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 [END] En attendant la nuit [PV Ryuujishiro]

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MessageSujet: [END] En attendant la nuit [PV Ryuujishiro]   Ven 14 Mai - 18:50

désolée, c'est couuurt =/ promis, jfais mieux la fois d'après

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    C'est une belle journée. Le soleil brille, il y a une petite brise agréable. C'est ce qui a poussé Tatsuya à sortir. Quoique, il ne faut pas grand chose pour le convaincre de quitter son studio minable. Un jour, il aura son balcon. En attendant, il a le parc. Il adore cet endroit. Il est grand, ses arbres sont beaux et le petit lac est toujours agréable à regarder. Et à photographier. Il n'a pas oublié de prendre son appareil. Qu'est ce qu'il peut aimer cet objet. Il pourrait se passer de manger pendant des jours pour lui rajouter des accessoires, un nouvel objectif, une nouvelle protection.

    D'aussi loin qu'il s'en souvienne, il a toujours aimé prendre des photos. Petit déjà, il réclamait qu'on lui offre un appareil. Celui-ci l'accompagne partout, toujours. On ne sait jamais, il peut y avoir quelque chose d'intéressant à photographier à n'importe quel moment. Souvent, les jours de déprime où son métier le dégoûte plus que tout, il se met à rêver de ce que serait sa vie s'il avait fait une fac de photographie. Pas qu'il en ai besoin, non, il était talentueux et maîtrisait parfaitement son art, mais pour avoir un métier, un diplôme, c'est plus pratique. Il aurait été engagé pour faire des photos. Payé pour faire ce que l'on aime, c'est vraiment ce qu'il y a de mieux, non ?

    Bien sûr, il aime le sexe, mais il n'apprécie pas toujours ses clients. Lui, si. Et ce soir, il le voit. Ca va encore être un grand moment. Il a été faire du shopping exprès pour ça. D'ailleurs, le paquet est à côté de lui. Dedans, un ensemble de lingerie en soie et dentelle. Il va adorer. Comme le soir semble lointain aujourd'hui ! Et la nuit sera bien trop courte, il devra retourner bien vite à la réalité. Mais il aura eu droit au corps de son client préféré, c'est déjà ça.

    Il observe les gens qui l'entourent. Ils ne sont pas nombreux. Quelques femmes avec leurs enfants en bas âge, bien qu'il y en ai qui soient assez âgé pour être à l'école. Peut-être que certaines régions du Japon sont en vacances. Après tout, c'est si loin de lui. Le système scolaire et ses joies. Au final, la vie était facile à cette époque. On avait qu'à se soucier de ses devoirs et du goûter. Se soucier que « l'ami » de ses parents ne s'approchent pas trop de lui. Mais ça, ce n'est pas une chose que tous les enfants ont en commun, dieu merci.

    Là-bas, un blondinet avance. Il lui paraît familier. Il ressemble à Ryuujishiro. Mais ça ne peut être lui, il devrait être au lycée à cette heure-ci, ça il en est sûr. Ou dans le pire des cas, avec un client. Pourtant, il lui ressemble énormément. Si, c'est lui. Il se souviendrait toujours de sa rencontre avec ce gosse. C'était dans un love hotel. Il avait fini avec son client et l'avait rencontré, lui-même ayant passé la soirée avec un vieux dégueulasse. Il s'était tout de suite attaché à lui. Depuis, ils se voient de temps en temps, parlant de tout et de rien, sauf d'eux-même. Au final, ils savent juste qu'ils partagent la même profession. Il n'est pas toujours bon de dévoiller son passé. Et puis, ils s'entendent bien comme cela, pourquoi ramener tous ces mauvais souvenirs sur la table. Un jour, peut-être...

    Il attrape une cigarette dans sa poche et se l'allume, attendant tranquillement que le jeune homme passe devant lui. Il va en prendre pour son grade s'il est en train de sécher. D'un côté, il ne peut lui en vouloir. C'est un peu comme son petit frère. Mais ça, il ne peut pas lui dire, il ne sait pas comment il le prendrait. Et puis, il est mal placé pour lui faire la morale, après tout, lui non plus ne fait rien d'autre de sa vie que se prostituer. Mais il ne peut avouer cela de vive voix. Il a sa fierté, son orgueil. Il doit toujours se montrer supérieur, même envers lui.

    Ca y est, il est là, il arrive. Il enlève ses lunettes de soleil et sourit au plus jeune. Après tout, il est content de le voir, et s'il a séché, il est heureux qu'il l'ait fait. Un peu de compagnie ne lui fera pas de mal pour passer ce temps qui passe si lentement avant d'arriver à l'heure de son rendez-vous.

    -Bonjour gamin
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MessageSujet: Re: [END] En attendant la nuit [PV Ryuujishiro]   Ven 14 Mai - 20:02

Quelle plaie... Ce n'est sincèrement pas une vie. Ryu roule des yeux, certaine fois il se demande pourquoi diable il s'entête à faire acte de présence dans ce lycée ? Parce que ses parents paye ? Non... Ils payent juste pour faire bonne figure, même s'il ne venait jamais ils paieraient quand même. Pour l'ambiance ? Non, définitivement non. Les gens de sa classe sont tous des idiots. A part peut être lui... Mais bon, pas le temps de lui parler, et puis, pas assez présent pour entamer une discussion décente. Alors pourquoi ? La réponse est là : Ma-chan. Son adoré professeur d'anglais. Ryu aura beau dire, il reste quand même un gamin au fond. Le simple fait de dire une bonne réponse et d'être félicité par Ma-chan le fait se sentir bien. Mais aujourd'hui il n'est pas la. Et puis, le soleil filtrant à travail les vitres parait tellement irréel... Il fait définitivement trop beau pour s'enfermer dans une salle. Alors autant partir non? C'est assez simple au final. Il suffit de longer le terrain de foot et de sauter le petit portail... Le voilà dehors. Liberté ! Il en hurlerait presque de plaisir. Le lycée l'étouffe. C'est tout ce qu'il a toujours rejeté. Tout ces gens dégouttant qui prétende être "amis", s'intéresser a l'autre... Tous des ignares. Bien sur, il faut "s'intégrer", comme partout. Alors il sourit. Il rit fort à des blagues pas drôle, il raconte sa vie, ses soirées, ses week-end... Tout est faux, évidement, mais qui se soucis de la vérité ? Les gens préfèrent le mignon Ryu à ce qu'il a vraiment à l'intérieur de lui... Et quelque part, c'est tant mieux.

Il marche d'un pas rapide à travers la rue, son sac, jeté négligemment sur son épaule. Son uniforme fait un peu voyant, mais bon, tant qu'il ne croise pas de flic. Et puis, sa attire les vieux. Il a juste à faire semblant d'être naïf. Le coup de l'écolier timide sa marche à tout les coups. Pff, Les adultes sont méprisants. Il secoue vivement la tête. Pas le moment de ce remplir de pensés inutiles et badantes, autant profiter du beau temps.

Ryu aime le soleil. Particulièrement quand il y'a une petite brise légère comme celle ci. Machinalement, il sort de son sac son portable, un docomo sharp rose et blanc tout neuf. Il en est fier, c'est un beau cadeau, Fujitsu-san aime bien faire ce genre de cadeau "voyant", tant mieux pour lui. Il compose, avec la rapidité d'un lycéen de sa génération, quelques mails, pour la plus part "préfabriqué". Sa va plus vite que d'écrire un mail personnalisé pour tous, et de toute façon ils ne se connaissent pas, donc, ne vois pas la différence. "Je suis passé devant l'hôtel de la dernière fois, sa m'a fait penser à ....-san... Je veux vous voir, c'est mal?" Toujours jouer le mignon petit soumis, sa marche souvent, Certain préfère les capricieux, soit. Il envoie ainsi, une dizaines de mail. Prend des nouvelles, des rendez-vous. Ce n'est pas très fatiguant, et amusant avec sa. Bon, ce qui sui l'est moins. Pas que cela le dégoutte... En fait, il ne ressent rien. Juste... Il déteste l'odeur de la sueur acre de ses clients. Ou encore la sensation de leurs langues parcourant son corps. Il préfère de loin les ongles s'enfonçant dans sa chair brulante, ou les coups. Bizarre n'est ce pas? Il n'en a jamais parlé à personne. Le fait est que c'est surement pour différencier "le sexe" de "faire l'amour". Le sexe doit être violent et sale, humiliant et dégoutant. L'amour... En fait il ne sait pas. De ce point de vue il n'a jamais fait "l'amour". Mais le sexe ne le dégoutte pas tant que sa. Au fil du temps, il a conçus une technique pour retirer juste le meilleur de ses ébats. Et puis de toute façon, il ne couche pas systématiquement.

Il marche en silence. C'est bizarre de penser à sa en pleine journée, alors il préfère penser à autre chose. Mais très vite l'ennuie le gagne. Il range son portable et lève la tête. A trop marché, il a atterris au parc... Bonne pioche. De toute façon, il n'a pas pris assez pour faire du shopping, alors autant faire passer le temps en prenant le soleil au parc.

Il avance, parmi les cris des enfants en bas-âge courant partout, les vieux discutant. Certain le regarde du coin de l'œil, mais la plus part ne fond pas attention à lui. Il se surprend à rêvasser, quand un corps familier le ramène à la réalité. Ho ho... Bad luck. Il lève la tête timidement, comme pris en faute. Ses lèvres s'étirent dans un énorme sourire qu'il veut convaincant... Mais c'est plus facile de mentir à quelqu'un qui ne connait rien de la vérité. Lui en connait une partis. Grande celons les points de vue. Ses mèches cendrées volent doucement dans le sens de la brise. Il tient ses lunettes à la main, mais même avec, Ryu l'aurait reconnus. Un homme aussi beau ce n'est pas commun. Il se souvient encore de leur première rencontre. De son air étonné en le voyant sortir de la chambre voisine de la sienne. Ils auraient pus en rester la, mais ils avaient sympathisé. Pas qu'il n'en déplaise à Ryu, au contraire, mais il était toujours gêné... Il n'est pas vraiment doué avec les gens, surtout quand il s'agit d'être honnête, alors il prend son temps.

- Tat-chan... Il fait beau hein? Tu te promène ?

Il tente de noyer le poisson. D'éviter les grand yeux de l'adulte, mais c'est plutôt difficile. Il a vraiment l'impression d'être pris en faute. Bon c'est un peu sa. Généralement, il s'en fou, mais pas quand il s'agit de Tat-chan. Cette relation étrange qui c'est installé petit à petit est devenus trop "réel" pour pouvoir enchainer les mensonges. Tat-chan, avec son regard doux et sa voix grave. Il n'est pas comme les autres. Et c'est peut être pour sa que Ryu en est attaché. Il fit la grimace, rien ne serre de mentir quand on est pris en faute. Il soupire et passe une main lasse dans ses cheveux.

- Dit tu me donne une clope ?

Sourire charmeur, mais sincère. De toute façon il est plus amusant de passer le temps à deux que tout seul non ?
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MessageSujet: Re: [END] En attendant la nuit [PV Ryuujishiro]   Ven 14 Mai - 20:54

    Tatsuya continue à sourire. Le 'gamin' a vraiment l'air d'un ange. C'est si difficile de résister à un tel visage. Mais il ne se voilait pas la face, le jeune homme doit beaucoup jouer avec ce côté timide et innocent, s'il était toujours comme cela, il ne serait pas devenu un lycéen vendant son corps pour vivre. Il trouve ça triste, d'une part, qu'un si jeune homme en soit arrivé là pour survivre. Mais après tout, il ne connait pas son passé, il ne peut pas juger.

    Il se fait la leçon à lui même. Il doit rester ferme, ne pas se laisser embobiner par l'angelot qui lui fait face. Plus facile à dire qu'à faire en réalité. Mais il va y arriver, il le doit. Il le lui doit. S'il veut que son petit protégé s'en sorte mieux que lui, il faut qu'il soit un peu sévère avec lui, quitte à le mettre en rogne quelques temps. C'est cela qu'il craint en réalité. Froisser l'autre, le mettre en colère, et le voir s'éloigner.

    Oui, le grand et fier Tatsuya a peur d'être seul. Mais il ne l'avouera jamais. Il l'a déjà été, quand tous ses amis d'avant se sont éloignés quand ils sont tous arrivés à Tokyo. Et maintenant qu'il recommence à avoir des liens 'normaux' avec une personne, qui n'est pas un client, il ne veut surtout pas les casser. Même si ce lien n'est qu'une cordelette fine, il faut qu'il s'y rattache. Sinon il sera perdu. Quand on perd tout ce qu'on a deux fois de suite en moins d'un an, peut-on réellement espérer avoir de nouveau une vraie relation avec des gens ?

    C'est pour cela qu'il a peur de perdre Ryuujishiro. C'est un peu comme sa crainte de ne plus plaire aux clients, cela le ferait devenir un SDF. S'il perdait le jeune homme, il serait un SRF, sans relations fixes. Parce qu'au fond de lui, Tatsuya espère encore redevenir quelqu'un de normal, qui aurait une bande d'amis qu'il verrait après sa journée passée à travailler un job respectable. Trouver l'amour ?

    Il se demande souvent si cela existe vraiment, ces sortes de relations fusionnelles entre deux êtres, comme on peut en voir dans les films à l'eau de rose dont il raffole ou comme il en voit dans le quartier gay. Ces couples enlacés qui semblent si heureux, si apaisés. Oh, bien sûr, il a déjà eu des relations sexuelles tendres, et consentantes. Dans le sens non-payées. Mais est-ce vraiment cela qu'il y a dans ces couples ? Où est l'intérêt ? S'il s'agit juste de sexe fait avec tendresse, de quelques marques d'affections...

    * de cafés chaud sous la couette, de soirées télé collé l'un à l'autre... Tais-toi Tatsu ! Arrête de penser à ça, il ne faut pas, il ne faut pas *

    Il se re-concentre sur le blondinet. Il essaye de trouver une conversation, de l'empêcher de penser au fait qu'il ne devrait pas être là, mais en classe. C'est peine perdue. Mais il décide de ne pas l'agresser tout de suite. Autant le laisser respirer un peu, profiter de son après-midi ensoleillé.

    -Oui, c'est un temps parfait. J'ai fait un peu de shopping et je suis venu me reposer ici pour profiter du soleil. Et puis, j'ai pris mon appareil photo, je vais pouvoir faire quelques clichés.

