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 A charming toy for the king [K.K & K.K]

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MessageSujet: A charming toy for the king [K.K & K.K]    Ven 9 Juil - 23:55


A charming toy for the king.
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    Le soleil sur sa peau réchauffait le jeune homme. Assis sur sa terrasse, un livre de philosophie à la main il profitait du beau temps en se cultivant. Si pour beaucoup la philosophie semblait-être une activité dérisoire pour Kaemon c’était quelque chose de sacré. En effet, cela lui permettait de s’enrichir personnellement et de lui ouvrir les portes d’un monde auquel seul l’élite pouvait prétendre avoir accès. En plus de son style excentrique et de son charisme indiscutable le jeune homme aimait se démarquer par sa culture et son habile conversation. Il aimait se sentir intelligent et percevoir dans le regard de son interlocuteur de l’admiration. La philosophie était une activité de roi et c’était ainsi qu’il se sentait lorsqu’il avait l’occasion de la pratiquer en compagnie de ses sujets les plus intelligents. Dans sa petite bulle dorée Kaemon était vraiment en dehors de tout. Le malheur, la misère, il ne connaissait pas. Reclus dans son grand château d’où il ne sortait que très rarement il ne voyait pas la face du monde telle qu’elle était réellement. Il semblait immunisé contre tous les soucis de la vie et c’est peut-être pour cela qu’il était si fascinant pour beaucoup de personnes. Rien ne semblait avoir d’emprise pour lui, un peu comme si il n’existait pas réellement et pourtant il était bien là. Ce soir Kaemon donnait une réception dans son château et tout le gratin de Tokyo y était convié. Pour l’occasion le jeune héritier avait déployé des moyens considérables en termes de nourriture, de décoration et de musique. Il voulait impressionner ses invités et par la même occasion entretenir toujours un peu plus le mythe autour de sa personne. La demeure de Kaemon était véritablement resplendissante et lorsqu’on passait les portes du château on avait véritablement l’impression de pénétrer dans un palais français du XVIème siècle. Mais qui était donc Kaneko Kaemon ? Un roi de l’ancien temps ? Un spectre immortel ? … Rien de tout cela en réalité mais il aimait beaucoup que les gens parlent de lui en ces termes et n’hésitait pas à alimenter les rumeurs à ce sujet.

    Le vent se leva et fit volé les pages du livre de Kaemon. Le jeune homme prit ça comme le signe qu’il devait arrêter sa lecture et descendre surveiller les domestiques. Non pas qu’il ne leur faisait pas confiance mais il aimait avoir le contrôle sur tout et ne pouvait s’empêcher de superviser les travaux. La réception de ce soir ne devait connaître aucun raté. Elle devait être parfaite et époustouflante, à l’image du maître des lieux. Le jeune homme se leva doucement et pénétra dans son bureau. Dans le château Kaneko il y avait pratiquement un balcon pour chaque pièce ce qui permettait au jeune homme de prendre l’air dès qu’il le désirait. Comme ça la vie n’était pas trop dure… haha. Kaemon posa son livre sur le secrétaire et sortit de la pièce, côté couloir. Il descendit le grand escalier de marbre de sa démarche princière et se rendit dans la salle de séjour. De nombreuses tables étaient déjà dressées et la scène pour les musiciens finissait d’être montée. Kaemon était très exigeant avec la musique et avait fait appel à d’excellents musiciens pour venir jouer ce soir. Si ils n’étaient pas excellents, ce n’était même pas la peine. Être simplement bons ne suffisait pas pour le jeune héritier qui exigeait le meilleur, le top du top ! Kaemon se rendit ensuite dans les cuisines afin de vérifier que tout se passait selon ses exigences. Là encore le jeune homme était très pointilleux, il voulait que soit servi à ses invités la meilleure nourriture et le meilleur vin. Kaemon discuta quelques instants avec les domestiques, donnant différentes directives à suivre lorsque l’un d’entre eux lui signala que monsieur Kurotani venait d’arriver. Oh oui il est vrai qu’il avait demandé à ce qu’on le fasse venir ! Il avait pris cette décision il y’a deux jours alors même qu’il réfléchissait à la coiffure qu’il arborerait pour la réception de ce soir. Contrairement à la première fois où il avait fait appel aux services de Kahei son coiffeur personnel se portait comme un charme mais Kaemon avait préféré le décommander pour faire venir le jeune coiffeur de la ville. Pourquoi ? Haha ! La vérité était que Kurotani Kahei sur qui Kaemon avait eu beaucoup de préjugés avant même de le voir avait finalement tapé dans l’œil de notre jeune héritier. De un il n’avait pas raté sa coiffure, au contraire et de deux il dégageait quelque chose qui avait plut au jeune homme. Deux bonnes raisons de le faire revenir donc. Kaemon s’était mis en tête de séduire le coiffeur et pour cela il était bien forcé de le faire revenir chez lui.

    - « Je l’ai fais patienter dans le salon. Il vous attend »
    - « Très bien, je vous remercie » répondit Kaemon de sa voix douce et chaleureuse qui ne le quittait jamais.


    Sur ce, le jeune héritier quitta les cuisines et rejoignit ses appartements à l’étage. Il voulait se changer pour accueillir le jeune coiffeur. La tenue qu’il portait actuellement était un peu trop « simple » à son goût bien que n’importe qui d’autre l’aurait trouvé déjà bien extravagante. Le jeune homme ouvrit sa penderie, mit de côté la tenue qu’il porterait ce soir et chercha quelque chose de plus approprié. Finalement il opta pour un pantalon noir moulant et une chemise à jabot, blanche. Avec ça il se chaussa de longues bottes noires qui le rehaussaient de quelques centimètres, bien qu’il n’en n’eut pas besoin étant déjà suffisamment grand pour un japonais et enfila un long manteau de la même couleur. Même lorsqu’il restait à l’intérieur Kaemon ne se séparait jamais de son manteau, touche finale à sa tenue. Lorsqu’il jugea qu’il était prêt il quitta ses appartements et descendit au salon.

    Kahei était là, assis dans l’un des confortables fauteuils en velours rouge. Il n’avait pas changé depuis la dernière fois. Il avait toujours cet air sévère collé au visage, le même qui avait intrigué Kaemon à tel point qu’il s’était mis en tête de séduire le jeune coiffeur. Kaemon fit quelques pas en directement de son fauteuil avant de s’incliner respectueusement.

    - « Bonjour Kurotani-san. Je m’excuse de vous avoir fait attendre et je vous remercie de vous être déplacé de nouveau. L’état de santé de mon coiffeur ne semble hélas pas s’être amélioré et comme j’apprécie votre travail j’ai tout de suite penser à vous. »

    Naturellement ce n’était pas vrai, c’est lui qui avait volontairement décommander son coiffeur habituel mais quelques mensonges étaient nécessaires si il souhaitait charmer son interlocuteur. Kaemon ne manquait jamais de ruse dans ces moments là. Complimenter son travail faisait aussi parti du jeu, même si pour le coup il avait été réellement satisfait des prouesses de Kahei lorsqu’il était venu le coiffer pour la première fois. Il sourit aimablement à Kahei puis ajouta :

    - « Désirez-vous boire quelque chose avant de commencer ? Du thé ? Du café ? A moins que vous ne préféreriez une tasse de saké ? »

    Kaemon voulait mettre son invité à l’aise et lui montrer qu’il le considérait comme un hôte à part entière et non comme un simple domestique. En effet il était rare que Kaemon propose à boire à ses femmes de chambres… \o/’ Il attendit la réponse, sans quitter son sourire, se tenant prêt à interpeller l’un de ses domestiques à tout moment. Puis observant l’état des lieux il reprit de nouveau la parole :

    - « Je m’excuse pour l’encombrement, je donne une petite réception ici ce soir. Si vous voulez bien nous irons dans mon boudoir, vous y serez plus tranquille pour travailler ».

    Kaemon se garda bien de signaler que l’endroit serait également plus intime, même si il n’en pensait pas moins. La tactique était d’attirer Kahei dans ses filets sans qu’il ne s’en rende compte..

    tenue de Kaemon :
    Spoiler:
     
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MessageSujet: Re: A charming toy for the king [K.K & K.K]    Sam 10 Juil - 4:41

L’été se faisait fortement ressentir à Tokyo. Le soleil s’étendait pleinement sur la ville et répandait sa chaleur. Heureusement les buildings étaient assez hauts pour faire de l’ombre, mais même ainsi les températures étaient parfois insupportables. Kahei ne supportait pas beaucoup la chaleur, et la vingtaine de degrés lui suffisait amplement. Au-dessus de ce seuil, il devenait rapidement irritable. La chaleur c’est épuisant, et la fatigue est une chose qu’il ne supporte justement pas, notamment les jours de travail. Par chance, l’être humain avait su inventer la climatisation, l’idéal pour un homme comme lui. Sortir dans les rues à la pause de midi? Sans façon. Il faisait bien trop bon dans le salon pour oser franchir sa porte de sortie. Le problème restait que le fait de devoir s’enfermer toute une journée pour ne pas fondre comme un glaçon au soleil n’arrangeait pas l’humeur de Kahei. Comme la chaleur, il ne supporte pas d’être séquestrer. Serait-il toujours de mauvais poil quoi qu’il arrive cet homme-là? Oui, certainement. Il était agréable comme garçon, mais la joie de vivre ce n’était pas pour lui.

