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 Irasshaimase!! [Ryuujishiro]

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MessageSujet: Irasshaimase!! [Ryuujishiro]   Lun 17 Mai - 23:18

J'entendais à peine le cutter fendre le carton et son solide scotch, un bruit qui m'était devenu bien familier depuis que je travaillais ici. Ca faisait deux mois seulement c'est vrai mais on prend vite des habitudes. J'aimais ce bruit au début, comme dans l'attente d'une découverte excitante. Tout ce qui est nouveau est attirant. Tokyo par exemple. Et puis, avec le temps, cette attirance devient routine, elle s'assemble de souvenirs. Ca semble triste vu comme ça mais j'y voyais plutôt de la douceur, de la sérénité. Au fur et à mesure du temps qui passe, la vie devient un assemblage de souvenirs, un long tissu que l'on crée jour après jour. C'est mon père qui disait cela, jusqu'à ce que ma mère perde son fil au hasard d'un chemin, ça peut arriver aussi. J'aimais cette image. C'est pas tout ça mais j'étais pas là pour rêvasser, j'ai ouvert les pans du cartons et j'ai commencé à installer calmement les shampoings, gel douche et autres flacons de ce genre dans leur rayon. Vous allez me trouvez lassant mais ça aussi j'aimais bien, je sais pas pourquoi, installer chaque objet à sa place, avancer les délaissés du fond, combler les trous dans les rayons par de nouvelles marchandises. Bon évidemment j'avais pas imaginé vivre toute ma vie de petit boulot mais peut être qu'un jour, qui sait, je pourrais racheter la fabrique de mes parents et retourner là-bas... A moins que je ne finisse par réussir à m'adapter à Tokyo en fin de compte, on verra bien, je ne pouvais pas m'avancer à ce point dans le futur. J'ai vidé le carton tout en étant ainsi un peu renfermé dans mes pensées. Il n'y avait pas beaucoup de client et l'autre employé tenait la caisse. Je m'assurais simplement de sortir la bonne formule au bon moment, c'était très automatique mais avec un ton de voix qui restait dynamique et j'y ajoutais un sourire machinalement même quand je ne voyais pas la personne directement, le boss avait bien insisté la-dessus : bonne humeur et politesse! C'était normal. Dès que la porte s'ouvrait, je me redressais vers elle. Enfin plutôt vers la personne qui l'activait ainsi.

- Irasshaimase!! (Bienvenue!)

Dans la fabrique de mes parents, je travaillais beaucoup à l'atelier mais quand la ville s'emplissait de touristes j'avais toujours préféré tenir la boutique. Voir des gens, voir le monde entier traverser mon petit village, l'animer de vie, de couleurs et de sons tous différents les uns des autres. Ces gens qui venaient de toutes les horizons, j'étais incapable de les distinguer même avec l'expérience. A Tokyo ont aurait dit que les vacances duraient toute l'année. J'avais retrouvé mes vieilles habitudes en accueillant des étudiants étrangers. J'ai ramené le carton vide dans la réserve, je l'ai plié et rangé. Le point sur la feuille de livraison et on retourne en boutique. J'ai vidé ainsi trois ou quatre cartons, après les shampoings, j'ai eu le coin nourriture, puis j'ai fait le tri dans les mangas, les journaux et les magasines. J'étais encore occupé là-dedans quand j'ai entendu mon nom. C'était la fille de la caisse, Juri, qui me demandait de prendre sa place... C'était une étudiante, sympa, elle finançait ses études elle-même en bossant ici. Elle finissait son service à cette heure-là, il me semble, ça correspondait. Elle est repartie à l'arrière du magasin pour se changer et j'ai pris sa place à la caisse, enfin du moins quand il y avait des clients. J'ai dit qu'il y avait pas grand monde mais ça circulait quand même de temps en temps. J'ai servi une vieille dame, puis trois lycéennes déchaînées, un homme silencieux et deux collègues de bureaux... ah, le bonheur du combini! On trouve tout ici! Même chez moi à la campagne, j'y passais quasiment tous les jours, d'ailleurs on repère vite les gens du coin. Enfin, vite, quelques-uns du moins, il y en a sans doute un paquet que j'ai pas encore repéré, j'ai pas une très bonne mémoire des visages. C'était plus facile par chez moi, il y a tellement de monde à Tokyo, mais bon je vais arrêter d'en parler, faut tourner la page! J'habite ici maintenant!

Faut avouer que Tokyo était une ville assez fascinante et très impressionnante. J'étais complètement perdu quand on est arrivé par le train, heureusement que ma grande soeur était là pour nous guider! J'ai pris le métro pour la première fois de ma vie, j'avais vraiment l'air du paumé de service fraichement sorti de sa campagne, c'était plutôt drôle d'ailleurs en y repensant! Ces images que j'avais vu tant de fois à la télé prenaient soudainement une réalité nouvelle sous mon regard éberlué, je me retrouvais brusquement au pied des ses immeubles immenses, de ses passages piétons géants et tout ces écrans partout! Non, j'avoue Tokyo en met plein la vue, on se laisse vite envahir par cette impression de pouvoir, de puissance, c'est comme si d'un seul coup toutes les horizons s'ouvraient à nous. Je comprenais qu'on puisse en rêver. Qu'on puisse tout quitter pour venir vivre ici. Je ne lui ai jamais reproché. C'était magique tout simplement, magique et en même temps enveloppant comme un masque noir qui vient se resserrer sur vous. Vous, une simple petite poussière dans la ville immense... Tokyo sentait le luxe, elle luisait la nuit comme un bijou magnifique, la grande ville par excellence, toutes ses lumières chatoyantes qui viennent jusqu'à nous réchauffer dans la nuit sombre. Difficile néanmoins de se sentir réellement part de tout ça. La chaleur de Tokyo glisse sur nous mais il reste une fraicheur interne qu'on ne peut pas combler... Je n'y suis pas encore parvenu en tout cas. J'aimerais presque avoir l'avis d'un vrai tokyoïte là-dessus, sans doute que les choses étaient en effet différente pour quelqu'un qui avait toujours vécu ici...