    Il sort une nouvelle cigarette de sa poche et la tend au plus jeune.

    -C'est pas bon pour la santé de fumer. Enfin, je suppose que tu connais le blabla.

    Il prend ses paquets contenant ses précieuses tenues pour la folle nuit qui l'attend et les poussent pour laisser une place à son protégé. Il tapote le banc pour l'incite à s'asseoir près de lui. Le silence se fait entre les deux hommes. Aucun des deux n'osent parler. Sûrement que le lycéen ne veut pas trop attirer l'attention sur lui, après tout, il ne devrait pas être là. Lui, hésite... Doit-il lui en parler ? Comment aborder un sujet aussi délicat avec une personne que l'on connaît si peu ?

    Mais il doit trouver un sujet de conversation, le silence lui pèse. Il a beau cherché, un sujet revient constamment, il le bloque dans ses recherches. Il est obsédé par ça, mais ne sait pas s'il peut en parler avec lui. Après tout, il ne sait pas pourquoi l'autre pratique cette 'profession'. Peut-être qu'il ne choisit vraiment pas, qu'il subit les pressions d'un proxénète. Comment savoir ? C'est assez délicat de parler de cela. Et puis il ne veut pas lui imposer le 'bonheur' qu'il a d'avoir un bon client.

    De plus, cela le conforterait dans sa position de prostitué, et cela donnerait une mauvaise image au 'petit'. Il ne veut pas lui faire adhérer à ça, il veut qu'il quitte le milieu, et rentre dans le droit chemin. Or, s'il croit qu'à force d'expérience, le métier de prostitué devient agréable, que l'on a de bons clients, agréables et doués, il ne voudra plus rien faire et continuera à s'enfoncer dans les méandres de cet horrible métier. Tout le contraire du droit chemin donc. Celui-ci, pour Tatsuya, commence par la fréquentation assidue du lycée. C'est décidé, il va lui en parler.

    Après tout, c'est lui l'adulte, il doit le mettre en face de ses responsabilités. Déjà qu'il lui permet de fumer, et même l'incite en lui fournissant cette douce drogue. Il arrête donc de réfléchir et passe à l'acte.

    -Ryu, je sais que tu ne vas pas être content que je te parles de ça, mais j'ai pas d'autre idée de conversation à part mon rendez vous de ce soir. Donc, tu ne devrais pas être à l'école ?

    Il regarde le jeune homme, bien déterminé à soutenir son regard, à voir son visage. Il sait que l'autre va essayer de l'attendrir avec l'une de ses moues terriblement mignonne et enfantine, mais il doit rester fort. C'est pour son bien, c'est pour sa vie. Pour son futur. Il ne doit pas jouer avec l'avenir de son protégé en se laissant embobiner, en écoutant le chant des sirènes disant « ce n'est pas grave, c'est que l'histoire de quelques temps ». Il sait très bien que cela commence comme ça. Il a lui aussi débuté en disant ça, et depuis, il se prostitue toujours.

    Après tout, c'est le rôle de l'adulte de protéger les plus jeunes que soi, non ? Le rôle d'un adulte... D'un grand frère ?
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MessageSujet: Re: [END] En attendant la nuit [PV Ryuujishiro]   Ven 14 Mai - 22:15

Ryu acquiesce tout en prenant la cigarette entre ses deux doigts. Oui il connait la chanson, ont lui répète assez. Pourtant il n'est pas accroc. Il fume, juste quand il a envie de fumer. Si on lui fait la remarque, il rejette facilement la faute de son tabagisme sur Arata.

- Bouh... La plus part du temps j'évite de fumer ! Sa fait pas mignon devant les clients...

Il aborde un petit sourire en coin tout en s'asseyant à la place que lui indique Tatsuya. Il fouille dans son sac et trouve rapidement un briquet. Allume sa cigarette, et tire en silence. Il s'assoie un peu plus confortablement et observe. C'est l'aprem, en semaine de plus, mais il y'a quand même un certain monde. Les gens sont comme des lézards, des qu'il y'a un peu de soleil... Il réfléchit un moment à comment tiré profit du beau temps... Mais très vite, son cerveau le lance. Pas trop envie de réfléchir. En fait la soirée d'hier était fatigante, très. Mais il a bien mangé, c'est l'essentiel. Un délicieux Udon, parfait. Rien de mieux que de manger bon et gratuit. C'est tout lui, penser d'abord à son estomac. A force de vivre au "jour le jour", il a pris l'habitude de ne pas penser au superflus. Ni a sa situation quelque peu inconfortable. Après tout, il est SDF. Enfin "SDF", c'est facile à dire. Il vie la ou on lui permet de vivre. La plus part de ses affaires sont chez Arata, et il peut très bien y rester comme il veut. Mais il a toujours cette peur irrationnelle que les personnes dont il est proche finissent par disparaitre s’il reste trop avec… Comme Rika. Il touche du bout des doigts machinalement le bracelet offert par Rika. Vraiment... De ce fait, il se contente de dormir la ou on veut bien l'accueillir. Pas sa faute si la plus part du temps c'est dans le lit de vieux porc.

Tout est bruyant, et pourtant silencieux. C'est comme si ils étaient dans un coin isolé, dans une autre sphère juste rythmé par le bruit de leurs respiration. Il observe à la dérobé Tatsuya. Il n'y a pas a dire, il est vraiment beau. Une peau aussi fine laisse rêveur n'importe qui! Certaine fois quand il le regarde, il se demande se que peut bien être sa vie. Certaines questions lui brulent les lèvres, mais elles restent imprononçables. Plus par peur de la réaction de l'adulte que par peur de parler, il préfère se taire. Mais quand même... Il a l'air de réfléchir. C'est souvent le cas des gens qui ne sont pas habitué aux longs silences. Soudain il tourne la tête et commence. Ryu retient son souffle. Pas qu'il a peur de quelque chose en particulier non, juste, il redoute certaine réaction. Il marche comme sur des oeufs. Il tente de prévoir les réactions, d’adapter son attitude. Il ne veut pas le froisser ou le dégoutter, mais d'un autre coté, ce grand jeu le fatigue. Quelque part... Il aimerait avoir quelqu'un à qui parler. Quelqu'un dans une situation similaire qui pourrait le comprendre? Mais une autre partie de lui ne cesse de hurler que c'est impossible, que les gens sont tous pourris et qu'il restera seul et incompris toute sa vie... Ou que s’il s’attache, la personne finira par disparaitre et l’abandonner à tout jamais. Mieux vaut garder ses distances. Il soupire, il fallait bien qu'on y arrive. La question fatidique. Qu'est ce que sa fait de ne pas être sur ses gardes avec quelqu'un ? De se laissé totalement aller ? De ne pas avoir peur, de ne pas feindre ? Hein? Qu'est ce que sa peut bien faire? Alors il soupire et, recrachant doucement la fumée de sa cigarette se tourne vers Tatsuya.

- Les cours me saoul. Et que je sois la ou pas, sa ne fait aucune différence au final. En plus, ce n’est pas comme si c’était important pour vivre. J’y vais juste pour faire acte de présence, que mes parents ne s’inquiète pas trop… Quoi que… Je me demande même s’ils s’inquiètent tout cours.

Il rit amèrement. Sa fait un peu plus mal de le prononcer que de le penser. Mais il se sent comme libéré d’un poids. Il soupire, et regarde ostensiblement le parc sagitté devant lui. Il aurait pus sourire et changer de conversation. Il aurait pus s’énerver et partir. Il aurait pus l’ignorer et garder le silence. Il aurait pus n’importe quoi… Mais il a choisis de dire la vérité. Pour la première fois de sa vie, il dit la vérité. D’accord ce n’est pas une vérité énorme. Et sa ne fait pas le même effet que la fois ou il avait tout dit à Arata, ou il avait pleuré à s’en déchirer les poumons. C’est peut être parce que Tokyô lui a apporté quelque chose que Chiba jamais n’aurait pus lui donner : L’indifférence. Indifférence face à sa situation, indifférence face à la gravité, la dangerosité de ses actes, Indifférence face aux conséquences qu’il en découle, Indifférence face au monde qui l'entoure. Doucement… Doucement il se noie dans les méandres de la grande ville et c’'est tant mieux. Cette immense mascarade qu’il jouait à Chiba est bel et bien finit. Tokyo est un énorme terrain de jeu, pas besoin de s'inquiéter du lendemain, de la réaction des gens, ou de s’encombrer de choses futile comme du remord ou de la raison. Il se contente de vivre, et c’est déjà bien non ? Même s’il est seul, de toute façon, il n’y peu rien, tout le monde finit par disparaitre. Tokyo a cet avantage… Il y’a tellement de monde qu’on ne sent pas la différence quand quelqu’un est absent. Elle est bien vite remplacer, le trou est comblé. Ses lèvres se fendirent en un énorme sourire. Tout est si simple.
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MessageSujet: Re: [END] En attendant la nuit [PV Ryuujishiro]   Ven 14 Mai - 23:22

Tatsuya profite avec délectation de la douce brise qui caresse son visage. Il en profite pour remettre ses lunettes. Il ne faut pas qu'il abime ses jolis yeux. Ni sa belle peau lisse. Heureusement, il n'est pas comme ces personnes qui au moindre rayon de soleil voient leur peau se colorer. Non, il a une peau parfaite. D'ailleurs, il sent les petits regards que lui lance Ryu. Cela lui fait esquisser un léger sourire. Tout le monde l'admire. Ca lui permet de se sentir bien.

Contrairement à ce qu'il pensait, le plus jeune lui avait répondu. Étrange. Lui qui a l'air si réservé quand il s'agit de sa vie privée. Il pensait se faire envoyé balader vertement, sans aucune délicatesse. Comme quoi, il s'est trompé. Peut-être qu'ils vont pouvoir avoir une vraie relation au final. Il pourrait peut-être parler sincèrement. Qu'il aimerait de nouveau avoir quelqu'un à qui parler de cette manière.

-Si... Si c'est important. C'est ce qui va te donner un avenir. Grâce à ça, tu pourras aller à l'université, tu pourras avoir un job normal. T'as une chance d'avoir une belle vie. Avec ce diplôme, tu vas t'ouvrir des portes... Tu ne serais plus obligé de supporter tout ça. Finis les clients insupportables, finis la comédie... Tu ne voudrais pas ça ?

Il soupire. A qui essaye-t-il de faire croire ça ? Lui même avait eu son diplôme, et où ça l'avait mené ? Dans la rue. Et bien qu'il veut se montrer supérieur en toutes circonstances, là, il n'arrive même pas à se convaincre lui-même du bien fondé de ses paroles. Son orgueil ne réussira qu'à faire culpabiliser le plus jeune. D'habitude, c'est une chose qu'il aime faire, rendre la personne en face d'elle misérable. Mais avec lui, c'est différent. Lui il ne veut pas qu'il s'éloigne. C'est bizarre le sentiment qu'on peut avoir vis à vis de certaines personnes, n'est-ce pas ? Il soupire de nouveau avant de reprendre la parole.

-les parents... Tous des enfoirés, pas vrai ?

Sur ce, sans lui laisser le temps de répondre, il écrase son mégot et se lève, attrapant son appareil photo. Il prend l'objet avec le plus grand soin, le caressant de ses longs doigts. Délicatement, il le met autour de son cou. Sans s'éloigner du banc, il règle l'appareil, et vise un oiseau, là, dans l'herbe. Puis les nuages, les fleurs, tout ce qui l'entoure.

En réalité, s'il s'est levé, s'il est partit, ce n'est pas dans le but de prendre des photos. Non, ce n'est qu'une excuse. Les paroles du jeune homme l'ont touché, et il sait que s'il était resté sur ce banc, il n'aurait pas résisté à l'envie de le serrer dans ses bras. L'aurait-il fait pour lui ou pour Ryu ? Il ne sait pas trop, mais il sait que l'autre n'aurait surement pas apprécié. Après tout, ils se connaissent à peine, apprécie-t-on qu'un étranger vous prenne dans ses bras ? Pas vraiment. C'est trop intime. Il y a un espace à ne pas dépasser. Il faut rester bienséant. Alors il a fait mine de vouloir se consacrer à son art. De temps en temps, il se retourne et lui sourit. Un petit sourire, un peu triste. Il a l'impression de l'abandonner. Comment réagir ? Quelle casse tête.

Triste, oui, car ces quelques mots pas si innocents que ça lui ont renvoyé dans la gueule tous ces sentiments, toute cette haine, cette incompréhension que ses parents lui suscitent depuis quelques années. 'Je me demande même s’ils s’inquiètent tout court'. C'est exactement ce qu'il se demandait quand il pensait à ses propres géniteurs. Se sont-ils inquiétés quand il est parti ? L'ont-ils finalement cru ? Ou bien gardent-ils toujours contact avec cet 'ami'.

La joie qu'il ressentait s'efface petit à petit, et une boule d'angoisse et de mélancolie se loge dans sa gorge. C'est fou combien quelques mots peuvent chambouler une personne en quelques temps. Un peu avant, il était heureux de pouvoir voir ce cher client ce soir, maintenant il se rend compte à quel point ce gosse est aussi paumé que lui.

*putin, tat, tu vas pas te mettre à chialer pour si peu ?*

Il fallait qu'il parle de quelque chose, pour se changer les idées. Mais en même temps, parler risquait de le trahir, si sa voix tressaillait d'un millimètre, le jeune le saurait tout de suite. Tant pis, il faut tenter. Tatsuya ne peut se permettre de perdre la face pour une chose aussi futile que quelques mots !

-Les clients ont vraiment des trips bizarres, pas vrai ? Mon pauvre, tu dois vraiment en voir des vieux dégueulasses. Tous des détraqués, jte le dis. Enfin, il faut bien ça pour payer le loyer. Une fortune pour un studio misérable... Tu t'en sors mieux que moi ?