Ce jour-là, les températures tournaient autour des vingt degrés. Il faisait chaud, mais ce n’était pas non plus la canicule. De ce fait, Kahei était d’une humeur plutôt neutre. Ni joyeux, ni triste, ni en colère. En espérant qu’aujourd’hui les clients soient agréables. Si ça en serait le cas, alors sa journée serait bonne. Et effectivement, ce matin tous les gens furent tout à fait plaisants. Pas un seul qui se plaint d’être pressé et qui demande à ce qu’on le coiffe en quelques minutes seulement. Comme si le coiffeur était une machine avec un bouton que l’on peut tourner pour choisir sa vitesse de coupe. Ni de client mécontent que l’emploi du temps soit chargé et qu’il ne puisse pas être pris en charge avant le lendemain ou plus. Mais ce n’est pas de notre faute si certaines journées, tout Tokyo semble vouloir être coiffé et qu’il y a trop de monde. En un seul mot, on aurait pu décrire cette matinée comme « paisible ». Malheureusement, il sembla que l’après-midi se prévoyait moins charitable avec notre homme.

Il était dans les environs de onze heures lorsque l’employé de Kahei vint lui annoncer entre deux clients qu’il venait de recevoir un coup de téléphone, et qu’on lui avait demandé s’il était possible de s’adresser à son patron. Assez surpris, il se contenta de froncer ses sourcils et de demander au jeune garçon pour quelles raisons on le convoitait à ce point. « Aucune idée » fut la simple réponse à sa question. Encore un client exigent, certainement. Kahei se dirigea jusqu’au combiné du téléphone et le porta à son oreille. C’était une voix masculine à l’autre bout du fil. Visiblement, c’était un domestique qui appelait de la part d’un certain « Monsieur Kaneko ». Celui-ci avait besoin des services de « Monsieur Kurotani » car le coiffeur qu’il avait pour coutume de faire venir était malencontreusement tombé malade. C’est étrange, ce nom lui disait quelque chose et l’excuse aussi. Brusquement, Kahei se souvint de ce noble qu’il avait dû coiffer quelques temps auparavant. Il avait été convié au château de celui-ci pour les mêmes raisons : un coiffeur malade et le besoin urgent d’un remplaçant. Et alors, il ne pouvait pas se trouver un autre bouc émissaire celui-là? Il s’était déjà déplacé une fois, il ne le ferait pas deux fois pour ce petit arrogant de la haute société japonaise. La grosse somme de billets avait bien été utile la première fois, mais ça avait été suffisant pour que Kahei n’ait pas à revenir chez ce Kaneko. Gentiment et poliment, il proposa donc qu’ils trouvent un autre coiffeur que lui, car sa journée était trop chargée au salon pour qu’il puisse se déplacer. Un énorme mensonge, bien sûr. Aujourd’hui il n’y avait pas tant de clients que ça. Seulement, le domestique lui annonça que « Monsieur Kaneko » souhaitait absolument recevoir « Monsieur Kurotani ». Bon, après tout, savoir satisfaire un client fait partie du travail d’un coiffeur. Sous la menace - n’exagérons pas tout de même - il dû donc finalement accepter. C’était entendu, à cinq heures trente de l’après-midi, il serait au château Kaneko. C’est drôle comme sa journée semblait moins lumineuse tout d’un coup.

L’habitation de son client se situait à une bonne distance de son salon de coiffure, et Kahei préférait s’y rendre en voiture plutôt qu’en métro. Disons que pour transporter son matériel, c’était moins encombrant. Il dût donc rentrer chez lui via les transports en commun, avant de prendre son véhicule et de se rendre chez Kaneko. Quelle idée il avait eu d’accepter? Cela lui faisait faire de sacrés détours. Il aurait été bien mieux dans son salon. En plus il faisait terriblement chaud dans sa voiture. À présent, Kahei ne pouvait être que de mauvaise humeur. Vivement qu’il se soit débarassé de ce satané client! Il irait là-bas et lui couperait les cheveux puis s’en irait. Ensuite, basta! Maudits gosses de riches - et pourtant ce n’était pas un adolescent.

À cinq heures et vingt minutes, Kahei était sur place. Il était à l’avance, c’était impeccable. Au moins son client ne pourrait pas se plaindre sur ce point-là. Un domestique l’accueillit puis l’invita à s’installer sur l’un des fauteuils du salon, en attendant que « Monsieur Kaneko » arrive. Le coiffeur ne se fie pas prier pour aller s’asseoir. Il faisait bon dans ce château, bien meilleur que dans sa voiture, en plus ces fauteuils étaient confortables. La décoration des lieux était véritablement hors de son époque. On se serait presque cru à Versailles tant chaque détail était travaillé, autant sur les murs que sur les meubles de la pièce. Il était presque impossible de croire qu’on était toujours au Japon en voyant un tel endroit. C’était beau, mais un peu trop luxueux selon Kahei. Lui-même ne supporterait pas de vivre ici. Son petit appartement lui convenait amplement. Soudain, alors qu’il examinait le salon, des bruits de talons se firent entendre. Détournant son attention vers cette nouvelle apparition, il vit aussitôt apparaître son client. Il ne s’était pas trompé, c’était bien cet homme qu’il avait déjà coiffé - et qu’il n’aurait pas souhaité revoir par la même occasion. Il était vêtu d’une manière toujours aussi extravagante. Terriblement élégante, il fallait aussi l’avouer. L’apparence de cet homme était admirable, mais la personne l’était beaucoup moins. Il était clair, en observant son comportement, qu’il était le genre de personne égocentrique, exactement comme Kahei ne pouvait pas les supporter. Ce n’était pas grave, il n’aurait qu’à le supporter durant le temps de la coupe. Durant le temps de la coupe uniquement? Pas si sûr.


Ce n’est pas grave pour l’attente. Néanmoins merci beaucoup d’avoir pensé à moi.

Cet homme venait de lui passer de la pommade sur le dos, et bien Kahei en fit de même. L’attente ne l’avait pas dérangé, mais le fait que cet homme ait pensé à lui pour remplacer son coiffeur, il s’en contrefichait totalement. Par ailleurs, ce type ne lui semblait pas très convaincant dans ses paroles et il était clair qu’il se méfiait de lui. D’une certaine manière, il était un peu « louche ». Avec sa bonne éducation et ses petits airs courtois, il avait toujours l’air de vous préparer un mauvais coup, mais Kahei devait certainement être un peu paranoïaque. À moins que...

Non merci, je n’ai pas soif pour le moment, mais c’est très gentil de votre part.

Il perdait déjà du temps en venant le coiffer à son domicile, en plus de cela il faudrait qu’il en perde à boire et à converser avec ce petit prétentieux? Non, ce n’était franchement pas possible. Kahei dû poliment refuser l’invitation, un léger sourire esquissé sur ses lèvres. En effet c’était bien gentil, mais il n’avait pas de temps à perdre et il ne tenait pas non plus à passer énormément de temps avec cet homme. Au moins, cela ferait un peu moins de travail pour les domestiques aujourd’hui. En espérant qu’après lui avoir coupé les cheveux, il ne lui fasse pas la même demande car il serait probablement obligé d’accepter. On peut refuser une fois, mais pas deux ou cela devient malpoli.

Je ne pense pas qu’on puisse dire que c’est encombré ici. Nous pouvons aller à votre boudoir tout de suite si vous le désire?

Était-il si pressé de se jeter dans les filets de Kaneko? Non, si seulement il savait ce que celui-ci avait derrière la tête. Pour Kahei, cet homme ne l’avait de nouveau invité que pour ses talents de coiffeur. Il n’imaginait pas qu’il ait pu plaire à celui-ci. Ce genre de garçon, il ne les imaginait pas être attirés par quelqu’un comme lui. Même ses petites intentions n’étaient pour lui que des formes de politesses.

Kahei était déjà prêt à se lever, ses mains venant se poser sur les accoudoirs pour l’aider d’avance à se redresser de son fauteuil. Qu’ils se dirigent vite jusqu’au boudoir que tout soit rapidement terminé. Si seulement tout allait se dérouler comme il le prévoyait...

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MessageSujet: Re: A charming toy for the king [K.K & K.K]    Sam 10 Juil - 21:50

    Si on avait dit à Kaemon quelques jours plus tôt qu’il décommanderait volontairement son coiffeur personnel pour faire appel à un coiffeur subalterne il ne l’aurait jamais cru. Il faut dire que l’idée même de se faire coiffer par un homme qui avait pour clients réguliers les simples gens du peuple ne lui plaisait guère. Pour rien au monde il n’aurait voulu avoir la même tête que toutes ces personnes. Kaemon était unique et sa réputation tenait en ce fait, si il se mettait à ressembler à n’importe qui il perdrait inévitablement de son intérêt. C’est pour cela qu’il préférait faire appel à un coiffeur spécial et très réputé, quitte à le payer trois fois plus cher. De toute façon l’argent n’avait jamais était un problème pour lui. On aura beau traiter Kaemon de petit égoïste prétencieux il fallait tout de même reconnaître qu’il faisait vivre pas mal de personnes grâce à sa fortune, ne serais-ce que ses domestiques par exemple. Ces derniers recevaient leur salaire tous les mois et étaient bien mieux traiter ici qu’ils n’auraient pu l’être dans d’autres endroits. Les plus fidèles d’entre eux avaient même une chambre dans le château alors que les autres étaient autorisés à rentrer chez eux le soir pour retrouver leur famille. De plus Kaemon était relativement souple sur les congés et les vacances et il était rare qu’il refuse d’en donner à qui lui en demandé. Tout ça pour dire que si Kaemon avait eu beaucoup de réticences au départ à se laisser coiffer pour un coiffeur de la ville il avait changé d’avis en voyant le genre de personne dont il s’agissait. Les airs solennel de Kurotani Kahei avait séduit Kaemon qui s’était lancé un audacieux défi : parvenir à séduire et à coucher avec le jeune coiffeur. Mais avant cela il devait se débrouiller pour le mettre en confiance et faire tomber sa barrière de glace. Pour l’instant leur conversation s’était limitée à de simples échanges professionnels et Kaemon aurait aimé en découvrir un peu plus sur ce mystérieux homme, même si il fallait bien avouer que parler n’était pas la première chose qu’il désirait faire avec lui… hu hu. Dompter l’indomptable c’était ci… jouissif, hum ?