Yuuko... où es-tu? Ta messagerie est pleine, je ne peux même plus y laisser un message. Tout paraît possible à Tokyo... même disparaître sans que personne ne le remarque...

Un nouveau client et de nouveau la même formule qui ressort, un nouveau sourire tout en me tournant vers le nouvel arrivant :

- Irasshaimase!!

Dans tous les jobs on retrouve ce côté répétitif... mais chaque client était différent... ça rendait l'échange plus humain.
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MessageSujet: Re: Irasshaimase!! [Ryuujishiro]   Mar 18 Mai - 10:50

Blahblahblah. D'un ennuie. Presque méprisant. Il penche la tête en avant, un peu exaspéré. Mon dieu, qu'à t'il fait pour mérité sa ? Non, sérieusement ? Bon, ce n'est peut être pas la meilleur question, après tout il a des tonnes de raisons pour que "quelqu'un" la haut lui en veuille au point de faire sa. Il porte doucement son soda melon à ses lèvres. Doucement, il tourne la tête. Il regarde ostensiblement les passants dans la rue. Quelqu'un lui viendra peut être en aide?

- Katô ? Katô tu m'écoute ?

Bien sur que non je t'écoute pas. J'en ai rien à foutre de ce que tu me dit. J'en ai rien à foutre de vous ! Mais bon, sa il ne le dit pas. Le temps viendra, ou il pourra tout déballé. Petit à petit. Et, la première à subir son courreau sera surement elle. Avec ses cheveux long et ses grand yeux sombre. Toujours à parler comme si elle est le centre du monde. Blahblahblah... Mon père si, Chion-san sa. Dans c'est moment la, c'est vraiment dur... Vraiment. Il tourne la tête et souris. Tout le monde est tourné vers lui. Il souris, d'une façon faussement géné, et indique son verre.

- Goomeen ! Le soda m'est monté à la tête d'un coup !

Leurs visages s'illumine. Ils rient tous de bon coeur, les filles murmures des "kawaii" et autre petit regard en biais. En tout, ils sont 5. 3 fille et 2 garçon, dont lui. Des "camarades" de classe. C'est ainsi. Pour être accepté dans cette société il faut en passé par la. Sortir avec des amis... Ensuite il fera surement un karaoké des plus ennuyeux, avant de terminer cette énorme mascarade. Il pianote sur son portable, seul chose qui le rattache à "sont monde" sont vrai lui. Les messages défile rapidement, "Je t'attend se soir, je prendrais soins de toi" et blahblah. Tous des vieilles et vieux porc. Ce soir sa sera surement "lui". Il frissonne. Ni en mal, ni en bien. En fait, il ne sais jamais vraiment comment le prendre... Ce Yakuz'. Mais alors? Il le paie plutot bien, même s'il s'attache un peu trop. "Un message d'une admiratrice ?" Regard en biais, sourire niais, non non non. Pff. Feindre se fait tellement monotone quand c'est toujours avec les mêmes personnes. C'est pour sa qu'il évite d'allé en cours la plus part du temps, feignant une santé fragile. Après tout il a des antécédent. Il serre un peu le poing. Penser à Rika lui est toujours douloureux. Soudain, la situation change. Tout le monde ce lève. "On va au conbini? j'ai envie de ......". Mais on s'en fou de ce que tu as envie bon sang ! Il souris tout de même, feins d'être excité. Oui ! Lui aussi à besoin d'un petit quelque chose. Quand est ce que tout sa s'arrêtera? Certaine fois le temps ne passe pas assez vite.

Ils marchent tous en direction du combini le plus proche. Mendokusai, mendokusai, mendokusai !! C'est tellement... Caricatural. Cet espèce de groupe d'amis bancale. Certaine fois, il aimerait bien être quelqu'un d'autre, pour pouvoir se voir agir de la sorte. Sa pourrait être marrent. Ou effrayant, celon. La porte automatique du magasin s'ouvre des qu'ils posent leurs pieds sur le sol.

"Irasshaimase!!"

Il sursaute. Vraiment, il déteste les choses inattendu, et, les mois on beau passé, il ne s'habitue vraiment pas à sa. Il se retiens du mieux qu'il peu de jeter un regard noir sur le caissier. A la place, il sort son plus beau sourire, et s'incline même poliment. Il déambule un peu entre les rayons, son portable à la main.... Puis recule; Reviens sur ses pas. Il reste discret, entre deux rayons. Ora ? Ce mec... Il ne l'a pas déjà vu quelque part? Il fronce les sourcils. Non, sérieusement ? Étrangement, il lui rappel quelqu'un. Il marche lentement entre les rayons, gardant en tête le visage de l'homme. Ou l'a t'il vu ? Un visage pas banal comme sa, impossible qu'il ne l'ai jamais croisé. Toujours son portable à la main, il réfléchis. Impossible de se souvenir. Il attrape un paquet de Takoyaki pré-cuit et, se rapproche rapidement de la caisse, son paquet à la main. Il souris doucement, ses mèches blondes passant quelque fois devant son visage fin. De sa petite taille, il tend le paquet à l'adulte.

- Hm... Excusez moi? Vous pouvez me réchauffer sa s'il vous plait?