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couuuuurt, pardon (imagine le smiley qui s'incline, on en a pas!)
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MessageSujet: Re: [END] En attendant la nuit [PV Ryuujishiro]   Sam 15 Mai - 0:54

Ryu réfléchis un moment. "Finit la comédie". Sa sonne comme un rêve. Mais que restera-t-il alors ? Que restera-t-il de lui sans cette comédie ? Alors, tout le monde le verra comme il est réellement. Un adolescent brisé, fatigué par la vie et mort de trouille au fond. Feindre lui donne une contenance, être indifférent lui permet de protéger ses sentiments, de se protéger, et au final c'est l'essentiel non? Peut être est il juste trop jeune pour comprendre. De son point de vue, c'est beaucoup plus simple. Les jeunes comme lui ne peuvent pas voir aussi loin que "l'avenir". Vivre au jour le jour c'est son crédo, même si c'est fatiguant. Il a de l'argent, à peut près tout ce qu'il désire sans faire le moindre effort. Il a choisis la voie de la facilité est en est parfaitement conscient... Mais à quel point? Bien sur il a souvent des problèmes. Il ne compte plus le nombre d'hématome sur son corps, mais jusque la il s'en sort. Pour l'instant il se contente de vivre au jour le jour, et tant pis pour le reste. C'est la vie qu'il a choisis, de toute façon, il ne connait pas d'autre façon de vivre. Les happy life, c'est juste dans les dramas non? Sa vie c'était surtout de la colère et beaucoup de larme, alors en attendant, il préfère s'oublier dans cet océan qu'est Tokyô. Mais en attendant quoi?

Il ne peu pas niez que quelque fois, tout sa le fatigue. Qu'il pense à chercher un baitô respectable et à vivre sa vie... Mais se serrais revenir vers ses parents, accepter de faire partis de ce monde pourris et en accepter les règles. De ce point de vue, il préfère être marginal.

Tatsuya se lève d'un coup. Sa surprend un peu Ryu, mais ne le dérange pas plus que sa. Il l'observe. Les parents tous des enfoirés... C'est vrai. Et il n'a pas besoin de l'approuver de vive voix pour le lui faire comprendre. Après tout, c'est eux qui ont tué Rika. Combien de fois l'enfant c'est penché sur lui et lui a demandé de voir sa mère ou son père? Toujours la même réponse. Maman est trop occupée. Toujours trop occupé, Papa aussi. Toujours trop, trop occupé pour voir que leurs filles mourraient à petit feu à cause d'un mauvais traitement. Trop occuper à travailler pour voir à quel point il souffrait. Ryu fronce les sourcils. C'est un peu douloureux de repenser à tout sa. Il veut juste oublier. Après tout, il est parti.

Il suit les mouvements de Tatsuya comme hypnotisé. Même dans des gestes aussi anodins, l'adulte reste incroyablement gracieux. Son corps est parfait, sous toutes les coutures. On dirait un mannequin. Ryu sourit pour lui même. C'est ce qu'il avait pensé le jour de leur première rencontre. Il était sorti totalement débrayé, encore sous le choc de la violence de sa nuit, mais heureux d'avoir gagné un peu plus que les autres jours. Il avait trop dormis encore une fois, il était fatigué et voulait se rendormir, mais il avait promis de passer voir cette idiote de femme. Elle... Elle s'entête à dire qu'il est comme son fils, mais on ne fait pas se genre de chose à son fils. Il roula des yeux. Il se souvient encore de la sensation de fatigue, de la piqure de la brise contre sa peau, de son coeur qui s'arrête. "Il est beau, on dirait un mannequin". Et se corps qui tranché tellement avec l'ambiance sinistre mais faussement romantique du lieu. Et ses cheveux d'un blond cendrée autours d'un visage si parfait. Ryu ne pouvait pas se mentir à lui même, il avait ressentis à se moment la, trop de choses pour être honnête. Et il avait pensé "si seulement je pouvais être comme ça". C'est tout ce que lui inspiré Tatsuya. Inaccessible. Pourtant, la carapace se fend doucement. Personne n'est parfait. Et cette lueur qui se reflète dans les yeux de l'adulte tandis qu'il mitraille le parc de photo. Personne n'est parfait. Ryu soupire et écrase son mégot sur le sol. Il ne veut pas trop fixer Tatsuya. Pas que l'envie lui manque, mais il ne veut pas se faire impolis. Alors il se contente d'œillade à la dérobé, Il garde en mémoire les gestes, les mouvements et les paroles. Il tente de les analyser, c'est plus fort que lui, et c'est comme une alarme qui s'allume au fond de son estomac. "Vous êtes pareil". Mais c'est impossible non? Qui sais, à Tokyô tout est possible. Cette douleur dans ses yeux ne peut être feinte, et cette façon de se lever pour couper cours à la discussion, pourquoi? Il veut comprendre, mais n'est pas sur de le pouvoir. Après tout, malgré ce qu'il en dit, il n'est encore qu'un enfant.

Il sourit à la remarque de Tatsuya. Il ne peu pas se mentir. Quelque part au fond de lui, il aime ce qu'il fait. Même s’il tombe sur des malades, Il se sent fort quand il manipule quelqu'un. Il n'a plus l'impression d'être "passif" et ça le rassure. Les gens sont méprisant et ne mérite que sa. De plus, il est mignon, il a donc, tous les droits.

- C'est vrai que je suis tombé sur un paquet de détraqué. Et le pire je crois, c'est qu'ils se disent tous "normal" ! Je me demande comment on peut être convaincu d'être normal quand on paie un gars qui n'a même pas la moitié de votre âge pour... Enfin tu m'comprend.

Il sourit. C'est agréable de dire quelque chose comme "tu me comprend". Parce que c'est si rare justement, quelqu'un qui comprend. A Chiba, l'Enko était un choix, une option. Et même à Tokyo au début. Maintenant c'est une nécessité. Le fait est que, pour "sauver les apparences", ses parents ont camouflé sa fugue en déménagement pour une quelquonque option au lycée. Ils lui en envoient de l’argent. Mais Ryu a arrêté d'utiliser cet argent qu'il juge sale et immérité. Après tout pourquoi utiliserais t'il l'argent de ces hypocrites ? Il est seul, il se débrouille seul.

Soudain il se fige. Aïe, il ne l'avait pas vue venir celle la. Que faut-il répondre ? Mentir? Un peu trop tard pour réfléchir à un mensonge, Tatsuya a déjà ses yeux plongé dans les siens. Il les sent, même à travers sa paire de lunette. Bon, autant prendre un air détaché, après tout ce n'est pas si grave non? Il passe sa main dans ses cheveux et amorce un sourire qui se veut léger.

- Héé... Je m'en sors pas vraiment mieux. Je suis jamais tombé sur quelqu'un d'assez riche pour me payer même un studio alors je dors ou je peu. Je suis pas très difficile de se coté la, et j'ai mes affaires chez un amis chez qui je peu dormir si je n'ai vraiment rien. Mais j'évite. hm...

Pourquoi est il obligé de débité tout sa? Un poids de moins sur la poitrine. Sans savoir réellement pourquoi il se met à rire. Il lève quand même un sourcil et se redresse pour se donner une contenance. Et s'en vraiment savoir pourquoi, il se sent obliger de rajouter:

- Ne t'inquiète pas, ce n'est pas si terrible que sa en à l'air, je gère !

Joignant le geste à la parole, il forme un V avec ses deux doigts. Évidement, il n'est pas assez naïf pour croire à ses propres paroles. Ne pas avoir de foyer, c'est horrible, mais il peut se payer à manger quand il veut, il a assez pour dormir à l'hôtel chaque soir s'il le faut, même seul. Le fait est qu'il n'aime pas trop rester seul, alors la plus part du temps il trouve quelqu'un avec qui passer la nuit. Et si cette personne peut payer c'est encore mieux.

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fiouuh bah la j'crois que j'ai écrit un pavé xD
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MessageSujet: Re: [END] En attendant la nuit [PV Ryuujishiro]   Sam 15 Mai - 2:14

  • Cette nuit là, la nuit de leur rencontre, Tatsuya l'avait passé avec l'un de ses plus riches clients. Il adorait l'envoyer dans cet hôtel. On aurait dit une sorte de théâtre, où tous les soirs, la même pièce se jouait inlassablement avec de nouveaux acteurs dans le rôles des personnages. Le cinquantenaire était déjà parti depuis longtemps. Lui s'était reposé un peu et avait pris une douche, se rhabillant 'convenablement', autant que l'on puisse être convenable quand on est habillé en prostitué. Il sortait de la chambre quand il est tombé sur ce gamin. Un angelot tombé ici par erreur. Il dépareillait avec le lieu. Mais pourtant, ce n'était pas une erreur. Il s'était à peine rhabillé, laissant peu de doutes quand à l'activité qu'il venait d'avoir un peu plus tôt. Il ne faisait pas vieux. Cette vision pinça le coeur de Tatsuya. Il s'approcha de lui. 'Sortons d'ici'. D'un air naturel. Comme s'ils se connaissaient depuis toujours, qu'ils travaillaient ensemble. Drôle de nuit.

    Dans ce parc où des enfants innocents jouent, il l'écoute parler de ses clients. Tout en hochant de la tête. Oui, c'était bien le même portrait qu'il pouvait faire de ses clients. Détraqués, pervers, fantasmant sur des choses même pas nommables, même pas concevables.

    -Oui, je comprends... Je comprends très bien. Mais tu vois, pour l'instant, tu ne fais face qu'aux vieux détraqués. Que se passera-t-il quand tu seras devenu trop vieux pour jouer le gentil petit écolier innocent ? Quand tu seras à ma place ? Tu continueras à voir des vieux détraqués, ça je te le promet. Mais y aura aussi les clodos, les mecs bourrés qui t'insultent, les mecs sobres qui t'insultent. Tu sais, on peut se dire que c'est facile, être pute. On a juste à ouvrir les cuisses, on nous couvre de fric, et pis en se démerdant bien, on peut même prendre son pieds. Mais c'est quand le jour arrive que c'est horrible. Quand tu dois traverser la rue à moitié à poil, que tu te fais harceler alors que tu as passé la pire des nuits. Tu devrais pas te faire ça, je te jure... Tu vas finir comme moi... Tu as vraiment envie de me ressembler ?

    Belle leçon de morale. Mais a-t-il le droit de lui dire tout ça ? Apparemment, il n'a pas d'autres choix. S'il l'amène à trop culpabiliser, il finira par arrêter, et là, il n'aura plus d'argent pour survivre. Il sera obligé de mendier pour vivre. Il se retrouvera comme ces SDF que lui-même hait tant. Comment un tel ange a pu en arriver là ? Comment en arrive-t-on à dix-huit à se prostituer pour survivre ?

    Surement comme on en arrive à se prostituer à vingt-trois ans. Allez, il faut lui remettre un peu de baume au coeur, ne pas trop le décourager. Et pour cela, il va lui parler de lui. Oui, c'est le meilleur moment. Montrer que parfois, il y en a des biens. Il sait bien qu'il se contredit dans ses propos, mais si le blondinet devait se retrouver à la rue, jamais il ne se le pardonnerait. Quoiqu'il serait capable de le recueillir, de dormir par terre pour que le lycéen puisse avoir un peu de repos sur son matelas sale qui lui sert de lit. C'est étrange, de se retrouver à réfléchir à comment on installerait un presqu'inconnu dans la seule chose de vraiment personnelle que l'on ait.

    -Mais bon, parfois on a de la chance, et on tombe sur des mecs biens. Ce soir, je vais en voir un. En fait, c'est mon client préféré. On a toujours son client préféré n'est-ce pas ? Lui il est vraiment bien. Il est jeune, il est beau et il baise comme un dieu. J'ai jamais compris pourquoi il a besoin d'aller aux putes. Enfin bon, c'est son problème, hein ? Et puis, je vais pas m'en plaindre. C'est pour lui que je suis allé faire du shopping. J'ai trouvé des trucs, si ça le fait pas bander, je comprendrais pas ! Hum, c'est peut-être un des avantages de ta situation, t'as juste à mettre ton uniforme et ils sont à tes pieds.

    Il se mordit la lèvre. Peut-être en avait-il trop dit. Quelle est cette manière de parler ? Vulgaire, sale... Un langage de pute. Peut-être allait-il choquer le plus jeune. Après tout, son air d'innocence se puise peut-être dans une part de réalité. Voilà l'inconvénient de ne pas connaître les gens. On ne sait jamais vraiment jusqu'où on peut aller. Ryu parle de son 'logement', cela lui fait froncer les sourcils. Surtout face à l'air aussi décontracté que prend le plus jeune. Son rire notamment, le décontenance un peu. Qu'il y a t-il de drôle ? C'est plutôt triste comme situation. En effet, pour Tatsuya, il n'y a rien de pire que de ne pas avoir un chez soi. Même si celui-ci est miteux et que le propriétaire est franchement infâme. Sa bouche se tord en une moue réprobatrice. Il 'gère' ? Pour l'instant peut-être, mais après ? Il craint que son protégé ne finisse par ne plus pouvoir jongler entre tous les paramètres qui font sa situation. Il revient s'asseoir près de lui. Cela ne sert à rien de lui faire à nouveau la morale. A quoi cela servirait-il ? D'un côté, il l'encourage à arrêter, et de l'autre il le pousserait à avoir son propre foyer, nécessitant une somme considérable d'argent, ce que le lycéen n'a à l'évidence pas.

    -Dis, il est comment, l'appartement de tes rêves ? Tous les jours, je pense à ce joli loft. J'arrête pas d'y penser. Je crois que si je voyais plus de monde, ils me diraient tous que je radote, un peu comme un petit vieux qui raconte toujours la même histoire. Allez, à toi je peux bien le dire. Les murs du salon sont recouverts de briques rouges, un peu style New York, tu vois ? Dedans, il y a des jolis meubles, c'est moderne. Bien sûr, j'ai un immense dressing. Mais le mieux, c'est dehors. Y a une grande baie vitrée qui donne sur un balcon. Il est pas très grand, on peut y mettre une petite table et deux chaises, quelques plantes, mais c'est amplement suffisant. De là, on peut voir le tout Tokyo. C'est vraiment très agréable. Le soleil qui baigne ta peau. C'est assez réconfortant. C'est un peu un cocon. Ça doit être bien, hein, un endroit rien qu'à soit pour oublier ce qu'on fait la nuit. C'est ce qui m'aide à tenir. Il faut que je gagne assez d'argent. Et que je trouve un colloc. J'ai mis une annonce, mais personne n'appelle. Jsais pas, ptetre que mon écriture leur revient pas... Je suis désolé, j'arrête pas de parler de moi.