    - « Ce n’est pas grave pour l’attente. Néanmoins merci beaucoup d’avoir pensé à moi. »

    Si il savait ce que Kaemon manigançait peut-être n’aurait-il pas tenu le même discours. Après tout le jeune héritier n’avait rien fait -pas encore- qui puisse mettre la puce à l’oreille de Kahei. Officiellement si il était ici c’était uniquement parce que Kaemon appréciait son travail et non la personne qui allait avec. Kurotani refusa aimablement l’offre de Kaemon, signalant qu’il n’avait pas soif pour le moment et esquissa un léger sourire poli. Le jeune homme était toujours très bien élevé et heureusement, si ça n’avait pas été le cas Kaemon ne se serait jamais intéressé à lui. Le jeune héritier avait beau être un coureur hors pair il ne couchait tout de même pas avec n’importe qui. Si Kurotani avait été une personne grossière et sans aucune classe il n’aurait jamais franchi le seuil du domaine Kaneko, cela ne faisait aucun doute.

    - « Je ne pense pas qu’on puisse dire que c’est encombré ici. Nous pouvons aller à votre boudoir tout de suite si vous le désirez ? »

    A l’entente de ces paroles un sourire s’afficha sur le visage de Kaemon. Bien entendu il fallait savoir ce que le jeune homme avait derrière la tête pour être capable d’interpréter ce sourire radieux. Tout de suite, c’était parfait. L’excitation et l’impatience de Kaemon n’en était que plus attisées.

    - « Bien sûr, ne perdons pas de temps. Si vous voulez bien me suivre.. c’est par ici ».

    Kaneko Kahei se leva et Kaemon l’invita à le suivre. Le coiffeur était plus petit que lui mais on devinait aisément qu’il était bien bâti sous ses vêtements. L’œil expert du jeune héritier n’avait pas manqué de le déshabiller plusieurs fois au cours de leur première entrevue histoire de se faire une idée de l’état des lieux avant de pouvoir aller vérifier par lui-même. Kaemon traversa le salon, Kahei sur ses talons. Le boudoir de mister Kaneko se trouvait à l’étage et ils leur fallait donc emprunter le grand escalier de marbre pour s’y rendre. Quand ils arrivèrent devant la porte du boudoir le jeune aristocrate chercha la clef dans le fond de la poche de son pantalon et la glissa dans la serrure. Cette clef ne le quittait jamais et il possédait l’unique exemplaire existant. Vous n’êtes pas sans avoir que le boudoir est l’endroit le plus intime qui soit dans un domaine de ce genre. Crée à l’usage des dames au départ, il leur permettait de se retirer ou bien de s’entretenir avec des amies sans être dérangées. Nul n’était autorisé à faire irruption dans cette pièce sans y avoir été invité par le maître ou bien la maîtresse des lieux. En temps normal les employés n’avaient pas accès à cet endroit, excepté lorsqu’il devait faire le ménage ou mettre de nouvelles fleurs dans les vases pour remplacer celles qui venaient de faner. De ce fait si Kahei était au courant des règles mondaines il aurait pu se poser des questions quand aux véritables intentions de Kaemon. Emmener une personne que l’on connaissait à peine dans ce genre de pièce n’était pas une chose très habituelle. En réalité le boudoir de Kaemon comme l’ensemble du château était le théâtre de beaucoup de choses inhabituels mais rien de ce qu’il se passait à l’intérieur de ces murs ne devait en sortir. Pour cela, le jeune héritier comptait sur la discrétion de ses domestiques. Ces derniers savaient qu’ils avaient tout intérêt à ne rien dire si toutefois ils tenaient à rester en vie.

    Le jeune homme s’effaça et laissa à son hôte le soin de rentrer le premier. Comme toutes les autres pièces de la maison, le boudoir de Kaemon était un endroit somptueux. Il ferma la porte derrière eux et remit la clef dans la poche de son pantalon. De cette manière il était certain que personne ne viendrait les déranger et éventuellement les surprendre… mais là c’était allé un peu trop vite en besogne. Pour le moment il devait déjà s’arranger pour que le jeune coiffeur tombe sous son charme, ce qui n’était pas forcément gagné. Il ne savait même pas si Kahei avait un penchant pour les hommes… Ce ne serait pas la première fois que Kaemon ferait virer de bord un mec qui se prétendait hétérosexuel mais la tâche était toujours un peu plus ardue dans ce genre de situation. Cependant ce n’était pas cela qui allait arrêter Kaemon dans son idée de séduire Kurotani ; les défis il avait toujours aimé ça et là on pouvait dire qu’il s’en était lancé un gros en se promettant de faire capituler monsieur armoire à glace. Toutefois il était quasiment certain de réussir, l’échec n’était pas quelque chose qu’il s’autorisait. Kaemon se sentait constamment en compétition et s’infligeait une pression inutile. Le jeune héritier avait tellement été habitué depuis tout petit à devoir être « le meilleur » que cela était devenu son leitmotive. Dans la vie si tu n’étais pas le meilleur alors tu n’étais personne, telle était la philosophie de Kaemon. Le jeune héritier fit quelques pas dans la pièce et s’avança vers sa coiffeuse.

    - « Est-ce qu’ici vous irez ? » demanda t-il à Kahei en souriant aimablement.

    Cette question n’en était pas vraiment une, en réalité il n’avait pas le choix. Même si l’endroit lui déplaisait Kahei était certainement assez intelligent pour deviner qu’il était préférable de ne pas contrarier le prince. Et puis il n’allait pas se plaindre quand même ? L’occasion pour lui de coiffer dans un endroit aussi raffiné que celui-ci ne devait pas se présenter tous les jours - cela devait le changer de son salon miteux en ville. Du moins c’est ce que pensait Kaemon. Ce dernier se saisit délicatement d’une rose sur la coiffeuse et huma son odeur.

    - « Convaincu du néant de tout, il reste délicieux de s'attendrir sur la fragilité des roses… » prononça t-il à demie-voix.

    Le jeune homme revint au centre de la pièce, contourna le coiffeur et se penchant doucement vers lui chuchota prêt de son oreille :
    - « Maurice Chapelan, penseur français… c’est beau, n’est ce pas ? » Le jeune homme adressa un sourire radieux à son interlocuteur avant d’ajouter « Je vous laisse vous installez tranquillement. »

    Sur ce il s’écarta et alla s’asseoir sur un canapé non loin de là. Elégamment il passa une jambe au dessus de l’autre et agita doucement son pied dans le vide. Caressant les pétales de rose de ses longs doigts fins il ne quittait pas Kahei du regard. Fixé quelqu’un à ce point n’était pas poli mais comment Kaemon parviendrait-il à séduire le jeune coiffeur si il n’essayait pas de lui faire comprendre par quelques moyens son attirance pour lui ? Et puis de toutes manières c’était lui le maître céans, il avait tous les droits ! hé hé ! è_é
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MessageSujet: Re: A charming toy for the king [K.K & K.K]    Dim 11 Juil - 5:42

Quel genre de folie avait bien pu prendre Kahei au moment même où il avait accepté de se rendre ici, au château Kaneko? Lui qui n’aimait pas les gens riches qui jouaient de leur argent pour obtenir ce qu’ils voulaient au lieu de se satisfaire de la plus grande simplicité, il venait pourtant de se soumettre à la volonté de l’un d’eux. Cet homme aurait été riche mais modeste que cela ne l’aurait cependant pas dérangé de le servir. Certes, s’il aurait été simple, il n’aurait jamais demandé à Kahei de venir chez lui : il serait de lui-même allé jusqu’au salon et aurait osé se mélanger à la foule tokyoïte et à la moyenne société. Le coiffeur regretterait probablement vite de s’être déplacé pour ce client, si ce n’était déjà fait. Si jamais celui-ci le rappellerait une troisième fois, il pourrait toujours courir pour obtenir les services de Kahei. C’était déjà un miracle qu’il vienne deux fois, alors il faudrait que des éléphants tombent du ciel pour qu’il revienne une fois de plus.

Kahei avait prévu de rentrer au salon aux alentours de 19h. Il avait compté une heure pour ce client, et une demie heure pour rentrer chez lui, déposer sa voiture, et repasser au salon pour faire sa dernière heure de la journée. Cependant, il avait craint que ses calculs ne soient pas justes et il avait donc donné les clés à son employé en le chargeant de fermer boutique s’il ne serait pas revenu à 20h. D’ordinaire, c’était toujours « le patron » qui restait jusqu’à la fin au salon pour s’assurer que tout était parfait avant de s’en aller, mais cette fois-ci, cela risquait d’être différent. Et encore, ce n’était pas le fait que son employé ait à fermer les portes qui l’embêtait, c’était plutôt le fait que celui-ci serait seul aujourd’hui et qu’il fallait espérer qu’une foule de clients ne débarque pas dans l’après-midi. Tout au pire, ça lui ferait une nouvelle expérience. La dernière fois que Kahei s’était absenté du salon pour se mettre au service de Kaneko, ça n’avait pas été une rude journée au salon, et son employé n’avait donc pas été trop embêté par l’absence de son patron.

- « Bien sûr, ne perdons pas de temps. Si vous voulez bien me suivre.. c’est par ici ».

Kaneko avait eu un étrange sourire sur ces paroles. On aurait dit que celui-ci était aussi ravi que son coiffeur de ne pas perdre de temps à boire un verre. Peut-être qu’il était pressé lui aussi. Il avait bien dit qu’il organisait une réception ce soir, qui sait combien de choses il avait encore à préparer avant l’arrivée de tous ses invités.

