonnait déjà atrocement, un simple polo le recouvrant. Les mains dans les poches et la capuche remonté, il aurait put effrayer quelques âmes sensibles mais, il n’en avait que faire. Il fallait qu’il mange, c’était urgent, il ne tiendrait pas longtemps le ventre vide. Il trouva rapidement ce qu’il cherchait, entrant naturellement, aucun sou en poche cependant. Retirant son couvre chef en regardant à sa droite et à sa gauche, vérifiant que personne de le voyait, il tendit le bras et pris des sachets de viande sèche puis, des sucreries et remis tout à l’intérieur de sa veste. Il ferma les yeux. Jamais il ne passerait, on allait le voir… mais, il n’avait pas le choix ! Il referma son blouson et remonta sa capuche puis, partit le plus naturellement possible du magasin. Un seul pas. Il n’avait fait qu’un seul pas en dehors de l’épicerie que déjà un agent de sécurité lui avait attrapé le bras en l’arrêtant. Il se débattit comme un diable, répétant sans cesse qu’il était innocent. Il ne se reconnaissait plus. Il était faible et ce n’était pas sa force de mouche qui allait faire quelque chose contre ce géant de deux mètres mais… c’était désespéré. Il ne voulait pas crever oublié et sans famille, comme quelques junkies de son voisinage. Il ne voulait pas aspirer la pitié même après sa mort… A force de se battre, les aliments volés tombèrent de son pull, l’arrêtant dans ses gestes avant qu’il ne reprenne de plus belle.

    « Connard ! Vous… vous… »


… faites votre travail ? Non, il ne réfléchissait plus. L’agent commençait sérieusement à s’ennuyer de cette crevette anorexique qui se débattait comme s’il allait le violenter et il se préparait déjà à utiliser la manière forte quand quelque chose l’en empêcha, le stoppant dans son geste. La nature était bien faite, on avait sauvé le pieu Yi Jung.
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MessageSujet: Re: Une sourie et une vilaine grippe~ || Tae Hyun   Mar 9 Nov - 6:05

Chaque journée était la même, identique et même quotidien qui se répétait. Pas d’imprévus, juste la routine. Chaque élément était programmé pour que sa journée commence au mieux, Tae Hyun est quelqu’un de ponctuelle et qui aura toujours un peu plus d’appréciation à votre égard si vous l’êtes également. Il aime les choses minutieuses, le rangement, entre autre et tout ce qui tourne autour de ses manies. Chaque matin devrait être de la sorte pour être sûr que la situation était stable, que rient n’avait changé entre temps. Qu’il puisse tout contrôler et s’assurer qu’aujourd’hui serait un autre de la semaine, sans se préoccuper réellement de retenir la date. Un de plus sur son calendrier, ni plus, ni moins, comme les autres, car il en fallait bien.

Tae devait bosser. Tae devait toujours bosser car Tae a beaucoup de boulot. Etre chef d’entreprise, un tel poste, fallait l’assumer avec le temps mais peu importe puisque cet homme d’affaire commandait même ses camarades dès le bac à sable. Chose inné que de se faire ferme et autoritaire. Il sait mener les gens, il en a l’intelligence, alors… Alors quoi ? Aujourd’hui, regardez-le ! A la tête d’une brillante entreprise et qui dans l’ombre, fabrique ses fameuses pilules dont tout le monde parle. Combien de discussion n’avait-il pas intercepté à propos de ça ? Les chiffres parlaient d’eux même mais lorsqu’il voulait plus de détail, il ne se dérangeait pas pour faire un saut en ville et… Ecouter les patents, simplement. Marcher, dire que parfois il n’avait pas le temps, dressant le portait de l’homme d’affaire pressé, ce qu’il était. Une journée n’était jamais suffisante pour faire tout ce qu’il projetait. Et si vous saviez toutes les idées que monsieur a, vous partirez en courant. Probablement que certaines ne verront pas le jour mais… Non, à l’heure actuelle, il se concentrait sur ce que l’on appelait les nice spleep ou golden dream… Ah son trafic. Dire qu’il n’était parti de rien. Monter à la capitale fut un changement, il a pu tourner le dos à tout, à sa famille, à sa mère, à son passé pour à présent tout recommencer du bon pied. Il avait galéré mais… Kang Tae Hyun est quelqu’un de très déterminer. S’il vous promet qu’il déplacera cette montagne, alors soyez en sûre, il la fera bouger. Peut-être pas à la force de ses bras mais il y arrivera, vous verrez. Il ne revient jamais sur sa parole. Et le voila livré à lui-même à Touljin. Il aura su se faire des connaissances jusqu’à ce jour, des meilleurs, comme des pires, certaines à propos de certains flacons traînant chez lui, et d’autres non. Lui qui avait vu le rêve disparaître, lui qui y avait trouvé une solution… Ne voulait pas l’utiliser. A baigner dans ses propres magouilles, à chaque jour comprendre les effets secondaires, à voir son ami en être devenu tellement accro… Il avait voulu lui refuser un soir mais il avait craqué devant ses beaux yeux… Kang Tae Hyun, craqué. Tss, se ramollissait-il ? Pourquoi lui donnait-il autant d’importance ? Lui, trompé par sa propre mère qui avait choisi l’amour de sa vie plutôt que lui. S’il l’abandonnait, lui aussi ? Non. Non, car il ferait en sorte que cela n’arriverait plus. N’arriverait pas, avec lui. Il le garderait jalousement en sa possession et avait en main quelque chose pour laquelle il reviendrait tout simplement vers lui. Ses fichus flacons. Comment toute son existence y est décidément attachée. Mah, en étant l’auteur aussi… Non, il ne pouvait pas non plus les laisser occuper son esprit et en devenir dépendant en plus. Il voulait être maître le Tae, pas le joueur. Ce n’était pas compatible avec sa fonction alors… Non, il se le refusait catégoriquement sans ciller.

Tae n’avait pas peur des petites souris mais des gros rats. Les gros rats qu’on envoyait dans ses laboratoires, qui fouinaient et cherchaient son secret. Etre à la tête ne fait pas que des amis. Mais on a bien des ennemis, qu’importe notre situation, pas vrai Yi Jung ? Vingt-trois heures quand il avait lu sa montre et qu’il était sorti du boulot. Vingt-trois heures, tu cherchais les emmerdes ! Il était sur le chemin du retour, simplement, la moitié de son visage enfoui dans son écharpe en laine quand il avait entendu du bruit sur sa droite, à l’épicerie du coin où il allait régulièrement. Il y allait parfois faire ses courses, faut pas croire, il mange ! Comme tout être humain ! Comme cet être humain en particulier qu’il aperçoit et le fait s’arrêter au beau milieu de la foule. Il voit toute la scène et se faufilera jusqu’à eux, pressé mais plus pour les mêmes raisons que ce matin. Ah, Tae, s’te classe ! Il rattrape le bras juste à temps, celui de l’homme de la sécurité. Un blanc alors qu’il fait de plus en plus pression afin qu’il lâche… Yi. Yi, on ne le touche pas, tout simplement.

« Vous feriez mieux de le lâcher, si vous ne voulez pas de problème. »

Sombre regard qui passa des yeux de l’homme armoire à glace aux aliments traînant par terre. Il ne veut pas voir son regard, le voir culpabiliser alors il évite, simplement, relâchant le bras quand l’autre eut enfin relâché son ami. L’homme d’affaire se baisse et ramasse, les rendant à son nouvel acheteur. Fin bon, même si c’est lui qui sortira son portefeuille, rajoutant un pourboire considérable pour « oublier l’histoire », bien évidemment.

« On en parle plus. »

Son souffle est froid, comme sa personne l’est toute entière, pas vrai ? Ca le frustre. Rien que sa journée de boulot, maintenant voilà que se rajoutait la scène de ménage, des vagues pour de la nourriture. Ca ne l’aurait pas touché en d’autres cas, même pas soucié... Il avait mal au crâne.

« Allez viens. »

Enfin, ses yeux lui portent de l’attention. Tae semble toujours si neutre, aucune expression. A croire que c’est de naissance qu’il a perdu la capacité à laisser ses émotions se laisser lire sur son visage. De toute façon, ses yeux expriment bien son état : il s’était fait du soucis alors maintenant, il fronce les sourcils et lui reproche. Il le tire loin, loin de cette épicerie en le tenant par le poignet. Il dépasse certaine personne mais s’arrête subitement.

« …Pour…Mais pourquoi t’as fait ça ? Tu te crées des ennuies Yi. Viens me demander, à l’avenir. »

Et cette foule qui défile… Et ce mal de crâne… Il soupire, portant sa main libre à son visage. Aah état de faiblesse ! T’entends pas l’alarme là, Tae…
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MessageSujet: Re: Une sourie et une vilaine grippe~ || Tae Hyun   Mer 10 Nov - 2:33

Une ville de fous. Une descente aux enfers pour ces jeunes. Certains l’avaient voulu… d’autres non. Yi Jung faisait parti de cette dernière catégorie. Pris malgré lui dans cette spirale infernal que constituait cette misère, cette déprime… Il n’était voué qu’à un gouffre lugubre et sans aucune lumière. Comme le cri d’une biche dans la gueule de son prédateur, il essayait de se débattre. Un effort vint… il était déjà mort avant même d’arriver à Touljin. Lumière artificiel, musique rythmée, débauche, alcool… pilules. Opium d’une jeunesse déchue… Opium d’une âme faible comme la sienne. Pas d’espoirs, pas d’avenirs mais une volonté de vivre à toute épreuve… en définitive, une impasse. Les soirées c’était une manière de s’évader, d’oublier. Un verre, deux verres… On perd très vite le compte. Puis, un inconnu qui vous séduit, une danse, des corps qui s’échauffent, de la fumée, des pilules qui passent, des rires, des comportements anarchiquement destructeurs, qui donne l’impression d’être libres… puis le revers du décor. Un canon de beauté qui se fait vomir dans les toilettes, des seringues, un coma, une bagarre qui dégénère, un désespoir encore plus grand lorsqu’on se réveille… Infimes risques en comparaison hum ? Quand on entre dans le milieu, il est très difficile d’en ressortir. Une pente glissante lorsque nous sommes au fond du gouffre. On a beau appeler pour que l’on nous sauve, le trou est tellement profond qu’aucun son ne peut en sortir. Des pleurs, des cris, des hoquets, des chaises qui se cassent, des aboiements, des sanglots… Non, rien de sort de cet embranchement sombre… « Je ne fais rien de mal n’est-ce pas ? » Une question à son dieu. Non Yi, tu ne fais rien de mal, tu rêves c’est tout. Tu es entrainé malgré toi par ta peine, telle une femme qui s’accroche à ton pied et te tire vers le fond. Impossible de résister, ta force n’est pas assez suffisante pour affronter son attraction, tu es près à lâcher… Tu n’en ais qu’au bord… de ce gouffre. Tu as mal hein ! Alors, tu augmentes le son, tu vies toujours plus vite, tu consommes toujours autant d’énergie à courir… tu oublies. La réalité, elle te rattrape. Tu cours, tu cours mais, elle te rattrape toujours. Comme ce soir, ce fut ton corps qui te rappela. Il sonnait l’alarme, tu ne pouvais le maltraiter ainsi, lui faire ingurgiter ces saletés, le fatiguer de façon inhumaine, l’affamer… Il a une limite. La grippe ce n’était qu’un rappel à l’ordre, le prochain coup serait bien plus… fatal.

Le désespoir avait repris possession de ton être et tes réactions n’étaient guidées que par sa voix. Elle t’avait ordonnée de sortir, même si la pluie était torrentielle, elle t’avait dit de voler ces choses, elle t’avait dit de te débattre lorsque toutes chances étaient vaines… Le désespoir nous pousse à faire beaucoup de choses et Yi Jung n’était que son pantin. Un serviteur obéissant. Il n’avait pas d’autres alternatives pour l’instant après tout. Ou si… ce bras puissant et protecteur. Oui, il était tellement fort que parfois, Yi Jung se mettait a espérer qu’il pourrait le retenir, qu’il pourrait défier cette femme qui le tirait vers le bas. Aaah qu’il était égoïste le petit. Il ne faisait jamais attention à ce que cet adulte pouvait ressentir… Tae l’avait tellement gâté qu’il pensait que tous ses efforts étaient normaux, qu’il était dans son droit de lui demander ce genre de choses. Le blondinet n’était en réalité qu’un grand enfant qui n’avait jamais put grandir… mais, surtout, a qui on avait demandé de mûrir tout seul. Cet homme d’affaire était l’assurance, la stabilité, la confiance… Mais, il avait l’impression que s’il lui en demandait trop, il remarquerait qu’il n’était qu’une nuisance, et s’en irait.