    Il se tait. Son regard se porte avec mélancolie sur le lac. Est-ce que l'autre le sent ? Après tout, ses lunettes doivent l'empêcher de montrer ses sentiments. Mais quand on est dans le métier, on apprend à analyser les réactions de autres. Peut-être est-il encore un peu jeune pour se rendre compte de ça. Bah, ça viendra, surtout partit comme c'est. Il n'a pas l'air de vouloir quitter la profession.


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Bon, à 100 mots près, j'avais la même taille que toi =D et j'avais un truc à te dire, et jme suis dis : pas la peine de marquer, tu vas pas oublier tu postes dans 5 minutes... Bah si, j'ai oublié !!!
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MessageSujet: Re: [END] En attendant la nuit [PV Ryuujishiro]   Sam 15 Mai - 14:02

Ses pupilles ses dilatent. Il voit parfaitement ce que Tatsuya veux lui dire. Quelque fois il était arrivé à moitié nus chez Arata, le souffle cours et totalement perdu. Ces rares fois ou, l'acte d'une violence peu commune, arrive même à lui faire oublier son identité. Mais et ? C'est ce qu'il cherché non ? Non? Il joue un peu avec les straps pendu à son portable, la tête baissé, comme un enfant qui se fait gronder. Ce n'est pas méchant, et, honnêtement, si sa n'était pas Tatsuya, il ne se serait pas gêné pour être méprisant. Mais quelque chose l'en empêche avec lui. Une sorte de "respect", un lien, un non dit. Sans s'en rendre compte il a laissé l'homme rentré dans son périmètre de sécurité, et, doucement mais surement, il brise chaque barrière. Mendokusai. Ryu lève la tête, amorce un sourire léger.

- Si en grandissant je finis par te ressembler alors j'aurais tout gagné !

C'est vrai. Bien sur, ce n'est pas sur le plan physique que Tatsuya compare, mais pour l'instant, Ryu ne veux pas penser à sa. Que deviendra-t-il plus tard ? Surement un dépravé comme il est partis. Sincèrement, il ne pense pas finir aussi bien que l'adulte. Il lève les yeux vers lui... La question lui brule les lèvres, mais il se retient. "Quand a tu commencé ?" cette simple question. En fait, Ryu pratique l'enjokosai depuis tellement longtemps, qu'il ne se rappelle presque plus de ses débuts. Il avait 16 ans, ou 15... Fin 3ème début seconde. A Chiba évidement. Il avait trouvé un portable avec une messagerie, des annonces, des hommes qui proposaient de donner de l'argent pour de simple rendez-vous. Aller au parc ou manger devant la télé. Au début c'était juste sa, c'était facile. Il voulait être le plus loin possible de chez lui, et puis, où était le problème? Avec l'argent qu'il gagnait, il pouvait couvrir Rika de cadeau. Et puis, ce n'était que le juste fonctionnement de la vie. Ce visage d'ange ne lui avait jamais rien apporté de bon, à part des attouchements dans le train, des insultes de filles jalouses, et des regards lubrique de la par de ses professeurs.... S’il pouvait servir à combler sa soeur de cadeaux, alors, ou était le problème?

Maintenant, ce n'est plus vraiment un choix, mais une nécessité. Combler se vide à tout prix, et, s’il n'a personne à qui offrir ses cadeaux, alors autant se faire plaisir. Rien ne change. Il n'est pas plus heureux qu'avant, voir moins, mais il continue quand même. Combien de fois Arata lui a proposé de l'héberger ? Une colocation ? Il lui refuse à chaque fois. Cette peur irrationnelle qu'Arata disparaitra... Que tous disparaitront. Autant souffrir, de toute façon, tout est faux. Les gens sont tous des hypocrites. Ils font tous semblant d'être heureux, comme cette femme qui se fait tromper par son mari, cet ijime. Tous des hypocrites. Alors pourquoi faire des efforts? Des choses comme le bonheur, l'amitié ou l'amour n'existe pas. Tout le monde attend quelque chose de tout le monde, c'est ainsi qu'il voit le monde.

Ryu réfléchis un moment. Un client préféré ? A t'il un client préféré? Les visages défilent dans sa tête... Pas vraiment... Peut être si. Lui. Avec son air fermé, il ne sait jamais ce qu'il pense. Il prend toujours bien soins de lui. L'emmène dans des endroits sympas. La plus part du temps ses clients vont à l'essentiel, mais lui, il prend le temps de l'emmener au restaurant ou au parc d'attraction, comme un vrai rendez vous. Mais sa finit toujours de la même façon. Violent, étrange. Il n'arrive pas vraiment à le cerner, et franchement, il ne sait pas si il est son "préféré" en tout cas il comprend un peu Tatsuya. Sauf que lui, plus que de la "bonne baise", il aime particulièrement les moments ou il se contente juste de se regardé manger... Comme hier quand il lui a offert un Udon. Il sourit à la remarque de Tatsuya, agitant son portable, inclinant sa tête de façon très typé mais incroyablement mignonne.

- Ne ? L'uniforme sa change tout ! Certain me demande même de le garder pendant qu'on baise, c'est bizarre haha, mais bon, le prix augmente si je l'ai alors j'en profite ! Y'en a qui m'emmène même dans des magasins pour m'acheter des trucs, je dois les appeler "papa", c'est super glauque tu trouve pas ?

Il balance ses pieds. Ces moments là son plutôt amusant en fait, vu que même son propre père ne l'a jamais emmené nulle part. Enfin, d'un certain point de vu c'est amusant. Les gens trouvent souvent sa glauque, normal, sa l'est. Tatsuya à l'air étrange d'un coup. Il revient s'assoir près de lui, hm ? Peut être en a t'il trop dit. Il regarde fixement le lac... Ryu réfléchis. L'appartement de ses rêves ? Il n'y a jamais pensé. En fait il préfère éviter d'imaginer des choses qu'il sait "inaccessible" de peur de vouloir avoir ces choses. Mieux vaux garder les pieds sur terre est la tête froide. Ne pas s'encombrer de choses comme des rêves... Mendokusai ! Chiant, chiant et surtout fatiguant. Il se dit que si un jour il a un chez lui, tant mieux, mais s'il n'en a pas, tant pis. Il réussit très bien à s'en sortir pour l'instant, et peut être qu'il ne vivra même pas assez pour réaliser certaines choses alors autant ne pas faire de projet. Cependant, il ne peut pas dire qu'il n'imagine pas des "scénarios", ses jours où il fait froid, souvent les périodes de noël, les périodes où il est le plus seul. Quand il se pause en haut, dans son bar préféré de la tour 109, à boire un délicieux soda Melon en regardant la ville vivre à ses pieds. Alors il imagine. Il imagine ce que sa vie pourrait être. Il rentrerait des cours, se blottirait contre ses coussins dans son canapé, écouterait de la musique douce, regarderait le monde vivre à travers ses immenses baies vitrés. Sa serais bien...

Il sourit.

- En fait Tat-chan à des envies simples. C'est bien ! J'aimerais bien être pareil. Je crois que je suis un peu désillusionné.


Il joue un peu avec son portable et secoue la tête à la remarque de l'adulte. Il sourit de plus belle.

- Non non, sa ne me dérange pas de t'écouter parler. Ce n'est pas comme si je m'en foutais...

"J’ai envie d'en savoir plus pour toi". Sa, il ne le prononce pas. Quoi que, sa doit transparaitre dans ses yeux trop expressif, tant pis. Ça fait partis des choses qu'il n'osera jamais dire de vive voix, qui ne passeront jamais la porte de ses lèvres close. Il tic quand Tatsuya lui parle de son annonce. Ewweh ? Arata n'a pas passé lui aussi une annonce de se genre? Il fronce les sourcils. Si... Il cherche un colocataire. En fait, pas qu'il ne peu pas payer son loyer, juste, il n'est pas rassuré d'avoir lui même la charge de quelque chose d'aussi grand. Typique Arata. Il joue le solitaire, mais aime bien quand même avoir quelqu'un. ... Hm? Il cherche toujours un coloc' d'ailleurs non? Sa ne tente rien d'essayer. Cette histoire fait battre son coeur. Sa fera surement chié Arata d'avoir une dette envers lui, et tant mieux ! En plus sa dépannerais Tatsuya alors... ?
- Hey ! Mon meilleur ami recherche un colocataire ! Il vit dans un appartement près de la gare d'Ikebukuro ! Bon, c'est pas un loft... Mais y'a deux chambres et... Une terrasse ! C'est assez grand, et je ne pense pas qu’il te fera payer cher, il n'est pas très difficile...

Sans vraiment attendre la réponse de Tatsuya, il ouvre son portable et pianote rapidement un mail. Il évite d'y mettre des smiley comme à son habitude, et n'utilise aucun surnom ridicule pour être pris au sérieux. "Tu cherche toujours un coloc' ? J'ai peut être quelqu'un pour toi Arata! Tu prend ?". La réponse ne met pas longtemps à arriver, évidement. Arata, c'est le genre à allé droit au but, vraiment pas difficile. Il sourit, et montre d'un air triomphant son portable à Tatsuya, sur l'écran est écrit en gros "OK". Il sourit.


- Alors ?


------------

XD bah merde ! Moi j'compte même pas mes mots, j'tente juste de pas faire plus de 2 page word ^_^
u.u bon moi faut que je poste l'image de l'appart' d'Arata et son mail~ huhu ! '_'
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MessageSujet: Re: [END] En attendant la nuit [PV Ryuujishiro]   Dim 16 Mai - 16:40


    Il fronce les sourcils. Non, non il n'a pas droit de dire quelque chose comme ça. Il ne permet pas que Ryu dise de telles choses. D'habitude, son orgueil est plus que gonflé quand on lui dit qu'on veut lui ressembler, qu'on veut être beau comme lui, être gracieux comme lui. Mais que le plus jeune lui dise qu'il veut devenir comme lui plus tard, il ne peut le laisser passer, le tolérer.

    -Qu'est-ce que tu auras gagné, hein ? Tu seras une espèce de merde qui a pas été foutu d'appeler à l'aide, qui a laissé ses amis fuir et qui est obligé de vendre ses trous pour pouvoir survivre. C'est ça que tu veux ? Te faire baiser jusqu'à ce que tu puisses même plus t'asseoir ? Te dégouter de toi-même, gerber quand tu vois ton reflet dans un miroir ? Tu crois que c'est ça la solution ? MERDE ! T'as 18 ans ! C'est pas ça ton avenir, c'est pas comme ça que tu dois vivre !

    Il a haussé la voix. Il ne peut croire que l'autre ai dit ça. C'est tout bonnement impensable. Lui si fier, si orgueilleux, avouer qu'il n'est qu'une merde, qu'il n'est qu'un insecte misérable, marginal dans cette société où l'on doit être si parfait. Lui qui se considère si supérieur, qu'est-ce qu'il lui prend de dire cela sur lui-même ? Désire-t-il tellement que le blondinet se rende compte de l'horreur de leur situation qu'il en est prêt à se dénigrer lui-même ? C'est vraiment étrange ce que le jeune homme est capable de lui faire dire, faire, penser. Est-ce ça, ce qu'on ressent, ce que l'on fait, quand on a un frère ?

    Il n'a jamais ressentit ça pour sa soeur. Il n'a jamais eu pour elle que jalousie et colère. Après tout, c'est de sa faute si ses parents ont arrêté de s'occuper de lui. Ils avaient toujours essuyé ses caprices avec un grand souvenir, les réalisant sans broncher. Et il suffit qu'elle débarque pour qu'ils l'oublient. Et si elle n'avait pas été là, peut-être n'aurait-il pas vécu cette nuit... avec cet 'ami'. Oui, il en est convaincu... tout est de sa faute. De sa faute aussi donc, s'il est dans la rue à tapiner aujourd'hui.

    Tatsuya esquisse une moue de dégoût. C'est vraiment répugnant. Jamais il n'arriverait à appeler quelqu'un papa pendant qu'il baise. Maître, professeur, docteur, ça, ce n'est pas dur. Mais Papa. Même s'il ne porte plus son père dans son coeur, il ne pourrait pas faire ça, pas sans vomir après l'avoir fait.

    -Faudrait leur couper la queue à tous ces vieux cons... Mais après, on ne pourrait plus vivre... Bah, au moins, ça te ferait peut-être suivre tes cours ! Pour moi c'est trop tard, ça serait la rue qui m'attendrait...

    Il observe le blondinet. Il a vraiment l'air d'un ange, il ne peut s'empêcher de le penser quand il le voit. Qui pourrait croire que ce jeune homme au visage enfantin vend son corps pour vivre ? Il sourit tendrement quand il le voit balancer ses jambes, ou baisser la tête comme s'il avait fait une bêtise. Oui, tout ne peut n'est pas perdu pour lui. Il est encore possible de s'en sortir. Il réfléchit un peu. C'est triste d'être désillusionné à cet âge, si jeune.

    -Hum des envies simples... On va dire qu'avec notre métier, on apprend à ne plus croire au prince charmant, ni au conte de fées, pas vrai ? On se satisfait de peu de choses, comme maintenant, on est heureux de profiter d'une légère brise dans un parc. Je suis sûr que tu peux avoir des envies toi aussi. Il suffit juste que tu trouves quelque chose à te plaire. Après tout, le jour où j'aurai une terrasse, je n'aurai plus d'envie, il faudra que j'en trouve une nouvelle.

    Il est heureux d'entendre cela. Il peut parler à quelqu'un, cette personne l'écoutant pour de vrai. Les clients, parfois, ils veulent connaître sa vie, faire comme si ça les intéressait. Ça leur donne l'impression d'être en couple. De ne pas être des détraqués mais des gens normaux. Ils sont mignons. Soudain, il vient de se faire caser en collocation avec un ami à Ryu.

    Il regarde amusé le jeune homme. Il est toujours comme ça ? A gérer les affaires des autres sans leur laisser le temps de répondre ? C'est fou à quelle vitesse les lycéens peuvent pianoter sur leurs portables. Pas si désillusionné que ça le gamin, il espère vraiment que quelqu'un accepte d'avoir pour colocataire quelqu'un qu'il n'a jamais vu, que même son ami connaît à peine ?

    Ah, si... Il a eu tort. Ryu a l'air ravi. Après tout, qu'est-ce que ça coute d'essayer ? S'ils ne s'entendent pas, il y a bien d'autres appartements miteux où retourner vivre. Il esquisse un sourire et regarde le plus jeune.