Au signal de Kaneko, Kahei se dressa de son fauteuil et s’empara de sa mallette qu’il avait posé à ses pieds. À l’intérieur de celle-ci, il avait tout le matériel qui était nécessaire à son travail. Il avait absolument tout prévu. On ne savait jamais ce que pouvait réclamer le client après tout. Les deux hommes traversèrent le salon pour se rendre dans le grand escalier en marbre. Les lieux étaient si sublimes que le coiffeur faisait presque tâche dans tout ce décor. Avec ses simples habits, il avait l’air de ne pas ressembler à grand-chose comparé à Kaneko. Out les grands et beaux vêtements à dentelles, la chemise à jabot laissait place à un simple t-shirt blanc à col V et à manches trois quart, et le pantalon et les bottes étaient remplacés par un pantalon droit et noir, ainsi que des derbys claires. Quant au long manteau, il n’y en avait pas. Cette journée était bien trop chaude pour que Kahei se vêt d’habits aussi lourds. Le jeune héritier ne risquait pas d’avoir froid vu son accoutrement. Heureusement qu’il faisait frais dans le château.

Arrivés à la porte du boudoir, Kaneko laissa entrer son coiffeur en priorité, pénétrant donc en second dans la pièce. Quel gentleman celui-là, même avec les hommes! Ça n’empêchait que Kahei ne l’admirait pas plus que ça pour autant. Encore une salle tout à fait charmante, mais toujours un peu trop luxueuse. Décidemment, ce rococo n’était pas du genre de notre homme, même si chaque détail restait impressionnant à observer. Alors que le coiffeur examiner les lieux, il fut interrompu dans son extase par son client qui venait de lui adresser la parole. Celui-ci lui présentait sa coiffeuse et lui demandait si cet endroit lui convenait. Pour Kahei, un tas d’endroit était parfait tant qu’il y avait un siège, un comptoir, de l’eau et des prises de courant. En parlant d’eau, en avait-il dans ce boudoir?


Oui, ça me va très bien.

Son ton de voix fut absolument neutre, sans pour autant sembler froid. À vrai dire, les petites manières de Kaneko avaient tendance à l’irriter, et cela ne lui donnait en aucun cas envie de lancer un grand sourire à son client et de lui adresser la parole d’une manière franchement enjouée.

Kahei observa le jeune homme se saisir d’une rose qui était posée sur la coiffeuse, et l’entendit prononcer quelque chose à voix basse. Ses paroles ne lui semblèrent pas tout à fait claires de là où il se trouvait, n’entendant que de simples souffles à la place de certaines syllabes. Tout ce qu’il avait réellement compris, ça avait été un sens vague de la phrase, ainsi que la poésie de celle-ci. Remarquant Kaneko sentir la fleur, il aurait eu envie de se frapper le front pour ne pas réaliser à quel point cet homme lui semblait pathétique. Est-ce qu’il se croyait dans un vieux film romantique pour se conduire ainsi? Heureusement que tous ses clients n’en faisaient pas de même avec les shampoings au salon... Par chance, Kaneko était tout de même intelligent et cultivé. Il avait bien quelques qualités à lui envier.

Le jeune héritier s’approcha de Kahei, passant derrière lui avant de lui chuchoter à l’oreille l’auteur de la citation qu’il venait de prononcer. Ce garçon devait être un peu dérangé pour agir de la sorte. Ce n’était pas très poli de venir souffler ainsi des mots à une personne. Le coiffeur n’avait d’ailleurs pas beaucoup apprécié ce geste bien qu’il n’eut pas réagi, se contentant d’esquisser un simple sourire au seul fait qu’il avait trouvé agréable : comme souvent, la culture de Kaneko. Il ne prit même pas la peine de répondre à la question de son client. Non pas qu’il trouvait cette phrase laide, au contraire, mais qu’avait-il à dire? Cela le dérangeait de devoir avouer qu’il l’avait trouvé belle, car ce n’était pas dans ses habitudes. Kahei avait énormément de mal à qualifier de façon positive quoi que ce soit, ou même qui que ce soit.

« Je vous laisse vous installer tranquillement. »

Il était temps... Notre homme suivit du regard son hôte tandis que celui-ci s’installait à sa coiffeuse. Ce garçon semblait quelques fois un peu efféminé dans ses gestes, et bien que Kahei ne l’aimait pas, il fallait avouer qu’il appréciait ce fait. Lorsqu’on le voyait, il était clair que l’on remarquait qu’il était membre de la gente masculine, pourtant son visage possédait certains traits qui rendait son visage un peu féminin. C’était plutôt plaisant et cela le rendait charismatique, de plus, le coiffeur appréciait ces hommes aux allures féminines. Dommage que la personnalité n’était pas aussi attirante que l’apparence, car il aurait été clair qu’il aurait été difficile de repousser un tel énergumène. Quand on dit que la perfection n’existe pas, cela est vrai.

Kahei observait Kaneko, et Kaneko observait Kahei. Par ailleurs, le jeune héritier ne semblait pas simplement examiner son coiffeur, il le fixait. C’était un peu dérangeant, mais notre homme n’était pas du genre à se laisser soumettre facilement et ne repoussa donc pas ce regard posé sur lui, évitant de le fuir. Qu’avait-il à le contempler de la sorte? Ses doigts qui caressaient les pétales de la rose rendait la situation encore plus particulière. On aurait presque dit que Kaneko était prêt à s’imaginer remplacer celles-ci par le pauvre Kahei. Tout du moins, c’était ce que ce dernier avait pensé, et c’était certainement cette remarque qu’il l’avait le plus mis mal à l’aise. Non, il devait certainement se faire des films. Le jeune homme ne faisait que l’observer en attendant qu’il s’installe et qu’il commence son travail. Espérons-le tout du moins...

Détachant son attention de son client, Kahei s’approcha à son tour de la coiffeuse et posa sa mallette à côté, sur le sol. Il l’ouvrit et commença à sortir un tube de shampoing. Il était impossible de coiffer ce garçon sans prendre la peine de lui mouiller les cheveux. Remarquant qu’il serait impossible de trouver de l’eau dans la coiffeuse, il remarqua aussitôt :


Je crois que nous allons devoir nous déplacer. Ce ne sera pas possible de vous rincer les cheveux ici. Est-ce qu’il y aurait un endroit où on pourrait trouver de l’eau et qui ne serait pas inconfortable pour vous?

La dernière fois que Kahei avait eu à coiffer Kaneko, ils n’avaient pas été dans son boudoir. D’ailleurs, notre homme se demanda brusquement pour quelles raisons ils ne s’étaient pas rendus au même endroit. Finalement, le boudoir ne semblait pas totalement convenir à ce qu’ils avaient prévu de faire - ou tout du moins à ce que Kahei avait prévu de faire -, mais maintenant qu’ils étaient installés ici, il serait stupide de devoir se déplacer à nouveau. S’il y avait une salle de bain ou un autre lieu avec un point d’eau relié à cette pièce, ce serait parfait.

Kahei se redressa après ses mots, tenant le tube de shampoing entre ses deux mains. Il se trouvait debout, du côté gauche de Kaneko, lui souriant poliment. Ce sourire était un tantinet forcé, mais le coiffeur s’efforçait de se montrer sincère. À vrai dire, il était difficile de percevoir que celui-ci n’était pas totalement ravi de se trouver ici. Finalement, Kahei aurait pu faire un bon acteur s’il n’aurait pas été coiffeur. Disons qu’il était un peu dérangé de la présence de Kaneko depuis que ce dernier l’avait fixé. Ce garçon semblait de plus en plus louche, et il allait finir par se demander s’il ne valait mieux pas s’en méfier.

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MessageSujet: Re: A charming toy for the king [K.K & K.K]    Lun 12 Juil - 23:56

    Kaemon ne détachait pas son regard de Kurotani. Il ne faisait pas que le regarder, non, il le fixait sans aucune pudeur. En temps normal il ne se serait jamais permis de dévisager quelqu’un de cette manière mais les règles n’étaient pas les mêmes lorsqu’il se retrouvait face à un potentiel amant. De toutes manières, si la soirée venait à se dérouler selon ses plans il arriverait un moment où les bonnes manières laisseraient place à la fougue des deux corps enlacés et où la politesse n’aurait plus réellement sa place.. En effet, si Kaemon était très pointilleux sur ce sujet dans la vie de tous les jours il devenait un tout autre homme dans l’intimité. Ce changement d’attitude avait déjà surpris plusieurs de ses amants mais Kaemon avait bien du mal à se contrôler lorsque le désir s’emparait de lui. Il était un peu comme Dracula qui savait se conduire en homme digne et respectable jusqu’au moment où ses yeux tombaient sur la moindre goutte de sang. Quand cela arrivait le comte oubliait toutes ses bonnes manières et se transformait alors en un véritable monstre, le plus craint de toute la Transylvanie et bien pour notre jeune héritier c’était pareil. Lorsque ses envies libidineuses prenait le dessus alors il ne répondait plus de rien...