Il avait appréhendé le coup et fermé les yeux. Or, rien ne vint. Il releva finalement la tête, les yeux plissés par la fatigue, le remarquant lui. Illusion ? Ces temps-ci, il avait dû mal a faire la différence. Qui allait avoir des problèmes… l’agent ? Haha, il l’avait toujours sût… Tae Hyun possédait une arme ! Oui, enfin, il possède d’autres pouvoir tout aussi dissuasif et s’il n’était pas en train d’essayer de distinguer le vrai du faux, il aurait très certainement trouvé ça… valorisant qu’il puisse en abuser pour ses beaux yeux. Il fut d’ailleurs étonné en comprenant enfin la situation… Ouuuh, il allait avoir le droit à un sermon, c’était sûr ! Et s’il lui expliquait la situation… il aurait quand même le droit à un sermon. Il fut pourtant soulagé… apaisé de sa simple présence. Voilà, Tae avait enfin les choses en mains. Il sentit le géant abdiqué, évidemment, et continua à fixer son ami, le détaillant. Oui, c’était bien lui. Ce visage froid mais, d’autant plus séduisant, cette carrure imposante, ce charisme, ces lèvres sexy… il n’y avait pas de doutes. Son regard était vitreux, toujours aussi rempli d’incompréhension. Il se laissa trainer comme une poupée, aillant du mal a suivre la cadence, ses jambes menaçant de céder a tout moment. Tae Hyun, ne fait pas cette tête, tu lui fais peur. Lorsqu’il le vit s’arrêter, il remonta de nouveau son regard vers son profil, toujours cette même expression hein ? Ses paroles ne firent que confirmer ses doutes : il était contrarié. Lui ? Il s’en fichait. Il était là, c’est tout. Qu’il grogne, il avait l’habitude et ça ne durait jamais longtemps. Ses battements de cœur plus rapide aussi devinrent normaux lorsqu’il était en sa présence. Lorsqu’il le détaillait surtout, lorsqu’il se mettait à vouloir qu’il le prenne dans ses bras, lorsqu’il se mettait a vouloir l’embrasser et même plus… ses rêves artificielles le lui rappelant bien assez souvent. Il n’avait rien compris aux mots qu’avaient prononcés son ainé, plus aucun son n’arrivant jusqu’à ses oreilles, juste un bourdonnement assourdissant. Est-ce que son dieu montrait son mécontentement à l’égard de ses pensées ? Peut-être… Il avait toujours sût que cette attirance n’était pas saine… pas catholique. Son regard se fit alors craintif, on le perdait. Ses yeux se posèrent tout autour de lui, une de ses mains se posant sur son cœur comme s’il était devenu douloureux, serrant son T-shirt. Manque d’air… crise d’angoisse. Sa respiration s’était accéléré, l’oxygène lui faisait un tour et ne voulait plus entrer correctement dans ses poumons. Une goutte de sueur roula le long de sa tempe, tandis qu’il s’avança vers son ami, les jambes tremblantes, avant de tomber contre son torse, les yeux à moitié fermés.
Son sauveur était arrivé… son corps avait abdiqué.
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MessageSujet: Re: Une sourie et une vilaine grippe~ || Tae Hyun   Mer 10 Nov - 20:29

Et Tae le tout puissant terrassa son adversaire, entre autre. Par sa présence, il s’était imposé dans un conflit qui ne le regardait aucunement. Un conflit dont il aurait pu s’éviter, continuant simplement son chemin jusqu’à chez lui. Mais Tae Hyun ne se voile pas la face lorsqu’une personne qui entre dans son cercle restreint d’ami se voit en difficulté, non. Et encore moins quand cette personne porte le nom de Yi Jung. L’homme d’affaire avait empêché ce coup, un coup qui aurait coûté cher s’il n’avait pas pu l’intercepté. Tae est un homme influent et bien qu’il garde perpétuelle ce calme autour de lui… Pourtant, il a vécu une partie de son enfance sous les escaliers à entendre les coups de son père sur sa mère et une grosse majorité a tenté de faire comprendre à sa génitrice, en vain, que beau père n’était pas si beau que ça, non. Alors oui, ça fout la haine. Celle qui lui avait donné la vie devait l’aimer et non le rejeter pour un amour factice. Pour une vie facile ? Il avait détruit le meuble de sa chambre après une discussion avec lui, lui qui avait joué plus finement que lui dès le début, le faisant passé pour l’adolescent en pleine crise. Alors il s’était calmé, faux semblant, sans pour autant paraître plus chaleureux avec lui. Il l’ignorait ou faisait ce qu’il lui demandait car il savait que la moindre de ses fautes retomberaient sur sa personne. « Tae Hyun est un enfant pourri gâté » avait-il entendu, une amie de sa mère a cette dernière. Kss… Comme quoi, les apparences font tout. Qu’ils n’espèrent même pas recevoir le moindre sou de sa poche, et sa sœur peut bien le haïr pour ne pas les aider, il s’en moque. Elle, elle ne se rendait compte de rien, elle, il l’aimait car c’était…ses gènes. Lui n’était que le petit fardeau compris dans le package. L’indésirable, l’enfant du salaud. Il avait recommencé sa vie ici, ce n’était pas pour y inclure son passé.

Et son présent, il en faisait partie. Tête blonde qui l’attendait parfois devant chez lui et qu’il se mettait à sermonner pour ne pas avoir mis d’écharpe. Non mais cet idiot aussi… Limite il est malade 360 jours par an. Vive les paquets de mouchoir… S’en achète-t-il au moins ?! Quelle question… Il ne pouvait pas se payer des pilules, sa drogue. Donc c’était encore moins probable qu’il gaspille son argent à ça… Mouais. Pour ça, Tae lui enlevait probablement un poids. Mais à lui donner des flacons si facilement, il avait peur qu’il en prenne trop fréquemment. De toute manière, il surveillait et s’il allait trop loin, il régulerait lui-même. Après tout, c’était sa fabrication et il connaissait les effets nocifs plus que personne. La première fois où il lui en avait donné, il ne savait pas qu’ils en arriveraient là. Gratuitement. Son petit business faisant exception avec lui et même s’il savait qu’il venait dans le but de rapprovisionner son stock, ça lui allait puisque au moins, il venait le voir de temps en temps. Tout en connaissant sa consommation, il savait plus ou moins vers quelle période il le verrait devant sa porte. Parfois c’était plus long mais il ne s’en souciait pas. Culpabilité peut-être ? Mais c’était prouvé, Tae était son aimant, et il en jouait. Mais cette fois, c’était la coïncidence. Un ordre donné, le type de la sécurité n’insistera pas plus. Prestance à vous faire froid dans le dos, tu te rends pas compte mon Tae que tu l’effraies lui aussi… Tae Hyun effraie, inspire une confiance en lui qu’il nous fait perdre la notre. C’est testé c’est prouvé. Combien de personne n’a-t-il pas démonté, juste par concurrence ? Il n’est pas méchant, quand on ne joue pas sur son terrain. Il ne s’énervait pas contre Yi Jung, il lui reprochait le souci qu’il s’était fait, mine de rien. L’entraînant dans les rues, il serait son poignet pour le forcer à avancer, lui imposant également son rythme jusqu’à finalement s’arrêter. Une journée de plus de huit heures de boulot derrière lui, un mal de crâne naissant, Yi qu’il surveillait et dont la situation lui avait presque échappée puis redressée. Alors oui, il voulait des explications, qu’il n’obtient pas. Les yeux clos, son visage enfoui dans l’une de ses mains, il sentira un poids contre son coffre, ayant assez de réflexe pour le maintenir contre lui, comprenant par après qu’il s’agissait du corps de son ami. Surpris, il passa sa main sur son front et appuya pour apercevoir son visage, cherchant le contact visuel.

« Eh merde, Yi, ça va ? »

Question idiote. Rien que le fait de le sentir contre lui… Il écarta ses mèches blondes de son visage, le sentant… humide ? Il fronça les sourcils et se pencha, passant l’un de ses bras dans son dos et l’autre dans le creux de ses genoux pour le soulever. Un poids si léger, un poids qu’il pouvait gérer, il en était persuadé. Il reprit sa marche, jetant quelques coups d’œil à son « fidèle client » et s’enfonça un peu plus dans la foule.

On épargnera la galère à ouvrir sa porte. Parce que Kang Tae Hyun ne galère pas, il a la classe, pfeuh ! Il le remettra debout un temps, le gardant collé contre lui en serrant les dents pour retenir ses grognements. Lorsqu’il sent la porte s’ouvrir, il soupire et le soulève à nouveau, poussant le bout de bois du pied pour enfin pénétrer chez lui. Il traversera simplement le hall, le salon et ouvrira la porte de sa chambre pour le déposer sur le lit. Même par se froid, il sentait les goûtes de sueur dans son dos, enlevant automatiquement ses vêtements d’hiver et dénouant sa cravate en s’asseyant sur le matelas. Un long soupire lui échappa, se l’autorisant avant de porter son attention sur son « invité » imprévu. Son regard remonta le long de son torse jusqu’à son visage, se déplaçant pour se pencher au-dessus, détaillant ses expressions alors que lui était… anxieux ? Évidemment, il ne lui avouerait pas, sa main caressant sa joue pour lui transmettre un peu plus de chaleur.

« Repose toi. »

Un murmure se voulant rassurant et cessera le contact. Ca, il ne pouvait pas se l’autoriser, peur de se laisser emporter et réaliser. Non, il se leva simplement, laissant donc aux couvertures la tâche d’augmenter la température de son corps et quitta la pièce pour la cuisine. Là, il se servit un verre où il y plongera un cachet et le transporta jusqu’au salon. Posé face à lui sur la table base, il observait la poudre blanche se mêler à l’eau et le médicament se dissoudre. Il l’avait porté. Comme quoi, il le pouvait. Un poids plume, un corps si mince qu’il avait serré contre lui. Son souffle, sa chaleur… Ses yeux, sa peau… Peu à peu, Yi devenait son obsession. Son ami qu’il n’avait jamais vu comme tel mais dont il n’avait jamais fait un pas. Non, trop fragile…Les problèmes qui s’y mêleraient en plus de ceux actuels… Il vida le verre. Il fallait qu’il se contente de soulager sa peine et de le garder près de lui.
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MessageSujet: Re: Une sourie et une vilaine grippe~ || Tae Hyun   Mar 16 Nov - 1:18

Adolescence


Adolescence. Passage obligé de tout adulte normalement constitué. C’est une période que pas mal de psychologues se sont accordés à dire qu’elle était difficile. Certes, c’est un moment où on se retrouve livrer à soi-même, à rechercher qui nous sommes, à essayer de nous démarquer des autres, à apprendre les règles de la vie… Oui, c’était certainement l’un des passages de la vie des plus compliqué, pour ceux qui ne vivront rien de très douloureux en tout cas. Pour Yi jung, tous les âges avaient été de vraies étapes, de vrais marathons pour acquérir ce goût de la vie qui le pousserait à se battre pour la garder. Au lycée, le blondinet était quelqu’un de plutôt populaire, mais pourtant effacé. La raison de cet engouement pour sa personne ? Son protecteur. Tout le monde connaissait Tae Hyun… et tout le monde savait en conséquent qu’il ne fallait pas toucher à ses amis, et surtout pas à l’orphelin. Ce dernier se fichait un peu de tout ça, et il arrêta très vite l’école de toute manière, afin de subvenir aux besoins de sa grand-mère. La protection qu’il recevait du grand brun avait toujours été quelque chose de normal à ses yeux et il n’avait jamais réellement réfléchis à tout ça. Son hyung, c’était l’ombre qui le suivait dans toutes ces étapes de la vie sans qu’il ne l’aperçoive, pensant traverser tout cela seul. Oui, il avait la mauvaise habitude de penser que personne ne pouvait faire attention à lui, qu’il était complètement abandonné de tous… alors qu’il finissait toujours pas le rencontrer de nouveau… Tae. C’était son grand frère, il l’avait toujours regardé avec de l’admiration dans les yeux, lui le fort et courageux. Il réussissait dans tout tandis que lui ne réussissait dans rien. Il avait ce qu’il lui faisait défaut : des parents, une sœur, de l’argent, de l’ambition… Yi le voyait comme le signe même de la perfection, ne faisant attention qu’aux apparences. C’était son modèle… comment aurait-il pu penser qu’il était presque aussi malheureux que lui ? Ne dit-on pas que l’on ne voit que ce que l’on veut ? Notre tête blonde en était l’exemple parfait. Il faisait sans cesse l’autruche, tel un gamin qui ne voulait pas affronter la réalité. Chacun établi l’épaisseur de sa carapace en fonction des épreuves qu’ils sont capables d’endurer ou des maux qu’ils ont dû essuyer. Le mur que Yi Jung avait établis entre lui et les autres était colossal. Fragile, il n’avait jamais réussi à combattre les foudres du destin sans égratignures. Il lui était arrivé beaucoup de merdes, certes, mais il n’en était pas pour autant devenu fort. Oui, il y a les cas comme lui où cette carapace n’était enfaite qu’un mur de plus qu’il imposait entre son cœur et l’extérieur, pour ne plus être blessé. A chaque fêlure, il avait l’impression qu’il allait se briser. Il aurait tellement aimé ressembler à Tae Hyun, pouvoir tout encaisser, supporter le poids des responsabilités sans broncher… Il ne le jalousait pas, il le prenait simplement comme exemple. Son regard, à chaque fois qu’il se posait sur sa silhouette élancé dans les couloirs, se remplissait d’enthousiasme. C’était sa manière à lui de reprendre un peu de courage, là où il n’y en avait plus. Lorsqu’il n’était encore que dans sa première année de lycée, sa grand-mère tomba affreusement malade et le chemin des deux garçons se sépara, sans qu’il ne le veuille vraiment. Il sombra. Point de départ d’un tout, de leurs retrouvailles, de sa détresse de l’instant, de sa lente agonie… Le jour où il lui dit adieu sur ce toit d’école fut le dernier moment paisible de sa vie. Le grand et robuste Tae ne pourrait plus jamais le protéger, ne pourrait plus l’aider… « Hyung… j’arrête l’école demain. On ne se reverra plus… tu as été un bon Sunbae… Adieu. ». Sa voix tremblotante avait prononcé ces mots avec difficultés, alors qu’il les avait préparés pendant plusieurs jours. Le ciel était bleu et le vent s’était levé, s’enroulant dans ses cheveux noirs ébène, son regard froid caractéristique le fixant. Ce furent les dernières images qu’il retint de lui. Une époque où il brillait encore de milles feux à ses yeux et où Touljin ne lui avait pas encore volé ses rêves et son humanité.