    -Hum, c'est d'accord. Dis-moi quand je peux le rencontrer. De toutes manières, tu as prononcé le mot magique : terrasse.

    Il fait une moue et se met à réfléchir. Il essaye de deviner qui est son futur colocataire. Le meilleur ami de Ryu ? Hum, peut-être est-il comme lui, qu'il fait la même 'profession' qu'eux ? Et puis son côté futile, un peu grande folle reprend le dessus. Après tout, ne rêve-t-il pas d'une rencontre à la pretty woman ? Rencontrer l'homme de sa vie de manière totalement incongrue ? Alors, il se lance, et bombarde le lycéen de questions.

    -Il est comment ? Il est mignon ? Il fait quoi dans la vie ? Et il sait pour toi ? Histoire que je ne fasse pas de bourdes quand je le verrai ? Et s'il me demande ce que je fais dans la vie, je réponds quoi ?

    Oui, parce que Tatsuya n'a encore jamais été dans cette situation, devoir mentir sur sa vraie vie. Après tout, il a coupé tout lien avec tout le monde, alors à qui devrait-il mentir pour sauver son honneur ? Mais maintenant, il va devoir s'inventer une nouvelle vie. Heureusement, jamais il n'a besoin d'envoyer ses clients chez lui. Il se le refuse. Chez lui, c'est la bulle qui lui permet de s'échapper de tout ce monde de luxure et de débauche. Maintenant, s'il va avoir un bel appartement, il y passera sa vie. Il espère vraiment qu'il va bien s'entendre avec l'ami de Ryu. Il n'a pas l'air compliqué, avec lui ça doit être oui ou non. Sinon, il n'aurait pas répondu aussi rapidement. Tatsuya aime ça, les gens qui sont capables de se décider clairement, tranchant sans tergiverser pendant des heures. Oui, il est convaincu que ça va marcher. De toute manière, qui peut lui résister ?

    Finalement, peut-être qu'il vaut mieux que son futur colocataire ne soit pas trop mignon. Le désir, ce n'est pas quelque chose de bon dans ce genre, n'est-ce pas ? Parce qu'il se connaît, s'il le trouve trop désirable, cela risque de devenir vite insupportable. Mais peut-être sera-t-il hétéro ? Qu'importe. On ne lui résiste pas comme cela... Oui, il vaut vraiment mieux que l'autre ne soit pas beau.


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Je me souviens ce que je voulais te dire y a 2 post : aurai-je en face de moi une uruha addict ? Y a beaucoup de compliment sur son physique !
et sinon, vu que je colle tous nos posts les un à la suite des autres, je peux pas trop voir à combien je suis, donc je mets dans un compteur de mots pour avoir à peu près la même longueur que toi =D
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MessageSujet: Re: [END] En attendant la nuit [PV Ryuujishiro]   Dim 16 Mai - 19:29

Ryu a un pincement au coeur. Il se mord la lèvre inférieure. C'est beaucoup plus douloureux qu'il ne l'a imaginé. En fait, personne n'a jamais vraiment fait la morale à Ryu. Personne n'a jamais fait tout cours d'ailleurs. C'est simple. D'un coté, peu son au courant de sa "situation" et quand ils le sont, se ne sont jamais véritablement des proches. Juste des pions sur un échiquier, et sa, c'est facile à remplacer. Arata non plus n’a jamais tenté. Peut être parce qu'il a toujours su que sa ne servirais à rien. Ou peut être qu'il pense que son regard douloureux à chaque nouveau client le fera arrêter. De toute façon, ce n'est pas une priorité... Il se mort un peu plus la lèvre. L'avenir... C'est trop vaste, trop chiant. Il sera peut être retrouvé mort dans un caniveau d'ici la. Après tout ce ne sera pas le premier ado' pratiquant l'Enko à se faire tuer. Happé par cette grande ville. Il plante ses yeux dans ceux de Tatsuya.

- Je suis déjà tout sa. Tu vois ? Des amis ? M'en parle pas ! Les seuls que j'ai jamais eu m'on...

Il s'arrête et détourne le regard les joues rouges. Ses yeux lui piquent un peu aussi. Merde, depuis quand il perd contrôle comme sa? Il souffle, tente de se ressaisir, de sourire, tout va bien... Mais c'est plus facile à dire qu'à faire. Il lève la tête et regarde fixement devant lui. Ce n'est pas comme s'il le veut. Ces images qu'il a enfouie au plus profond de lui, ressorte comme des flashs à chaque clignement d'yeux. C'était à cette époque... Quand il était encore innocent. Il s'en souvient parfaitement. De son sourire quand Maru lui avait proposé d’allé faire une "chasse à l'homme" dans le collège la nuit. Seulement il n'avait pas prévus que la chasse à l'homme prendrait cette tournure. Il sourit amèrement. Voilà ce qu'apporte naïveté et confiance. Si c'est sa des amis, alors il n'en a pas besoin. Combien de fois avait il été humilié parce qu'il était "trop gentil". Plus jamais. Il passe une main lasse dans ses cheveux avant de se retourner vers Tatsuya. Son pincement lui viens plus violent. Il a peut être était trop loin. Quand il regarde l'adulte... il sent vraiment qu'il veut bien faire. Le remord le prend soudain. Il n'aurait pas du crier. Surtout qu'il est en tord. Il attrape une de ses mèches de cheveux et la tourne doucement entre ses doigts. Que faut il faire dans ses cas la? C'est gênant.

- Désolé. Juste, je suis pas habitué à ce qu'on me parle aussi franchement. C'est pas facile pour nous deux hein?

Il tente un sourire. C'est la première fois qu'il s'excuse. Qu'il s'excuse vraiment en tout cas. Sa fait bizarre. Généralement pour lui dispute veux dire adieu. Jamais il n'a eu se genre de relation avec quelqu'un, ne rien cacher. Même avec Arata. C'est comme ci pour la première fois, il peut se laisser aller. Des envies? Peut être. En fait, la seul envie qu'il n’a jamais eu, c'était que Rika guérisse... Et quand on voit comment sa c'est finit. Autant ne rien espérer. Mais bon, tout est possible non?

- Pour l'instant je me satisfais de peu, et sa me va. L'espoir... C'est ce qui rend les gens malheureux. Vu ma situation, je n'ai vraiment pas besoin de sa. Alors je préfère être heureux juste en prenant le soleil, et ne pas me prendre la tête sur certaines questions. C'est peut être un mal, mais bon, peut être que j'évoluerais un jour qui sais?


En fait, il n'y a jamais vraiment pensé. Pour lui c'est logique. Après tout si il est venu à Tokyo, c'est pour se débarrasser de ce genre de pensé encombrante... Mais, Dans cet immense océan dans lequel il peut facilement se noyer, jamais il n'aurait pensé y trouver une bouée. Il se sent bien. D'un coup. Jamais il n'aurait pensé que ne pas être sur ses gardes avec quelqu'un pouvait être si reposant. Il rit à la remarque de l'adulte.

- Il m'en faudra plus pour aller en cours ! Si Tat-chan était mon professeur j'irais avec plaisir tout les jours !


Il sort encore l'un de ses sourires charmeurs dont il a le secret. C'est vrai. Après tout, sa seule motivation pour aller en cours, c'est Ma-chan. Il serre un peu plus fort son portable. Son coeur bat un peu vite la quand même. La réponse écrite noir sur blanc ou plutôt rose sur blanc vu la configuration de son portable, lui laisse plein de possibilité. Il écoute Tatsuya parler à une vitesse phénoménale. Il en est sur, Arata l'adorera. Il voit déjà son air gêné... Hahaha ! Bon d'accord, de ce point de vu la, ses motivations ne son pas tout à fait loyal, mais... Qui s'en soucis ?

Ryu semble réfléchir un moment. Comment est Arata ? Comment peut-il le décrire simplement ? Sa fait tellement longtemps qu’ils se connaissent. Il est une autre partie de lui même. Sa face B en quelque sorte. Mais sa, ce n'est pas le genre de chose qu'on peu dire, surtout pour décrire quelqu'un. Hm...
- Ha comment le décrire ? Il est très grand. A part ça c'est un japonais typique. Il a des petits yeux comme sa !

De ses deux mains il tire ses joues pour déformer son visage. Bon, peut être qu'il exagère. Mignon? Sa franchement il ne peut pas dire. Sa fait tellement longtemps qu'il le connait, qu'il s'entête à l'appeler "le moche" qu'il ne saurait dire arbitrairement si Arata est mignon ou non. Une chose est sur c'est qu'il n'est pas moche.

- Il est barman la nuit, et il suit des cours de littérature à la fac. Il a 22 ans. J'sais pas comment il fait franchement pour gérer les deux. Ho... ? Il sait tout ce que je fais. Malheureusement héhé. Il est du genre gauche à vouloir prendre soin des gens, tu vois? Il parle pas beaucoup... C'est quelqu'un de simple.

Oui il est simple. Un ilot dans l'océan. Quelqu'un comme lui ne devrais pas exister. Pas dans se monde. Mais sa aussi, sa fait partie des choses qu'il ne lui dira jamais. Il préfère de loin lui hurler dessus et le faire chier. Il sourit, tourne machinalement son portable entre ses doigts.

- Humhum... Tu peu lui dire. Mais… Kyaaah non ! Ara-rin va me voler Tat-chan ? Nhhhh ! Tat-chan est à moi ne ?

Il fait la moue, faussement rougissant. Se penche sur Tatsuya et, aussi rapide que l'éclair, capture "l'étreinte" sur son portable. Il s'arrête et regarde fixement la photo. Avec leurs cheveux blond et leurs air désabusé mais heureux...
- Dit, ont dirait des frères non? Je peu t'appeler Nii-san ?

Même si le début de sa phrase était dit sur un ton faussement niais, le reste est prononcé un peu plus bas, sans sourire, comme un secret inavouable. Comme une chose désiré mais interdite. C'est un peu ça non? Il n'a jamais eu rien ni personne à "lui". Toujours cette impression d'être un poids, que les gens s'intéresse à lui juste parce qu'ils attendent quelque chose en retours. Après tout il n'a jamais vraiment rien désiré, alors, juste pour cette fois ?

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xD Uruha et surtout Aoi. T'aurais pris Aoi j'aurais crever xD
8'D Bah moi ma limite c'est 2 page word donc j'compte pas lol *pas douée avec les chiffres*
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MessageSujet: Re: [END] En attendant la nuit [PV Ryuujishiro]   Dim 16 Mai - 21:44

Tatsuya écoute le plus jeune. Il n'a pas l'air si différent que lui. Mais il ne peut croire qu'il en est déjà là. Si oui, pourquoi veut-il lui ressembler alors ? N'y a t'il rien de plus horrible que cette situation ? Ou même son orgueil arrive à s'effacer devant la honte ? L'autre s'est arrêté brusquement... Lui non plus n'a pas un passé facile. Mais est-ce qu'on tombe dans ce milieu en ayant une vie parfaite et belle, avec des parents aimants, d'excellentes notes et de véritables amis à foison ? L'adulte fait une moue triste. Il tend sa main vers la jambe du plus jeune, puis s'arrête, fait mine de la retirer, avant de finalement la poser sur sa cuisse, la pressant doucement. Pas besoin de mots. Les mots n'ont plus d'intérêt, plus d'impact maintenant. Il souhaite juste que l'autre sente sa présence, son soutient. Oui, il peut compter sur lui. Bien sûr, il le dispute, il le réprimande. Mais c'est son devoir. C'est 'pour son bien'... Qu'il déteste cette expression, c'est celle qu'utilise tous les parents convaincus de faire quelque chose pour la vie de leurs enfants alors que ça ne fait que les détruire.

-Compte sur moi pour toujours te parler aussi franchement. Si c'est ce que tu veux. Même si tu ne le veux pas en fait. Parce que, même si c'est pas facile pour nous deux, toi tu es encore jeune... Je suis convaincu que tu peux faire de belles et grandes choses. Pour moi, c'est trop tard, mais toi, tu peux y arriver.

Hum... Pas d'envies, hein ? Peur d'être déçu ? Il faudra qu'il lui trouve des désirs qu'il arrivera à lui faire réaliser. Il va réfléchir. Il va bien pouvoir trouver une solution pour lui redonner goût à la vie, et à l'espoir. Après tout, pas besoin de viser la lune pour réaliser des petits et futiles rêves. Lui, en prof ? Huum, il l'a déjà fait pour un client. Le trip de la maîtresse sexy qui tient une baguette en bois pour punir les 'mauvais garçons'. Mauvais garçon, cet homme qui avait tout du gentil petit salarié bien obéissant, qui n'a sûrement jamais fait d'écarts dans sa vie... A part cette nuit là où il a voulut réaliser son fantasme le plus profond. Comme il devait avoir honte d'avoir de tels désirs, le parfait monsieur ! Mais il doute que Ryu lui demande un tel uniforme !

-ah... Et qu'est-ce que je pourrai bien t'apprendre ? L'art de satisfaire un client de toutes les manières possibles ? Quoique, j'ai quelques connaissances dans les insectes et les plantes... Ou bien à te servir d'un appareil photo... A part ça, je connais pas grand chose.

Ça a l'air dur pour lui de le décrire. Tatsuya se rend compte qu'il ne connaît même pas son nom. Bah, au moins, il connaît un minimum son physique. Il laisse échapper un petit rire. Sa description est vraiment très mignonne. Très enfantine... Oui, il est sûr tout n'est pas perdu pour lui. Il reste quand même une part d'innocence en lui. C'est vraiment attendrissant. Oui, il s'attache vite à ce blondinet qui à débarquer sans crier gare dans sa vie monotone. Qu'il est heureux d'avoir pris ce client ce soir là. Qu'il est heureux d'être resté prendre sa douche dans l'hôtel plutôt que de repartir tout de suite. La vie est faite d'un ensemble d'heureux, ou malheureux, hasards.