    Kahei ne ressemblait pas au type d’hommes auxquels le jeune héritier s’intéressait habituellement. Le visage du coiffeur n’était pas esthétique dans le sens où il ne présentait pas une symétrie parfaite et des traits aussi fins et délicats que ceux de Kaemon ; au contraire, il avait même des traits assez durs et bourrus. De plus, ses nombreux piercings aux oreilles et au labret lui donnait un style très « urbain » qui ne faisait pas du tout mais alors pas du tout du tout parti des goûts de Kaemon. Sa première impression en le voyant débarqué chez lui ainsi accoutré n’avait d’ailleurs pas été des plus valorisantes pour le jeune coiffeur et puis contre tout attente il avait finalement changer d’opinion sur son compte. Après tout un fantasme ne saurait s’expliquer… n’est ce pas ? Hé oui Kaemon s’est mis à fantasmer sur son coiffeur lorsque ce dernier s’était mis au travail ! Dans la glace qui lui faisait face le jeune héritier avait pu observer Kurotani tout le temps qu’avait duré la coupe. L’air grave et sérieux qu’avait l’homme lorsqu’il se concentrait avait séduit et… excité ? le jeune héritier. A partir de là Kaemon s’était mis à imaginer des scénarios tous plus indécents les uns que les autres le mettant en scène Kurotani et lui même. Dominer un type de cette stature devait être… intéressant. En réalité c’était davantage ce qu’il dégageait qui avait intrigué Kaemon que son physique en lui-même. A tous les coups, le coiffeur devait être à des lieux de se douter qu’il avait taper dans l’œil de Kaemon, leur monde étaient tellement aux antipodes l’un de l’autre… De ce fait, le jeune coiffeur avait sûrement du mal à interpréter les regards de Kaemon et devait certainement penser qu’il ne s’agissait que d’une excentricité supplémentaire de sa part.

    Le coiffeur commença à s’installer et Kaemon ne le quittait toujours pas du regard. Ce dernier sortit un tube de shampoing qu’il tenait serré entre ses deux mains avant de se tourner vers le jeune héritier. Durant un instant Kaemon s’imagina à la place de ce flacon de shampoing, les mains de Kurotani posées avec fermeté sur ses hanches plutôt qu’autour de la bouteille.. uh ? Quand je vous disais qu’il était difficilement contrôlable sur ce sujet… Soudain, Kahei pris la parole et le jeune héritier du se concentrer pour oublier ses vilaines pensées et saisir le sens de ses propos :

    - « Je crois que nous allons devoir nous déplacer. Ce ne sera pas possible de vous rincer les cheveux ici. Est-ce qu’il y aurait un endroit où on pourrait trouver de l’eau et qui ne serait pas inconfortable pour vous? »

    Quitter le boudoir ? Il en était hors de question, cela fausserait tous les plans de notre jeune prince. Par chance ce dernier était relié à une petite salle de bain privée.. la bonne aubaine n’est ce pas ? Lentement, Kaemon repassa sa jambe par dessus l’autre et se releva. Il rejeta ses cheveux derrière ses épaules d’une manière un peu –trop- efféminée peut-être et sourit poliment au coiffeur comme il avait l’habitude de le faire. Ce dernier aussi souriait mais pas pour les mêmes raisons. En effet, si Kahei souriait pour paraître poli et professionnel cela avait une toute autre signification pour Kaemon qui ne perdait jamais de vue son objectif. Ses sourires, ses paroles faisaient parti intégrante de son plan machiavélique. Chacun de ses gestes étaient parfaitement calculés et n’avaient qu’un seul but : faire flancher Kahei. Le jeune héritier n’en était pas à son premier coup d’essai et savait parfaitement comment s’y prendre pour intimider une personne. Chaque détail, même le plus insignifiant finissait au bout du compte par peser dans la balance. Rien ne devait être laissé au hasard et Kaemon était passé maître dans l’art de la duperie et de la séduction. De son éternelle démarche lente et élégante Kaemon s’approcha de la coiffeuse et replaçant la fleur dans le vase s’adresse à Kurotani :

    - « Oui bien sûr.. il y a une salle de bains attenante à cette pièce, je vais vous montrer. »

    A peine eut-il prononcer ses mots qu’une de ses mains vint de poser dans le dos de Kahei, comme on le fait parfois lorsque l’on invite quelqu’un à nous suivre. Ce geste ne dura pas longtemps, mais peut-être assez pour que Kahei s’en aperçoive et s’en formalise ? Une fois encore le jeune héritier avait eu un geste que l’on aurait pu qualifier de « déplacer » pour une personne de son rang. En règle générale Kaemon n’avait jamais aucun contact physique avec ses employés mais le jeune héritier avait une nouvelle fois passé outre ce détail pour se rapprocher encore un peu plus de l’objet de sa convoitise. Doucement, il se pencha vers Kurotani et ajouta :

    - « C’est par ici… »

    La distance qui le séparait de Kahei avait nettement diminuée mais elle restait convenable tout de même. Encore un peu plus et cela aurait paru indécent mais Kaemon avait sût s’arrêter à bonne distance. Il fallait y aller petit à petit, histoire de faire monter le désir sans toutefois brusquer la personne, au risque de tout faire capoter. Le jeune héritier sourit une nouvelle fois de façon tout à fait charmante à son coiffeur avant de se diriger vers une petite porte au fond de la pièce. Cette porte donnée sur la fameuse salle de bains. La première chose que l’on voyait en entrant dans la pièce c’était l’immense miroir accroché au mur d’en face. Ce dernier était tellement gigantesque qu’il reflétait les trois quarts de la pièce dont les deux hommes. Une fois de plus le regard de Kaemon se posa sur son coiffeur par l’intermédiaire du reflet dans le miroir. Si ce dernier n’avait pas encore remarqué les regards insistants et répétitifs du jeune héritier c’est qu’il était vraiment stupide ! Cela dit le jeune homme était tellement excentrique que Kahei pouvait croire à une simple bizarrerie de plus de sa part et se méprendre sur la signification réelle de ses regards. Après tout qui s’imaginerait qu’il avait une quelconque chance avec un homme comme Kaemon ? A première vu ce n’était franchement pas évident à deviner…

    - « Je pense que vous trouverez ce qu’il vous faut ici. »

    Sur ce, le jeune héritier se dirigea vers l’un des deux lavabos de la pièce –pourquoi deux ? Bah… ça fait plus style de dire qu’on a deux lavabos dans sa salle de bains. Un truc de riche, sans doute…- et tourna le bouton pour faire jaillir l’eau des tuyaux. Après quoi il se pencha légèrement et passa de l’eau sur son visage pour se rafraîchir – ou bien parce qu’il savait que Kahei était entrain de l’observer ? Quoi qu’il en soit le contact de l’eau fraîche sur sa peau lui fit du bien. Il avait beau faire doux dans le château de Kaemon, un peu de fraîcheur n’était pas de refus. Le jeune homme se releva et quitta également son long manteau qu’il accrocha à un porte manteau mural non loin de lui. Se dévêtir dans la salle de bain de son boudoir en compagnie d’un homme, ça non plus ce n’était pas très correct… Le jeune homme n’avait pas pris la peine d’essuyer son visage et des gouttes de d’eau ruisselait à présent le long de son cou pour terminer leur course dans son col de chemise. Debout au milieu de la pièce il fixait de nouveau sa « proie », attendant la suite des évènements…




Dernière édition par Kaneko Kaemon le Mer 14 Juil - 23:38, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: A charming toy for the king [K.K & K.K]    Mer 14 Juil - 15:30

Qu’une personne comme Kaemon puisse s’intéresser à quelqu’un dans le genre de Kahei? C’était assez étrange à penser, et cela aurait même pu paraître tout à fait absurde. Kahei était un homme de la ville, et les bonnes manières et les postures élégantes n’étaient absolument pas de son type. Certes sa démarche n’était pas non plus grossière, il ne se dandinait pas dans tous les sens lorsqu’il marchait, ni ne se courbait le dos. Il savait se tenir droit et paraître correct, mais ça s’arrêtait là. Même s’il était bien élevé, il restait un homme un peu grossier dans ses paroles - tout du moins en privé, puisqu’au travail il s’efforçait toujours à bien se comporter -, et parler librement de sujets un peu provocateurs comme le sexe ne le dérangeait pas. Il était rare que Kahei se trouve choqué devant un quelconque discours, ou il aurait vraiment fallu qu’on lui parle de choses terribles comme le racisme. Kaemon, lui, était tout le contraire. Il était toujours gracieux dans ses gestes et ne disait aucune grossièreté. Son langage était même toujours soutenu, et les bonnes manières étaient généralement très poussées chez lui. Même son apparence était plus admirable que celle du coiffeur. Par ailleurs, ils appartenaient tous les deux à des sociétés tout à fait différentes, et ne faisaient pas partie du même statut hiérarchique. L’un était né avec une cuillère en or dans la bouche, l’autre avec les mains vides. Comment était-il donc croyable que ces hommes se seraient un jour rencontrés? Rien que le fait que Kaneko ait osé employer un coiffeur de la ville était surprenant. C’était à croire que le destin avait décidé de les réunir. Mais pour quelles raisons finalement? Que pouvait-on franchement faire de ces deux-là...

Pour Kahei, c’était un peu une nouvelle expérience de venir coiffer un client à son domicile, d’autant plus que celui-ci n’était pas n’importe qui puisqu’il était un « riche héritier ». Néanmoins, pour notre homme, il était une personne comme une autre et son statut ne changerait en rien son travail et son comportement. Il ne se tiendrait pas mieux pour un type de ce genre que pour qui que ce soit d’autre. La seule différence, c’était certainement le salaire qu’il en tirait. Kahei n’était absolument pas du genre à courir après l’argent, mais lorsqu’il en avait besoin, il ne crachait pas non plus dessus. Certes, cette nouvelle expérience n’avait pas tout à fait convaincu notre coiffeur, et il avait réalisé qu’il était bien mieux dans son salon. Pour ses compatriotes qui coiffaient à domicile, ça ne devait pas être tous les jours facile. De plus, ce n’est pas évident de ne pas avoir tout le matériel à disposition. Heureusement que Kaemon n’était pas trop désagréable. C’était simplement que Kahei n’aimait pas le genre de garçon qu’il était.