Cependant, le destin se joua d’eux et Tae qui ne devait plus entendre parler de nouveau du petit Kwon… se retrouvait à le porter tel un preux chevalier, le sauvant une fois de plus d’un destin tragique. Il n’avait même pas entendu ses dernières paroles, plongeant dans une sorte de sommeil sans rêves. Oui, Tae Hyun était là maintenant, il allait le sauver. Certes, il avait pris son temps pour commencer à agir mais il ne pouvait l’en blâmer. Un prince devait passer mille et unes épreuves pour défendre sa princesse, et tout cela ne se faisait pas en quelques secondes. On recommandait de la préparation et c’est ce qu’il avait fait pendant toutes ses années ne ? La pauvre Yi Jung divaguait, là dans ses bras, a moitié conscient. Il pouvait ressentir la puissance de ses bras qui le supportait, la saillance de son torse et la chaleur de son coffre. Comme un esprit vengeur, il revenait du passé pour guider son présent. Parce qu’il était unique à ses yeux et que Yi ne pouvait pas lutter, il le laissait entrer de plus en plus dans sa vie, dans son combat, devenant peu à peu cette pièce maîtresse du jeu d’échec… celle qui le ferait gagner, ou perdre. Il ne comprenait pas ce qu’il se passait, ses expressions faciales montrant très bien son mal-être, se tordant parfois de douleurs. Il avait chaud mais, frissonnait pourtant de froid. Il sentit pourtant cette main tiède l’apaiser, calmant sa respiration… puis ces mots, telle une autorisation, déclenchèrent un sommeil profond de sa part. Etrangement, les seules images qui lui vinrent furent celles de Tae Hyun et lui lorsqu’ils étaient plus jeunes, couple d’amis plutôt atypiques et qui faisaient parler d’eux, entretenant l’ambiguïté dans leur relation. Et toujours cette même scène… ces adieux sur le toit de l’école. Pourquoi venait-elle sans cesse le hanter ?! Il n’arrivait pas à se sortir ces clichés de la tête, comme si on voulait lui rappeler quelque chose…comme si, tout comme pour le départ de sa mère, son cerveau avait effacé une partie de ce souvenir. Après quelques heures, il se réveilla enfin, levant ses paupières lourdes et fatiguées. Son cerveau semblait marcher au ralentit et son corps était affreusement douloureux et faible à cause de sa fièvre… conséquences flagrante de la grippe qui le rongeait de l’intérieur. Cependant, malgré son esprit embrouillé, il comprit qu’il n’était pas chez lui à la seule odeur des draps et leurs simples présences. Chez lui, ça ne sentait pas aussi bon et les couettes n’étaient pas si douces… ce confort ne ressemblait qu’à son Hyung. Il se releva alors, se frottant les yeux pour remarquer, malgré l’obscurité, qu’il se trouvait bien dans la chambre de l’homme. Aaah, comment avait-il fait pour atterrir ici ?! Il mit quelques secondes avant de se rappeler, plutôt lent d’esprit décidément ! Il ne pouvait pas profiter plus longtemps de son hospitalité, il avait déjà dû être une gêne après lui avoir prit son lit... Il fallait qu’il sache. Il enroula donc les pans du drap autour de lui, le transportant avec lui tandis qu’il évoluait dans l’appartement afin de trouver son hôte. Lorsqu’il le trouva enfin, il ne réussit pas à ouvrir sa bouche pour lui faire signe de sa présence, se contentant de le détailler. Son cœur s’accélérait toujours autant tandis que son regard se posait sur lui. Il était persuadé que c’était de l’admiration, pour cet homme fort qui avait tout réussi, qui avait tout pour lui. Il aurait tellement aimé suivre ses traces… mais, il en était bien loin n’est-ce pas ? Face à lui, il avait l’impression de n’être toujours qu’un adolescent, qui n’avait, au fond, jamais avancé et restait là, à le voir s’éloigner toujours plus de lui. « Adieu ». Il le revoyait de nouveau… dans son uniforme de lycéen, pour la dernière fois. Il choisit ce moment pour s’avancer et laisser enfin porter sa voix enrouée.

    « … désolé. »
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MessageSujet: Re: Une sourie et une vilaine grippe~ || Tae Hyun   Jeu 18 Nov - 2:39

« Adieu ». Ce mot qu’il lui avait claqué à la figure, tout comme le vent sur son visage. Mains dans les poches de son uniforme, il l’avait considéré un temps. Neutre. Triste. Profondément triste. Blessé. Sur le toit de l’école, tout s’était brisé. Alors… Lui aussi il s’en allait ?

Il aurait voulu être à nouveau l’enfant innocent, sous cet escalier, serrant sa peluche contre son torse en attendant sa mère. Il aurait voulu que cela se passe autrement. Il aurait voulu que son père ne soit pas un connard de première qui ose porter sa main sur sa femme. Il aurait voulu la défendre, être assez grand et assez fort pour le briser contre le mur de la cuisine. Il aurait voulu… Ne pas la perdre, ne pas le perdre. Il aurait pu devenir tout l’inverse qu’il n’est à ce jour. Il aurait pu raté ses études, se venger de son père, causer des troubles, avoir des problèmes judiciaires, il aurait pu se shooter, passer ses nuits dehors, il aurait pu être quelqu’un d’autre. Mais non, le destin lui voue autre chose. Tae Hyun réussit tout ce qu’il a entrepris. Sauf sa propre vie. Tout ça n’est qu’idylle, ce n’est qu’un rêve. Et aujourd’hui où les rêves ne sont plus sauf par moyen coûteux, Tae n’y avait plus cru. On a tous besoin de partir à un moment, mais ce n’est jamais un adieu. Tu ne pouvais simplement pas lui dire ça. Tu n’avais pas le droit. Pas à ce moment de sa vie. Il avait besoin de toi, il avait besoin de ta présence pour ne pas exploser face à son beau père mais… Pourtant. Il n’a rien dit. Sur ce toit, où il t’a fait face et t’as écouté, il t’a aussi laissé partir. Ses poings se sont serrés et jamais la brise n’avait parue aussi rêche.

« Hyung… j’arrête l’école demain. On ne se reverra plus… tu as été un bon Sunbae… Adieu. »

Et puis c’était fini ? Il était un bon Sunbae et voila ?! Il était étrangement calme, laissant son regard porter sur le paysage, les nuages, le ciel dégagé. Dans sa pose de tous les jours. C’était la dernière fois qu’il l’avait vu… Lui qui depuis l’enfance, l’avait désigné comme sa femme. Tae Hyun et Yi Jung étaient inséparables… Il jouait au grand protecteur, l’attendant à la sortie de sa classe ou s’y invitait. Toujours neutre, toujours les mains dans ses poches, toujours appuyé contre un mur à l’attendre. Ses copines jalousaient Yi alors forcément, ça ne durait pas bien longtemps. Choisir ? Mais le choix est tout fait… Il l’aurait toujours choisi lui. Et puis… Tout était devenu vide. Tae n’attendait plus personne, c’était un peu refermé. Le modèle de perfection ? Ce soir là, en rentrant, avait crié sur le premier à lui chercher les noises. Son beau père, dans toute sa subtilité, n’avait eu qu’à prononcer quelques mots pour que Tae quitte la table, claquant ses couverts. En entrant dans sa chambre, sa mère retrouva son fils… Déstabilisé, terminant de décorer sa chambre. Aucun moyen de communiquer, malgré ses bégaiements, il l’avait pris par les épaules et l’avait forcé à reculer, lui demandant simplement de dégager. Et la porte fut fermée. Le lendemain, bien que les cernes fussent présents, Tae retourna à l’école. Voir que le monde continu de tourner sans nous laisser le temps de nous relever…est quelque chose de simplement terrifiant.

Il n’était pas monté à Touljin dans le but de le récupérer, non. Trop blessé pour y songer, il n’avait que son entreprise en tête mais le retrouver en cours de route… Il ne s’attendait pas à pouvoir se raccrocher à toi aussi facilement à nouveau. Il t’avait vu dans la détresse la plus totale, il t’avait vu sombrer et a voulu te sauver… Comme ce soir. Il aurait bien été incapable de t’ignorer. Tu l’influences trop… Son humeur, ses actes, ses pensées, tu chamboules tout d’un regard sans même en prendre conscience. Et il déteste garder en tête qu’un jour, tu pourrais à nouveau lui dire adieu. Masochiste… Il doit être masochiste…

Soupirant, il regarda le médicament se dissoudre dans l’eau, déboutonnant les premiers boutons de sa chemise et remontant ses manches. Il avait chaud, de l’effort, il était fatigué de sa journée et était inquiet pour son ami. Pourtant, il ne comptait pas s’assoupir, non, il savait que les vieux démons allaient revenir. Les quelques heures qui suivirent, il les passa dans le canapé, un tas de feuilles entre ses mains, les tournant avec une moue concentrée. Le travail, pas de vie social. A quoi bon ? Mauvaise expérience, il ne s’y brûlait plus, ne laissant que quelques personnes l’approcher pour ne jamais les laisser le quitter. Plongé entre tous ses mots, il ne l’avait remarqué qu’en reconnaissant sa voix. Sa tête appuyée contre sa main, il la tourna dans sa direction et…se figea. Ne dis pas « désolé » de cette façon Yi… De ce ton qu’il compare à « ce jour ». L’homme d’affaire se leva finalement, déposant le tas sur la table avant de le rejoindre. Il s’approcha suffisamment pour détailler son visage et passer sa main sur son front, écartant ses mèches.

« Tu as de la fièvre Yi Jung… Tu es encore tombé malade. »

Comme s’il avait gagné au loto ? Il soupira, descendant ses doigts sur sa joue puis vers sa nuque… Ou il finit par cesser le touché. Bon, des médocs… Il avait beau avoir pas mal de flacons chez lui, il était pas pour autant pharmacien. Mais pour la grippe… Il devait bien avoir un truc pour faire diminuer sa température. Alors qu’il allait prendre la direction de la salle de bain, il s’arrêta, lui refaisant face. Pourquoi il repensait à ça maintenant, hn ? Pourquoi, lorsque tu es près de lui, il y a toujours cette crainte qui lui noue l’estomac ? Sans mot, il l’attira contre lui, passant une main dans ses cheveux. Peu importe sa réaction. Le souvenir de cet adieu venait déprimer son moral déjà bas aujourd’hui. Il voulait sentir que tu étais là, contre lui, murmurant proche de son oreille comme s’il l’aurait fait naturellement.

« T’as pas à t’excuser. »
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MessageSujet: Re: Une sourie et une vilaine grippe~ || Tae Hyun   Dim 21 Nov - 22:42

"Parce-que c'était lui; parce-que c'était moi." Montaigne.