Il tente la carte de la timidité, c'est se qui marche le plus simplement. Il souris, mais, vif, jette un œil à la dérobé sur le badge de l'employer. Il ne peu empêcher un clignement d'yeux. Takeda? Son cerveau repasse en avance rapide toute les rencontres qu'il a fait depuis son arrivé à Tokyo. Takeda, Takeda... Le visage d'un certain Yakuza lui reviens en mémoire. C'était pendant ces sortes de réunions que seul les mafieux savent faire. Il était avec Lui. Il ne comprenait rien, bien sur, de ce qu'il se disait. Une histoire de drogue encore surement, ou d'un trafic quelconque. Le nom de Takeda revenait souvent. Ce n'était pas la seule fois. Réfléchis... Takeda...

Soudain il lève un sourcil. Tout deviens plus claire, il se souvient. Des cheveux long qui tombe négligemment sur des épaules. Des yeux brillants, pareille à ceux du caissier. OK. Tout deviens claire. Un sourire se dessine doucement au coin de ses lèvres... Si il réfléchis bien, ils doivent avoir un lien de parenté. Cette fille, elle est devenu quoi au fait? Il observe l'adulte agir comme un employer modèle. Avec se regard si innocent... Impossible qu'il soit du milieux. Ou qu'il y trempe comme lui... Quand on est la dedans, on perd quelque chose. Cette lueur... Cette lueur dont Tokyô se nourris pour continué de briller de mille feu. Il souris un peu plus, intérieurement. Sa pourrais être intéressant. Beaucoup plus que de jouer avec ses camarades de classe en tout cas. Il se penche un peu sur le caissier.

- Ano... Takeda-san c'est sa? Tu es nouveau à Tokyô non? Je ne t'ai jamais vue avant, et pourtant je viens souvent dans le coin !

Bon ok, c'est un mensonge. Il ne viens pas souvent que sa, mais sa, l'adulte n'est pas obliger de le savoir. Et puis surtout, il doit être sur que ses suppositions sont juste... Il tente un petit sourire sympathique et innocent. Après tout, il n'est qu'un "simple" lycéen, qu'y a t'il de mal à vouloir faire connaissance ?
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MessageSujet: Re: Irasshaimase!! [Ryuujishiro]   Mar 18 Mai - 15:35

Il s'agissait d'un jeune garçon, huit-neuf ans tout au plus. Il me semblait l'avoir déjà vu, il vivait dans le quartier à n'en pas douter. Au lieu de partir dans les différents rayons, il est venu directement vers moi avec un air grave. Plutôt à l'aise avec les enfants, je l'ai interrogé puis écouté. Son chien avait disparu, il me tendit une affiche en me demandant si je pouvais la mettre à vue de tous afin il l'espérait que quelqu'un peut être puisse le lui ramener. Il y avait pas de raison de refuser, je pense pas que mon patron était de ce genre là, de toute manière pour ma part, j'en étais incapable. Non, pas que je savais pas dire non quand il fallait, c'était indispensable quitte à devenir fou mais là, vraiment face à la douleur de ce petit garçon et à sa volonté, il était de mon devoir d'y répondre. Je suis même sorti de ma caisse pour aller vers lui, j'ai observé son affiche, la photo de son chien, l'amour qu'on lisait dans les yeux de ce petit-garçon. Dans le monde étrange dans lequel on vit, on peut admirer cette pureté dans le regard n'est-ce pas? Cet enfant était totalement authentique et sincère, tout était limpide. J'ai admiré son petit animal, lui est posé des questions parce qu'il voulait en parler puis il est parti, je l'ai suivi jusqu'à la porte, je lui ai promis de m'en occuper tout de suite... Une fois retourné à la caisse, mes yeux se sont posés longuement sur cette affiche sauf qu'au lieu du chien, je voyais le visage bien connu et souriant de ma grande soeur. J'ai chassé cette pensée de ma tête, je devais pas m'inquiéter à ce point, si ça tombes elle avait juste oublié de me prévenir qu'elle s'absentait quelques jours et elle avait plus de batterie, voilà tout... mais une partie de moi n'était pas convaincue. Heureusement une bande de lycéens entra dans la boutique, ce qui eut le loisir de me faire penser complètement à autre chose et me ramener dans mon travail. Je leur ai souhaité la bienvenue comme je n'arrêtais pas de le faire depuis que j'avais posé un pied dans cette boutique puis j'ai sorti du scotch d'un tiroir et je suis allé accrocher l'affiche en question.

J'avais pas été toute ma vie ce type qui essaye de faire du mieux qui peut, qui veut bien faire les choses mais voilà, la page de l'adolescence était tourné pour moi, j'étais devenu un adulte même si je m'en sentais pas encore tout à fait la carrure parfois. J'avais des responsabilités, un peu trop à mon goût mais je les assumais du mieux que possible. J'avais pas le droit de me laisser aller, encore moins aujourd'hui avec ce qui se passait. J'y ai pensé en jetant un oeil à ces lycéens qui s'amusaient dans le magasin sans rien prendre au sérieux, j'avais été comme eux et j'avoue que j'aimerais bien l'être encore. Oh, je tentais d'en profiter dès que possible mais ici à Tokyo, c'était dur. Je connaissais personne de mon âge avec qui sortir, retrouver une page d'insouciance et profiter de la vue tout simplement. Au bout du fil, je retrouvais mes meilleurs amis mais je ne faisais plus parti de leur délire.Voilà pourquoi il fallait absolument que je trouve ma place à Tokyo mais pour ça il faudrait que je puisse sortir un peu... en ce moment dès que je quittais le magasin, je rejoignais Sachiko... Mais je voulais à tout pris restait optimiste, ça allait s'arranger tout ça. Pour Yuuko aussi, il suffisait de le vouloir et d'y croire. On évitera quand même les couvertures à scandale, cela dit comme m'a dit la police hier, s'il lui était arrivé quelque chose de grave on le saurait, la police et les hôpitaux étaient prévenus. Je me raccrochais à ça et à l'innocence des enfants. Pour l'instant, ce serait plutôt les ados, en fait! L'un des jeunes du groupe s'avança en effet vers la caisse en me tendant un de ces paquets de tokoyaki que j'avais rangé dans le rayon un peu plus tôt. Je le prends avec un sourire.