« Oui bien sûr.. il y a une salle de bains attenante à cette pièce, je vais vous montrer. »

Kaneko s’était relevé de son fauteuil, puis avait balancé ses cheveux en arrière avant de sourire à Kahei et de lui adresser la parole. Comme toujours, il fallait qu’il en fasse un peu trop. À force, toutes ces petites manières allaient finir par peut-être amuser notre homme, plutôt que de l’énerver. Après tout, c’était assez comique de l’observer. Pourtant, derrière toutes ces manières un peu absurdes, il avait gardé ce côté élégant, voire séducteur de sa personnalité. Sa voix et sa façon de parler étaient particulières, et brusquement, Kahei s’était demandé si cela en avait été aussi ainsi la dernière fois. Il ne s’en souvenait plus. Sans doute que Kaemon avait naturellement ces faux airs de Casanova et que ce n’était pas un jeu de sa part.

Kahei eu tout juste le temps de recevoir sa réponse que son client vint poser sa main dans son dos alors qu’il allait lui indiquer le chemin à suivre. C’était très étrange comme comportement. Il lui semblait bien que jamais un seul de ses clients n’avait osé le toucher de la sorte. Lui-même évitait de le faire car ce n’était pas tout à fait décent, ou tout du moins respectueux. De ce fait, il fut assez surpris et ne put s’empêcher d’arquer légèrement ses sourcils tandis qu’il observait Kaemon. Assez vite, il effaça de son visage cette réaction de sa part, et se contenta de détourner son attention vers la direction que son hôte lui indiqua assez vite.

« C’est par ici… »

Encore une fois, le jeune homme se comporta d’une façon particulière. Qu’est-ce que c’était que cette manière de se pencher vers lui? Contrairement au moment où il était venu lui souffler une phrase à l’oreille, ça avait été beaucoup moins dérangeant, mais tout de même. Kahei commençait à ne plus vraiment apprécier la situation, et il avait d’ores et déjà remarqué que les choses ne tournaient pas tout à fait rond ici. À quoi jouait Kaemon? Décidemment, il était clair qu’il n’était pas dans son état normal aujourd’hui. Soit il avait bu ou fumé des substances aux vertus étranges avant l’arrivée du coiffeur, soit il avait quelque chose en tête. Que ce soit l’un ou l’autre, Kahei n’appréciait pas beaucoup.

Les deux hommes se dirigèrent vers la salle de bain, et Kaemon ouvrit la porte, pénétrant le premier. Le coiffeur eut à peine le temps de rentrer à son tour qu’il remarqua un immense miroir. Celui-ci était impressionnant par sa taille et par la dimension de l’espace qu’il donnait à la pièce. Celle-ci semblait pour le coup presque infinie. Dans le reflet qui se trouvait face à lui, il perçut aussi Kaneko qui le fixait. Maintenant, il n’y avait pas de doute, ce garçon était en train de jouer avec lui. Quel était le but de ce jeu, Kahei l’ignorait tout à fait, mais il s’en méfiait. Lui qui pensait que cet homme était parfaitement inoffensif, il allait finir par changer d’avis. Ainsi ils se fixèrent tous les deux jusqu’à ce que son client prenne la parole et s’en aille en direction d’un des lavabos. Kurotani l’observa sans dire un mot. Son regard en disait plutôt long, et il était évident que celui-ci n’émettait aucun bon sentiment, ou tout du moins aucune douceur envers Kaemon. Est-ce que ce fils de riche s’ennuyait tant que ça dans sa vie de tous les jours pour tenter de faire tourner en bourrique un petit coiffeur de la ville?

Tandis que Kaneko s’était mouillé le visage puis avait retiré son manteau, notre homme l’avait suivi des yeux. Voilà qu’il se remettait à en faire des tonnes, ou bien continuait-il de « jouer »? Non, Kahei devait encore être paranoïaque. À cause de ses vêtements il avait eu chaud, et il avait donc décidé de se rafraîchir un peu avant de s’installer à un lavabo. En même temps, il était vrai que se faire laver les cheveux avec un manteau sur le dos n’aurait pas été évident, et il lui aurait certainement demandé de l’enlever si celui-ci ne l’aurait pas déjà fait. Même au salon de coiffure, ils demandaient toujours à leur client de leur donner leurs manteaux le temps qu’ils se fassent coiffer. Oui, voilà, c’était tout simplement ça. Kaemon avait eu chaud, et il était en train de se rafraîchir un peu. Pourtant, lorsque Kahei remarqua les quelques gouttes qui coulèrent le long de la nuque de son client, il ne put s’empêcher de trouver cette scène tout à fait sensuelle. Kaneko aurait lancé un simple souffle en même temps qu’il serait devenu extrêmement sexy sur l’instant. Assez rapidement, notre homme chassa cette idée de ses pensées. Non, ce n’était vraiment pas le moment de penser à une chose pareille! Il était venu ici pour le coiffer, pas pour se mettre à le désirer! Revenant à la réalité, Kahei regarda Kaemon avec un air un peu hébété, trahissant le fait qu’il avait eu un petit moment d’absence. De quoi satisfaire son prédateur... Aussitôt, il ajouta :


Je vous apporte une chaise pour que vous puissiez vous installer au lavabo.

Kahei retourna dans le boudoir et trouva une chaise des plus simples - et encore, il était difficile de trouver quelque chose de simple ici - qu’il rapporta dans la salle de bain, sans oublier de s’emparer d’une serviette qu’il avait apporté dans sa mallette. Il installa le siège sur le côté du lavabo, puis indiqua à son client par un sourire et un simple geste de la tête de s’y asseoir. Une fois cela fait, Kahei déposa la serviette sur le rebord du lavabo et se plaça de l’autre côté de ce dernier, debout. Ainsi, c’était la meilleure façon de pouvoir laver les cheveux de son client sans trop s’embêter. Si Kaemon aurait été installé face au robinet, il aurait été difficile pour son coiffeur de se trouver une place... Bref. Notre homme mit chacune de ses mains de chaque côté de la tête Kaneko pour l’inciter à pencher sa tête en arrière puis tira l’eau pour lui mouiller les cheveux, veillant à n’oublier aucune zone. Il s’empara ensuite du tube de shampoing et en versa un peu dans sa main avant de masser le crâne de Kaemon afin de bien l’étaler.

Alors que Kahei était en train de laver les cheveux de son client, il avait son visage placé juste au-dessus du sien, et de ce fait, il n’y aurait eu aucune difficulté pour que leurs regards se croisent. À cause des comportements un peu déplacés que le jeune héritier avait eu un peu plus tôt, cette remarque mit quelque peu mal à l’aise notre homme. Par ailleurs, repensant à cet instant où les gouttes d’eau avaient coulé le long de la nuque de Kaemon, il ne put s’empêcher de glisser un œil dans son col pour observer si cela en était toujours le cas. À son grand désespoir - ou à son plaisir -, la réponse était oui. Mais quelle idée de regarder le décolleté de son client de cette manière? Kaemon aurait été une femme que cela aurait été encore plus indécent! Kahei détourna vite son attention, et oubliant de dire le fameux « Est-ce que vous vous êtes lavés les cheveux aujourd’hui? », il tenta de se changer les idées en lançant :


Quelle coiffure est-ce que vous désirez que je vous fasse plus exactement?

Son visage qui s’était montré plutôt neutre tandis qu’il avait regardé le col de Kaneko - bien que son regard avait un peu trahi ses pensées – se durcit brusquement, comme il avait l’habitude de le faire lorsqu’il était en train de travailler. Mieux valait-il que Kahei se concentre sur son travail, et uniquement sur son travail. Il ne fallait absolument pas qu’il commence à prêter attention aux charmes de son client, surtout qu’il détestait ce dernier...

Sans qu’il ne le remarque, en se penchant, le col du t-shirt de Kahei avait dévoilé une partie du tatouage qu’il avait sur son pectoral droit. Voilà une chose dont il avait horreur et à laquelle il n’avait pas fait attention sur l’instant présent. Au Japon, les tatouages n’étaient pas très bien vus car ils faisaient en quelques sortes référence aux yakuzas. Dans certains lieux publics comme les bains, il était d’ailleurs interdit aux gens tatoués d’entrer. Si Kaemon n’aimait pas cela, alors il allait être servi. Heureusement que tout le reste n’était pas dévoilé lui aussi.


[HJ : Si tu veux savoir à quoi ressemble le tatouage que Kaemon pourrait entrevoir, le voilà! ^o^]
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MessageSujet: Re: A charming toy for the king [K.K & K.K]    Ven 16 Juil - 17:53

    Kaemon était très habile, vraiment très habile. Il savait parfaitement comment parvenir à ses fins sans en avoir l’air. Tout ses petits gestes portaient à confusion seulement ils n’étaient pas assez explicites pour qu’on puisse ouvertement les lui reprocher. Son but était précisément d’amener l’autre à se poser des questions sans savoir avec certitude si Kaemon était entrain de le draguer, ou non. Ainsi les rôles semblaient s’inverser et la victime devenait le pervers qui se faisait de drôles de films au sujet du jeune héritier. Pour ça Kaemon savait très bien manipuler son petit monde. Par exemple en ce moment même Kahei devait certainement se poser des tonnes de questions quant à l’attitude étrange de son client et en même temps être très perturbé d’interpréter de la sorte des gestes qui n’avaient peut-être rien d’aguicheurs. La situation était certainement déstabilisante pour le jeune coiffeur qui devait maudire son esprit tordu. Peut-être imaginait-il ce qu’il avait envie d’imaginer ? Peut-être que dans le fond il en avait envie.. peut-être que dans le fond c’était lui qui fantasmait indécemment sur son client ? En tout cas c’était ce que Kaemon cherchait à lui faire croire. Bien entendu il n’avait pas manqué de remarquer que le coiffeur fixait à présent son cou délicat et s’en réjouit intérieurement. C’étaient tout ses petits détails qui allaient finir par faire la différence. Du moins, c’est ce que Kaemon espérait. Ces petites manigances avec les hommes lui avaient plutôt bien réussies jusque là et il comptait bien qu’il en soit de même avec Kahei. Il s’était mis en tête de l’avoir dans ses filets et n’abandonnerait pas tant que ses plans ne se seraient pas réalisés. Autant vous dire donc que Kahei n’était pas prêt d’être tranquille ~