Des yeux innocents… des yeux d’enfants. Dès qu’il les posait sur lui, il avait l’impression de retomber en enfance. Tae Hyun avait toujours été à ses côtés, il ne l’avait jamais laissé seul une fois. Il l’avait protégé du mieux qu’il pouvait, l’empêchant de grandir trop vite d’une certaine façon. En sa présence, il se permettait d’être insouciant, égoïste. Oh oui, cet égoïsme avait dû lui faire du mal ne ? Yi s’en était rendu compte : de sa cruauté… mais bien trop tard. Ils étaient amis n’est-ce pas ? Pourquoi l’avoir écarté de sa vie aussi facilement alors ? Peut-être, un besoin de mûrir plus vite… Oui, il avait toujours sût que s’ils avaient continués à se voir, durant cette partie de sa vie qu’il pouvait désigner comme étant la plus dure, il n’aurait pas prit conscience de son malheur, il ne serait jamais devenu responsable. L’homme d’affaire dégageait cette aura, celle qui vous disait de ne vous occuper de rien, qu’il s’occuperait de tout. Il en était si dépendant. Il s’en rendit compte, le jour où il dût faire face à tout cela seul… où il se retrouva totalement seul. C’était à cette époque qu’il changea très certainement du tout au tout, qu’il reçut tous les coups sans boucliers pour pouvoir les parer. Durant tout ce temps, Tae avait joué le rôle de grand frère, qui le protégeait de la dureté du monde. Mais, un jour, nous avons tous besoin de grandir n’est-ce pas ? Comme un poussin qu’il faut pousser du nid. Deux options se présentent alors à lui : Voler ou s’écraser. Yi Jung hésitait encore… ou peut-être s’était-il tout simplement écrasé au sol, peut-être pas encore assez mâture pour prendre son envole. Sa descente aux enfers n’en était qu’une preuve de plus. Son enfance dans cette campagne, aux côtés de ce grand frère envahissant… Elle était loin. Or, quand il posait ses yeux sur sa silhouette, il voulait retrouver cette époque comme jamais. Il fermait ses paupières quelques secondes, pour se laisser l’illusion que son corps meurtrit n’était qu’un rêve, et qu’il était encore le Yi Jung crédule et ingénu et Tae l’adolescent froid mais, tout aussi bienfaiteur. Sa présence lui assurait un cocon, où il pouvait encore rêver et s’apaiser. Une illusion trompeuse alors qu’il n’était plus du tout aussi naïf, qu’il se méfiait d’un rien et que Tae était devenu un homme d’affaire sans scrupule et terriblement adulte.
Sa vision ainsi que sa réflexion étaient entachés par sa fièvre, néanmoins il n’avait plus d’hallucinations c’était déjà ça. Il le fixa, s’agrippant aux pans de la couverture afin qu’elle ne tombe pas, et frissonnant malgré lui. Ses yeux le piquaient et ils étaient très certainement brillants mais… il ne les fermait presque plus, ne voulant pas briser le contact visuel avec lui. Il le regardait approcher avec une certaine appréhension, mais ne réagissait toujours pas. Son emprise sur lui venait de se refermer et il redevenait aussi vulnérable qu’un oisillon dans son nid. Afin d’apercevoir son visage, il leva la tête, ne s’occupant pas de la proximité, elle était confortable. Il rentra sa tête dans les épaules en le voyant levé la main, fermant simplement les yeux au contact de sa paume fraiche sur son front brûlant. Le contraste lui était étrangement agréable… le touché de Tae l’était toujours. Il leva ses yeux de nouveau vers les siens, l’écoutant attentivement. Il se sentait presque honteux d’avoir un corps si faible, tombant malade aussi souvent et inquiétant toujours autant son hyung. Son regard se posa alors plus bas, montrant ses remords. Il l’avait encore embêté n’est-ce pas ? Mais il ne le lui reprochait jamais, à un tel point que Yi commencerait à trouver ça normal qu’il s’occupe de lui ainsi… alors que ce n’était pas le cas. Oui, s’il était si égoïste en sa présence, c’est parce que le plus âgé ne se plaignait jamais n’est-ce pas ? Si ce jour-là il lui avait reproché son comportement, s’il s’était énervé, s’il… lui avait demandé de resté, il n’aurait jamais pu l’abandonner. Mais, Tae c’était l’homme fort, celui que rien ne pouvait atteindre n’est-ce pas ? Surtout pas lui, la créature la plus insignifiante et gênante qu’il avait dû rencontrer, et auquel il avait dû s’attacher. Néanmoins, Yi avait besoin de lui plus que jamais, alors même s’il se sentait parfois mal de devoir lui demander autant, il continuait à le faire, parce qu’il n’avait pas le choix… parce qu’il était égoïste. Ses paupières se fermèrent, le contact de sa main contre sa peau bouillante faisant l’effet d’une caresse, un baume qui effaçait les larmes qui avaient pu couler sur sa joue…Paupières qu’il rouvrit quand le contact fut rompue. C’était la limite hum ? Une limite qu’ils s’étaient imposés inconsciemment, une limite qu’ils semblaient repousser dans ce genre de moment. Yi ne s’en rendait pas compte, ou plutôt il faisait l’autruche une fois de plus, alors que la seule chose qu’il voulait à cet instant, c’était que son ainé dépasse les limites. La situation n’avait pas toujours été ainsi n’est-ce pas ? Mais… les enfants ont grandis, leurs sentiments et leurs envies aussi. Ses yeux étaient vitreux tandis qu’il les posait sur ses épaules, surpris de le sentir l’encercler de ses bras. Son premier réflexe fut de poser ses mains sur son torse, comme pour le repousser, ne le faisant pourtant pas… c’était seulement pour donner l’illusion que ce n’était pas convenable. Yi était idiot, il ne comprenait pas tout, et encore moins les sentiments de son Hyung. Il ne savait jamais quand il était réellement en colère ou quand il plaisantait, quand il avait besoin d’un soutient et quand il avait besoin d’être seul. Il fut donc pris de cours, pensant plus facilement que le jeune homme était en colère contre lui qu’autre chose. Pourquoi l’enlacer alors ? Il ne s’en plaignait pas, au contraire. Dans ses bras, il se sentait en sécurité et calme. C’était l’endroit qui lui convenait le plus, l’endroit où il se sentait le mieux. Il soupira, fermant les yeux alors qu’il se laissait aller, sa tête prenant refuge dans son cou alors qu’il se grandissait en attrapant les pans de sa chemise. Une amitié forte… Oui, c’est ce qui les liait, il essayait de s’en persuader, ses actions prouvant le contraire. Or, cette croix à son cou lui rappelait sans cesse qu’il ne pouvait en être qu’ainsi… Parce qu’ils étaient deux hommes. Tae Hyun était grand, musclé, rassurant, courageux, attirant, charismatique… plus que sont modèle, c’était ce qu’il désirait. Il ne voulait pas être lui… il le voulait lui. Son corps à lui était maigrelet, petit, efféminé… Non, ça ne valait pas le coup de rester un homme, pour lui il aurait préféré naître femme. Si tu savais comme il aurait aimé posséder le corps d’Eve parfois. Pour pouvoir briser la distance qui séparait vos lèvres. Oh si, il avait à s’excuser, pour ses pensées et ses actes d’autrefois, pour tout ce qu’il avait fait à son Sunbae… Il devait lui demander de le pardonner. Yi ne se rapprochait généralement jamais ainsi de lui lorsqu’il était dans son état normal, son dieu le rappelant toujours à l’ordre. C’était la fièvre, oui c’était la fièvre qui le rendait si entreprenant. Il avait oublié sa faim, sa fatigue et son mal-être en seulement quelques secondes… Plus que ces pilules, Tae était sa drogue. Une drogue douce mais, addictive. Il posa ses lèvres dans son cou comme pour déposer un baume réparateur, fermant fort les yeux.

    « Hyung, je suis désolé pour tout ce que j’ai fais. Pour t’avoir laissé, pour t’inquiéter, pour t’obliger à t’occuper de moi, pour ta mère, pour toujours tomber malade, pour ces pilules que tu me donnes, pour avoir fait échouer toutes tes relations, pour mes pensées, pour manger autant quand tu m’invites, pour ne jamais payer l’addition, pour t’avoir jeter du sable dans les yeux en primaire, pour… »


Il divaguait ? Oui, en quelque sorte. La fièvre lui faisait dire tout haut ce qu’il pensait tout bas. Il avait tellement de choses à se faire pardonner… Qu’il avait l’impression d’être quelqu’un de détestable quand il y repensait. Comment Tae pouvait continuer à poser ses yeux sur lui ?
Il passa ses mains derrière son dos, s’accrochant à sa chemise, la couverture glissant de ses épaules. Il n’avait pas froid puisqu’il était contre lui. C’était son père, son mari, son confident, son âme sœur… mais surtout son ami. Oui, ce n’était qu’un ami.. un ami très proche.
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MessageSujet: Re: Une sourie et une vilaine grippe~ || Tae Hyun   Mar 30 Nov - 18:12

Il était une fois… la tentation. Ce sentiment qui peut vous bouleverser, perturber vos nuits, votre esprit, vous-même… voir vous rendre complètement dingue. La tentation vous change un homme. Et alors qu’on croit être fort et pouvoir y résister, cette vicieuse vous fait des coups bas, se pointant au plus vil moment. C’est plus qu’une vilaine grippe, sa vous poursuit, agripper aux sentiments parfois et il ne faut pas en relâcher son attention.
Tae Hyun s’était toujours fixé plusieurs objectifs, celui de réussir ses études, s’y étant toujours consacré de façon très ordonnée. Il avait toujours su gérer son temps, lui permettant d’associer vie sociale et parcourt scolaire. Même si sa vie en dehors des bouquins restait uniquement axé sur Yi Jung… C’était bien l’une des seules choses dont il avait du mal à gérer d’ailleurs. A rester à sa place ? L’unique personne pour laquelle il aurait fait des concessions ou des exceptions. Parce que l’un de ses buts étaient également de le prendre soin de lui, alors que pourtant, il ne lui devait rien. Il avait été là pour le préserver, le protéger de ce monde qu’il trouvait trop agressif. Trop protecteur à la base car pour lui, il était devenu la chose la plus précieuse qu’il possédait. Peu importe qu’il abuse, qu’il mange beaucoup lorsqu’il l’invitait… Car ses petites choses n’étaient en rien comparables à la douleur que l’on ressent lorsque l’on vous enlève l’unique chose qui vous motive encore à poursuivre votre vie. Cela avait été ennuyant mais il s’était forcé à se raccrocher à d’autres objectifs. Créatif, les sciences l’ont toujours intéressés, ne serait-ce que pour les expérimentations. Mais c’est quelqu’un de discret. Probablement que même le blondinet, il ne l’a jamais tenu réellement au courant. Ses pensées sont difficiles d’accès, mesure de sécurité.

« Je veux être un enfant gâté et pleurer jusqu’à ce que mon cœur soit satisfait mais je ne peux que réprimer mes émotions. »

Un Tae Hyun ne pleure pas. Un Tae Hyun doit être fort. Fort pour sa mère qui subit les coups, lui répétant sans arrêt qu’elle avait besoin de lui. Fort pour sa mère qui décide de prendre un nouveau départ. Fort pour sa mère qui enchaîne les échecs amoureux. Fort pour sa mère qui lui tourne le dos… C’était une suite logique. Un besoin de protéger ? De savoir qu’il pouvait être encore protecteur envers quelqu’un sans que ce dernier ne le quitte. L’homme d’affaire qui ne semble pas avoir de réelle vie en dehors de son boulot à plein temps l’avait troqué pour l’ambition. Certaines personnes pensent que pour être puissant, il faut faire abstraction des sentiments. Alors que d’autres prétendent qu’il s’agit justement de ses liens qui nous permettent de déplacer des montagnes. Les deux solutions se valent. Les deux solutions font mal. La solitude ou les points faibles évidents ? La vie n’était décidément que de choix. Des choix qu’il avait du prendre, d’abord analysant les deux mais le facteur risque est son pire ennemi.

Quand ce sentiment était-il devenu incontrôlable ? Ils avaient grandis, ils avaient mûri et les désirs de l’un comme de l’autre avaient changés. Tae était à la fois son ami et plus que ça. Repoussant les limites encore un peu plus loin, s’autorisant un peu plus de liberté au fil des années pour ce un peu plus tellement important. Le savoir heureux lui avait suffit toute son adolescence. Et puis juste l’envie de le voir. Et maintenant, le sentir contre lui. Tae tae… ce besoin aura bien une limite non ? Dans sa logique de tout contrôler, il était persuadé qu’il pouvait en être capable. Pourtant, d’un regard en arrière, alors qu’on se dit que rien n’a changé, c’est faux. Tout est différent. Tout est différent et il le savait. Resserrant son emprise sur son corps, l’une de ses mains emprisonna quelques unes de ses mèches entre ses doigts, l’autre se glissant jusqu’au creux de ses reins. Ce touché, son odeur qu’il pouvait aisément sentir, il aurait du considérer cela comme une alarme, qu’aujourd’hui, il avait déjà fait un pas de trop. La couverture glissa mais fut toute fois retenue par sa main dans son dos, l’empêchant de poursuivre son ascension et pressa un peu plus son corps contre le sien. Proximité qui n put que lui faire ressentir son frisson du contact de ses lèvres sur la fine peau d son cou. Refermant les yeux un temps, il écouta sa litanie d’excuses, ponctuant la fin de sa phras d’un soupire. S’écartant peu à peu, ses mains se retrouvèrent contre sa gorge, le tissu tombant enfin et remontèrent le long d sa mâchoire pour en caresser ses joues.

« Si ça me dérangeait, je te le dirais… tu me connais, je suis quelqu’un de franc… »

Et aussi vite qu’il en était venu à n’espérer simplement que son bonheur, il effleura pour la première fois ses lèvres. La tentation est quelque chose qui se manifeste sans avertir de sa présence. L’aspirine sensée apaiser ses maux de tête avait embrouillé ses résolutions… Mais il ne pouvait pas, pas vrai ? Alors qu’il sentait son souffle se répercuter au sien, se mélangeant. Et… il se ravisa, lueur de raison faisant son apparition alors qu’il n'embrassa finalement que sa tempe. Continuant d’effleurer sa peau en redescendant, il s’arrêta, lui fit face et colla son front brûlant au sien. Douce chaleur dont il devait se résoudre à diminuer. Mais la perspective de se détacher ne l’enchantait que peu. Mah, irresponsable et immature Tae… Autorise-le à l’etre ne serait-ce qu’un petit peu ? Au fond, il n’a toujours été qu’un enfant qu’on a forcé à grandir trop vite… Voulant simplement lui éviter ça.

« Reste toujours avec moi Yi … »

Une demande ? Un murmure alors que son regard ne cessait de le fixer, s’attardant sur le contour de ses lèvres, toujours aussi hésitant. C’était un peu comme un retour en arrière, pas vrai ? C’était la limite… Ce n’était qu’un ami. Un ami pour qui il ressentait…l’irrésistible envie… de l’embrasser. Ce qu’il fit, abandonnant, cessant de lutter cinq secondes et flanchant. Pourquoi ce soir et pas un autre ? On dira que c’est celui de trop, tout simplement…
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MessageSujet: Re: Une sourie et une vilaine grippe~ || Tae Hyun   Jeu 2 Déc - 14:23

Years will come and years will go, joheun nal nappeun naldo…
I’m yours.