- Bien sûr, je vous fais ça tout de suite!

Je me suis retourné pour m'occuper du plat et le mettre à réchauffer, pendant que la machine se chargeait des détails je suis revenu vers mon client. Même s'il attendrait sans doute les autres encore perdu dans les rayons, j'avais l'habitude que les clients s'attendent à une certaine efficacité. Rare sont ceux qui parlent ou alors parfois vraiment des banalités d'usage. L'échange était toujours assez restreint. Mon but était de satisfaire les clients afin de garder mon job, ben oui, avouons-le, trouvez moi un action qui est désintéressée? Si vous y arrivez, vous êtes très fort! Ou trop innocent! Sans que je puisse me l'imaginer, le jeune homme qui me faisait face en savait encore plus que moi dans ce domaine. J'ai pianoté sur ma caisse avant de l'interroger.

- Il vous faut autre chose?

J'avais parlé d'adolescents mais en vérité j'étais pas beaucoup plus âgés qu'eux je pense... Néanmoins le jeune homme qui me faisait face à présent semblait sans doute plus jeune que son âge, les expressions de son visage sans aucun doute... La couleur de ses cheveux me faisait pourtant plus d'effet, ils étaient quasiment blanc, c'était pas un effet de lumière! Ca me surprenait toujours ces diversités de couleurs dans les rues de Tokyo! Dans mon lycée par chez moi, c'était très rare, très mal vu aussi et souvent interdit, à Tokyo ça semblait presque naturel, mais peut être que je me trompais! Cela dit, ça me concernait pas vraiment, c'était travaillé au moins on pouvait l'apprécier. Au niveau de la caisse, on commençait à percevoir l'odeur du tokoyaki... c'est à ce moment-là que de manière inattendue le jeune homme commença à s'intéresser à moi. Jamais je n'aurais soupçonné quoique ce soit. Son intervention me paraissait tout à fait innocente et je vais même dire que son intérêt me fit plaisir, ça faisait du bien de parler à quelqu'un et il faut le dire aussi que quelqu'un s'intéresse un peu à soi. Je me sentais plutôt seul en ce moment. Apparemment c'était un habitué des lieux. Comment connaissait-il mon nom? Je suis bête, le badge, bien sûr! La reflexion a coupé l'effet de surprise, j'ai écouté la suite. En voilà un qui contrairement à moi devait avoir une bonne mémoire des visages, en tout cas d'y être très attentif. J'étais surpris oui, agréablement. Voilà aussi une différence entre bosser ici et bosser dans la fabrique de mes parents, les touristes, même sans parler japonais, s'intéressaient davantage et posaient plus de questions, ici ça arrivait beaucoup plus rarement. J'ai repris le même sourire et j'ai répondu sans rien cacher, pourquoi aurai-je du? Ca me faisait plaisir aussi de ne plus être dans le simple échange caissier/client mais de croiser quelqu'un de plus humain et aussi sympathique! Mon sourire trahissait la bonne humeur dans laquelle cet échange me mettait. Faut savoir laisser ses soucis à la porte quand on travaille, mon père répétait souvent ça aussi... il disait que ça allait flétrir le papier et l'enlaidir comme un mauvais sort.

- Oui, c'est bien ça! Ah d'accord!! Et tu as raison, je suis à Tokyo depuis peu, ça va faire... deux mois maintenant que je travaille ici. Bien vu!

Mon ton de voix était énergique, chantant. Deux mois déjà? Finalement c'était plutôt passé vite! Sachant qu'avant de trouver ce job j'avais déjà passé quelques semaines à Tokyo, oui trois mois au total. Trois mois, faut croire que j'étais pas très dégourdi! En même temps, j'avais pas un excellent sens de l'orientation, non plus, heureusement c'est pas vital, quoique vu le dédale des rues à Tokyo! Enfin, plutôt que de parler moi, j'avais bien l'intention d'interroger à mon tour le jeune homme, si en effet il était un client régulier qui passait souvent dans le coin, j'espérais bien le revoir! Je savais à quel point pouvoir sympathiser ainsi avec les gens pouvait rendre le travail beaucoup plus agréable et peut être qui sait me faire des amis ou rencontrer d'autres personnes! Évidemment, j'allais un peu vite en besogne ce coup-ci mais c'était bien mon style une fois de plus!

- Votre lycée est pas loin d'ici peut être? Je connais pas encore très bien les environs!

Pas dur de deviner qu'ils étaient au lycée, certains d'entre eux portaient encore leur uniforme... et comme il disait venir souvent dans le coin... je pouvais bien faire des suppositions! Évidemment, il y avait pleins d'autres options mais pourquoi pas! Un ami à lui l'interpella alors pour quelque chose avant que la conversation ne continue de se poursuivre entre nous.
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MessageSujet: Re: Irasshaimase!! [Ryuujishiro]   Mar 18 Mai - 23:38