Vingt-deux ans, Barman, étudie la littérature... Tatsuya emmagasine le plus d'informations possibles. Il fait toujours ça. Ça l'aide toujours par la suite quand il fait face à la personne. Il a l'impression de la connaître un peu mieux, ça lui permet de construire des phrases approprié, ce qui met l'interlocuteur en confiance en général. Littérature... ça veut dire que l'appartement sera plein de livre. Définitivement, il va avoir bien du mal à sortir de ce cocon que lui dessine Ryu. Et puis, s'il parle peu et connaît la situation du lycéen, il est sûr qu'il n'aura pas quelqu'un à lui faire la morale tout le temps. Mais il pourra l'aider à la faire au plus jeune. Après tout, l'autre aussi est adulte. Et qui plus est, il a un travail respectable, il est donc en meilleur position que lui pour lui faire prendre conscience de ce qu'est une vie bien. Il soupire doucement. Si c'est son meilleur ami, il a déjà du le faire, et apparemment, ça a été sans succès.

Il sourit, gêné. Il n'a pas l'habitude d'entendre quelqu'un dire qu'il lui appartient. Entièrement, pas que pour son corps. Parce que bien sûr, les clients adorent dire qu'il est à eux. Mais le temps d'une baise. Juste le temps de se dire qu'on couche avec quelqu'un de parfait sur le plan physique, un vrai canon. De toute manière, la perfection morale, on s'en fout. La femme qui attend à la maison est là pour ça. Et puis, les amants d'un soir, les petits copains... C'étaient juste un passe temps. Rien de bien sérieux. Parfois par sa faute, parfois par la leur. Il fait une moue.

-Huum... Tu seras obligé de venir chez nous pour surveiller qu'il ne va pas me piquer... Bah, y aura assez de place dans mon lit pour une crevette comme toi ! A moins que tu ne préfères le sien ?

Il sourit malicieusement. Il a hâte de voir la réaction du jeune, c'est toujours drôle de taquiner les personnes comme lui. Mais soudain, le plus jeune se penche sur lui et les capture tous deux dans son portable. Apparemment, il est très doué pour faire des choses inattendues ! Il regarde la photo et fait une moue boudeuse.

-Méé, j'ai même pas eu le temps de prendre la pose... De quoi j'ai l'air moi ?!

Il arrête de bouder et regarde mieux la photo. Oui, ils ont vraiment l'air de frères. Il sourit tendrement à la question. Il l'a dit comme s'il avait peur de sa réponse. Comme si c'était quelque chose de très honteux qu'il lui avait demandé... Comme un petit garçon qui voudrait embrasser une de ses petites camarades de classe.

-Si tu veux être mon frère, faut arrêter de gâcher ma beauté avec des photos prises à la va-vite et avec un mauvais objectif !

Sur ce, il attrape son appareil et le montre au plus jeune.
-Il faut utiliser quelque chose comme cette merveille !

Il lui sourit gentiment, comme un frère le ferait avec son cadet ? Peut importe. Il glisse son bras derrière le plus jeune et l'attire contre lui, lui faisant plonger sa tête dans son cou. Lui même pose sa propre tête contre celle de Ryu et soupire de bien être.

-Dis, ton ami, tu crois qu'il m'appréciera ?


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piouh, finis !
moi aussi, jsuis plus Aoi, et j'avais faillit le prendre, mais au dernier moment, je me suis dit : noon, prend ruwa, comme ça tu pourras jouer avec la personne qui fait Aoi, et pis ça va mieux à ruwa de faire la pute (heureusement que le prédef c'était ça !!)... donc, j'attends désespérément que quelqu'un le prenne !
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MessageSujet: Re: [END] En attendant la nuit [PV Ryuujishiro]   Dim 16 Mai - 23:17

Il réfléchit un instant. De grande chose ? C’est la première fois que quelqu’un lui dit quelque chose comme sa. La plus part du temps, les gens ne pensent rien de lui. Quand il le découvre sous son « vrai » jour, sous la couche de vernis et les grands sourires, ils disent tous la même chose : « tu finira mal ». Et il l’a toujours cru. Au moins ils sont honnêtes. Ceux qui disent le contraire attendent souvent quelque chose de lui. Une amitié factice, un rendez-vous ou plus si affinité… Tous. Etrangement sa lui fait plaisir venant de la part de Tatsuya. Après tout, l’homme ne l’a-t-il pas vu dans un état pitoyable ? Sa situation n’est pas vraiment ce que l’on peu appeler un « bon départ dans la vie » alors… Rien de bien glorieux. Il frissonne au contact de l’homme. Sa main est chaude à travers son pantalon d’uniforme. Il sourit doucement. Il aimerait lui dire que tout peu encore changer, que le destin n’est pas tout tracé… Mais les mots paraissent trop irréels pour passer sa bouche. Il se contente d’écouter.

Il rit. L’art de satisfaire les clients ? Sa pourrais servir. Sa changerais de son éternelle air innocent, du lent tomber de veste d’uniforme. Et de la fausse résistance. Cette mascarade en deviens fatigante à force Quoi que. La photo ? Il n’y a jamais pensé… Quoi que. Quelque fois il immortaliserait bien certain moment.

- J’ai pensé plusieurs fois acheter un polaroid, mais à chaque fois j’ai avorté, je sais pas pourquoi. Je suis déjà pas doué pour prendre des photos avec mon portable avec mon portable !

Il agite l’objet devant lui en riant. Sa pour les photos de portable, il est doué, mais bon, un peu comme tout les jeunes tokyoïte, pas de quoi casser des pattes à un canard… Ou quelque chose comme sa. En fait, il doit bien avoir plus de 3 centaines de photo sur sa carte mémoires. Il aime assez prendre tout et n’importe quoi en photo, les poster sur son blog. Une façon de se sentir vivant, de resté lucide. Tout ce qui l’entoure existe, il est bien vivant. Il fait mine de bouder encore un peu, mais la réaction de Tatsuya est inattendu. L’accueillir dans son lit ? Sa pourrait être drôle. Mais vue comment c’est parti, ils passeraient plus de temps à parler qu’à dormir ! Quoi ? Dans le sien ?

Il pique un far monumental. Inattendu, sa oui. Il secoue sa tête tout en murmurant « non non ». Evidement il a déjà dormis avec Arata. C’était il y’a un moment déjà, à Chiba. Il était attaché à lui comme un koala. Ses nuits passé à pleurer, à parler… A suivre les courbes et les volutes de cicatrice sur le corps galbé de l’homme… C’était… Gênant. Il est comme pris sur le fait, en faute. Et pourtant il n’a pas se genre de relation avec le brun. Ils sont plutôt comme chien et chat. Mais sa arrive, aux détours d’un regard trop expressif, ou d’une parole mal placé, que son cœur se mette à battre plus vite. De tout, cela s’arrête la. Jamais ils ne sont allé plus loin, à part « cette nuit », sinon jamais. C’est comme… Tabou entre eux. Peut être sont il arrivé à un point ou ils sont trop proches pour allé plus loin ? Surement.

- Tu te trompe, Arata et moi on a pas du tout ce genre de relation ! Plutôt mourir qu’être avec ce boulet !

Il ris un peu nerveusement et réalise soudain qu’il avait totalement oublié de lui dire.

Arata c’est son prénom au fait !

Il sourit, tout en parcourant la photo du regard. Non vraiment, elle est parfaite. Les photos naturelles sont toujours les plus belles non ? Il fait la moue.


- Oui mais si je te prends avec un appareil photo aussi classe, je ne pourrais pas mettre la photo en fond d’écran !

Et toc ! Gros sourire de vainqueur, quel gamin tout de même. Joignant le geste à la parole, il pianote rapidement sur son portable. En deux temps trois mouvements, la photo apparait avec des petits onglets comme l’heure ou les messages. Evidement, il sait très bien qu’il devra en changer quand il ira voir un client. Même si la plus part ne s’intéressent pas vraiment à sa vie au « dehors », d’autres sont plutôt curieux et, sans fouiné profondément, observe quand même attentivement. Ce n’est pas une peur, juste une précaution. La plus part de ses clients son des salary man moyen, soumis et plein de vices, mais d’autres sont des yakuza ou des chefs de gangs jaloux… Très, voir trop jaloux. Il frissonne au souvenir d’une récente bagarre avec l’un d’entre eux. Mais bon, ce n’est pas le moment d’y penser.

Pour l’instant, il préfère profité de chaque petit moment comme celui-ci. Blottis contre le corps de l’adulte. C’est si rare c’est moments… Comment ils disent dans les dramas ? Tendresse ? Ouais c’est sa. C’est même trop rare. Généralement pour avoir le droit à une étreinte de Arata, il faut vraiment qu’il soit dans une mauvaise passe ou sur le point de craqué… Et sa fierté l’empêche d’en réclamé quand il en a envie… Même si cela arrive plus souvent que le brun peu l’imaginer. Il respire doucement l’odeur de Tatsuya. Il sent bon. Il fallait si attendre. Il ne sais pas quand sa s’arrêtera, alors il profite au maximum, comme un petit chat dans les bras de son maitre. Il se sent bien, il n’y peu rien ! .


- hum hum ! Je suis sur qu’il va t’adoré, y’a pas de raison. Par contre il parait froid au début, c’est qu’une façade ne t’en fait pas haha. Et puis, j’espère que les livres, les jeux video et mangé toute sorte de plat te dérange pas. Il adore faire la cuisine sa en est maladif ! Fait gaffe sinon tu va devenir tout rond héhé !

Il rigole un peu en imaginant Tatsuya rond. Non vraiment, sa ne colle pas du tout du tout au personnage. .


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Arf, j’ai fait plus cours U.U pas trop l’inspi’ la en plus la flippe de pas pouvoir le poster se soir x_x !!
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MessageSujet: Re: [END] En attendant la nuit [PV Ryuujishiro]   Lun 17 Mai - 1:01

Il sourit en entendant l'autre rire quand il lui propose de lui apprendre à satisfaire les clients. Oui, c'est ridicule. Après tout, lui aussi est dans la prostitution, il sait déjà comment satisfaire son client. Si ça se trouve, il a commencé bien avant lui. Il n'ose pas lui demander comment, pourquoi, il a commencé. Après tout, c'est très intime tout cela. C'est bien différent du fait que tel ou tel client lui fasse toujours s'habiller comme ça ou l'emmène manger dans tel ou tel endroit. Cela touche trop le personnel pour qu'il ose le lui demander. Ah, comme ça il aimerait faire de la photo ? C'est une bonne occasion pour qu'ils fassent mieux connaissance. Il pourrait lui prêter son appareil, à moins que...

-Hum, si tu veux, tu pourras venir avec moi un jour. Je connais une très bonne boutique d'appareils photos, le patron m'adore... Enfin, le contraire serait étonnant vu la somme d'argent que je dépense pour lui acheter de nouveaux objectifs et autres gadget tous les mois !!!

Oui, il serait ravi de lui apprendre à se servir d'un appareil. Il se sentirait utile, enfin. S'il peut faire naître chez le jeune une nouvelle passion, il en serait plus que fier. Peut-être pourrait-il créer une nouvelle vocation, et de cette manière, il arriverait à le sortir de cette situation qui l'emprisonne !

Pour Tatsuya, la photographie est un moyen de s'évader, de ce sentir normal. Pendant quelques heures, il oublie tout et se concentre sur son appareil. Puis, il rentre chez lui, les retouche, et les met sur internet sur des sites totalement dédiés à cet art qu'il aime tant. C'est un autre des moyens qu'il a de garder espoir. Un peu comme ces musiciens qui s'affichent sur internet dans l'espoir de se faire repérer par un producteur, lui poste ses photos dans l'espoir de voir arriver des demandes de personnes, lui ouvrant les portes de la photographie professionnelle.

Il sourit en voyant le fard que pique le plus jeune. Dis donc, ça sent le secret tout cela ! Puis il fronce les sourcils et fait semblant d'être contrarié :

-Boulet ? Et tu me refiles un boulet pour colocataire ? C'est gentil dis donc !!!

Il sourit en le voyant de nouveau fixer l'image. Donc, il pourrait de lui un photographe. Il est fier d'avoir pu répliquer à son ainé, non mais vraiment, quel gamin ! Il a beau vouloir se montrer fort et adulte, il n'en reste pas moins un jeune homme à peine sortit de l'adolescence, voir même de l'enfance. Et quelle fut cette enfance ? Surement volée par quelques personnes indignes, sinon il n'en serait jamais arrivé là où il est aujourd'hui.

-Oui, mais sur ton ordi, la qualité ne sera pas top... Alors que moi, je peux toujours la mettre sur mon portable après ! Rah les jeunes et leurs portables... Que ferais-tu sans ?

Il ferme les yeux et le berce doucement. Ils sont si bien là, comme ça. Sans rien penser d'autre, que profiter du moment présent. Il en avait même oublié son rendez vous de ce soir ! Il sourit en repensant à lui. Qu'il est heureux de le voir. Peut-être ne devrait-il pas être content comme cela. Ryu va finir par le sentir, et il va croire qu'il est amoureux. Mais c'est faux. On ne peut pas tomber amoureux de son client, pas vrai ? C'est interdit. Et puis même, il ne sait rien de lui, à part qu'il baise bien, qu'il est beau, et qu'avec lui il n'a pas l'impression d'être qu'une simple pute. Il a l'impression de partager quelque chose d'intense, en étant aussi lui, pas seulement Uruha. Mais il se fait surement des illusions. Tout de même, ça lui fait du bien de croire ça. Ça le fait tenir quand les autres clients ne sont pas aussi tendre avec lui. Il sent frisonner le blondinet et le sert encore plus fort contre lui, frottant sa main contre son bras, le réchauffant. Il écoute sa description. Il n'a pas l'air si mal, cet ami. Quoique sur un point...

-Hum, je vais finir énorme et je pourrai plus payer ma part du loyer parce que mes clients voudront plus de moi ! Et pis jpourrai pas me faire vomir, il serait vexé... huum, ça va être embêtant tout cela !

Il rigole. Il est vraiment bien comme ça. Là-bas, deux vieilles femmes les regardent avec désapprobation. Quoi, leurs gueules leur reviennent pas où quoi ? Elles doivent être jalouses. Cela doit faire longtemps qu'un homme ne les a pas serré dans ses bras, ces vieilles biques.

-Ce qui me dérangerait, c'est qu'il ne me laisse pas lire ses livres... Et que je n'ai pas de place pour mettre les miens... Une vraie infection. En fait, chez moi, c'est ça. Des fringues et des bouquins partout. C'est le parcours du combattant pour aller d'un bout à l'autre de la pièce ! Je vais enfin avoir un peu plus de place. Mais comme je suis très doué pour remplir mon espace, ça va vite redevenir problématique ! J'ai hâte de partir. Recommencer sur une nouvelle base...