C’était ainsi, il n’avait put le contrôler, une force au dessus de lui qui avait choisie à sa place. Une force contre laquelle il ne pouvait opposer aucune résistance… Non, absolument aucune. Quand il voyait son visage, le processus se mettait en marche et alors, son cœur comprenait. Oui, il avait toujours compris bien plus vite que sa propre raison. En sa présence, il se mettait à battre plus vite, à bondir. Il vivait en somme. Cela? Ce n’était pas nouveau. Ce jour, quand leurs regard s’était croisé et que parmi tous les élèves de cette classe, c’était lui qu’il avait choisi. Comme ça, sans raison apparente, sans qu’ils ne se soient connus avant… Il avait déjà tout prévu, Yi Jung deviendrait sa femme, et c’est tout. Même quand il apprit plus tard que cette bouille aux traits fins n’étaient pas une fille mais, un garçon, il n’était pas revenu sur sa promesse. Lui? Lui, il l’avait regardé dubitatif, trop sage et apprivoisé pour oser dire quelque chose à ça. Pourtant, cela aurait été légitime à son âge qu’il se lève et qu’il lui cri dessus pour avoir osé dire que c’était une fille… Non, il avait toujours été faible, il ne fit que détourner le regard et l’ignora. Puis… Puis, ils se prêtèrent aux jeux. Il le voyait bien plus comme un grand frère qu’autre chose, ou en tout cas il essayait. Effacé, il ne s’était jamais mêlé aux bandes d’amis que le plus vieux s’était fait, obligeant celui-ci à les quitter régulièrement pour passer du temps avec lui. C’était une habitude, un cercle vertueux. La plus part du temps, il pouvait rester un moment à ses côté sans ne dire un seul mot, sa simple présence l’apaisant… le sécurisant, comme une femme. Oh oui, et parfois, lorsque Tae Hyun revenait a lui après un énième échec avec une fille, il s’en réjouissait presque. Il l’avait toujours fait pêché n’est-ce pas? Le vouloir pour lui tout seul, quelque chose qu’il ne pouvait contrôler, se détestant de penser ainsi quand son Hyung était mal. Alors il touchait son épaule et tentait un sourire en lui assurant qu’une fille le comprendrait un jour. C’était sa façon de s’excuser, de penser ainsi et de n’avoir voulu que t’arracher aux griffes de ta petite-amie tandis que vous étiez encore ensemble. Or, il n’avait jamais rien fait, même si tout arrivait en partit de sa faute, il n’avait jamais dit quoi que ce soit ou fait. Il attendait simplement sur ce toit, que tu reviennes à lui. Les problèmes à la maison, c’est avec toi qu’il les oubliait. Il ne montrait jamais qu’il allait mal, c’était ainsi, mais tu comprenais toujours. Il t’embêtait, te racontant des blagues vaseuses et puis… tu le regardais sérieusement. Il n’y a que toi qui réussis à le comprendre aussi bien, même après le lycée, quand il rencontra d’autres personnes, sortit avec des filles… jamais personne n’avait compris ce qui se cachait derrière le sourire de Yi Jung. Alors… le fait que vous vous soyez rencontrés de nouveau ici, à Touljin, ce n’était pas un hasard. Au début, il pensait que c’était son dieu qui t’avais mis sur sa route, pour le sauver de l’enfer qui le guettait… mais, il se rendit compte que ce n’était pas le cas. C’était un test de foi. Les enfants ont grandis, et même s’ils n’ont toujours été que deux hommes, ils ne s’étaient jamais considérés comme tels n’est-ce pas? Le jour où tu t’étais trompé à propos de son genre fut certainement le déclencheur. Il voulait rester ta femme… il voulait le devenir. Imaginer qu’une autre puisse prendre cette place était simplement insupportable. Alors le pêcher le reprenait, celui de l’envie. En ta présence, il régressait et perdait sa vertu, un peu plus chaque jours… un peu plus à chaque fois qu’il te laissait dépasser les limites. Ne te méprends pas, il le voulait tout autant. T’embrasser? Il n’y avait même jamais pensé, préférant le rêver. Chaque fois il s’en voulait mais, cette force qui le poussait à venir vers toi et qui l’avait toujours animée semblait bien plus forte que sa peur de l’enfer et elle gagnait chaque fois un peu plus de terrain. Se confesser n’y changeant rien, prier non plus. Il oubliait donc, que ce n’était pas normal, se plaisant à penser qu’il était ta femme… que c’était légitime. Mais Yi Jung, sors de ton compte de fées, Tae Hyun n’est pas un prince et tu ne seras jamais une princesse. Vous êtes deux âmes égarés et bientôt damnés.

Lorsque les lèvres du plus vieux s’approchèrent des siennes, il ferma les yeux, n’attendant que ça : qu’il réduise la distance qui les séparaient. Si c’était si mal… pourquoi était-ce à la fois si délectable? Il se sentit plus fébrile que jamais, tenant grâce à ses bras et des frissons le parcourant. Il appréhendait ce baiser qu’il avait tant espéré… ne le sentant s’appuyer que sur sa tempe. Il ouvrit les yeux doucement, se demandant s’il n’avait pas songé une fois de plus et que son esprit pervertit avait peut-être imaginé tout ça. Yi, sache rester à la place qu’était la tienne. Tout ça… c’était la fièvre hn? Pourtant, ses caresses sur son visage ne lui avaient jamais parues aussi affectives, aussi douce et apaisantes. Il en voulait plus, encore un peu plus. Même si c’était interdit, même si ça allait à l’encontre de ses croyances, il avait envie qu’il le caresse… qu’il lui prouve son affection encore et que cette ambiance ne se taise jamais. Ses lèvres l’appelaient, que pouvait-il faire contre ça? Il oublia cette croix à son cou et ce qu’il pourrait penser demain, étant trop faible pour ne serait-ce que penser à résister. Il espérait plus… et alors? C’était malsain… tant pis. Il soupira en sentant son front se coller au sien, leurs proximité se faisant de nouveau, détruisant ses barrières. Tae… n’ait pas l’air si suppliant, tu le déstabilise. Il ne pouvait rien te promettre puisqu’il ne savait rien mais… mais, il ne te dirait jamais le contraire, son seul souhait étant de rester avec toi… toujours. Un baiser inespéré, réveillant son cœur qui bondit littéralement. Il garda les yeux ouverts quelques secondes avant de les fermer, répondant. Il se rendait alors compte… qu’il avait toujours voulu plus. Oui, l’envie avait toujours été omniprésente quand il s’agissait de lui. Au diable ses doutes, ce sentiment de culpabilité, il avait Tae Hyun. Il se fit plus engageant, ne pensant plus à rien. Tout en s’accrochant à peu plus à sa pauvre chemise, il se grandit pour pouvoir appuyer l’échange, son souffle se mélangeant au sien. Ses joues s’empourprèrent alors qu’il avait sentit son corps réagir et se réchauffer. Pourquoi un acte sensé si malsain était si délectable et… amoureux? Une force qui le dépassait oui et auquel il ne pouvait résister. Une attraction qui lui faisait tout oublier. Il finit par détacher ses lèvres des siennes, se rendant compte que… ils avaient dépassés les limites. Il le regarda, attendant un verdict. Qu’il se rétracte, qu’il lui dise que c’était une erreur ! Il n’aura pas le courage de la faire à sa place, alors qu’il avait l’impression que c’était le plus légitime qu’il n’ait jamais partagé. Ils avaient attendus longtemps et étaient allés à leurs rythmes… comment avoir l’impression que ce n’était pas normal? Les mains sur son torse, se mettant de nouveau sur ses pieds, il remettait l’entière responsabilité entre les mains du plus vieux. Lâche? Certainement. Il baissa les yeux quelques secondes, avant de les relever vers lui.

    « Je reviendrais toujours vers toi… quoi qu’il arrive. »


Ce n’était pas une question de volonté, ça ne dépendait pas de lui… c’était ainsi, une simple constatation. Tae Hyun, tu es son aimant… comment pourrait-il s’éloigner indéfiniment de toi?
Les années passeront et les années viendront, les bons jours et même les mauvais… il est tien.
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MessageSujet: Re: Une sourie et une vilaine grippe~ || Tae Hyun   Jeu 16 Déc - 23:42

L’interdit et l’inaccessible… Pourquoi ce qui est hors de notre portée peut être si…tentant ? Ce que tu appelles pécher… Ou même le fruit défendu… A quoi bon lutter ? Il ne faisait que ça. Lutter, passait sa vie à le faire. A faire bonne figure. A faire ce qui est juste. A agir dans le bon intérêt de tous. A paraître… Fort et tout encaisser. Il voulait l’être. Il voulait ne jamais flancher face à tout ce qui pouvait lui tomber dessus. Tae avait été prêt à affronter la vie, avant même d’avoir atteint la majorité. La vie ne lui faisait pas peur, car il en connaissait déjà les mauvaises facettes. Son innocence perdue, son innocence qu’il n’avait jamais eu. C’était ce qui l’attirait, chez Yi, en partie, cette raison qui le poussait à le protéger, à vouloir être fort, pour lui. Chose étrangement paradoxale quand on sait… Qu’il s’est montré plusieurs fois faible face à lui. Les seules fois où il s’était reposé sur lui, il s’en était automatiquement voulu. Mais s’il ne pouvait pas même se montrer dans les pires moments, alors… il n’y avait personne d’autre.

Le toit avait été leur lieu de repère. Il quittait tout, pour lui, car c’était sa femme. Tae Hyun serait bien incapable de vous dire pourquoi lui, ce jour-là… Leur première rencontre, il avait déclaré qu’il était sien. Qu’il était sa femme et qu’il emmerdait déjà le peuple. De façon certes plus polie. Tout le monde le savait, plus personne ne disait rien. Seuls les nouveaux, il fallait leur laisser un temps d’adaptation, pas vrai ? Les remarques, il les faisait taire. Car Tae a beau être un bon ami, on sait pertinemment qu’il ne faut pas le chercher. Son sang froid, cette aura. Rien de chaleureux. Car la chaleur, il ne connaît pas… Sa seule source, c’est Yi. Il le compensait, le complétait. Personne d’autre ne pouvait lui apporter cette sensation, aucune fille qu’il avait fréquenté. Lorsqu’il s’était rendu compte… Que l’envie de le posséder était bien plus forte qu’il ne pensait pouvoir le contrôler à cette époque, il avait eu besoin d’un substitut. Un temps, il ne se présentait plus si souvent sur ce toit. Il était présent mais plus distant car « pas le temps ». Son beau-père contre qui il devait batailler. Son cœur et Yi qui lui menait la vie dure mais avaient quelque chose d’indispensable et… Cet affection qu’il voulait mais ne trouvait que partiellement dans les bras d’une autre. Lorsqu’il se montrait si câlin, c’était par besoin. Tous ses gestes qu’il retenait perpétuellement… étaient injustement donnés à la première venue. Car c’était « autorisé » et qu’il n’avait pas peur de la perdre, elle. Car si elle, disparaissait de sa vie, il continuerait pourtant la sienne. Il préférait la frustration si ça le permettait de le garder avec lui. Malheureusement, c’était… Un cercle. Un cercle sans fin, infini dont il était le centre. Elles n’appréciaient pas cette ambiguïté qu’ils avaient. Ni le plus grand intérêt qu’il portait au lycéen qu’à sa petite amie (enfin, ex, t’auras compris). Le meilleur moyen de perdre l’amour superficiel qu'il donnait, c’était de provoquer ce choix. Car personne n’aura pu gagné. Yi, aussi faible soit il, était le lien le plus fort qu’il chérissait et que perdre une seconde fois, l’achèverait. Il ne te laisserait plus partir. Il ne serait plus si… immobile si prochaine fois il y a. Il te retiendrait et dira merde à sa fierté.

Il n’avait jamais autant dépassé les limites. Rien n’avait changé depuis, mais c’était toujours mis en tête que la situation ne déraperait jamais et que ça finirait par lui suffire, cette possession. Du moment qu’il ne lui tenait au courant d’aucune intrusion… Pourtant. Exception ? Il ne savait. Il ne savait pas sur quoi mettre la faute. Tout simplement… il en avait envie depuis si longtemps que c’était un soulagement qu’il s’accordait. Non pas un écart mais…un pas en avant. Quelque chose dont il avait fait après avoir pris son temps. Tae Hyun, tu prends trop le temps, tu te bases trop sur tes analyses. Tu finis par passer à coter de certaines choses, tu as failli passer à coté …de ça. A partir du moment où ses lèvres avaient touchées les siennes, il avait su, que c’était ce qu’il désirait et ne s’était plus mis en question. Et il avait fermé les yeux, pour oublier un peu la réalité et se laisser aller, profitant au plus longtemps, l’embrassant enfin, sans retenue. Douceur et Tae ? C’était Yi, qui l’apportait. Il resserra son emprise sur lui et ce n’est qu’en décalant son visage qu’il comprit qu’il avait répondu. Sa main lâcha ses mèches décolorées, descendant dans sa nuque et le laissa profiter de son front bien plus froid que le sien, différence de température en raison de sa santé fébrile. Tu es lâche ? Il est profiteur cependant… L’homme d’affaire aime gérer la situation. Il assume les conséquences qui découleront de ce baiser car il l’a voulu. Il pourrait se cacher derrière des prétextes, nier l’évidence. Seulement, après ça, il n’était pas certain de pouvoir faire un retour en arrière. Il ferma à nouveau les yeux, gardant cette proximité et un sourire en coin se glissa à ses mots. Toujours, hein ? Ce baiser était une formalité plus qu’une promesse.