Ryu réceptionne le paquet de Takoyaki avec adresse. Après tout il a l'habitude. Il souris au jeune homme avant de sortir son portemonnaie de sa poche. Il l'observe un moment agir. Non franchement, il a tout l'air d'un gars normal. Il est poli, serviable. Non, pas du tout un tokyoïte de base. Celui ci aurait surement levé un sourcil à sa question et l'aurais envoyé boulet d'un air méprisant. Ou aurait faussement fait semblant de s'interessé pour bien lui faire comprendre qu'il s'en fou royalement de ce qu'il dit. Mais lui, se contente de sourire, et de faire son travail comme un employer modèle. Pff... Quel mascarade. Il se contente de travailler dans un combini ce n'est pas non plus un job de fou ! Sans savoir pourquoi, l'homme l'énerve. En fait si, il sait pourquoi. Sa lui fait sa à chaque fois. Il les détestes, c'est tout. Tout ces petits campagnard qui viennent à Tokyô en pensant y trouver quelque chose de positif ou qui changera leurs vie... Avec leurs regard innocent et leurs plein de bonne volonté... Quel connerie ! Tokyô vous âpe, vous avale, vous dévore ! Il ne reste rien de vous, et, c'est encore pire si vous n'en avait pas conscience dés le début. On ne peu rien trouver de bon dans un fruit pourris. Il se retiens tant bien que mal de cracher tout sa à la figure de l'autre, et continue de sourire doucement; Il ouvre son paquet et en sort une brochette de takoyaki qu'il enfourne d'un coup dans sa bouche. Rien à dire, le salé, il n'y a que sa de vrai.
- 2 mois? C'est tout ! Ho... Ce n'est pas trop dur le dépaysement? Tokyô est une ville assez lourde ! Avec tout ces transports et ce bruits...

Il tourne lentement la brochette dans sa bouche, sans quitté l'adulte des yeux. Il tente de le sonder, de voir à travers lui, ce qui, en soit n'est pas difficile. Mais il doit bien y avoir une raison pour que se gentil garçon soit la non? Tout le contraire de cette fille. Elle était devenu... Tellement triste. Comme si elle ne n'était plus vraiment elle même. Et c'est exactement sa, ce que Ryu appelé le "contre effet Tokyô". Les gens qui viennent à Tokyô en pensant y trouver quelque chose, finissent tous comme elle. Et peut être, ce garçon prendra le même chemin s'il ne réalise pas très vite. Ryu réfléchis un moment. Il pourrait être cette personne. Qui lui ferais ouvrir les yeux, l'empecherais de foncer dans un mur. Mais il ne le veux pas. Après tout, qu'en tirerait il? C'est bien plus amusant de se jouer des autres, et puis, au innocents les mains pleine! peut être qu'il réalisera de lui même et repartira aussi vite qu'il est venu. Après tout, c'est quoi 2 mois dans une vie? Rien.

Il acquièce vivement.

- Hum Hum ! Notre lycée est à deux stations de train d'ici. On viens ici parce qu'ils habitent tous par ici.

Il désigne ses "camarades" du menton. Eux sont trop occupé à acheter je-ne-sais quoi.Ryu se retiens difficilement de roulé des yeux. Surtout quand Tarô viens vers lui les yeux brillant. Quel benêt celui la. Quoi? Il va encore lui parler de Erika à coup sur, et lui demander de faire un karaoké... Si prévisible. Il prépare mentalement une réponse préfabriqué qu'il n'hésite pas à lancer à la cantonade. Avec un petit clin d'oeil et un "je te les laisses", tout ce passe pour le mieux. Tarô est heureux, il pense qu'il a le meilleur amis du monde... Blahblah. Quel connerie tout sa, fatiguant. Comme si il allait s'enterré à faire un karaoké! surtout sachant ce qu'il fait toute les nuits ! Son air deviens un peu plus sombre, mais il se reprend.
- Moi sa va faire 1 ans que je suis à Tokyô. Je suis venus pour le lycée tu vois Takeda-san. Et pour un peu d'autre chose aussi... Rencontrer des gens. On trouve toujours des gens de toute sorte dans Tokyô.

Il laisse couler son regard dans celui du grand. Pas trop longtemps, assez pour mettre le doute, sans pour autant avoir la suspicions qui va avec. Il souris encore et avale une autre boulette. L'ideal serais de l'amener à vider son sac. Mais comment? Comment sans en dire trop? Il réfléchis à tout sa, quand on portable sonne. Mendokusai! ce 'nest pas le moment bon sang ! Il jette un oeil rapide et le referme. Encore un vieux en manque, sa devient n'importe quoi, qu'est ce qu'il ont tous c'est temps si ?

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GOMEN Y_Y C'est cours et trop nul, chui crevé et pas inspiré ce soir ! pardon pardon >.<" je ferais mieux au prochain !
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MessageSujet: Re: Irasshaimase!! [Ryuujishiro]   Mer 19 Mai - 17:18

Une fois les takoyaki chaud, je les lui ai tendu puis j'ai rentré l'argent qu'il me tendait avant de lui rendre la monnaie. C'est vrai que j'avais pas rêvé toute ma vie de bosser dans un combini et que si on pensait ainsi, c'était pas franchement la joie, mais on fait pas toujours ce qu'on veut dans la vie, quand je me suis présenté pour trouver du boulot, c'est tout ce que j'ai trouvé, c'était ça ou distribuer des mouchoirs dans la rue... Je dirais même que j'ai eu de la chance de trouver quelque chose ici. C'était pas l'idéal mais c'était pas catastrophique non plus. J'aimerais au moins me payer des cours par correspondance ou trouver un job en apprentissage histoire d'avancer un peu au moins mais bon, c'était pas non plus ma priorité à l'heure d'aujourd'hui. Cela dit confidence pour confidence, je m'inquiétais quand même un peu de mon avenir, j'allais pas pouvoir continuer comme ça indéfiniment, je me voyais pas dans dix, vingt continuer de courir après les petits boulots, j'avais beau me dire sans cesse que tout ça c'était provisoire, j'en voyais pas le bout pour autant, en fait sous mes airs tranquille j'étais paumé tout simplement. Garder bonne figure, c'était juste un moyen pour tenir le coup. Cela dit, dans le pire des cas, ce serait pas non plus un drame de continuer comme ça. Je pouvais toujours m'en sortir, travailler, vivre. Je devais prouver à mes proches qu'on pouvait s'en sortir, tous ensemble. Vu qu'on était séparé maintenant, c'est plus facile à dire qu'à faire, j'aurais tellement aimé qu'on se retrouve enfin, famille unie... Mais même réduite, il fallait continuer de garder le sourire et profiter de ce qui nous était offert, pas vrai? J'étais un optimiste, je voulais continuer d'y croire, même si au fond de moi, ça me semblait bien précaire, je me disais que c'était vraiment une question de volonté. Si on voulait être heureux, il fallait construire son bonheur avec les briques dont on disposait. Quand au boulot, mon père disait "apprend à aimer ce que tu fais", il me disait ça pour les cours alors j'ai jamais été très convaincu sur le coup, mais maintenant je l'écoute. Il a raison, c'est beaucoup plus agréable comme ça!