    Kurotani annonça qu’il allait chercher une chaise et sortit un moment de la salle de bain. Peut-être en profiterait-il pour s’enfuir ? Impossible, la porte du boudoir était fermée à clef. Il était coincé. Il était la proie de Kaemon et ne pouvait pas s’échapper. Quelques secondes plus tard le jeune coiffeur revint dans la pièce muni d’une chaise et d’une serviette. Notre héritier suivit du regard Kahei pendant qu’il s’installait puis vint s’asseoir sur le siège à côté du lavabo. Il passa une jambe au dessus de l’autre, posa ses mains sur ses cuisses et sentit les mains de Kurotani se poser sur ses tempes pour l’inciter à pencher légèrement la tête en arrière. Doucement il ferma les yeux et se laissa aller, appréciant chacun des gestes de Kahei. Naturellement il ne put s’empêcher de dévier de la situation réelle pour s’imaginer de tout autres scénarios et pas des plus innocents, si vous voyez ce que je veux dire… Et oui il ne faut pas croire ! Sous ses allures d’aristocrate irréprochable se cachait en réalité un parfait petit pervers ! Surprenant non ? Non, peut-être pas tant que ça après tout… Toujours est-il que Kaemon arrivait à faire plein d’allusions érotiques alors qu’au final il était simplement entrain de se faire laver les cheveux.. Le jeune héritier imaginait les mains rugueuses de Kurotani parcourant son corps entier, explorant son dos, ses hanches, le creux de ses reines, ses fesses…

    Kaemon réouvrit les yeux et son regard croisa brièvement celui de Kahei qui semblait un peu… troublé ? Est-ce que le jeune héritier aurait penser à voix haute sans s’en rendre compte ? Hum… mais très vite le visage de Kurotani se durcit tandis qu’il demanda à son client quel genre de coiffure il désirait lui faire. Kaemon avait beau avoir des projets en tête pour lui et Kahei il ne fallait cependant pas qu’il oublie qu’il donnait une réception ce soir. Quoi qu’il se passerait -ou pas- avec Kurotani il devrait être prêt à l’heure pour accueillir ses invités. D’ailleurs en parlant de ça il n’aurait certainement pas le temps de redescendre faire une dernière inspection des travaux finis.. il espérait que ses domestiques aient fait correctement leur boulot et que rien ne clocherait. Le jeune hériter referma les yeux, lentement, et dans un souffle tout à fait sensuel il dit :

    - « Surprenez-moi.. »

    Surprenez moi ? Nani ? Il laissait le soin à un petit coiffeur de la ville de décider pour lui ? Non, non bien sûr que non… Il aurait bien assez tôt l’occasion de lui dire ce qu’il désirait comme coiffure mais pour le moment ce n’était pas ça qui l’intéressant, non… Pour le moment il voulait s’amuser et ce serait bête de se faire coiffer pour se faire décoiffer immédiatement après vous ne pensez pas ? Uh uh…

    Kaemon rouvrit doucement les yeux et planta son regard acier dans celui de son coiffeur. Cependant il ne s’y attarda pas plus longtemps car ses yeux furent attirés par quelque chose d’autre : des marques à côté du cou de Kurotani. Vu à l’envers ça ne représentait pas grand chose, surtout qu’il n’en apercevait qu’un tout petit bout mais pas de doute : il s’agissait bel et bien d’un tatouage ! Hum, déjà que les piercings c’étaient à la limite alors en plus avec un tatouage… ça faisait vraiment très mauvais genre. Heureusement que Kaemon savait que Kurotani était coiffeur et qu’il possédait son salon en ville sinon il aurait vraiment pensé qu’il avait à faire à un clochard. Déjà que désirer un simple petit coiffeur n’était pas très glorifiant pour Kaemon alors en plus si il s’agissait d’un vulgaire clodo… Heureusement que personne n’apprendrait jamais cela sinon sa réputation en prendrait un sacrés coup. Bien entendu Kaemon n’avait quant-à lui aucun tatouage ni aucun piercing et pour rien au monde il n’aurait voulu souiller sa peau d’albâtre avec de pareilles choses.

    Quand Kurotani eut fini de rincer les cheveux de son client, ce dernier se leva sans même attendre qu’il lui ait passé la serviette autour des cheveux pour les essorer. Il était temps pour lui de « passer à l’attaque ». Fini les petits sous-entendus habiles, à présent il fallait passer à la vitesse supérieure si il voulait avoir le temps de mettre la main sur Kahei et de pouvoir être présent à la réception ensuite. Balançant la tête en arrière il passa une main dans sa chevelure mouillée pour « décoller » un peu ses cheveux et contourna le lavabo. Il se trouvait à présent face à Kahei et se rapprocha de lui d’une manière dangereuse qui obligea le coiffeur à se coller au mur. A présent ce n’était plus une ou deux gouttes qui coulaient dans le cou de Kaemon mais des dizaines de gouttes qui trempaient sa chemise et la collaient contre sa peau. Une nouvelle fois le jeune héritier planta son regard dans celui du coiffeur. Lentement il avança sa main vers l’épaule de ce dernier, écartant un peu le col de son t-shirt du bout des doigts, dévoilant ainsi son tatouage. De ce qu’il pouvait voir ce dernier représentait des fleurs. Baah ça leur faisait un point commun, leur attirance pour les fleurs… on va dire ça comme ça, uh uh.

    - « Dîtes-moi Kurotani-san j’espère que vous n’avez rien à vous reprochez… Je serais très désappointé d’apprendre que mon coiffeur est impliqué dans des affaires peu recommandables. » Dit-il en pencha légèrement la tête vers Kahei.

    Naturellement en disant cela Kaemon faisait référence à la mafia japonaise et à tout ce qui pouvait y toucher. D’un autre côté se serait la première fois qu’il ferait « ça » avec un type tatoué… Ce qui était plutôt logique d’un côté puisque ce n’était pas tout les jours que le jeune héritier avait à faire à ce genre de personnes. Des gens de la ville, j’entend. D’ordinaire le cercle de Kaemon restait très fermé et même si il lui était déjà arrivé d’avoir des aventures avec des homme d’une condition plus basse que la sienne il ne se serait jamais autorisé à coucher avec de vulgaires crapules ! Il ne couchait pas avec n’importe qui non plus… ça va que Kahei avait su faire preuve d’un minimum d’éducation et de bonne tenue à son égard. La main de Kaemon était toujours posée sur l’épaule de Kurotani, ses doigts contre son cou. Elle n’émettait cependant aucune pression sur le corps de l’homme, elle était juste posée, avec délicatesse. Le jeune héritier fit encore un pas de plus vers le coiffeur, leurs deux corps étaient à présent à quelques centimètres l’un de l’autre et se touchaient presque. Il avança ses lèvres près de l’oreille de sa victime et susurra :

    - « Je compte sur vous, ne me décevez pas.. »

    Kaemon était à présent penché au dessus de son coiffeur et les gouttes d’eau qui tombaient de ses cheveux mouillaient aussi bien sa propre chemise que le t-shirt de l’homme. Doucement il releva la tête et planta ses yeux dans ceux de Kurotani. Le visage de Kaemon était totalement neutre, il n’exprimait aucune sévérité ni aucun excitation. En revanche, le regard du jeune héritier en disait long sur ses pensées. Une lueur quasi démente brillait au fond de ses yeux, signe que le chasseur était en pleine chasse et sur le point de -peut-être- faire capituler sa proie. Ajouté à ça ses cheveux en bataille et trempés, cela donnait une vision assez étrange de Kaneko… Mais après tout l’étrange et la fantaisie, ça connaissait bien notre homme.

    Bon là pour le coup l’attitude de Kaemon était assez explicite et si Kahei se faisait des films à son sujet les présents gestes du jeune héritiers ne pouvaient que les confirmer. Mais bon peut-être après tout que Kaemon se comportait comme ça avec tous ses employés ? Enfin ce serait un peu inquiétant quand même… Mais bon vous savez les caprices et excentricités de nobles nous dépasse bien souvent ! C’était peut-être ce que Kahei pouvait encore se dire pour se rassurer sur les intentions de son client.. Quoi qu’il en soit si il avait encore des doutes sur les intentions de son client il se rendrait rapidement compte qu’il aurait le droit à un traitement de faveur de la part du jeune héritier.

    Soudain Kaemon pensa à ce que son coiffeur pouvait ressentir à ce moment-même. Sûrement serait-il très mal à l’aise et ne serait-il pas comment réagir ? Après tout il n’est pas évident de repousser un prince ni de l’aborder si celui-ci nous plait… Intérieurement, le jeune héritier jubilait : son pouvoir de domination commençait tout juste…

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MessageSujet: Re: A charming toy for the king [K.K & K.K]    Sam 17 Juil - 4:32

L’atmosphère qui régnait dans la pièce et entre les deux hommes était absolument étrange. Pour Kahei, elle était même parfaitement inhabituelle. Il était déjà plus que rare qu’il aille coiffer un client à son domicile, mais en plus, le fait de se retrouver seul en tête à tête avec lui rendait la situation encore plus particulière. En salon, c’est différent, vous avez un client assis dans son fauteuil qui attend que vous finissez sa coupe, et dans la même pièce, il y en a encore au moins deux ou trois qui attendent patiemment leur tour. Ici, dans cette salle de bain, les deux hommes étaient absolument seuls et le silence était de mise chaque fois qu’ils ne disaient rien. Pas même un petit bruit de fond. C’était assez perturbant, mine de rien. Kahei avait déjà commencé à se sentir quelque peu tendu face à Kaemon, et cette sorte de moment d’intimité ne faisait qu’empirer la situation. Bizarrement, le coiffeur avait de mauvais pressentiments sur ce qui allait advenir. Non, il devait certainement être encore parano...