« Yi… Tu m’appartiens. Tu m’as toujours appartenu. Je veux…que tu sois dépend de moi, autant que je le suis de toi. J’ai besoin de toi. Si tu pars, je te rattraperai. Je ne te laisserai plus jamais partir. Jamais et pour personne d’autre. Je préfère crever…que de te savoir à quelqu’un d’autre. Tu es ma propriété et ce qui m’importe… C’est que tu cesses une fois pour toute de tomber malade. Tu es ma femme. Tout ce qui est à moi est à toi alors les excuses… Fous-les à la poubelle. T’auras jamais à t’excuser de quoi que ce soit puisque ça te revient, plus qu’à ma mère. Plus qu’à mon connard de beau père. Personne d’autre ne pourra te donner ce que je suis capable de t’offrir. Alors je te le rappellerai, si un jour tu t’en vas. Si un jour, tu me tournes le dos, comme elle, que je n’ai pas été capable de retenir. Mais je t’en voudrais. Je t’en voudrais Yi Jung… »

Il ne s’en voudrait plus à lui-même car il l’aura retenu. Pas comme la première fois, incapable de faire le moindre mouvement. Comme si le simple fait de bouger l’aurait brisé. Tu avais fissuré le pilier, une fissure qu’il avait mis longtemps à reboucher. Par ton retour, sans doute. Il savait que ce que se serait, de te reperdre à nouveau. Il enfouit son visage dans son cou, nouvelle étreinte. C’était sa tendresse. C’était son corps qu’il voulait contre le sien. C’était…son cœur et celui de personne d’autre.

« Si tu me quittes… Je te tue. »

Un souffle, un murmure… Qu’il appuya, de ses dents contre sa peau. Une morsure ? Sans son avis, il venait de le marquer, suffisamment pour quelques jours. Il y avait été fort ? Aussi fort que son cœur battait dans sa poitrine. Aussi fort qu’il le voulait et ne trouvait pas le moyen de lui montrer sans penser à … une autre limite qu’il voulait franchir. Tae…tu dérapes…. Tu marches sur du verglas. Tu lutes pour au final… être déraisonnable. Comme ce baiser. Comme cette morsure. Comme tes lèvres que tu remontes, s’excusant pour la douleur, à sa façon. Sa peau, son odeur… avaient quelque chose d’enivrant. Quelque chose que l’on veut un peu plus et qu’on redemande. Une addiction.
Il retrouva le chemin de ses lèvres, sa main laissant finalement la couverture retombée au sol pour remonter dans son dos, emportant avec elle le tissu fin de son haut. La peau de son ventre contre sa chemise. Sa chaleur, c’était ce qu’il n’avait pas mais voulait à tout prix posséder. Yi resterait sa princesse à sauver car le rôle de prince lui convenait bien. A une époque où les rêves avaient disparus, il se permettait de réécrire les contes.
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MessageSujet: Re: Une sourie et une vilaine grippe~ || Tae Hyun   Mar 21 Déc - 3:12

Nostalgie. Un sentiment, une façon de vivre parfois… Qui ne l’a pas déjà ressentit ? Quand tout va mal et que nous regardons un peu dans nos souvenirs après avoir rangé un carton, ouvert un album… On se dit alors, qu’avant c’était peut-être… mieux. On aimerait alors revenir en arrière, quand tout allait bien. Prendre la personne que nous étions par la mains et l’empêcher de faire les mêmes erreurs, pour que cet état reste à jamais. Oui, nous nous berçons d’illusions et affrontons le présent en nous complaisant dans le passé. Or, à l’époque, ne vivions nous pas plutôt dans le futur ? Dans l’espoir que, peut-être, l’avenir serait meilleurs ? Qu’il faut tout préparer dès maintenant pour que les jours suivant soient au mieux ? Mais alors… quand vivons nous réellement dans le présent si nous sommes sans cesse hanté par le passé et un possible futur ? Un collégien aimerait arriver au lycée plus vite, comme si le temps n‘avançait pas assez rapidement à son goût. Puis, le lycéen fera de même, espérant arriver à lUniversité et quand il y parvient… n‘aspire qu‘à entrer dans la vie active, enfin. Que faire quand, une fois entré dans celle-ci… nous ne voulons qu‘une chose : retourner à l‘époque où nous étions encore au collège et où notre seule préoccupation était d‘entrer au lycée. Nous ne sommes jamais satisfaits et ne profitons jamais de l’instant présent. Nous passons à côté des plaisirs simple que nous pensons futiles alors qu’au fond, seuls eux pourraient nous contenter. Mais non, l’humain a évolué de telle sorte que nous voulons toujours plus de plaisir, de propriétés. Toutes ces photos du passé, tous ces objectifs trop encombrants, toutes ces envies superflus… nous devrions les mettre au feu et profiter de la vie… de notre vie. Cueillez le jour, ne vous retournez pas et ne passez pas trop vite devant lui. Chaque minute est unique… il faut simplement s’en rendre compte et s’arrêter pour en découvrir toute la beauté. Ne courrons plus, ne cherchons plus par tous les moyens à nous divertir. Tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos, dans une chambre.
Toutes les raisons de ton mal-être, mon petit Yi, viennent de là. Tu cours pour ne pas avoir à affronter ton quotidien, tu te complais dans le passé en étant persuadé qu’il était mieux et tu veux plus… Oh oui, tu veux toujours plus. Tu te morfonds et ne réagit pas en pensant que c’est légitime, qu’après tout, la vie t’en a toujours voulu. Et c’est en cela que notre protagoniste était faible. Il ne réagissait, n’était pas acteur de sa vie et… se contentait de la voir défiler. Au fond, Tae Hyun, c’était ce bouclier qui lui permettait de ne plus faire face à la réalité, celui sur qui il pouvait se reposer… et en ça, il lui était si indispensable. Sans lui, il avait dû faire face à la réalité et cette dernière ne lui avait pas plu. On lui avait craché à la figure qu’il devrait se débrouiller seul, qu’il ne pourrait pas remettre la faute sur le destin éternellement. Oh oui Yi Jung, même ta religion ne te sauvera pas. La seule chose à laquelle tu pouvais aspirer c’était un bonheur après la mort mais, à présent… tu commençais à en douter hn ? A trop te faire influencer, à entretenir cette sorte de paresse quand il s’agit de prendre des décisions… on va te retirer ce droit au paradis auquel tu aspires tant. Marf, tu as fini par t’y faire ne ? Le jour où tu t’étais rendu compte que Tae ne serait jamais un simple ami pour toi, le processus s’était déclenché… celui qui te faisait accepté d’être damné.

La veille il avait rêvé d’eux lorsqu’ils étaient plus jeune… quand c’était plus simple. Oui, ses souvenirs avec l’aîné il les chérissaient car, ils représentaient l’époque de sa vie qui lui paraissait la plus agréable. Il s’y rattachait parfois, persuadé que Tae était la clé de tous ses maux. Il l’avait sauvé à l’époque… il le ferait de nouveau ne ? Il avait besoin d’y croire, comme lui avait besoin de savoir que le cadet resterait à jamais à ses côtés. Leurs deux souhaits étaient plutôt compatible non ? Ce dont il avait rêvé s’était passé il y a de cela huit ans. Yi Jung n’avait que quatorze ans mais, voulait à tout prix voir son groupe préféré en concert alors qu’ils passaient dans la ville voisine. Malheureusement, son grand-père lui avait interdit de sortir et avait prétexté qu’il n’avait de toute façon il n’avait pas d’argent pour penser même aller là-bas. Il avait bouder ? Non, pire que ça. Il n’avait pas protester devant l’homme âgé mais, avait littéralement explosé devant son Hyung. Une fois de plus il était arrivé chez lui après l’école, seul moyen pour qu’ils se voient étant donné que le plus vieux était entré au lycée. Il avait alors jeté son sac dans sa chambre et s’était mis a bougonner tout seul alors que le brun révisait tranquillement ses leçons. Ce n’est qu’après avoir vidé son sac qu’il se sentit mieux… Oui, c’était toujours ainsi. Lui qui parlait de choses inutiles, comme des valeurs nutritives d’un melon, et Tae qui écoutait. Yi pensait qu’il faisait semblant mais, ce soir-là, il eut la preuve que ce n’était pas le cas. Alors qu’il s’était couché en écoutant le dit groupe, il avait entendu des cailloux cogner à sa fenêtre et quand il s’en approcha, il vit son ainé muni de deux places et lui faire un signe peace, fier de lui. A ce moment-là, l’ingénu était plus que jamais content d’être sa femme ! Oui, les deux adolescents n’écoutaient pas du tout les mêmes musiques et pourtant… Ah il l’aimait son Tae Hyun ! Durant le concert il fut littéralement aux anges, son visage s’illuminant comme un gamin devant un feu d’artifice. Malheureusement, durant l’une des dernières chansons, un homme plus grand se plaça devant lui et boucha la vue de la scène. Yi fit la moue mais, ne put rien faire… et c’est toujours le même qui l’aida. Le dépassant bien de deux tête et étant déjà grand pour un adulte, il proposa au plus jeune de monter sur son dos. Proposition qu’il accepta d’un sourire, toujours aussi naïf. Il enroula ses bras autour de son cou tandis qu’il le supportait si facilement. Là, tout près de son hyung et partageant un moment fort à ses côtés, il avait eu un aperçu de ce que cela faisait quand on était heureux. Des souvenirs comme celui-ci avec l’homme d’affaire, il en avait à la pelle… pourtant, ça lui paraissait si loin. Après avec touché de près le repos, il avait également dû côtoyer la peine pour avoir écarté son principal défenseur. Yi Jung ne pourrait jamais retourner en arrière.. Et c’est peut-être pour cette raison qu’il vivait sans cesse dans le passé… ou peut-être simplement parce qu’il avait peur du futur. Tae Hyun était un vestige de sa mémoire mais, également une pièce maîtresse de son avenir.

Devant sa tirade, devant sa façon de dire haut ce qu’il pensait pour la première fois… Yi frissonna. Les fois où il osait dire ce genre de choses, les fois où il mettait ses sentiments à nues étaient… si rares. Il devait en profiter ne ? Car, il ne le redira certainement pas une seconde fois. Il ferma les yeux, sentant se sentiments agréable le prendre, celui d’être important pour quelqu’un… enfin . Certaines personnes pourraient être effrayés devant ce genre de déclarations… Pas lui. Non. Lui, au contraire, se sentait heureux. Il voulait être sien, il voulait tout partager. Comment un simple délire d’enfant pouvait devenir si important dans le vie de deux adultes ? Eux même ne devaient certainement pas le savoir. Ils portaient ces sentiments qui les avaient assaillit sans pouvoir les contrer finalement, ce soir étant certainement le principale exemple. Pourtant, Yi avait essayé de résister, oui ! A se donner des excuses, à fermer les yeux… la vérité lui avait été balancé à la tête plus d’une fois. Comme le jour où il avait découvert que Tae avait d’autres amis que lui, boudant après avoir rencontré l’une d’elle et en aillant appris que c’était l’une de ses ex-petite-amie. Non enfaite, plus que boudé, il avait même fait la gueule toute la soirée, ne quittant pas le plus vieux d’une semelle de peur qu’elle le garde dans ses griffes. Plus que de la jalousie… une peur atroce que quelqu‘un d‘autre le dépasse dans le cœur de Tae. Un sentiments encore plus fort qu‘à l‘époque où il l‘attendait patiemment sur le toit.. Mais… mais aujourd’hui, il l’avait rassuré… Il était toujours aussi spécial pour lui ne ? Promets-lui que ça ne changera jamais. S’il le quittait de nouveau ? Qu’il le tue, il ne survivrait peut-être pas une deuxième fois à cette jungle tout seul de toute manière. Il grogna sous la morsure, un faible sourire apparaissant au coin de ses lèvres, amusé… maso? Il n’y avait pas été de mains morte hn ? Marf, c’était sa punition pour l’avoir laissé… ou peut-être un avertissement ? Il ne lui en teint pas rigueur devant la douceur dont il fit part quelques secondes plus tard. Cette proximité… elle n’était pas habituelle, ces intentions non plus… Pourtant… pourtant lui aussi, il voulait déjà plus. Sans en avoir conscience mais, en se laissant totalement faire. Tae, à l’instant, semblait pouvoir tout faire de son dongsaeng, de toute façon il l’aurait laissé avec joie. Confiance aveugle ou désir commun ? Les deux peut-être. Il se laissait porter et répondit plus fougueusement qu’il ne s’y était attendu au baiser. Comme une réponse à ce qu’il venait de dire… à sa façon. En sentant la couverture glisser et une partie de sa peau mise ainsi à nue, il frionna de plus belle. Il n’avait plus conscience de grand-chose, simplement de lui… de ses lèvres qu’il avait tant désirer, de ses mains qui lui adressaient ces caresses agréables, de sa respiration qui se mélangeait à la sienne et de cette chaleur que cette étreinte lui procurait. Contre sa bouche, ses mots tournant encore en boucle dans sa tête, il lui murmura un simple mot.

    « Merci. »


De lui donner tant d’importance, toi la personne qui lui paraissait bien trop inaccessible parfois, de l’aider à vivre tout simplement. Il ouvrit alors les yeux… reprenant enfin contact doucement avec la réalité. Une bulle les ayant étrangement entourée ces dernières minutes. Il rougit violemment, repensant à leurs proximité, à ce qu’ils s’étaient dit… bien qu’un peu tard tout de même pour une réaction. Un petit sourire niais se déposa sur ses lèvres alors qu’il baissa la tête, la posant contre le torse du plus vieux. Aaaah il était si rouge… il ne voulait pas qu’il le voit ainsi… ce serait encore plus embarrassant.