Mais restons concentré sur cheveux clairs. Comment il s'appelait au fait c'est vrai, je l'ignorais encore, fallait que je pense à lui demander peut-être! Il me plaisait de plus en plus ce petit jeune homme, je le trouvais vraiment très sympathique. J'ai quand même trouvé bizarre à un moment qu'il s'intéresse plus à moi qu'à sa bande d'amis, c'est presque comme s'il s'en détachait dans le décors, il n'était pas du tout dans leur délire, voilà ce qui clochait. Enfin, clocher c'est vite dit, voilà pourquoi en tout cas ça me marquait. Les moments de folies avec les copains où on peut s'amuser avec un rien, c'est pourtant bon! Ca ne semblait vraiment pas l'intéresser... dommage pour lui, mais avouons tant mieux pour moi s'il faut être un peu égoïste de temps en temps! Même si je comprenais pas franchement les raisons de son intérêt, j'étais toujours aussi content de pouvoir discuter avec lui. J'ai souris avec un air amusé quand il eut l'air surpris de la durée puis je n'ai pu qu'acquiescer et reprendre avec une grimace avant de continuer plutôt joyeusement, perdant un peu mon air calme et tranquille pour entamer une discussion plus animée.

- C'est sûr, c'est complètement différent, j'aurais jamais imaginé venir vivre ici! Tout est immense! Le métro, le train... j'ai l'impression que je pourrais jamais m'y faire!! Je préfère éviter autant que possible! Et quelle animation! Partout! Sans arrêt! Et le monde!! Tout un fonctionnement aussi... il y a beaucoup de choses qui m'échappe...

La fin de ma dernière phrase laissa retomber l'énergie montante. Je ne pouvais pas m'empêcher d'y penser sans arrêt. Ca m'obsédait, je me sentais tellement inquiet, tellement impuissant mais non, vraiment je devais pas penser à ça maintenant, on verra ça tout à l'heure, quand je quitterais le magasin. Restons concentré sur le jeune homme, il répondait d'ailleurs à ma question.

- D'accord! Ce sera un plaisir de vous recroiser! Et toi, tu es de quel coin? Enfin... je dis ça mais je risque de pas connaître... il faut bien s'y mettre cela dit, ça viendra!

Certains de ses camarades passèrent aussi à la caisse, souriants, joueurs et bruyants, je me suis occupé d'eux de mon mieux tout en continuant entre deux de discuter avec le premier jeune homme qui restait toujours à la caisse pour le moment, mangeant en même temps, tant que c'était chaud, il avait bien raison! L'un des lycéens l'interpella particulièrement, parlant de karaoké notamment... Notre conversion reprit alors. J'ai appris alors qu'il n'était pas tokyoïte à l'origine, voilà pourquoi il comprenait si bien à quel point ce bruit pouvait être impressionnant au début, on s'y fait sans aucun doute bien sûr, faut juste un petit temps d'adaptation, c'est toujours pareil. Il y était donc venu pour le lycée... J'ai pas pu m'empêcher de le comparer avec ma soeur. Je pense pas qu'on vient à Tokyo par hasard. Je ne lui en ai jamais voulu c'est sûr mais j'ai toujours regretté qu'elle ait du faire un tel choix, tout quitter pour se lancer dans une aventure incertaine. C'était risqué et c'était un peu jeune sans doute. On se croit fort mais au final on l'est pas tant que ça. Enfin, ça faisait un peu défaitiste tout ça, j'espérais bien que les choses étaient différentes pour lui!

- Et d'où es-ce que tu venais alors? Il y avait quelque chose de spécial dans ce lycée ou c'est plutôt la ville qui t'attirait?

Sa dernière phrase malgré son regard appuyé ne m'avait pas du tout fait réagir, faut dire que j'étais complètement d'accord avec lui, la diversité des habitants de Tokyo était tellement nette qu'on ne pouvait vraiment qu'être d'accord! J'étais pas complètement innocent, ni complètement stupide, mais ce qui pouvait se passer de terrible parfois tout proche de nous et toutes ces histoires d'un monde corrompu dans l'illégalité et la violence me semblait très loin de moi. Je n'imaginais pas pouvoir avoir un lien quelconque avec tout ça. Et je n'imaginais pas non plus à quel point certaines personnes pouvaient être concernés sans qu'on en soupçonne rien...

Le téléphone du jeune sonna, j'imaginais en toute logique qu'il allait répondre et je fus donc surpris de le voir raccroché pour le rempocher aussi vite. Plutôt que de faire un commentaire là-dessus, je me suis souvenu de quelque chose qui avait son importance à ses yeux.

- Au fait... comment tu t'appelles?

C'est pas quelque chose que je demandais habituellement à mes clients même s'il est vrai que de leur côté il pouvait avoir accès facilement à l'information néanmoins cette fois c'était différent, on discutait et puis j'avais envie de le savoir! D'autant plus s'il revenait dans le coin, que je puisse le saluer comme il faut quand il poussera la porte! Evidemment, je chercherais jamais à retenir les noms de tous les habitués mais il y en a certain comme lui pour qui on peut faire un effort, il me semble! Ca me ferait plaisir en tout cas!