Le jeune Kaneko était un homme gracieux, et ce devait justement être ce genre de particularité qui le rendait assez efféminé. Avec sa taille fine, son visage ovale et ses beaux et longs cheveux, il était véritablement séduisant. Il était tellement dommage que Dame Nature ait mit dans un tel corps une âme aussi déplaisante, car autrement Kahei n’en aurait fait qu’une seule bouchée, et cela sans aucune hésitation. Par ailleurs, à la remarque de cet aspect féminin qu’avait Kaemon, le coiffeur se demanda quelle pouvait être l’orientation sexuelle de cet homme. Il l’imaginait assez facilement bisexuel ou même gay, mais pour un type de son envergure et avec une popularité comme la sienne, c’était à la fois inimaginable. Néanmoins, si celui-ci était hétérosexuel, Kahei pourrait au moins se rassurer quant au fait qu’il avait depuis quelques minutes l’impression que son client avait l’intention de jeter son dévolu sur lui ou on ne sait quoi vraiment d’autre. Au fait, il lui semblait que ce Kaneko n’avait pas d’épouse, ou même simplement de fiancée? Quel âge pouvait-il bien avoir? Aux alentours de trente ans peut-être? N’était-il pas temps qu’il fasse des enfants ce-lui-là? Pour un riche héritier, ça ne donnait pas une très bonne image le célibat. Au moins, Kahei pouvait se vanter de son statut hiérarchique sur ce fait. Il n’avait pas besoin de plaire à toute une société et à répondre à ses espérances.

Le coiffeur n’avait prêté aucune attention au fait que leurs regards s’étaient brièvement croisés au moment où il avait observé le col de son client, trop pensif à propos de ce dernier, à s’imaginer des images sensuelles et à se poser des questions sur ce qu’il pouvait réellement être en-dehors d’un simple garçon qui demandait à ce qu’on lui change sa coupe de cheveux. Il n’avait reprit toute sa conscience qu’au moment où il avait demandé à Kaemon ce qu’il désirait. Celui-ci, d’ailleurs, lui répondit simplement de le surprendre. De le surprendre? Désirait-il que Kahei décide de lui-même quelle coupe serait adaptée au visage et à l’élégance de cet homme? C’était tout à fait provocateur de sa part, notamment que ce n’était que la seconde fois qu’il s’occupait de lui, et qu’il ne serait donc pas capable de deviner ce qui pourrait lui convenir. Bon, et si on lui faisait un simple chignon à lui aussi? Ça le changerait un peu, non? En plus cela dégagerait un peu son visage contrairement à ses habituels cheveux longs. Non, non, non, malheureusement ce n’était pas aussi facile. Contrairement à Kahei, cela irait certainement moins bien à Kaemon, de plus il ne voyait pas un riche comme lui être coiffé d’une façon aussi banale. Remarque, ce serait la meilleure manière pour qu’il lui foute la paix une bonne fois pour toute et qu’il ne le rappelle plus jamais...

Kaemon ouvrit de nouveau ses yeux, venant les planter dans ceux de Kahei. Encore une attitude perturbante de sa part, sans compter que ce n’était quand même pas polie de fixer ainsi son coiffeur. Certes, notre homme remarqua assez vite que toute l’attention de son client venait de se décaler un peu plus loin, dans son col. À ce moment précis, il n’eut pas besoin de plus d’une seconde pour comprendre que ce qu’il craignait venait certainement d’arriver. Le jeune garçon avait dû découvrir son tatouage. Se redressant vivement comme si de rien n’était afin que son décolleté ne soit plus dévoilé, il chercha ainsi à cacher ces dessins sur son corps, priant intérieurement pour que Kaemon n’ait pas eu le temps de cerner ce qu’il avait pu voir. Les sourcils de Kahei étaient arqués, redressés vers l’extérieur. Il était clair qu’il n’avait pas l’air très satisfait de ce qui venait d’arriver à en percevoir son visage dur. Continuant dignement son travail, il ouvrit de nouveau le robinet, cette fois-ci pour rincer les cheveux du jeune homme. Une fois cela fait, il n’eut pas même le temps d’attraper la serviette pour sécher la chevelure de son client que celui-ci s’était déjà levé de son siège. Rapidement il se dirigea face à Kahei et se rapprocha de lui, diminuant nettement la distance entre leurs deux corps. Le coiffeur eut même à se coller contre le mur pour tenter de s’écarter le plus possible de Kaemon, en vain, il ne pouvait pas plus reculer. Bien entendu, notre homme fut largement surpris par cette réaction de la part de son client et ne put s’empêcher de montrer qu’il n’appréciait absolument pas la situation, son regard se faisant noir. Kaneko ne se brusqua pas pour dévoiler le tatouage de Kahei, pourtant ce dernier ne prit pas la peine de l’en empêcher bien qu’il en aurait nettement eu le temps. Il avait bien compris que son client n’avait pas été aveugle et il ne souhaitait pas le nier. Mieux valait-il assumer.

Sous-entendait-il que Kahei était susceptible de faire partie de la mafia japonaise? C’était plus que vexant pour lui. Il détestait plus que tout au monde son cousin, et celui-ci était – selon les dires – un yakuza. Insinuer que Kahei en était un lui aussi était donc une véritable injure à ses yeux. Était-ce parce que Kaemon faisait partie de la haute société qu’il se permettait de traiter ainsi son coiffeur? S’il n’aurait pas été un « client », notre homme lui en aurait certainement déjà collé une en pleine face. Malheureusement, il dût se retenir. Kahei ne réagit pas pendant un instant, préférant garder sa colère en lui, laissant par la même occasion Kaneko venir lui souffler une seconde phrase à l’oreille tandis qu’il collait encore un peu plus son corps contre le sien. Destabilisant n'est-ce pas, que d'être collé par un type complètement trempé – et donc tout à fait sexy? Nada, son manque de respect laissait à présent Kahei de marbre face à l'apparence sensuelle de Kaemon. Mais encore pour combien de temps?

« Je compte sur vous, ne me décevez pas.. »

Pour quelles raisons ne devait-il pas décevoir Kaemon, plus exactement? Si ce n’était qu’au niveau de la coiffure, cela n’aurait pas été un énorme problème, mais Kahei se doutait qu’il devait faire référence, une fois de plus, à son tatouage. Ah ça non, il ne serait pas déçu puisqu’il n’était pas un yakuza, mais il risquerait vite de regretter d’avoir traiter de cette façon notre homme. Il n’aimait déjà pas cet espèce de riche égocentrique, alors maintenant que celui-ci lui avait manqué de respect, il ne perdait rien pour attendre. Kahei ne le brusquerait pas non plus – enfin pas encore –, mais il ne se gênerait pas pour lui faire comprendre qu’il n’est pas du genre à facilement se laisser marcher sur les pieds. Quand on attaque mister Kurotani, c’est simple, il se rebiffe...

Kaemon s’était redressé, pointant du regard notre coiffeur. C’était assez étrange cet aspect neutre qu’il affichait malgré ce qu’il venait de dire et surtout de sous-entendre. Kahei avait imaginé qu’il aurait l’air plus dur, voire même qu’il aurait eu l’air déçu, mais non, rien de tout ça. Certes, son regard semblait quant à lui exprimer quelque chose sans qu’il ne puisse cerner quoi exactement. Quelles étaient les intentions du jeune héritier dans cette position? Pour n’importe qui, cette situation aurait pu être parfaitement embarrassante, mais pour Kahei, ça n’en était pas le cas. Néanmoins il n’appréciait absolument pas le fait de se sentir brusquement dans un état de soumission. Non, Kaemon n’allait pas le dominer aussi facilement avec ses petites manières, et il ne ferait pas de lui tout ce qu’il désirerait.


En quoi est-ce que ça vous regarde? Je n’ai pas à vous satisfaire en ce qui concerne ma vie privée!

Le langage de Kahei s’était fait un peu plus cru dans sa question, et son ton de voix fut extrêmement sec. Il ne se gêna pas non plus pour se saisir de la serviette qui était restée sur le lavabo et pour frapper avec celle-ci l’avant-bras de Kaemon, l’incitant à lâcher prise. De quel droit se permettait-il de le toucher? En agissant de cette manière, le coiffeur était parfaitement conscient du fait qu’il risquerait de rapidement se faire jeter à la porte, mais qu’importe. Il ne comptait pas lécher les pieds de ce type pour lui faire plaisir, et puis ça l’arrangerait bien de quitter ce château.

Maintenant écartez-vous de là et laissez-moi tranquille.

Kahei tenait fermement la serviette dans sa main droite, prêt à frapper de nouveau Kaemon si celui-ci tentait de s’interposer à lui. C’était assez brutal comme réaction, mais il avait été bien trop offensé pour rester tout à fait calme. Et encore, il n’était pas entré dans une grande colère car cela aurait été encore pire. Tant qu’il n’en venait pas aux mains, c’était plutôt bon signe – contrairement à son regard qui s’était fait d’autant plus noir, à la limite de devenir véritablement intimidant.

Sachez que c’est une insulte que je n’apprécie absolument pas de me prendre pour un yakuza.

Jusque-là Kahei avait fait énormément d’efforts en supportant Kaemon, mais là, c’était devenu un peu trop difficile. Buté, il s’avança, se serrant certes encore un peu plus contre le jeune homme, mais cherchant en réalité à le forcer de se reculer pour qu’il lui laisse un peu d’espace. C’était vraiment insupportable de se retrouver collé contre un mur.


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A charming toy for the king [K.K & K.K]

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