    « Tu… Je vais te refiler ma maladie.. »


Trop tard pour les avertissements Yi, il y a déjà eu… mélange de microbes. Le pauvre, il s’en voulait déjà… Bien que ce sourire au coin des lèvres contredisait pas mal sa culpabilité.
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MessageSujet: Re: Une sourie et une vilaine grippe~ || Tae Hyun   Dim 26 Déc - 20:59

Amour : nom masculin. Sens 1. Sentiment d’affection, d’attirance sentimentale et sexuelle entre deux personnes. Synonyme adoration.

Le dictionnaire nous définit l’amour comme un sentiment d’affection et d’attirance. L’amour est une valeur que l’on apprend, que ce soit d’abord maternel puis le long de notre enfance. Et on se réfère à ses définitions, consolidant nos bases. Il ne nous dit bien sûr pas que l’amour peut faire mal, à même titre que le feu peut nous brûler. Les définitions ne disent jamais tout, elles sont basiques. Ceux qui en seront blessés s’opposeront à ceux qui sont totalement amoureux à l’heure présente. L’amour n’est pas constant, il évolue, peut faire mal comme nous faire sourire. L’amour, nous le retiendrons comme un sentiment chaud, plus que des mots qu’on lit sur papier. Il ne faut pas laisser un dictionnaire nous apprendre à vivre mais… à vivre et à apprendre par nous même. On peut étudier, la pratique ne sera à jamais négligée. Tae avait beau relire et relire cette phrase, il n’y trouvait aucun sens ni les réponses à ses questions. Adolescent, il avait toujours cru que sa plus grande puissance, c’était le savoir. Ses notes. Et enfin, son intelligence. Pourtant, aujourd’hui, les mots ne l’aidaient pas en retour. Il faisait face à une incompréhension énorme.

Et il tourne les pages. Mais aucune des définitions ne l’aidera dans sa quête du savoir. Aucune ne remédia à sa migraine. Il avait du… Apprendre à vivre avec ce questionnement perpétuel, dès qu’il se trouvait à coté de lui. Ce jeu de mari et femme était signe de possessivité. Et jamais il n’avait réellement songé à ce que cela signifiait. Simplement que Yi Jung était à lui, d’un serment plus fort que le mariage. Il ne s’était jamais posé de question car pour lui, c’était devenu quelque chose de normal, comme pour les autres. On ne touchait pas à Yi car il y aurait toujours Tae pour le défendre. Ses amis aussi, s’étaient fait à cette relation ambiguë, alors qu’ils se retrouvaient parfois ensemble. En classe, lors des pauses et que Yi venait le voir. Ou sur le toit, pour les pauses repas, ils s’invitaient parfois et imposaient leur présence à sa « femme ». Pourtant, peu à peu, il avait commencé à se demander ce qu’il représentait à ce point et pourquoi il l’avait choisi lui, ce jour-la. Sa bouille efféminée ? Il l’avait prise pour une fille et n’était pas revenu sur son choix en découvrant la réalité. Une intuition, ne sachant pas que cela aurait tant de répercutions sur sa vie. Mais tu le sais, ne. Tae est distant, loin des gens mais n’aura jamais été aussi proche de quelqu’un que de toi. Le plus proche et le seul à effleurer son cœur qu’il a toujours hautement protégé. Il a appris, de la vie cette fois, que cet organe était vital, plus qu’on ne le croit et fragile. Tae Hyun est fort, car il choisit son entourage et qu’il se tient loin de tout ce qui pourrait le blesser ou le faire faiblir. Seulement, en se rendant compte que ce qu’il ressentait était si différent pour Yi que d’un simple meilleur ami, qu’il pensait à lui et que sous la douche, il se retrouvait avec un problème…masculin ? Là, il y avait de quoi être perdu. La première fois que cela lui était arrivé, il avait commencé à chercher dans ce fichu bouquin, le plus à même à lui répondre. Pourtant il restait muet. Et Tae assis à son bureau, le referma.

Il ne s’intéressait pas aux filles, pas vraiment ? Ne les avait jamais réellement approché. Mais pour comprendre, il en avait abordé une de sa classe, qu’il trouvait jolie. Et de quelques mots, ils en avaient aboutis à une conversation, des habitudes de tous les jours et étaient sorti ensemble. Pourtant, elle était incomparable, totalement différente à son meilleur ami. Leurs sorties étaient…Sympa. Fade mais sympa. Et il avait compris, lorsqu’il l’avait embrassé et qu’il avait peu à peu fait glisser sa robe, que lorsqu’il fermait les yeux, ce n’était plus elle. C’était simplement un besoin qu’il faisait ressentir à la mauvaise personne. La plus part du temps, il fermait les yeux, ne les rouvrant qu’à peine, sentant sa peau se réchauffer au contact de la sienne, son souffle s’accélérer…Et dans cette chambre, alors que les râles et gémissements s’étaient doucement éteints, il soulevait son corps et se reposait sur le dos, observant enfin, le plafond pour oublier que la présence à coté de lui n’était pas la sienne. Yi, c’était plus qu’un besoin d’affection, c’était plus que de l’attirance. Yi, c’était… Plus que de l’amour. Plus que de la possessivité. C’était un nouveau mot, qui ne correspondait à aucun des autres. Jamais il ne murmurait de nom, il gardait ce moment pour lui, dans son esprit, puisque c’était quelque chose de non avouable, d’avoir été voir ailleurs parce qu’il ne pouvait pas toucher sa femme de peur de la perdre. Tae Hyun a toujours été un infidèle qui souffrait de ne pas pouvoir toucher la personne qu’il désirait, se satisfaisant…de choses autorisées. De choses qu’il pouvait perdre sans que cela ne l’affecte trop. Bien qu’il aborde un visage habituellement froid, seul ses yeux transmettent réellement ses émotions.

Elle fut la première à lui reprocher. Dans les escaliers de l’école, ils avaient eu une discussion, elle avait mis un terme à tout ça. Elle disait, hurlait qu’il ne lui portait aucune importance. Qu’il était prêt à reporter un rendez-vous, seulement parce que Yi manquait un jour de cours. Et que d’ailleurs, il se rendait immédiatement chez lui, la laissant poiroter devant l’établissement alors qu’elle pensait normal de l’y attendre. Que ses attentions allaient toujours vers une seule et unique personne et que dans leur couple, elle ne pouvait pas accepter la présence de sa « femme ». Ils ont rompus, parce que Tae est bien trop franc, quitte à la blesser, il voulait au moins lui dire que oui, Yi Jung était le plus important pour lui et que pour aucune fille, il ne cèderait son cœur. Il l’appréciait, mais ça ne lui avait pas suffit. Observant le sol carrelé, il entendait ses pleurs et ses pas précipités dans les escaliers et quand il les releva et quitta enfin ce lieu, il tomba face… à lui.

Lui qu’il venait pour la première fois d’embrasser. Puis une seconde fois. L’avait enlacé d’une façon différente. Avait autorisé son cœur à battre dans sa poitrine alors que son odeur l’enivrait. Des gestes tant attendus que s’en étaient …presque irréels. Mais il ne pouvait pas rêver, pas vrai ? Tout ça c’était réellement produit, et il assumait pleinement car depuis, ils avaient grandis. Un merci qui lui faisait comprendre qu’il en désirait tout autant et un sourire qui se glisse sur les lèvres du ténébreux alors qu’il le sent se cacher contre lui. Il se satisferait largement de ça, c’était bien plus qu’espérer. De rien ? Ce n’était pas nécessaire, ne ? Il enfouit son visage dans son cou, renforçant l’étreinte. Autant dire que tomber malade n’était certainement pas ce qu’il désirait mais que c’était bien loin de son esprit.

« Hm…C’est pas grave, tu me soigneras. »

C’était le devoir de sa femme, hn ? Comme du mari. Un devoir commun ? Il se détacha lentement, lâchant prise et passa à coté de lui en se massant la nuque. Il avait un peu oublié qu’au départ, il devait aller lui chercher des médicaments. Ce qu’il fit, le laissant quelques minutes. Dans la salle de bain, face au miroir servant de pharmacie, il soupira, se tenant aux bords du lavabo. Ce qu’il avait fait ? Aucun regret. Non, du tout, il ne s’était jamais senti aussi libre de ses actes, sa peur s’étant peu à peu enlever. Yi était resté, renforçant ce désir. Lorsqu’on vous enlève un aussi grand poids qui pesait depuis bien des années… Il est difficile de retrouver son équilibre, il en était bouleversé. Un moment de faiblesse. Ah TaeTae… Il faut te reprendre ! Après un soupire, il reprit appui sur ses jambes et chercha parmi plusieurs flacons et boites, en extirpant une après avoir lu les effets. Il réapparut enfin après un autre passage dans la cuisine, se postant à nouveau face à lui.

« Retourne te reposer après. »

Ses envies passaient second pas vrai ? Et puis, il était heureux. Un sourire, lui tendant le verre et le médicament à prendre pour diminuer son mal, il se retourna pour retrouver sa place initiale sur le canapé, attrapant ses feuilles avec une moue. …Qu’il reposa. Non, pas ce soir. Passant sa main sur son propre front… Il reporta son attention, pour voir s’il était toujours là et prenait, comme il lui demandait, le cachet censé remédier à sa fièvre. Fièvre qu’il remerciait secrètement, sans quoi, ce soir de trop ne l’aurait probablement pas fait plier.
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MessageSujet: Re: Une sourie et une vilaine grippe~ || Tae Hyun   Jeu 30 Déc - 23:37

Il m'aime encore...


Il m’aime encore. Une simple pensée, un simple sourire niais. Quelque chose qu’il n’était pas habitué à ressentir… C’était pourtant très agréable. Trop agréable pour quelqu’un qui n’avait jamais connu cela. Yi Jung s’était fait une raison pourtant. Même l’évènement le plus heureux du monde, quand il s’agissait de lui, ce n’était qu’un leurs pour caché un malheur. Lorsqu’on vit sans espoirs d’un mieux, alors nous ne sommes pas déçu c’est certain. Par contre, tout est tiède et fade mais…. Rien ne peut être pire ! On ne peut pas tomber plus bas si on ne se fait plus d’espoir ne ? Or en pensant ainsi, il se privait du bonheur, c’était sûr. Il l’avait accepté puis, avait rencontré de nouveau Tae Hyun. L’espoir nous surprend quand on s’y attend le moins. Lorsque nous sommes tout au fond du gouffre, lorsque nous sommes persuadé que l’obscurité nous enveloppera pour le restant de nos jours et qu’il faut simplement s’y habituer… Oui, la lumière arrive alors et nous sommes attirés par elle comme par un aimant. Impensable de lui tourner le dos alors qu’elle nous est si familière. Quand l’homme d’affaire l’avait retrouvé, il avait déjà abandonné l’idée qu’il vienne le rechercher, or contradictoirement, il y repensait. De ces fois, quand il était au plus mal, il arrivait tel un preux chevalier, comme s’ils étaient connectés, et le sauvait de l’obscurité. Oui, il avait fini par se reposer sur lui. Jusqu’au jour où, il ne vint pas. Il l’avait pourtant attendu au fond, mais il n’était jamais venu. Une douleur qu’il n’avait pas prévue. Il ne s’était pas rendu compte, qu’il ne supporte pas son absence. Quand il l’avait laissé, il n’avait pas pensé à tout ça. Alors, quand ils s’étaient retrouvés, il avait pris l’habitude de ne plus le voir quand ça n’allait pas. Il s’était fait à l’idée qu’il n’arriverait plus. Le plus triste fut certainement ce soir là. Dans son lit, recroquevillé… il avait arrêté de l’attendre. Il s’était laissé allé aux larmes parce qu’il n’avait plus à être fort pour quelqu’un, il n’avait plus à paraître fier devant quiconque. Il était devenu insignifiant pour le commun des mortels et tombait dans l’oubli… peu à peu. Les deux personnes qui faisaient attention à lui n’étaient plus à ses côtés. Non… il n’avait pas cru que Tae Hyun pourrait encore l’aimer. Même lorsque leurs regards s’étaient croisés dans Touljins, et même lorsqu’il lui avait proposé ces pilules pour l’aider à aller mieux… Il lui avait parut encore si inaccessible, comme s’il ne pourrait plus être le Yi Jung d’avant à ses yeux. Comme si ses blessures étaient visibles à ses yeux et lui paraissaient laides… repoussantes. Son manque de confiance ne lui faisait voir que ce qu’il voulait… ou peut-être cette hantise de l’espoir. Pourtant, il avait fini par remarquer les regards de son hyung, son attitude étrange parfois… il ne voulait simplement pas y croire. Ses sentiments ? Cela fait déjà longtemps qu’ils sont ainsi. En réalité, il a toujours aimé ce grand-frère. La seule chose qui a changé est certainement ce désir charnel, mais les enfants ont tout simplement grandis ne ? Nous n’avons pas les même envies à treize ans qu’à dix huit n’est-ce pas ? Pour lui, ça avait été aussi simple ce soir. Rien n’était apparu, rien n’avait disparu… ça avait simplement changé. Il n’y avait rien de sal la dedans ne ? Il ne voulait pas penser à tout ça… pas maintenant. Il resta simplement là, à le laisser le serrer fort dans ses bras. A le laisser lui transmettre cette chaleur dont il avait tant besoin. Il aimait cette place et égoïstement, il ne voulait plus jamais que quelqu’un d’autre que lui s’y glisse. Il l’a lui avait enfin accordé. Certes il n’était pas le premier, mais il avait un petit espoir, celui d’être le dernier.
Ses relations avant ? Rien de comparable. Il avait toujours… supporté une certaine pression qu’on nomme « normalité ». Celle-ci voulait qu’aux environs de ses seize ans il fasse sa première fois, et qu’il se mette plus sérieusement avec une fille plus tard. Pourtant… Non, il n’avait jamais pu faire face à ses normes. Il n’aurait jamais réussi à regarder Tae dans les yeux à l’époque si une fille avait posé ses mains sur lui. Il… se serait sentit trop impure pour lui. Parce qu’il avait l’impression que le jeune homme le voyait ainsi. Quelqu’un d’innocent et d’ingénu… et au fond, il ne voulait pas perdre ce statut. Il ne lui avait jamais reproché d’être infidèle, il savait qu’il reviendrait toujours vers lui. Il n’était pas possessif, il ne pouvait pas garder Tae Hyun dans une cage de toute manière ne ? Il n’irait pas jusqu’à dire qu’il pourrait bien s’entendre avec les petites amies qu’il avait pu avoir, loin de là, il les détestait même pour la plus part mais… n’en voulait pas au jeune homme. Au contraire, il aurait tout fait pour qu’il soit heureux. Alors si c’était dans les bras de quelqu’un d’autre, il aurait presque trouvé ça normal. Yi Jung était comme ça… Il n’avait jamais espéré alors se faisait à la fatalité.
A Touljin… c’était différent. Il avait céder face à la normalité. Cependant, à chacune de ses relations, il ne s’était jamais sentit à sa place, il ne s’était jamais reconnu dans ces définitions de l’amour qu’on lui peignait. Il n’arrivait pas à s’attacher… Il n’arrivait pas à répondre aux messages, n’arrivait pas à dire ces deux mots qu’elles attendaient tant, n’arrivait pas à se confier. Non… et ça ne durait jamais longtemps. Alors, il n’en avait jamais parlé à son Hyung. Parce que c’était sans importance et… Parce qu’il avait l’impression de le trahir. Mais il n’y avait rien de mal à faire comme tout le monde non ? Pourtant, lorsque c’était Tae qui lui envoyait des messages, alors il se précipitait pour lui répondre. Quand c’était lui qui posait des questions, il lui répondait naturellement, il se confiait… lui montrait son vrai visage. Non, rien de comparable vraiment. Ce baiser confirmait la cause de cette phobie de l’attachement, de son incapacité à aimé quelqu’un d’autre que lui. Il était sien, et ne pouvait être entier que dans ses bras.