Oui, cet appartement lui permettrait de se faire une nouvelle vie. Du moins, sur le plan personnel, car il sait très bien qu'il va rester dans le milieu, que ça ne va pas tout arranger du jour au lendemain. Mais peut-être rentrera-t-il le coeur plus léger après une de ces nuits désagréables. Hum, mais avoir un colocataire lui rendra aussi la vie un peu difficile. Il espère juste que les toilettes sont bien isolées, histoire que l'autre, Arata, c'est ça ? Qu'il ne l'entende pas vomir quand parfois, la nuit a été vraiment horrible. Il ne veut pas de sa pitié. Il veut une relation purement sympathique. Il murmure, comme pour soi-même

-Oui, j'ai hâte de le rencontrer...

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ouiiiii, finiiis !!! bon, dodo maintenant é_è
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MessageSujet: Re: [END] En attendant la nuit [PV Ryuujishiro]   Mar 18 Mai - 0:21

Ryu acquiesce. C’est vrai qu’un patron ne peu qu’aimer son plus fidèle client ! Lui n’aime pas trop la routine. Allé au même endroit ce genre de chose. Une sorte de peur. Quand vous êtes fidèle à un endroit, le personnel et les gens commence à vous connaitre, et … Trop risqué. Il part souvent du principe « moins ils en savent, mieux sais ». La vérité, évidement. Il réfléchit un moment. Des appareils photo ? Il ne sait pas vraiment s’il aura le talent et la patience. Après tout, il n’est qu’un gamin, et, comme tout gamin, il se lasse vite de ses jouets. La preuve en est : Son portable. La 3 eme en un mois. Et bien sur, cela vaux pour les personnes. Feindre un moment, mélangé une part de vérité, et rire. Les gens sont si malléables, surtout lorsqu’ils croient vous contrôler ou tout savoir de vous. La chute n’en est que plus rude. Peut être est ce juste une vengeance personnel, après tout, il est vraiment tombé de haut, le jour de cette fameuse chasse à l’homme. Le contact avec le béton froid était si rude… Amère. Il ne faisait que rendre au gens la monnaie de leurs pièces, et c’était tant mieux pour eux. Il regarde fixement devant lui avant de cligner des yeux. Rien ne serre de penser à ce genre de chose, ainsi va la vie.

Il sourit et secoue la tête doucement.

- Nah… C’est pas vraiment un boulet… Enfin tu comprendras quand tu le verras haha !

En fait, il ne sait pas vraiment que dire pour vraiment décrire Arata. Il faut le voir pour le croire. Son cœur bas un peu plus vite. Il réfléchit un moment. Devrait il dire à Tatsuya de ne pas abordé le sujet des cicatrices avec le brun ? … Hm. Ho et puis non, tant pis. Sa pourrait être intéressant de voir comme cela évoluera. Sa pourrais mal finir… Ou pas. En tout cas, sa promet d’être marrent et, l’esprit légèrement sournois du blond ne peu niez que c’était sa motivation première. Il secoue la tête doucement et prend un air faussement choqué.

- Bah, j’ai pas d’ordi tu sais ? j’envois tout directement de mon portable. Mon portable c’est ma vie ! Ma carte d’identité, mon lien avec le monde ! Hey ! Comme je sais que tu aime les photos, maintenant je ne vais pas me gêner pour te bombarder de mail photo !

Il sourit de toutes ses dents. Après tout il est plutôt doué à sa, bon, comme tout les jeunes de son âge. Sa ne fait pas très viril venant d’un garçon, mais les filles avec qui il est sortie trouvait sa « mignon » alors qui s’en soucis ? C’est vrai quoi. Son portable c’est sa porte ouverte sur le monde. Du fait qu’il n’a pas de lieux de résidence précis, impossible pour lui d’avoir Télé ou Ordinateur. Trop risqué et bien trop ennuyeux d’en profité chez quelqu’un. Au bien sur il regarde la télé à l’hotel la plus part du temps avant de s’en allé le matin. C’est bien la meilleur partis, quand il peu se poser dans son lit, seul et enfin propre, emmitouflé dans son peignoir à regarder la météo sur Niuchuri TV. Pas de question à se poser. Il se sent presque comme vivant une situation normale. Enfin… Jusqu’à ce que ses yeux se posent sur l’enveloppe de billet poser sur la table de chevet. A se moment la, la magie s’évapore, il redevient lui. Quelque fois, il a ce qu’on pourrait appeler du « remord ». Il repense à son ancien lui, à Rika, à Chiba… Mais sa ne dur jamais bien longtemps. Juste une fraction de seconde, cette seconde pendant laquelle, l’argent à la main, il hésite entre le balancer et pleurer, tout arrêter ou… Acheter à s’oublier. La deuxième option prend souvent le pas sur la première… On ne se refait pas.

Son portable, c’est tout. Il consomme tout à travers son grand écran de portable. Ses factures aussi lui viennent directement par mails. Il prend aussi ainsi plus facilement les rendez vous et reste en contact avec tout le monde sans pourtant mettre de coté sa « vie ». Tout bénéfice. Non vraiment, il ne sait pas comment certaine personne fond pour vivre sans portable !

Ryu ris encore, l’image d’un gros Tatsuya flottant encore dans son esprit. C’est vrai qu’Arata prépare bien. Les rares fois ou il vient chez lui… Souvent à la suite d’une journée pire, vraiment pire que les autres, Arata le nourris. Il se souvient, de ses jours ou il est rentré totalement blessé, incapable de parler, prostré… Et que l’adulte, sans un mot le lavé, le nourrissais, et l’occupé jusqu’à ce qu’il retrouve son état normal, comme un oiseau blessé. Evidement, sa fierté la toujours empeché de le remercié, mais ses moments la, font partis des plus précieux dans sa vie. Et en fin de compte, c’est peut être pour sa qu’il envoie Tatsuya chez Arata ? Pour lui c’est trop tard. Quoi qu’on en disent, ses ailes ont brulé, fondu au soleil, malgrés son jeune âge, il ne se fait plus trop dilusion. Pour s’en sortir, il faut d’abord le vouloir… Et sa, il n’y pense même pas pour l’instant. Tatsuya lui le veux. Sa se sent. Dans sa manière de parler ou d’agir. Il a encore cette empathie envers les autres… Ce coté qui le rend tellement humain… Tellement gentil. En pensant tout sa, le cœur de Ryu se gonfle. Qu’elle chance il a de côtoyé quelqu’un comme lui ! Il fera de son mieux pour ne pas tout gacher, de son mieux.

- Haha mange à ta faim. Mais même gros j’aimerais quand même Tat-chan !

Il plante ses yeux marron dans ceux de l’adulte. Et sans rien dire de plus, se pelotonne un peu plus à lui. Un de ses grand défaut, on ne savait jamais avec lui, ou commencer et ou se terminé la plaisanterie. Il était une farce vivante, un fou. Quand on croit l’avoir, on ne l’a pas… Et quand on pense ne pas l’avoir…


- Ha no pro’ no pro’ ! Ara-pion est d’une générosité extraordinaire. Presque un pigeon. En fait je crois qu’il est juste m’en-fou-tiste ou inconscient… Ou peut être les deux. Ne te prend pas trop la tête, il est facile à vivre.

A part ses crises de colère. Mais sa encore, il oublis de le précisé. Tout comme les cicatrices et les médicaments, ce sont le genre de chose qu’Arata devra lui dire lui-même. A moins qu’il ne le découvre lui-même ? A moins que les deux. En y réfléchissant… Cette histoire pourrait devenir plus compliquée que prévus. Intéressant. De toute façon, il faudra bien un jour que le brun fasse face à ses vieux démons. Quel hypocrite tout de même. Il n’est pas capable de s’aider lui-même, de faire face à ses propres cauchemars, et il va s’intéressé à démêlé les problèmes des autres ? Vraiment. De toute façon, on y peu rien. Il a toujours était ainsi. Fouineur. Toujours à se mêlé de ce qui ne le regarde pas. Son plus grand défaut d’ailleurs.

Il sourit doucement, et fait mine de ne pas avoir entendu la dernière phrase de l’adulte. Après tout sa pourrait être gênant. Lui aussi à hâte. Même s’il n’assistera pas à cette rencontre, il supervisera, prendra des nouvelles, de loin, comme un… Fouineur ? Non, un « ange gardien » sa fait quand même plus classe.

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fiouuh !
DODO x__x!!!
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MessageSujet: Re: [END] En attendant la nuit [PV Ryuujishiro]   Mar 18 Mai - 20:08

Il lève la tête et regarde le ciel. Il essaye de s'imaginer Arata. Grand, de tous petits yeux... Hum, à tous les coups, le jeune exagérait. Boulet mais pas boulet. Vraiment très étrange comme description. Maintenant qu'il y repense, c'est vrai que c'est dur de décrire les gens qui nous entourent, qui nous sont chères. Comment être objectif et donner une image juste à son interlocuteur ? Peut-être a-t-il raison finalement, peut-être doit-il attendre de rencontrer ce futur colocataire.

-olala, tu vas me casser mon portable ! Comment je ferai pour appeler mes clients moi ? Le e-mail, c'est pas aussi sexy !! Et arrête de sourire comme ça, tu vas avoir mal aux joues !

Il pense que désormais, il sera obligé d'éteindre son portable quand il sera avec des clients, sinon, il sera interrompu toutes les cinq secondes par une photo de ce que le plus jeune est en train de manger ou du chien qui vient de passer dans la rue et qu'il trouve trop mignon. Il sourit. Oui, il serait vraiment capable de faire ça. Sa boîte de réception va souffrir, elle qui n'a l'habitude de recevoir que quelques compliments de clients sur la nuit fabuleuse qu'ils ont passé avec son propriétaire, le fait de recevoir tout d'un coup une tonne de messages tous plus colorés les uns que les autres va surement la faire mourir avant l'âge !

Il soupire, l'exagérant pour montrer sa tristesse de devoir perdre un si joli portable. Puis il rigole doucement. Au diable ce portable, il s'en rachètera un autre, puis encore un autre, si cela peut permettre au jeune homme de se sentir mieux par ces messages semblant si insignifiants et si futiles. Mais ainsi, ils se rapprocheront, et il pourra se confier à son 'grand frère'. En le mettant au courant du secret de sa vie, il lui ouvrira la porte qui lui permettra de lui venir en aide, de le faire sortir de cette horrible situation. Quoi, il l'aimerait quand même s'il devenait gros ? Rah, les jeunes disent vraiment n'importe quoi !

-Tu serais bien le seul ! Berk, plutôt mourir que de devenir gros !

Il regarde le plus jeune se redresse puis se pelotonner contre lui, comme le ferait un chaton tout endormit. Il sourit et referme plus fort encore ses bras sur le corps frêle de l'adolescent. Il fredonne doucement. Il aime cette vieille chanson, elle est belle et le rassure. C'est apaisant de ressentir une telle chanson. Et puis, elle lui rappelle sa vie d'avant, là-bas, hors de Tokyo.

Il essaye de s'imaginer gros. Une grimace déforme son joli visage. Non... Il ne le supporterait pas. Il veut rester beau et mince, attirer les regards et rendre envieux tous ces gens-là. Tout en gardant Ryu contre lui, il se penche pour attraper son sac. Il prend son miroir et s'inspecte. Oui, il doit rester parfait. Peut-être est-il trop narcissique, mais c'est ainsi. Il se trouve beau. C'est une des rares choses qu'il a pour lui : sa beauté, et son estime de soi. Tant pis si ça ne plait pas. Ses clients l'aime ainsi. Parfait, comme toujours. Il repose son sac et regarde le jeune homme.

-Il faudra que j'aille me préparer tout à l'heure. Tu n'auras qu'à venir avec moi. A moins que tu ais un client ce soir ?

Il aimerait bien qu'il le suive, ils pourraient continuer à discuter, et ça lui occuperait l'esprit. Mais par contre, il faudra qu'il parte avant que le client n'arrive. Il ne veut pas que ce dernier le voit. Et s'il avait une subite envie de se faire un joli et mignon écolier ? Frère ou non, les affaires restent les affaires, surtout avec des clients comme celui-ci !

Il se rallume une cigarette. Peut-être fume-t-il trop ? Mais ça l'aide à se re-concentrer sur lui, à évacuer le stress par la fumée qui s'envole dans les airs, sortant délicatement d'entre ses lèvres cerises. Il sait rendre fou le client rien qu'avec ce petit cylindre. Qui résisterait au spectacle de Tatsuya happant le bout orange de ce poison, la tenant précieusement entre ses longs doigts et recrachant de légères volutes d'une manière, en apparence, totalement désinvolte. Affreusement sexy en réalité. C'est ça que veulent les hommes qui le payent. Qu'il soit sexy, et le soit naturellement, sans se forcer et en devenir vulgaire. Alors souvent, les clients lui offrent une cigarette, juste pour le plaisir de le voir la savourer, promesse d'une activité prochaine tout aussi délectable.

Il en prend une nouvelle bouffée avant de la tendre au plus jeune. Après tout, il doit lui faire envie à fumer comme cela devant lui. Il continue à le bercer doucement, sa main parcourant paisiblement les courbes de son corps si jeune mais pourtant déjà si peu innocent.

-Et bien, j'espère que je ne vais pas être trop agaçant et lui donner envie de changer d'attitude. T'imagines s'il se mettait à tout casser parce que je l'énerve ! (toc, ça c'est pour ne pas tout dire à mon perso é_è)

Il rigole doucement. Il ne pense pas être énervant à ce point. Mais après tout, il n'a jamais été en collocation, les seuls personnes avec qui il ait jamais vécu, c'est ses parents et sa soeur, et on ne peut pas dire que ça se soit passé pour le mieux ! Mais bon, il est adulte, l'autre aussi, et puis on ne choisit pas sa famille. Ni son colocataire d'ailleurs, ici, c'est Ryu qui a tout fait, il a réussit à le manipuler avec le seul mot terrasse. Bah, de toutes manières, ils n'ont pas les mêmes horaires, apparemment, il étudie le jour, et en soirée est serveur. Lui-même est occupé toute la nuit. Donc...