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C'est pas si court et pas si nul que ça, t'en fais pas!
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MessageSujet: Re: Irasshaimase!! [Ryuujishiro]   Ven 21 Mai - 23:42

Ryû l'observe agir, sous couvert d'écouter attentivement ce que Takeda lui dit. Il mâche doucement ses takoyaki tout en regardant l'homme. C'était évident, les gens qui viennent à la ville sont toujours sous le choc. Bon, évidement ses débuts à lui était moins... "timide". Pour faire simple, il avait passé la nuit à l'hôtel avec un salary man trouvé à la gare. Ensuite il avait déposé ses affaires chez Arata et avait continué cette vie peu conventionnel, mais pourtant si simple. Il a choisie à route de la "rue" et c'est tant mieux. L'homme lui, semblais tout de même excité par sa nouvelle vie à Tokyô. Ryu ne pus laissé échappé un sourire. C'était tellement... Ridicule. Presque mignon. Il tiqua tout de même intérieurement, en sentant la baisse dans le ton de l'autre. Beaucoup de choses qui lui échappe ? C'est vrai. Tokyo n'est pas fait pour qu'on puisse tout saisir. Elle est faite pour vous étouffé cette capitale, vous tuer à petit feu. Il avale sa boulette tout en souriant, feignant d'être compréhensif.

- Ne ? Tokyo ce n'est pas vraiment simple. Quand on ne fait pas attention, on peu très vite se faire... avalé.

Il appuie volontairement sur les mots, tout en gardant un visage sympathique, sans quitté l'adulte des yeux. Cette situation l'amuse et l'intrigue, mais le fait que cette case reste "blanche" l'énerve. Il ne se rappelle plus qui est cette fille... Ou plutôt, c'est encore un petit peu flou. Il faudra qu'il demande plus de précision à Arata. Après tout, c'est lui qui à les dossiers sur chaque personne de cette ville... Alala sa serre d'être bareman quand même. Il se mord la lèvre. De quel coin... Voyont. Sachant qu'il est SDF, s'en est presque risible. Il se retiens quelque seconde avant de sourire.

- Je vie à Bukuro ! Près de l'Otome road ! J'ai une collocation avec deux amis.

Bon bon, ce n'est pas tout à fait faut, vue que ses affaires sont chez Ara' et Tatsu'... Mais pas besoin de le savoir sa. Il secoue la tête négativement, ce garçon est plus curieux et docile qu'il ne pensé. Il soupire.

- Je viens d'une petite ville près de la mer dans le département de Chiba. Y'avait rien à faire là bas alors je suis venus ici. Disons que... J'ai quelque chose à trouver.


Il tente un sourire, mais c'est un peu amère de sourire sur ce sujet. Depuis le début de la conversation, c'est la chose la plus vrai qu'il est dite. Et cette chose si précieuse qu'il cherche... C'est surement lui. Perdu au fin fond de cette immense ville, en s'y perdant si profondement, il en est persuadé, il finira par se retrouver... Mais pour l'instant, mieux vaux de ne pas penser à sa. Resté concentré. Du coin de l'oeil, il jette un oeil aux autres. Ils commencent à arrivé, tellement bruyant. Mendokusai... Encore un peu... Juste encore un peu de temps, histoire d'avoir ce qu'il cherche... Ou un contact au moins. Il sourie interieurement. Dans le pire des cas, il n'aura qu'à demander l'adresse mail de Takeda, après tout, ne sont pas t'il deux "compagnon" dans la même galère? Mais oui... Il tripote son portable du bout des doigts, mauvaise habitude... Il relève la tête et souris, comme un bon élève disant une bonne réponse :

- Ryûjishiro ! Katô Ryûjishiro ! Mais mes amis m'appelles Ryû ! Enchanté!

Il s'incline un peu, s'en s'arrêté de sourire. Toujours être aimable lors de la présentation. Sa donne plus envie a l'interlocuteur de garder le contact. Et, d'ailleurs, dans le cas présent, c'est exactement ce qu'il espère, même si le temps le presse... N'est ce pas juste un passage en coup de vent au combini ? Son coeur s'accélère. C'est vrai. Si c'est idiots s'en vont, il sera obligé de les suivre, sinon sa passerait pour bizarre. Il se retiens de justesse de soupiré d'agacement. Cette histoire ne devez absolument pas devenir plus compliqué. Surtout que sur se coup la, c'est ses deux vies qui se confronte. Mais, n'est ce pas sa qui est excitant ?
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MessageSujet: Re: Irasshaimase!! [Ryuujishiro]   Sam 22 Mai - 12:44

J'ai pas pu m'empêcher de frissonner à la fin de sa phrase. Il y avait vraiment quelque chose d'effrayant dans cette ville. Je ne m'en étais pas rendu compte tout de suite à mon arrivée même si l'idée de vivre dans la capitale n'était pas complètement anodine. Désormais il y avait vraiment cette sensation oppressante... depuis que Yuuko avait disparue. Résultat, j'ai juste acquiescé, chassant cette impression désagréable de mon esprit mais souriant malgré tout pour ne rien en laisser paraître, je ne voulais pas qu'il pense qu'il ne m'avait inquiété! Et puis je cherchais encore à me persuader que je me faisais des films. J'avais besoin de me raccrocher à ça, je ne pouvais tout simplement pas accepter l'idée contraire. Voilà ce qui arrive quand on regarde trop la télé! J'avais envie de lui poser des questions, l'interroger en toute camaraderie sur les coins à Tokyo où l'ont pouvait avoir envie de se réfugier quelques jours en amoureux ou avec des amies ou même seule pour une raison ou une autre mais si la question me démangeait, elle me semblait un peu précoce! Je me suis retenu. Il allait me prendre pour un fou, il fallait vraiment que je me résonne! J'allais devenir fou à ce rythme là! C'était ridicule! Tout le monde m'avait répété que je ne devais pas m'inquiéter, Yuuko avait toujours été le genre de fille à en faire qu'à sa tête sans prendre la peine de prévenir qui que ce soit ou de s'inquiéter de ce qu'on allait penser... pourquoi aurait-elle changée? Allez, ça suffit maintenant, arrête d'y penser bon sang! T'es au boulot là! Concentre-toi un peu! Ououh on est là!! Debout! J'ai souris et j'ai pu reprendre avec enthousiasme comme si de rien était.