Il sourit en l’entendant lui dire qu’il le soignerait. Bien sûr qu’il le ferait ! Il raterait même le travail pour le veiller mais, encore faut-il que Tae Hyun le prévienne et lui dise qu’il était malade. Là, par contre, il y avait une marge. Il l’engueulait presque lorsque lui ne disait rien alors qu’il avait un tout petit rhume, par contre, même si lui avait une énorme grippe… il avait l’impression d’être prévenu toujours en dernier. Enfin bon, c’était une bonne poire et était loin d’être rancunier… Puis, avec lui, il n’avait pas le choix. Ce n’était pas une interrogation, c’était une affirmation… L’homme d’affaire le connaissait trop bien. Il le laissa se détacher et le regarda partir vers la salle de bain. Lui aussi, il en avait presque oublié ses médicaments. Cependant, une fois qu’il fut à l’intérieur de la salle d’eau, il se permis un sourire niais, touchant ses lèvres distraitement. Une chose qu’il connaissait de plus sur son hyung : il embrassait comme un dieu. Il baissa la tête, ramenant ses mains dans ses poches. Il en avait même oublié qu’il avait de la fièvre cet imbécile, sentant pourtant le froid agir le long de son dos, créant des frissons. C’est à ce moment qu’il l’entendit revenir, relevant le visage vers lui. Etrangement, son regard fut porté vers ses lèvres, les détaillants malgré lui avant de se claquer mentalement. Aaah à quoi est-ce qu’il pensait maintenant ?! C’était la fièvre ! Il hocha simplement la tête quand il lui dit d’aller se reposer après, prenant les cachets et le verre dans ses mains. Au fond, c’était sa pharmacie cet homme ! Lui, il n’avait jamais rien chez lui. C’était toujours Tae qui finissait par lui donner des cachets contre la fièvre, puis parfois des pansements et puis les « nice sleep » aussi… Il avait tout chez lui ! Et ça ne profitait qu’au blond… Enfin bon, il n’irait pas jusqu’à s’en plaindre, sa pharmacie lui avait sauvé la vie plus d’une fois ! Il prit le cachet et avala le verre d’eau avant de le reposer dans l’évier. Il retourna ses pas afin de reprendre la couverture qu’il avait laissée tombé, sentant le regard du plus âgé sur lui. Il tourna son visage en sa direction, restant à le regarder quelques secondes. Est-ce que demain ce sera pareil ? N’était-ce pas une sorte d’hallucination tout ça finalement ? Comme une sorte de cocon… oui. Il ne voulait pas tout oublier, il ne voulait pas perdre cette chaleur. Il baissa les yeux, se sentant triste à l’idée d’avoir un « moins » le lendemain. Non, maintenant qu’il avait goutté à plus, il aimerait que ce soit toujours ainsi. Il reprit la couverture et l’enroula autour de lui. Or, au lieu de se diriger vers la chambre, il alla jusqu’au salon et se posa à côté de l’homme d’affaire. Sa tête se reposa contre son cou, une expression fatiguée sur ses traits.

    « Tae… Je peux dormir avec toi… ? Promis je te soignerais si tu tombes malade ! »


La fin de sa phrase étant destinée à le faire plier évidemment ! Maaah, il avait une santé de fer le bonhomme, ce n’était pas ses vilains microbes qui allaient y changer quelque chose non ? Puis… il voulait profiter de la faiblesse du jeune homme ce soir. Au fond, Yi n’était pas innocent n’est ce pas ? En même temps, il faut le comprendre, comme on a une opportunité pareil il ne faut pas la laissé tombé hn ? Qui sait, peut-être que demain il ferait comme si rien ne s’était passé… ou bien repartira au travail rapidement et ils ne se reverront pas avant plusieurs jours… Hum, il voulait s’accrocher pendant qu’il était encore disponible ! Puis, la chaleur de ses bras agissait sur lui comme un antidouleur. Il ne pensait plus à rien, était au chaud et en sécurité… Vraiment, il voulait qu’il continu à l’enlacer ainsi. C’était légitime non ? Il était sa femme après tout.
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MessageSujet: Re: Une sourie et une vilaine grippe~ || Tae Hyun   Mar 18 Jan - 19:41

Le monde est froid. Le monde est triste. Le monde est vide. La perception du monde…Sa perception est égale à la personne. Il est dit que nous devenons ce que l’on est, par nos actes et notre vécu. Son regard qu’il porte est négatif, n’est plus brouillé par les lumières aveuglantes de la ville. Il connaît les faces cachées, sans pour autant y avoir goûté. Tae Hyun est un être sombre, sinistre, mystérieux. Trop mystérieux pour s’aventurer à la conquête de son cœur. Beaucoup trop de personnes s’y sont perdus, sans même qu’il ne prenne la peine de leur tendre la main afin de se relever. Tae avance, marche et ne regarde pas derrière lui. Car son passé l’a rendu déjà bien trop vulnérable, pour qu’il se permette de s’y replonger.

C’est un bagage, un fardeau qu’il ne peut pas se permettre d’oublier. Car dans ses souvenirs fouillis, il reste Yi Jung. Et lui, même s’il fut absent une partie de son existence, ne peut disparaître de son esprit. Yi a été… La personne innocente, pour laquelle il était capable de bien des choses. Tae est un homme fort, si la personne pour laquelle il doit faire des efforts vaut la peine. Pour Yi, Tae voulait être fort. Si fort d’être capable de le porter, de s’autoriser à lui cacher les yeux et de lui murmurer les directions à prendre en toute sécurité. Il voulait être la seule personne en qui il ait confiance. Seulement…seulement il n’avait pas pu se dresser face au destin. Il a été pétrifié, raide, incapable. Juste spectateur alors que la brise lui rappelait dans le monde dans lequel il était. Ce jour-là, fut le plus froid. Bien plus qu’un hiver. Il s’était senti impuissant. Il s’était posé tellement de question. Tellement de pourquoi, se répercutant… à un vide énorme, une place importante. Si frêle, toujours à ses côtés, Yi était parti avec un morceau de « Tae Hyun le grand », pour le perdre à jamais, ne lui ayant jamais rendu. Tae n’est plus ce qu’il était. Car on évolue, par nos actes. Une évolution que pourtant, parfois nous n’aimerions pas prendre en compte. Car on devient ce que nous détestons, malgré nous. Froid, car sa chaleur s’est éteinte et que tout contact avec une personne comme « lui », trop affectueuse envers le ténébreux est repoussée directement. Il ne veut plus, ne supporte plus. Il n’est habitué qu’à lui. C’était lui qu’il voulait et personne d’autres. Tant pis. Et on se dit « tant pis ». Puisque de toute façon… que veux-tu dire d’autre ?

Il aurait pu courir, le retenir. Mais qu’est-ce que cela aurait changé au fond ? Il s’en veut toujours autant de ne pas l’avoir fait, juste pour savoir si oui, cela aurait changé quelque chose ? Il aurait voulu… L’emmener autre part, partir avec lui, n’importe où. Il aurait pu trouvé les solutions les plus folles. Il aurait pu oui… Mais avait-il eu le temps aussi, de seulement y réfléchir ? Le temps passe. Le temps file sans qu’on ne puisse le rattraper. Tout appartient déjà au passé. Yi était Yi. Ce Yi de son passé, ce Yi qu’il a toujours aimé, qui aurait pu lui demander la lune, qu’il aurait encore bien cherché comment lui offrir. Un pouvoir immense, une influence dont il ne s’est probablement rendu compte. Malgré son sens des responsabilités, pour lui, il les aurait envoyé chier. Tae combinait tout. Prévoyait tout et quand il planifiait, son nom était toujours en haut de la liste. Alors quand il dut le rayer, ce fut un déchirement. Son rire mêlé à ceux de ses camarades quand ils étaient sur le toit sonnait étrangement et son silence de quelques secondes qui suivait alors qu’il fixait, par instinct, sa place habituelle, pourtant si vide… Il se levait, grognait, partait. Tout le monde s’y était accommodé, à son ton plus glacial, à son regard de tueur. C’était contre la vie qu’il en avait personnellement.

Touljin ne le fit pas récupérer ce qu’il avait perdu. Il s’était retrouvé bien plus seul et sans attache, mais ça lui allait. Car s’imposer est Tae. Il avait des contacts et des projets pleins la tête. Son beau-père pouvait le démonter, plus rien ne l’atteignait. Celui qu’il considérait comme trop droit, trop parfait… Il en avait un jour fait le rapprochement avec lui. Lui avait rit au nez lorsqu’ils étaient seuls, car « Tae » est comme « lui ». Devenir ce que nous détestons, simplement parce qu’on change. Perdre des gens, pour cette même raison. Perdre, mais sans raison. Il n’y comprendrait jamais rien, à cette vie. Fait mine pourtant, mais au faut, Yi, Tae ne sait rien, s’y perd. Ne sais plus. Avance, avec ses certitudes que tu penses justes, parce que tu l’as toujours vu comme un modèle. Mais au fond, il n’aura jamais autant fait d’impro de sa vie. N’aura jamais été si fragile et si boiteux. L’intérieur est creux. Une construction paraissant pourtant solide, mais dont la structure est abimée et usée. Il s’effondrera, un jour. Quand tout craquera. Mais maintenant qu’il t’a retrouvé, le poids des jours est moins lourd. Ce but qu’il s’était donné, réussir, était son plan de secours. N’était qu’une ambition, un avenir qu’il ne voyait pas sans toi. Allez savoir pourquoi il a tenu. Pour qui surtout. Pour se prouver qu’il ne se laissait pas démonter ? A qui ? Jamais il n’avait montré ses faiblesses à la maison. Il ne considérait plus sa mère comme digne de confiance, alors sa demi-sœur…

La capitale fut une bouffée d’air, polluée, mais pourtant, il en avait eu plus que besoin. Comme un nouveau départ. Pensant que tout est possible, sans partir dans l’exubérance de ses espérances, non ; il ne se laisse pas emporté, garde la tête froide. Même lorsqu’il met sur marché noir des produits que tout le monde connaît aujourd’hui. Sa vision n’a pas changé et à chacun de ses pas, l’avenir semble lui certifier. Jusqu’à ce qu’il le retrouve, lui, parmi les passants. Des retrouvailles hors du commun au fond. Il n’avait jamais compris la puissance qu’il pouvait avoir lorsqu’il était question de lui. Comment il faisait pour débarquer dans sa vie et comment il faisait pour réagir si… Yi, peu importe le temps les séparant maintenant, il aurait du courir après toi. Car il ne voulait juste pas que tu ouvres les yeux…

Il hocha la tête, dans un léger « Hm… ». Il aurait été bien incapable de lui dire le contraire, de toute manière. Tae était peut-être son anti-douleur, Yi était son remède, il le savait. Celui qui le réchaufferait à nouveau, qui lui ferait oublier ce paysage triste du monde. Parce que s’il était à ses côtés, il redeviendrait fort. Il soupira discrètement, délogeant son bras pour le passer autour de lui et l’attirer un peu plus, posant sa joue contre ses cheveux. Qu’il dorme, Tae Hyun pouvait à nouveau veiller sur Yi Jung.
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MessageSujet: Re: Une sourie et une vilaine grippe~ || Tae Hyun   

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Une sourie et une vilaine grippe~ || Tae Hyun

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