Pourtant, Tatsuya espère qu'il n'aura pas à en arriver là. Après tout, il se reconstruit un nouvel entourage, petit à petit. Il faut que ça marche. C'est certainement sa dernière chance...

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c'est court, désolée çç__çç promis jferai mieux !
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MessageSujet: Re: [END] En attendant la nuit [PV Ryuujishiro]   Mar 18 Mai - 23:10

Il tire la langue. Tant pis s'il a mal au joues, les fois ou il sourit réellement son si rare qu'il peu les compter alors autant en profiter. C'est tellement fatiguant à force. Certaine fois il a vraiment peur de devenir skyzo. Ou pire, que ses mots dépasse sa pensé. C'est vrai. Quand on passe son temps comme lui, à mentir ou à dire des choses qui sont totalement l'inverse de ce que l'on pense vraiment, c'est un risque à prendre. Pour l'instant, il n'a jamais fait ce genre d'erreur. "Penser avant d'agir", on peut presque dire que c'est lui qui l'a écrit. Tout calculé, tout prévoir à l'avance, ne jamais se faire surprendre, feindre d'être surpris. C'est sa façon de vivre, et, mine de rien, elle lui plait. Même si quelque fois, il aimerais se laissé aller, S'enfermer dans son petit monde et regarder la ville s'écrouler, comme dans se roman de Ryû Murakami que Arata lui avait prêté. Datura... Ouais c'était un peu sa. En attendant, il est heureux. De pouvoir agir ainsi, en publique, c'est inespéré. Son coeur reprend d'un coup. Publique. Il avait complétement oublié se paramètre. Que trouvera t'il a dire si l'un de ses clients le surprend? Ou une connaissance? Ou pire, quelqu'un de son lycée ? Il réfléchis à toute vitesse, puis, la réponse lui viens comme une évidence. Ses membres se détende un peu plus. C'est vrai quoi, il n'a qu'à dire que Tatsuya est son frère ou son cousin qu'il n'a pas vu depuis un moment et voilà. Bien sur, vu l'heure, sa serais plutot inattendu de tomber sur quelqu'un qui le connait, mais il fallait toujours tout prévoir. Toujours. Il lève un sourcil étonné.

- Bah? Si tu deviens gros je pourrais utilisé ton ventre comme coussin! Comme dans Totoro !

Il se surprend à rêvasser, lui sur le ventre de totoro. Quand il était petit, il imaginé souvent sa. Et en grandissant, il racontait souvent des histoires à Rika, ou lui et elle vivait des aventures fantastique avec Totoro ou a dos de Chocobo. ... Que le temps passe vite. A l'époque il pouvait si facilement imaginé c'est petit scénario. Sa amusé tout le temps l'enfant qui en réclamé toujours plus. "Quand je sortirais tu m'emmènera voir Totoro ?" "Je t'emmènerais tout voir" "Et les fées ?" "Tout !" ... Il le voulait vraiment. Pour elle, il aurait pus donner sa chair et son sang. Invoqué des fées ou créer un totoro géant. Juste pour son bon plaisir. Son coeur se resserra un peu. Que de connerie tout sa. Maintenant rien n'a de sens. Totoro n'est plus un animal fantastique mais juste un personnage stupide dont il se fou totalement. Désillusion quand tu nous tiens. Mais après tout, il lui doit beaucoup à se brave Totoro. Grace à lui, il a pus voir le sourire de l'enfant des centaines et des centaines de fois. Ses lèvres s'étirent amèrement. Oui. Thanx you totoro.

Ryû lève un sourcil. Se soir? Il fouille dans sa mémoire pour se souvenir de ce qui lui parrait pourtant si évident d'habitude. Se soir... A oui. "Lui". Il frissonne un instant, un frisson rapide, presque imperceptible. Il secoue la tête en signe de négaction.

- Hum hum ! Se soir j'ai un client, et je peu vraiment pas lui poser de lapin à lui tu vois?

C'est vrai qu'il ne le peu pas. Après tout, "il" n'est pas du genre à se laissé décommandée comme sa. Il serais capable de faire tout une scène. Ou pire, de le faire rechercher et de le trainé de gré ou de force jusqu'à ce que toute ses envies soit satisfaite. Il laisse un moment de flottement dans son esprit. Vraiment. Il lui fait peur autant qu'il l'attire... Ce n'est pas, comme tout ces autres Yakuza ou voyou qui se mente à eux même en disant que Ryu les avait séduits et de ce fait, rendu comme ils sont. Ou ses femmes jouant le rôle de compréhension etc... Non. Lui se contenter d'être lui. Violent, ferme, direct. Pas besoin de mentir ou de belle parole, il l'avait dit des leurs première rencontre "tu sera mon jouet". Et, pour la première fois de sa vie avec quelqu'un, Ryu est capable de dire qu'il ne contrôle rien. Autant il peu le supporter, mais il n'accepterais pas de mêler Tatsuya à sa. Après tout, le boulot reste le boulot non?

Il tourne la tête et s'arrête une demi seconde, avant de sourire comme si rien ne c'est passé. D'ailleurs, c'est t'il vraiment passé quelque chose? Il souris. Hoho... Droit dans le mil'. Il réfléchis un instant. Non... Non c'est impossible. Non? Arata c'est se controler un minimum. Il repense soudain à cette fois dans la ruelle sombre. Ou cette autre fois au bar... Ou encore... ouais ok. Arata ne sais pas se contrôler quand il est sous pression. Surtout en mode "Hors de contrôle". Il faut juste se mettre à l'abri et attendre que la tempête passe le plus rapidement possible. Dans c'est moment la, c'est souvent un grand silence ou des effusions de larmes et d'excuses. Il disparait pendant deux/trois jour et reviens comme si il n'avait jamais était "hors de contrôle". Quelque fois, Ryu se demande même si il n'oublie pas certaine chose. Peut être un sous effet de sa maladie ? Il ris doucement, comme à une bonne blague, tout en secouant la tête.

- Non ! Mais non ! Tu sera parfait y'a pas de raison !


En tout cas je l'espère. Mais sa il préfère le garder pour lui. Après tout, il y'a des choses qu'il vaux mieux garder sous couvert. Et puis, ce n'est pas si grave non? Non? ...

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ouaas encore plus cours ! c'est parce que c'est bientot la fin j'crois xD
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MessageSujet: Re: [END] En attendant la nuit [PV Ryuujishiro]   Jeu 20 Mai - 22:38

Il sourit et se met à chantonner. « Tonari no To to ro Totoro ». Il rigole doucement. Il a toujours adoré ces dessins animés. Il n'y pas un dvd de ce studio d'animation qu'il n'ait pas acheté ! Ils pourraient se faire des soirées films, quand ils n'auront pas de clients ! C'est pas une si mauvaise idée. Il achèterait tout un tas de cochonneries qu'ils dévoreront innocemment devant ces films qui ont baignés leur enfance. Il faudra qu'il lui propose.

-Je préfère rester mince et que tu viennes chez moi, pour te reposer sur le ventre de ma peluche Totoro, elle est éééénorme ! Et elle a pile la texture qu'il faut.

Il lui fait un grand sourire et regarde l'heure et soupire. Ils vont bientôt devoir se séparer. Pourtant il lui semble qu'ils ne sont là que depuis cinq minutes. Le temps passe vite quand on est en bonne compagnie, non ? Mais bon, ce n'est pas comme s'il avait un client vraiment horrible ce soir. Il sourit à nouveau en pensant à lui. Pour lui faire plaisir, il a choisit une tenue très spéciale, accompagné de sa coiffure et son maquillage. Tout doit être parfait. Pour cela, il va devoir partir tôt.

-Hum, okay, je comprends. Le boulot c'est le boulot hein ! Rah, c'est dommage pour toi, tu ne pourras pas te rincer l'oeil sur mon magnifique corps !

Il rigole. Oui, il ne se contente pas de le penser, il le dit aussi. Il serre Ryu de toutes ses forces contre lui, voulant profiter à fond de ces derniers moments de tendresse. Qui sait quand il pourra de nouveau retrouver des bras vraiment chaleureux, dans lesquels il se sent si bien ? Ce soir, sûrement, même si ce n'est pas pareil. L'autre ne le fait que parce qu'il se sent reconnaissant d'avoir passé un tel moment. C'est une sorte de convention. Quitte à rester, autant prendre celui qu'on a baisé dans ses bras, non ?

Alors que Ryu, c'est pas pareil. C'est dénué d'intérêt. C'est juste pour profiter de la présence rassurante de l'autre. C'est apaisant d'avoir quelqu'un sur qui compter, sur lequel on peut se reposer, dans tous les sens du terme.

Mais comme il l'a dit avant, les affaires sont les affaires. Il retire alors doucement ses bras du frêle corps qu'il tenait jusqu'alors et se lève, invitant le plus jeune à faire de même. Il rassemble ses affaires et, avant de les prendre, pose les mains sur les épaules de l'adolescent, l'incitant à venir se recoller à lui. Il l'étreint gentiment, un au revoir tendre.

-Si jamais un jour tu as un problème, n'importe lequel, que ça soit un client trop flippant pour que tu puisses assumer ou bien que un ongle cassé, tu n'hésites pas, tu m'appelles. Même en pleine nuit. N'importe quand. C'est fait pour ça les frères, d'accord ? Surtout dans ce milieu. Et puis de toute manière, on se revoit bientôt, hein ? Tu viendras me voir dans l'appartement, tu auras deux raisons d'y venir maintenant ! Allez, j'y vais cette fois-ci.

Il pose délicatement ses lèvres sur sa joue, un bref baiser, un peu mystérieux, comme il en donne souvent pour semer le trouble chez ses clients, les laissant rêver à une prochaine fois, plus ou moins proche selon leurs moyens. Ici, juste une marque profonde d'affection. Un « je suis là désormais » sans mots. Il prend ses affaires et après un ultime sourire, s'éloigne, partant pour affronter une nuit qui s'annonce merveilleuse.

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Bon, j'ai fait super court, quasiment moitié moins que d'habitude, mais bon, vu que c'est mon dernier post sur ce topic ! voilouvoilou, hate de reposter avec Ryu !!!
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MessageSujet: Re: [END] En attendant la nuit [PV Ryuujishiro]   Ven 21 Mai - 22:43

Il souris. L'invitation est plutot tentante. Il pourrais se glisser dans l'appartement la nuit et SURPRISE le matin. Il souris, mais c'est très bien que ce n'est pas vrai. Après tout... Après tout il ne préfère pas y penser. Il se mord la lèvre, cette histoire deviens compliqué dans sa tête. C'est toujours le cas lorsqu'il devient proche de quelqu'un. Bon, d'accord! la seule personne avec qui il a du faire face à ce genre de chose est Arata, et, au final, cela n'a rien avoir avec Tatsuya, vu qu'il n'est pas partie, de base, dans l'optique de lui faire du mal. Il aimerait le préserver, tout de même. Et c'est peut être pour sa qu'il l'a "placé" en colocation avec Arata. Après tout, il n'est pas vraiment un ange, quoi qu'on en disent. Et, même s'il s'en plaint, il est parfaitement conscient qu'un jour ou l'autre il se fera appé par sa "vie", l'âge n'a rien à voir la dedans. Il apprécie Tatsuya. Peut être même trop. Avec lui... Il peut ce contenté d'être un ado' normal. Et puis, l'enjokosai devient un sujet tellement banal. Pas de complication, juste des choses simple, et dieu seul sais que dans sa tête trop pleine, c'est de cela qu'il a le plus besoin.

L'homme se relève doucement, et Ryu sent alors que c'est la fin. Sa lui pince le coeur tout de même. Le temps est passé si vite ! Il souris.

- Pas grave, je demanderais à Arata de me le décrire en détail !

Il profite quelque minute de la douce étreinte de l'adulte. De son odeur. Il n'est pas comme les autres. Ce n'est pas l'odeur acide des longues journées de travail, c'est une odeur plus douce... Il souris malicieusement avant de se redresser . Il s'étire un peu. Ah... Ce petit moment de paix le manquera se soir. Se soir... Il repense à Lui. Ce n'est pas maintenant qu'il tiendra parole d'allé souvent en cours. Avant même d'y être, il peu très bien voir son corps meurtris et souillé, les marques se dessinant sur tout son corps, les morsures de par et autre de ses hanches, sont coups, les griffures sur ses clavicules, les marques des sangles sur ses omoplates. Un sourire indescriptible se dessine sur son visage, tendis qu'il se lève à pied joint, comme un enfant.

- Yosha !!


Il repense quelque seconde au paroles de Tatsuya. "si jamais tu as un problème" "un client trop flippant". Il laisse passer un flottement. Évidement il en a peur. Mais ce n'est pas pareille. Et puis de toute façon, c'est la vie qu'il a choisie. Pas besoin de mettre l'adulte dans l'embarra... Et surtout pas de lui attirer des problèmes. "Ces plaisirs violents ont des fins violentes". Et si ce doit être la fin, autant qu'il soit le seul à souffrir non? Pour l'instant, cette souffrance ce transforme surtout en plaisir alors... Autant voir ou sa le mènera. Il souris de toute ses dents, tout en se retournant vers Tatsuya. Il a encore l'empreinte de ses lèvres sur sa joue. Il acquiesce doucement, mais ne veux pas dire un mot, ni un au revoir. Il regarde juste la silhouette s'en allé au loin. Un moment, son corps à un mouvement incontrôlée. Comme s'il voulait courir vers cette silhouette. La rattrapé, comme une boué... Mais dans sa gorge, le prénom "Tatsuya" s'efface trop vite. Il attrape son sac et secoue la tête. N'importe quoi, tout va bien ! D'un coup il ouvre son portable. Un message s'affiche en lettre capital. "You'r gonna to far kid". Il souris. Encore un détraqué. Après tout rien ne change. Il change de fenêtre et, écrit rapidement sur sont portable un "Tu me manque déjà <3" plus que nié. Il parcours son répertoire à la vitesse de l'éclaire. C'est envoyé, Tatsuya. Il range son portable dans la poche de son uniforme et, les mains dans les poches, s'en va parcourir la ville en attendant leurs "fatidique" ou il passerais la barrière si mince de lycéen à prostitué. Alala, mais en attendant, autant profité du temps libre restant non? Oui.

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et moi donc ! vivement le prochain post avec Tatsuya <3 En attendant j'vais m'occuper de toi cher colloc' ! ^^
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