- Ah, ça doit être sympa!! Surtout en ville comme ça ici! Je t'envie!

Ca sortait de manière très naturel chez moi. J'étais de ce genre là. J'avais longtemps eu envie de tester cette expérience de collocation avec des amis, l'occasion s'était jamais présenté, surtout par chez moi mais ici ça devait être top. Je me sentais un peu coupable en même temps de dire ça mais c'est vrai que je l'enviais. Evidemment, je ne savais rien de ce qu'il vivait ce qui montre à quel point l'envie est un sentiment stupide. Si je savais, jamais je ne le dirais plus! Néanmoins j'associais ça à de l'amusement, de bons moments d'amitité. Vivre avec Yuuko m'avait fait autant plaisir mais ça s'était passé exactement comme je l'avais imaginé. Evidemment, j'aimais énormément mes deux soeurs mais j'aurais aussi aimé pouvoir vivre plus individuellement. Non, je devais pas pensé comme ça. Elles avaient besoin de moi, surtout Sachiko et mes parents comptaient sur moi pour prendre soin d'elle, je pouvais pas me défiler, même par la pensée! En tout cas, c'était bien des paroles de campagnard tout ça!

La suite fut plus mystérieuse. Quelque chose à trouver... Je ne m'autorisa pas à lui poser davantage de question, même si évidemment ça attisait ma curiosité. On vient tous à Tokyo avec des désirs, des envies n'est-ce pas? Je n'étais pas différent non plus des autres, même si je n'étais pas vraiment venu de mon plein grès. Je pouvais donc imaginer quelque part. J'ai souris à nouveau et acquiescé avec un air complice qui n'avait aucun sens et je ne cherchais pas en donner non plus. Il m'a ensuite donné son nom à sa demande. Je ne sais pas pourquoi mais je me suis senti heureux à ce moment-là, j'avais vraiment le sentiment d'être tombé sur quelqu'un de vraiment bien et sympa et j'avais très envie de garder contact. J'espérais qu'il en soit de même pour lui. J'étais peut être un peu naïf c'est vrai mais la situation m'y encourageait. Je me sentais tellement seul en ce moment! J'avais besoin de voir des gens, de me changer les idées. Je lui ai rendu son sourire et je me suis un peu incliné à mon tour en répétant sur un ton joyeux.

- Enchanté!

Un de ses amis est venu et j'ai encaissé ce qu'il me tendait sans enchaîner tout de suite la conversation mais il est certain que je me sentais mieux après cet échange. J'avais d'ailleurs envie de le continuer et quelque part j'aurais bien voulu aussi que tout ces jeunes puissent rester un peu plus longtemps... j'aimais voir les clients entrer, j'aimais moins les voir sortir, même les moins sympathiques.... le magasin perd de son intérêt quand il y a personne, j'avais besoin de contact, j'étais en manque de relation humaine! Toujours est-il que j'ai encaissé joyeusement jusqu'à ce que mon téléphone se mette en action.

La vibration m'a fait tréssaillir, mon coeur a bondit violemment dans ma poitrine, ma nervosité est montée en puissance, mon visage est devenu pâle. Tout ça n'a duré que quelques secondes mais n'importe qui l'aurait remarqué. J'ai alors eu un comportement absolument pas professionnel, abandonnant clairement les clients pour me jeter sur ma poche de pantalon et en tirer le plus vite et le plus maladroitement possible mon portable. J'ai décroché dans le même état de tension, respirant à peine... Puis, tout est redescendu d'un seul coup. Un mélange de déception et un certain soulagement paradoxalement et surtout un visage et un comportement qui redevient naturel. Un sourire un peu naïf, un regard empli d'excuses associé à une courbette explicite. Trop tard néanmoins pour ne pas répondre évidemment mais avec un air gêné que je n'aurais pas eu si ça avait été le coup de fil que j'attendais tant. J'ai bredouillé quelques mots sur un ton amical, expliquant que je ne pouvais pas parler maintenant, que j'étais au travail, que je rappellerai plus tard, je me suis excusé et j'ai raccroché. Je suis tout de suite revenu à mon travail, du moins à mon client en me confondant en excuse. Un peu trop même.

- Pardon, je suis vraiment désolé, j'attends un coup de fil très important, ça me rend nerveux... désolé!!

Quelques uns d'entre eux trainaient encore dans les rayons, d'autres attendaient plus ou moins en plaisantant et Ryûjishiro était toujours près de la caisse. Je lui ai souris en particulier, réussissant à effacer ma gène et à me reprendre. Essayer de le prendre sur un ton léger et de rire de ma réactivité me permettait de laisser filer le stress en docueur et de dédramatiser pour moi-même. Vu qu'ils semblaient pas être complètement dans le départ, j'ai relancé une question sur le ton de l'auto-dérision.

- Il y a des endroits en particulier que tu recommanderais pour un nouveau venu à Tokyo? Je suis pas très aventurier...

Mais c'est vrai que tout seul c'est pas drôle... avec Sachiko, je faisais juste le tour des parcs et des marchands de glace... cela dit, j'avais toujours du mal à la laisser... bien qu'elle semblait s'habituer à sa nouvelle vie facilement, elle s'était déjà fait pleins de nouveaux copains à l'école! Me restais plus qu'à retourner à mes études.... tsss! Stop, on arrête de penser tout seul sinon on sait où on va revenir, ça suffit!
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Irasshaimase!! [Ryuujishiro]

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